‹ Voyage dans l'île de Rhodes et description de cette îleChapitre 89 sur 134 · Pind., Od. Olymp. VII, v · texte numérisé non relu

Pind., Od. Olymp. VII, v

SUR L’ILE DE RHODES

Bien que Pindare ne désigne pas ici nominativement les Lindiens, cependant c’est à eux évidemment qu’il fait allusion dans ce passage, et l’acropole dont il parle est celle de Lindos.

Pourlesrécompenserdeleur empressement à honorer sa fille, « Jupiter, continue le poëte, versa sur les Rhodiens, du sein d’un nuage d’or, d’abondantes richesses; et la déesse aux yeux bleus, de son côté, leur accorda la gloire de surpasser tous les mortels dans les arts; leurs rues étaient peuplées de statues qui semblaient vivantes et animées , et leur renommée était immense. )>

Au moment où Pindare exaltait en vers si admirables l’opulence et le génie artistique de Pile à laquelle appartenait Diagoras, la ville de Rhodes n’existait point encore, et cet éloge du poëte doit nous donner par conséquent une haute idée de la splendeur et de la magnificence des trois villes qui se partageaient alors l’empire de l’île, et principalement de celle de Lindos, dont Minerve était plus spécialement la protectrice et la divinité tutélaire. D’ailleurs, plusieurs siècles avant Pindare, Homère1 avait déjà chanté la richesse des Rhodiens.

« K ai <7<ptv 0 eoTrear iov tïIovtov kol zé%sve Kpoviwv. »

C’est même probablement à ce vers de l’Iliade qu’il faut faire remonter l’origine de la fable merveilleuse de cette pluie d’or que Jupiter aurait répandue sur l’île, fable qui, nous venons de le voir, a été reproduite

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