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' Alors leur correspondance et les jonmaux sont sur le breakfast' table; on observe un religieux silence; il serait aussi indécent de le rompre que si 5 pendant le dîner, on négligeait la conversation pour s^occuper de lecture. Ce devoir accompli, chacun laisse sa maison de campagne pour se rendre dans ses bureaux. Vers dix heures , on dirait que le Fort est menacé d'un assaut. Employés publics, chefs d'administration, marchands, officiai et marins, tous se précipitent à cheval, en voiture ou en palanquin; puis on voit venir de longues files de charrettes traînées par des bceufs aux cornes peintes, couronnées de fleurs et contenant deslamilles entières. Tel est Féquipage de la plupart des naturels, qui, pour être plus modeste, n'en est pas moins bruyant, grâce aux clochettes que portent les hommes et les animaux. Enfin une multitude s'avance à pied , tenant un para* pluie chmois, meuble indispensable pour se gar^ der, pendant les deux saisons consécutives , de la pluie et du soleil. Bientôt tout le monde est occupé; les offices publics sont ouverts; les naturels vont faire leurs marchés dans les comptoirs des négociants; les cris des porteurs de palanquins retentissent de toutes parts. A cette heure aussi,
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les dames et les oisifs vienilent parcourir les bou« tiques et les bazars. L'activité cesse vers deux heures , moment de cette collation qu'on nomme bmch en Angleterre, mais que, dans Flnde, on appelle tiffiru Quoiqu'il n'affecte ni la gravité du déjeuner ni le ton cérémonieux du diner, il n'est pas moins pour la plupart des Européens le repas principal. Enfin cinq heures sonnent, annonçant le moment du repos, et l'on voit sortir du Fort la foule qui Tavait envahi le matin. On évalue à 250,000 âmes la population de Bombay, et il est douteux que 10,000 personnes résident dans la ville; on peut juger par là du nombre de celles qui entrent et sortent régulièrement.
Dès qu'on a quitté les bureaux, les Européens se promènent en voiturt ou à cheval jusqu'à la nuit. Pendant la belle saison, la musique d'un régimrat , qui se fait entendre régulièrement sur l'esplanade, sert de point de rendez-vous, et c^est' la seule circonstance où j'aie vu la société anglaise perdre un peu de sa roideur et montrer quelque abandon. On se rencontre, et l'on cause familièrement; mais, aussitôt que le God save the queen, qui est toujours le morceau final , s'est fait * entendre, chacun s'enfuit pour s'habiller et se
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Âlbuquerque et des Yasoo de Gama ; ce sont des Portugais enfin, dont le nom est aujoard^hui presque une injure dans ce pays. Hélas! les habitudes aristocratiques des Anglais ont peut-être s^outé aux divisions religieuses, et les Portugais, qui forment la masse des chrétiens du pays , sont mis au rang des parias. Eux seuls servent comme topazes à bord des navires, où ils sont chaînés d^enlever les immondices; seuls aussi dans les armées de Plnde, ils ont le privilège d'être fouettés. Tel est le sort de la seule classe qui puisse s'assoder aux Anglais , qui ait pour eux de Taffection, qui leur ait donné des preuves de dévouement dans les moments de danger.