INSTRUCTION SECONDAIRE EN
Collège royal Carlo- Ludovico. Pensionnaires. . . GO
C’est un ancien couvent qui fut aboli en 1780 par le gouvernement aristocratique, et consacré à l’instruction publique; il est tenu par des ecclésiastiques, et une commission composée de notables habitants, au choix du prince, en surveille l’administration. Les bâtiments sont spacieux, bien distribués et en bon air ; l’àge pour être reçu élève est de 7 à i4 ans et on en sort «à 18 accomplis. Les professeurs enseignent les belles-lettres ; quant aux sciences, c’est au lycée qu’on les étudie.
Ecoles inférieures de latinité , 16 427 écoliers.
Hospice d’édocation pour les filles. ..... 430 élèves.
Lfe conservatoire Liiisa-Carlotta , institué pour l’éducation des demoiselles, et qui avait 5o élèves, fut supprimé en 1 834- et converti en couvent.
L’institution de Maria-Teresa , établie sous la protection du gouvernement, doit être visitée par les voyageurs qui veulent juger des progrès de l’éducation en Italie, et la permission de l’examiner est facilement accordée. Dans ce pensionnat de premier ordre, et que le désir du lucre n’a point lait ériger, On admet de jeunes filles d'honnête
2g6 INSTRUCTION PUBLIQUE.
condition, depuis l’âge de 7 ans jusqu’à celui de 12, et elles peuvent n’en sortir qu’à 18. L’instruction qu’on leur donne est conforme au rang qu’elles doivent occuper dans le monde; on leur apprend leur religion, la langue italienne par principe, le style épistolairc, l’arithmétique, l’histoire, la géographie, la danse et les travaux d'aiguille et de broderie. Ceci est obligatoire ; mais elles peuvent aussi, lorsqu’elles le désirent, étudier les langues étrangères , le dessin et la musique. Le plus grand nombre se fait enseigner le français. La maison est vaste, belle, bien appropriée à sa destination, et peut contenir 60 élèves. La direction en est ordinairement confiée, par le souverain, à des dames de la première noblesse, et, lors du séjour de l’auteur à Lucques , cette honorable fonction était remplie par la comtesse Gunigi. Tous les ans, à la distribution des prix succède une exposition des travaux des élèves , et les hautes classes de la société lucquoise s’empressent d’assister à celle solennité.