PUNITIONS
Séparation.
Pain et eau.
Secret.
Cachot.
Cachot obscur.
Les maladies qui atteignirent le plus souvent, dans le cours de l’année, les 918 détenus, ayant plus ou moins séjourné dans la prison, étaient :
Les lièvres continues.
— nerveuses quotidiennes.
— tierces.
— gastrites intermittentes.
Grippes simples et compliquées.
Bronchites.
Pulmonies chroniques.
Diarrhées.
Dyssenteries.
Coliques utérines.
Séparation.
Pain et eau.
Secret.
Des femmes.
Insubordination.
Injures.
Querelles.
Menaces.
Calomnies.
PRISONS
Tumeurs.
Ophthalmies.
Blessures avec armes tranchantes.
Sur 122 hommes et 33 femmes malades, 1 13 du sexe masculin guérirent et aucun décès ne fut constaté pour le féminin; i55 individus entrèrent donc à l’infirmerie ou reçurent les secours de la médecine, et g seulement succombèrent ; c’est un résultat remarquable des soins éclairés qui leur furent accordés, surtout dans une prison dont les conditions hygiéniques ne sont pas favorables à la santé des détenus.
Dans la journée, les prisonniers vivent en commun ou plutôt en sections, s’occupant des mêmes travaux. Les prévenus et les enfants couchent seuls ; mais ces derniers sont mis chacun dans une cellule. Les condamnés correctionnellement et les réélus par jugement criminel n’ont qu’un lit pour deux. Un seül sert aussi pour deux femmes, que surveillent des personnes de leur sexe.
L’alimentation consiste en un pain de bonne qualité, pesant % de kilogramme et 2 soupes abondantes au lard , et dans lesquelles on mêle diverses substances végétales, telles que riz, maïs, pommes de terre ou pâtes d’Italie. Si les prisonniers veulent augmenter cette ration , ils le peuvent en prenant cette dépense sur le salaire de leurs travaux.
PRISONS
Excepté au bagne de Viareggio , comme nous le dirons tout à l’heure, ces travaux sont volontaires, et nous pensons qu’ils devraient être obligatoires pour éviter aux détenus la dangereuse oisiveté des prisons et les doter forcément d’une industrie, qu’ils exploiteraient à l’expiration de leür peine. Le travail auquel ils se livrent vient donc des commandes du dehors, et une partie de leur gain, fixée par un tarif, appartient à l’administration ; mais s’ils sont employés utilement pour la prison, à la maçonnerie, à la charpente, à la serrurerie, etc., on leur accorde alors, défalcation faite de la retenue, ce qu’ils auraient pu gagner en s’occupant pour des particuliers.
Voici l’état de population de la prison, le 25 octobre t845 1 et le régime auquel étaient soumis les détenus, au nombre de 178, ainsi divisés :
Alimentation complète.
Au pain
Privation de nourriture.
Condamnés. 96 1 Prévenus. . 24 1 Condamnés. 3 Prévenus. . 2 Condamnés. 4 Pour dettes. 3
Femmes et enfants. 27 Femmes et enfants. 2 Femmes et enfants. 4