PREMIÈRE ÉPOQUE
Ainsi que toutes les écoles italiennes , celle de Parme commença dès le treizième siècle et même dès le douzième, lorsque le mouvement imprimé aux arts propagea leur renaissance dans toute la Péninsule ; mais aucun peintre de cette époque n’y fit briller un mérite transcendant et relatif néanmoins au temps qui le vit naître. Cependant la nature inspirait déjà aux Parmesans le sentiment de la grâce, et leur style est moins anguleux et moins raide que celui des mosaïstes grecs et des autres ar-
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listes de Home et de Florence. Us eurent aussi le talent de donner une grande solidité à leur coloris qui garde encore, depuis six cents années, presque toute sa fraîcheur primitive , et certainement la chimie avait déjà prêté sa science à la peinture pour la fabrication des laques et des couleurs transparentes.
Ne pouvant citer des hommes vraiment célèbres, nous allons passer à la seconde époque, après nous être contenté de nommer simplement Bartolomineo Grossi et sou gendre Loschi, choisis, vers 1 46o, pour travailler à l’église de Santo-Francesco; Seraliuo qui les précéda et dont les compositions ressemblent à celles de Giotto et de ses élèves ; Crisloforodi Parma ; Marmitta qui probablement fut le maître du gracieux Parmigiano ; Alessandro Araldi, coloriste, instrui taux leçons du Vénitien Bellini ; Michèle Pierilario et Mazzuoli préparant la transition de l'ancienne manière a la nouvelle.