SANTO— FRANCESCO
Commencé en 1244» cet édifice, dont le style s’éloigne complètement de celui de la cathédrale, atteste les changements apportés à l’architecture au treizième siècle; cependant il n’a point de croisillons, et rien n’y rappelle la croix grecque ou latine; sa forme est celle d’une basilique à trois nefs; neuf arcades en ogives occupent sa longueur jusqu’à l’entrée du choeur. Leurs piliers octogones, à quatre faces larges et à quatre colonnes étroites, sans chapiteaux, s’évasent simplement près de la
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naissance des arcs. La voûte est à plein-cintre, elle chœur, peu profond, se termineen demi-hexagone. Dans les petites nefs, il n’existe pas de chapelles latérales ; mais seulement dés autels plaqués aux murailles. Toute l’église a été, comme Sanlo-Pietro, blanchie nouvellement, et l’on ne conçoit pas que des Italiens, doués en général de l'amour et du sentiment des arts, ôtent ainsi aux monuments leur caractère de vénérable antiquité. Santo-Francesco possède peu de tableaux, et le chœur n’a point de fresque à sa demi-coupole; au-dessous, on voit Saint François recevant les stigmates, œuvre du professeur Adeodato Malatesti de Florence, d’une belle couleur et pleine d’expression. On doit encore examiner le Martyre de Saint Georges, par Mauzi; mais au fond de la petite nef, à gauche, une plastique en ronde-bosse, de Begarelii, représentant le Calvaire, est digne de la plus haute admiration; car à Modène, on retrouve partout cet inépuisable artiste. Dans le fond, les bourreaux descendent l’Homme-Dieu de la croix. Sur le premier plan, la Vierge évanouie est entou^ rée des saintes Femmes, et deux saints, l’un à genoux et l’autre debout, occupent les côtés de la composition. En tout treize figures, presque toutes plus grandes que nature. Le corps de Jésus et le groupe de la Vierge sont de toute beauté.