‹ Voyage dans la Cilicie et dans les montagnes du TaurusChapitre 17 sur 53 · C. CXIII · texte numérisé non relu

C. CXIII

« Voy.la vipnettt», pago 469.

CÏLICIE MONTAGNEUSE. 229

Les emblèmes tracés sur cette porte isolée, à laquelle ne paraît s'être rattachée aucune enceinte de murailles, semblent faire allusion au culte des G^bires-Dioscures, ou des Pélasges, ou bien encore des Phéniciens. Ces emblèmes sont, en commençant par la gauche, les deux bonnets des Cabires-Dioscures , un soc de charrue sous lequel est un caducée, ou plutôt des tenailles; puis un vase destiné à contenir des liquides , et enfin un dernier objet qui se trouve partagé par une fente accidentelle survenue dans la pierre. Les deux bonnets représentent les Dioscures dont ils sont la coiffure; le caducée ou les tenailles, qui se voient sur les médailles phéniciennes de Malaga, rappelleraient les emblèmes tracés sur les monnaies de Malte, de Cossura, et paraîtraient se rapporter à i'Hermès-Kadmilos ou Kadmos des Pélasges-Tyrrhènes, qui les tenaient vraisemblablement des Phéniciens. Le vase est le symbole des libations ou des sacrifices qui faisaient partie des mystères ; mais si on veut rattacher à ce symbole un sens supérieur, il faut dire qu'il est l'emblème de l'eau, comme principe élémentaire. Les deux autres symboles paraissent se rapporter à la terre, autre principe élémentaire, et à l'agriculture, représentée par un soc de charrue. Dès lors, ces emblèmes semblent indiquer) l'œuvre de fécondation par les puissances cosmogoniques , qui sont en même temps des divinités agraires *.

* Cf. GuigniiMit, Rel. de Vantiq., trad. de l'alletn. deCreutzer.

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