‹ Voyage dans la Cilicie et dans les montagnes du TaurusChapitre 30 sur 53 · LE TAURUS C1LICIEN · texte numérisé non relu

LE TAURUS C1LICIEN

collines descendent bien avant dans la vallée et atteignent, sur divers points, une élévation telle, qu'elles marquent les sommets de la chaîne du Boulghar-dagh.

C'est cette même vallée, la plus vaste du Taurus cilicien, que les chroniqueurs des croisades appellent la vallée de Butrente. Arrivé à sa limite extrême, on pénètre dans une gorge où coule le Sarus, et après une heure de marche, on arrive à la frontière des pachaliks d'Adana et de Kaisarieli, marquée par un pont d'une seule arche formant arête. Akkeupri (le pont blanc) est le nom de ce pont, sous lequel coule le Seihoun (Sarus)," qui reçoit en cet endroit les eaux extrêmement froides et malsaines d'une source appelée Kara-sou (eau noire) \ Nous avons dit précédemment que les habitants de la contrée prétendent que les eaux de celte source empoisonnent celles du Seihoun qui passe à Adana, et causent les fièvres, souvent mortelles, qui déciment ' chaque année la population de cette ville.

* Itinér.delailekke, p. 19.

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