‹ Voyage dans la Cilicie et dans les montagnes du TaurusChapitre 5 sur 53 · NOMBRE DES BESTIAUX · texte numérisé non relu

NOMBRE DES BESTIAUX

Moutons.

Chèvres.

Bœufs et vaches.

/ Melemindji.

Tekeli.

Sorlan et Kudju-

m Oglou.

| Karakaïalu.

< jThor-oglou.

g\Baxis et Hadji-

< Hassan-oglou.

2 Kara-lekeli.

Pouran et Mous ■

tapha-bey.

^ Kalaounlu.

4 io

/ Kara-badjelu.

1 Daoundarlu.

. l Djerid.

* | Sarkaoteli-ogiou

3 J Kerira-oglou.

° \ Karitinlu.

g Khozan-oçlou.

Bou»dagan.

Tadjerlu.

| \Farsak«.

' Cette tribu est mentionnée dans le Voy.de Bertrandon de laBroquière, 1. c, p. 8.

D'autres tribus turkomancs, dépendant du pachalik de Marach, campent dans les plaines situées à l'est du Giawourdagh ; ce sont : Klislé, 4°° tentes ; Djedjalé, 200 tentes ; Îfadji-Rouyouuli, 1 20 tentes, et plusieurs autres encore dont quelques-unes ne professent pas la religion musulmane.

Les Iourouks sont hospitaliers; mais i! leur arrive quelquefois de violer les droits de l'hospitalité et de dépouiller, en dehors des campements, les voyageurs avec lesquels ils ont mangé le pain et le sel, prétendant le droit au pillage, lis sont constamment armés, et leurs chevaux toujours sellés. Leur ignorance égale leur fanatisme, et c'est là une des causes de leur force et de la terreur qu'ils inspirent aux paisibles habitants des villages de la Cilicie. Leurs tentes sont en osier et de forme ronde, recouvertes de grandes pièces de feutre gris fixées sur la charpente par des lanières brunes en poil de chameau. Pierre Belon donne une description des tentes turkomanes qui prouve que les Iourouks n'ont pas fait un progrès dans leur manière de se faire des abris : « et emportent leurs tentes faictes de clisses couvertes de feutre » Tous les voyageurs ont été unanimes dans les éloges qu'ils ont faits des Turkomans sédentaires du district de Tarsous ; mais ils n'ont pu en agir de même à l'égard des Iourouks du liva d'Adana. Ceux-ci, en effet, mêlés aux anciennes populations montagnardes, dont le caractère n'a jamais varié depuis l'époque du proconsulat de Cicéron, qui en parle dans ses Lettres2, sont toujours en guerre avec les troupes du pacha pour le paiement de l'impôt auquel ils se soustraient facilement en franchissant le Taurus, où des troupes turkes ne sauraient les atteindre.

• Observ. sing., liv. II, ch. cvili, p. 290 v«.

* Ad familiares.

Les Kurdes diffèrent beaucoup des Turkomans ; ceux de la Cilicie sont nomades et appartiennent à la caste des guerriers, appelés ainsi, par opposition à celle des Guzan ou paysans qui habitent le Kurdistan méridional. I^s Kurdes du pachalik d'Adana campent l'été aux environs de Césarée ; l'hiver, ils viennent planter leurs tentes près de Marach, sur la route qui conduit à Anazarbe. Ils forment quatre tribus distinctes, donnant un total de cinq mille tentes. Voici les noms de ces tribus, avec le nombre de leurs troupeaux.

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