‹ Voyage dans la Grèce, comprenant la description ancienne et moderne de l'Épire, de l'Illyrie grecque, de la Macédoine Cisaxienne ... avec des considérations sur l'archéologie, la numismatique, les moeurs, les arts, l'industrie et le commerce des habitants de ces provinces;Chapitre 113 sur 160 · VOYAGE DANS LA GAEGE · texte numérisé non relu

VOYAGE DANS LA GAEGE

Argyrines(i)) que les modernes appellent Drynopolis* J'avais traversé ce même bassin pendant l'hiver, lors* qu'il était couvert d'inondations, et entouré d'une bordure de neiges. Je le revoyais paré du luxe de la végétation , orné de fleui's , couvert de moissons , et riche de la prospérité de Tannée. J étais environné de trop de pompes et de souvenirs pour observer avec calme y et comme le poids de la chaleur se faisait déjà sentir , j'engageai les gens de mon escorte à nous éta« blir sous un ombrage. Mes agiles Albanais (qui aiment le repos quand ils le trouvent) , ne se firent pas prier, et nous nous abritâmes sous des platanes près le pont du Soubachi, une lieue en dehors des gorges andgoniennesy ou défilé de Cormovo.

En déjeunant, je déclarai l'intention où j'étais de me rendre à Argyro-Castron , et il fallut presque recourir aux menaces, pour obtenir de mes guideis l'exécution de ce projet Aller dans une ville rebelle à Tautorité d'Ali pacha, où les phares (partis) étaient aux prises, était une témérité inouie!... Mais ces observations et plusieurs autres furent inutiles. J'étais connu des Argyro-Gastrites, j'avais une lettre de recommandation pour Mourtaza bey, un des chefs les plus puissants , et je déclarai que je voulais tenter l'aventure. Que pouvait* il en résulter ? d'être repoussé, dépouillé, c'était le pis-aller. J'expédiai en <x>nséquence un des postillons avec ma lettre, en prévenant celui auquel elle était adressée, que sans

(i) ÀpYOpivoi I0VCÇ AirsipttTixbv , wç Tifixioç, 8suv xxl Âux99pwv ù; Âpppivou;, xai Ktpauvluv vairx;. Stxph. Btz., p. 1017.

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attendre sa réponse, il me Terrait arriver chez lui, avant le coucher du soleil.

Ta vais ainsi devant moi une journée entière, pour examiner la partie de la vallée de Drynopolis, comprise entre la rive droite du Célydnus, et le mont Mert* chica. Ainsi j'exécutai à loisir plusieurs reconnaissances qui complettaient celles que j'avais faites dans d'autres voyages , en dessinant la projection des montagnes , le gisement des défilés et les divers cours des eaux. Enfin vers les trois heures après midi , comme je ne voyais pas reparaître mon courrier , je partis pour Argyro-Castron, où je ne doutais plus d*dtre reçu. Nous traversâmes, en quittant le pont du Sou*Bachi, la vallée pendant deux lieues et demie (i), ainsi que plusieurs torrents venant des hauteurs de Cardiki, qui se rendent par un canal commun au Célydnus, avec lequel ib confluent en face du village de Ca* lentzi , et des ruines de Drynopoiis. Arrivés aux fontaines qui sortent de la base des rochers d'Argyro- Castron , je trouvai un piquet de soldats albanais vêtus de casaques de velours brodé en or, et bien armés. Ik étaient chargés de la part de Mourtaza bey de me présenter ses compliments , et de m*escorter jusquà son palais, où il m'attendait. Comme la ville était alors en guerre, un de ces hommes prit les de« vants pour informer les chefs des phares de mon arrivée, et la fusillade cessa non «seulement pendant

(i) Cette partie de la yallée a denz henret et demie de diamètre N. E. S. O. A mi-chemin, on laisse à droite la village de liascoloiiri, et la défilé (pii conduit à CardikL

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mon passage, mais encore tout le reste de la journée* Le bey, retranché dans son château aTCc ses vassaux, me reçut, à la manière des preux , armé de pied en cap. L'évéque qu'il avait fait appeler, était chargé de me faire les honneurs de la maison , comme étant plus directe* ment en conformité cCusages avec moi y qiCun Albanais qui VLa\^ait jamais vu que ses montagnes ; politesse délicate de la part de Mourtaza bej, à laquelle je fus très -sensible. Après la prière du soir, on se mit à table, et je remarquai avec plaisir que mon hôte, qui n^avait rien de barbare, quoique Turc, donna la place d'honneur à levéque, pour lequel il avait les plus grands égards, Tappelant à chaque instant son fi^re et son ami. Le repas fut splendide à cause de la profusion des mets et des vins les plus délicats , dont les Turcs ne firent aucune difficulté de boire, et sur-tout par le ton de décence des convives. Mour-* taza bey, mêlait aux manières dun grand seigneur, une dignité, qui prouvait que sans avoir jamais quitté ses montagnes^ il n'aurait pas été déplacé, dans la meilleure société.

Après souper on me laissa maitre du selamlik, appartement oit , comme dans l'ancienne Grèce , on reçoit les visites des étrangers. Alors plusieurs curieux m'étant venus voir, un savant (^oyioTaroç) du pay« me procura un manuscrit dont j'espérais d*abord des découvertes nouvelles, mais qui ne tardèrent pas à s^évanouir.

J'avais cherché à reconnaître la Dryopie , aux çnvirons du sein Ambracique, fondé sur un passage d^ Dicéarque , qui place cette contrée sur

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les bords de ce golfe (i); et rien ne s'accordait avec les localités connues. Ambracîe pouvait avoir été fondée par Arabrax, fils de Thesprotus, sans être pour cela située dans la Drjopîe. Sa colonie s'étaat ac« crue avait sans doute été obligée de chercher une terre nouvelle pour ses Pélasges vagabonds, et de fonder dans lintérieur du pays des établissements; telles étaient mes conjectures. Pline qui place les Drjopes au voi-' sinage des Selles , des Heilopes et des Molosses (a) v semblait me confirmer dans cette idée, et me porter k reconnaître Tantique Dryopie, dans le valloti de Drynopolis. Les ruines de Drys , dont je venais d'explorer lenceinte, deux lieues à l'orient d'Argyro- Castron, sur la rive droite du Célydnus, ma faisaient retrouver une ville à laquelle b mythologie a donnépour fondatrice Dryope fille d'QEchalLe, qu Apollon ravit et métamorphosa en chêne. Enfin, par une conséquence naturelle , le nom de cette princesse avait pu être donné à la vallée dans laquelle Dry» nopolis était située. Je bâtissais ainsi mon système, car qui peut soulever entièrement le voile des siècles^ et démêler une vérité de fait, au milieu des ruines broyées par le poids des temps écoulés ? Cependant je partais d'un point fixe pour m'orienter. J'étais à Argyro - CSastron ville' située dans un

(i) Dicœarch., tp. Geogr. Hoesch. , p. i64- Strab., ]ib. VH» p. 3ix.

(i) CasMop«i, Dryopes, Sclli, Heilopes y Molossi.

PjLiir.ylib. IV, in principio, /. ai

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des contreforts de rAcrocëraune (i), dont les ha« bitants appelés dès la plus haute antiquité Argyriens, comme ils le sont encore maintenant, étaient comptés parmi les peuples de TÉpire (a) , voisins de TAos ou Aoûs. Je découvrais la Thesprotie, où ces mêmes Pélasges avaient fondé Ephyre, Pandosie,et plusieurs autres villes. J'avais à Torient le pays des Molosses , et la Hellopie; enfin je pbnais sur le vallon ou la colonie, partie des montagnes de TArcadie, sous les ordres d*0£notrus et de Pencetius, auxqueb s'était associé Thesprotus, s'était établie dans les montagnes de rEpire(3). Je trouvais dans le tableau déployé devant moi le moyen de placer Antigonie (4) au voisinage de Tébélen , et d'expliquer ainsi pour quel usage on avait établi le vaste pont biti dans ce lieu sur la Voîoussa, qui n'avait pas dû être construit pour rapprocher les deux côtés d'une vallée , où il n'aurait existé que des villages. La ville d'Argyro-Gastron, où je me trouvais^ dans son

(i) Symé, Nirée, Thoas, après Texpédition de Troie , Tinrent te fixer parmi les Argyriens , dans le voisinage des monts Acrocérauniens , peuple ^ habitait les bords de T^as.

Hist. de l'Établissement des eol. grec. « par M. Raonl-Rochette , t II,, c. lo, p. 37s et suiy.

(a) Lucain les place an nombre des nations de l'Épire.

Pbuu., lib. m, y. i5i.

(3) Hist. de l'Établissement des col. grec., par M. Raoul-Roehette, 1. 1, p. ai8 et 119.

.(4) ÀvTiyoviia, iroXtf Xaovîac <v àiriipû. Stbph. Btz.

Afemoratur inter civitates Epiri Mediterraneas Chaonum. Ptoi.bm., lib. IV, c. ï4.

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état (Tanarchie 60us Finfluence des partis divisés par des haines interminables, est bâtie sur trois contreforts qui se projettent du corps principal de la montagne i lorlent, où ils expirent par une pente brusque , au bord de la plaine. Entre ces promontoires escarpés sont creusés par les eaux, des ravins pro* fonds flanqués d'aspérités et de mamelons, auxquds on a attaché comme des nids d'hirondelles , des maisons solidement construites en pierre. Ces habitations percées de meurtrières, et suivant la richesse de leurs maîtres environnées de murailles crénelées et flanquées de tours , ont d'autant plus de prix , qu elles «ont plus inaccessibles. Des ponts qui réunissent les quartiers, dautres destinés à soutenir quelque portion d'édifices ; et partout le tableau d'un état de guerre au milieu duquel vivaient les Argjro-Gastritles, furent les objets qui m'étonnèrent en examinant le chéos de tourelles , d'édifices bizarres , de ^demettries élievées dans les airs et suspendues aux rochers. Je plongeais du haut de ma galerie dans la profondeur d'une vaste ouverture, baignée à lepoque des pluies par un torrent qui se bri^e en cascades sur le col de la branche centrale des rochers , d*oà il disparaît au fond des précipices. Enfin je me serais demandé, comment des hommes pouvaient être assez ennemis des jouissances les plus naturelles, pour s'être fixés sur des entablements calcinés, dépourvus de toute espèce de végétation, brûlés par l'action du soleil, exposés à la fureur des vents, si je n'avais su que l'absence des lois, rend les individus indifférents à toute autre pensée, qua celle de leur conservation^

34o VOTJiGfi DANS LA GRBCB,

et à la défense de leur liberté personnelle. Tappris que les maisons opulentes avaient des citernes , et la ville quelques fontaines qui sont alimentées par les eaux d'un aqueduc à pyramides hydrauliques, dont la prise est aux sources de Sopoti. Le bey chez lequel j'étais logé me dit que lavantage de b position d'Argyro-Castron , y avait attiré une population de deux mille familles turques. L evéque ajouta en soupirant, qu'on ne comptait plus dans le wirochi ou quartier des chrétiens relégués à lextrémité de la montagne près de la plaine, que soixante Ëimilles opprimées et malheureuses. C'était le dernier coin de terre d une ville fondée et habitée autrefois par des chrétiens , que Tintolérance mahométane avait laissé aux restes du troupeau des fidèles, et à leur pasteur, dont les revenus, produit des aumônes du diocèse, se montent à peine à six mille francs*

Dans mes promenades , je ne pus découvrir aucune trace d antiquités. On m'assura pourtant, qu'on avait vu autrefois les <î(ébris d'une grande église , et même iifis colonnes, au quartier appelé Colorsa, où depuis la conquête d'ArgyroClastron, qui a eu lieu en 18 1 3., Ali pacha a fait bâtir un vaste palais. C'était là tout ce qu'on connaissait de l'ancienne Argyropolis^ Quand je visiui cet emplacement , je n'y vis rien de semblable, mais une position militaire très -avantageuse, pour défendre les approches de la ville. Je jouis de ce plateau, de la vue des villages bâtis sur la ligne orienule des montagnes , qui environnent la vallée. Gomme ik sont tous situés sur des hauteurs à cause de lair fiévreux et humide de la plaine ,

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je pris tous leurs gisements. J*aTais également devant moi , deux lieues et demie au nord , Touverture du défilé de Cardiki, qu'on distingue dans le lointain par une futaie de platanes.

Comme mon projet était de prolonger les coleaux au midi, je perdis bientôt de vue la partie septentrionale du bassin de Drynopolis, et dans deux heures de chemin en plaine, j'arrivai à Gorandgi ou Goranis. Mon intention , en me rendant à ce village^ était de visiter une caverne, que les gens du pays croient tellement étendue, quelle se prolonge même au - dessous d'Ârgyro - Castron, Nous laissâmes en conséquence nos chevaux au bas du coteau, pour remonter à pied le lit dun torrent, qui nous conduisit à l'ouverture de l'antre redputé comme un séjour de revenants appelés anar aides ^ esprits qui se tiennent au voisinage des sources. Arrivés à Touverture pratiquée dans un roc tendre, à soixante pieds environ au-dessus du niveau de la partie la plus déclive de la vallée , je remarquai au ceintre de son ouverture, le chapiteau d'une colonne, dont le fi\t et la base ont disparu. Comme j'en examinais les traces, mes guides qui la nommèrent stylos, m'assurèrent l'avoir encore vue en entier il y avait quelques années. On alluma ensuite des torches de. bois gras ( Aa^i ) dont nous nous étions pourvus chez mon hôte Mourtaza bey , et nous descendîmes dans la grotte par un plan légèrement incliné , dans lequel on a' pratiqué un escalier , au moyen de pas creusés à la distance d'une enjambée les uns des autres. Aux câtés de ce chemin , je remarquai que la

34a TOTAGE DANS LA GIIBCB,

FOÛte, en général haute de douse pieds, est soutenue par des pilliers grossièrenent ébauchés de main d'homme. A quelques pas de là, je ne lardai pas à être arrêté par une nappe d'eau , qui occupe le fond entier de ce gouffre. Mes guides m'assurèrent que les eaux , qi:^ baissent depuis le printemps jusqu^à la fin du mois d aoAt^ laissent à découvert quatre-vingtsix degrés, ce qui ferait approximativement environ deux cent quiu'^e pieds, et qua cette distance, on trouve des colonnes, une grande table en pierre, et un fleuve souterrain qui sort , suivant eux, entre Mas* colouri et Argyro-Castron. G*est sans doute d*après cette tradition populaire qui n*est pas prouv^, qu'on m avait raconté nviArgjrropolis itait située sur la ca-perne. Comme je voulais tourner à gauche et quitter l'escalier pour m'enfoncer sous les péristyles, mes conducteurs s'y opposèrent, en m'aver tissant qu'il y avait des crevasses remplies d*eau, où je serais englouti. Mais ils vouihirent me faire connaître un phénomène dont jetais averti, en tirant des coups de fusil qui produisent un vacarme horrible, par le bruit qu'ils font dans cet abîme. Ils me prévinrent de nouveau d'être sur mes gardes , et un dVux tirant aussitôt un de Aes pistolets , je crus être frappé de l'éclat tfiui coup de tonnerre parti du fond des abîmes. Mais ce qui m'étonna davantage^ ce fet dentendre après un moment de calme, le même bruit répété par un écho souterrain , qui semblait partir des entrailles de la terre. Une seconde décharge me parut moins bruyante, une troisième produisit un effet moins fort, ce qui me porterait à croire que les armes à feu enflamment

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quelque gaz formé dans ces profondeurs , dont la ma* tière s'épuise par la combustion. Peut-être aussi que Vétonnement diminue , quand on s'est Cauniliarisé avec ce fracas* L'air qui nous environnait était chargé d'une nutière foligineuse, car nous sotimes noirs comme dune vapeur d'eaux sulfureuaes, et crachant ou mouchant un carbone plus subtil que la suie des fours , ce qui ne pouvait pas être occasionné par nos torches de bois gras.

De retour au village de Gorandgi y le nagîtter qui se présenta pour réclamer mes bons offices auprès de ses supérieurs de Janina (i) , renchérissant sur ce que m avaient raconté les Albanais, assura qu'on lisait sur lautel situé au fond de la caverne, une inscription portant une consécration aux nymphes. Mais comme je lui demandai pourquoi il n'avait pas copié un» légende aussi curieuse, il se perdit en divagations. Je peux donc croire qu'il n'y a peut-étre^ rien de plus à découvrir, que ce que j'avais vu. Quant à la baisse des eaux, j'ai su et vérifié qu'elles s'épanchent en abondance par la bouche de la caverne, et quand la saison des pluies est passée, les habitants qui les voient cesser de couler par cette ouverture, et même comme s'enfoncer en sens inverse , présument qu'elles sortent alors par la fontaine de Mascoloturi

(1) Les profMsenrs da collège de Janina sont ordinairement ceux qui nomment les maîtres d'école de tous les TtUages chrétiens de l'Épire, et ils exercent sur eux une sorte de jiu*idîclion. De même Tarchidiatre, ou premier médecin duvisir, a une poHce sur les médecins , au point qu'il a mis la propagation de la vaccine , en appalto ou ferme.

344 rOYAGE hASS LA CnicE,

Xe diamètre de la vallée depuî» Gorandgi j usqu a Li^ boÔYo, est de quatre milles entre les chaînes parallèlesdes montagnes. Du lieu où je me trouvais , jusqu'au dé* filé de Moursina , la distance est de deux lieues. Dans cet espace, on compte huit villages rangés à une hauteur, plus ou moins considérable dans la montagne, et un nombre pareil de torrents^qui se rendent à raffinent occidental du Gélydmis (i).

Au-delà du khan placé à louverture orientale du défilé de Moursina, se trouve Grapsi (2), une demilieue au midi Giergouzat, dominé par le pic du monastère dédié au prophète Élie. Un mille plus loin, on voit Zervates, et au-dessus le monastère de Dryna, fondé par Constantin Pogonat. On compte ensuite sept autres villages répandus dans une longueur de sept milles , depuis le défilé jusqu'au midi du vallon de Drynopolis (3). En tournant au sud «- est (4) ,

(r) Ce^ villages iont Vanîtn, Lîasoovo, Doayia&i, Sophro* tica, Terachates, Gorîtza, FrasUmi et Longari. (a) f'''ojrez cb. VIII de ce voyage.

(3) Pour la topographie , il faut ranger ainsi cet yillages : Un mille S. de Zervates, Saint-Dry na; un quart de lieue plusbas, Bougliarat; un quart b. S., Bodrissa; un mille, même direction, Vodina; une demi*Iieue S^., Pepeli, arec le monastère de la Sainte-Trinité, fondé par Tarchevéque Méthode, sous le règne d'Alexis Gomnène, ayec dotation de six journaux de terres labourables et de six cents pieds d oliviers, pe Pepeli à Selio, une lieue, à cause des détours, un mille de là à Louvina; en tout trois b. un tiers, depuis le défilé.

(4) Trois quarts b. S. £. de Louvina, Sotiras; un quart h. £., Longos , second afÏÏuent du Celydnus f une h. N. £. , CoasoTitxa; un quart b. , Zavrio ; une demi«b. N. y Mayropoulo ; trois quarts h. ,

CnAPITRE XXT. 34*'>

après nne lieue de marche , on passe aux sources du second affluent du Célydnus , et le sommet des versants qui encaissent la yallëe au midi forment la limite j entre les cantons de Drynopolis et de Philatès. Une lieue de cet endroit au nord-est , on remarque Cossovitza, situé à la rive gauche du Célydnus, qui entre immédiatement dans le bassin de Drynopolis. Vis -â- vis y on voit Zavrio, puis Chrysodale restant d'une place forte considérable située au pied du mont Pelacos , Gladesan ou Clajani y et une lieue plus loin Radat. En remontant le mont Pelacos au nord, on relève successivement Pala»- Episcopi^ Viacho-Vorantzi, et enfin Liboôvo.

Liboôvo, plus avantageusement située qu'Argyro- Castron , dans une région élevée et fertile du mont Mertchica , est la seconde viUe du canton de Drynopolis. Ali pacha, dont elle fut une des premières conquêtes , y a fait bâtir un grand sérail , qui est le séjour ordinaire de sa sœur Chaïnitza, orgueilleuse et cruelle souveraine de la Dryopie , qui gémit sous le poids de son autorité. On compte dans la ville une population de six mille Albanais mahométans , et quelques centaines de Grecs adonnés à

Gacavia; une demî-h. , Chrysodale; nne demi-h., Clajanî, arec une église dédiée à saint Nicolas, dotée par Alexis Comnène de dix joumaax de terres labourables et de i3io pieds d oliviers; une h., Radat; nne demi-b. , Palaeo Episcopi; un tiers b., Glina . un tiers b. , Ylacbo • Vorantzi ; trois quarts b., LiboÔTo; trois quarts, Liabovo. Largeur du vallon entre Libo6vo et Grapsi, E. et O. , cinq milles et demi, mesurés d'une base à l'autre de» chaînes de montagnes.

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