CHAPITRE III. g
et tout ce qu'on peut déplacer. A midi, nous longeâmes rile de Lissa. On délibéra si on abandonnerait le yaisseau pour se réfugier à terre , mais le vent qui calmait fit qu'on se décida à tenter encore la fortune. A dix heures du soir , il devint enfin favorable , et on fit bonne route à travers une mer houleuse. Le nS novembre, nous f&mes visités par deux corsaires français. Le a6 , nous dépassâmes Tîle de Corzola avec des vents faibles. Le 27^ après avoir rangé les Des de Meleda et de Jupana , nous embouquâmes la passe de Gravosa, à Tinstant où le vaisseau qui nous avait abordés en mer entrait ainsi que nous au port. Nos matelots portèrent aussitôt leurs regards et leurs vœux vers la Notre-Dame de Grâce ( la Madona dette grazie )y à laquelle ils s étaient adressés pendant la tempête. Un sénateur, dprès avoir lu les pièces de bord et nos passeports, nous admit à la pratique. Bientôt après, nous montâmes à Raguse, où M. Bruere nous accueillit avec la plus bienveillante hospitalité.