J2 VOYAGE BANS LA GRÈCB
daprès son récit qu il aurait dû plutôt en attribuer la cause aux saignées répétées qu'il prescrivait à ses malades, pour enrichir un barbier de ses amis, dans les profits duquel il avait un certain dividende. Au reste comme mon iatro sophiste connaissait parfaitement le pays, je le choisis pour mon nomenclateur et mon guide, dans mes reconnaissances.
Le vallon de Conitza dont je venais de parcourir le côté méridional , en suivant la base du mont Laza* rès, depuis leVoïdo Ma ti, jusqu'au pont de laVoïoussa, se présentait à mes regards dans toute son étendue. Je distinguais les courbes de TAoûs qui parcourt sa diagonale du sud-est au nord-ouest , jusqu'à Feutrée des gorges du Caran|ouratades , dans une étendue de quatre lieues. Au penchant des coteaux, je pouvais compter le tchiftlik de Boutché éloigné d'une lieue nord de Conitza. Au-delà je dominais sur un teké de derviches hurleurs, espèce délirante qui croit honorer la divinité par des cris et des contorsions mêlées de danses. Je voyais l'entrée de la rivière Topolissa, dont les sources existent dans le mont Sous^ nitza^ d'où elle coule, à l'orient, au nord et à l'occident pendant cinq lieues , avant de se rendre à la Yoïoussa. A cette extrémité du bassin , la chaîne des montagnes qui s'incline par des pentes boisées au couchant, présentait sur un coteau de trois lieues d'embranchement, les hameaux de Koutchouf , Mazi et Stanovo, indiqués sur la carte. Enfin, au penchant des montagnes du Yoïdo-Mati , je distinguais le village de ce nom et celui de Skia , dont les maisons entremêlées d arbres occupent le fond d'un paysage qui est d'un effet d'op-