‹ Voyage dans la Grèce, comprenant la description ancienne et moderne de l'Épire, de l'Illyrie grecque, de la Macédoine Cisaxienne ... avec des considérations sur l'archéologie, la numismatique, les moeurs, les arts, l'industrie et le commerce des habitants de ces provinces;Chapitre 80 sur 160 · CHAPITRE XVI · texte numérisé non relu

CHAPITRE XVI

Description de la vallée du Caramouratadez^ anciennement appelée SésarcUès^ et défilés de Pyrrhus. Potamographie de VAoûsy jusqu'au pont de Petrani. Apostasie simultanée des Schypetars de ce cantorr.

Les anciens ne nous ont laissé que des notions vagues , sur la direction de l'Aoûs. Scylax , Polybe , Plutarque, Ptolémée, Tive-Live et Pline, dont je pourrais citer les passages, s'accordent à -peu -près, par rapport aux sources de ce fleuve ; mais tous passent sous silence le développement de son cours, sans

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indiquer ses affluents, ni les contrées qu'il traverse. Plutarque se contente de dire , que « l'Aous égal eti « volume et en rapidité au Pénée, coule dans Une « vallée profonde encaissée par de hautes monta- « gnes (i). » Tite-Live plus concis encore , ne le nomme que pour indiquer sur ses rives la position des monts Asna et iËrope, qui bordent la partie la plus étroite à la vérité, mais la moins étendue de ses gorges dans lesquelles je vais guider le lecteur. Ainsi nous •n'avons que des fragments de la description de l'Aoûs, et sa direction^ comme il sera facile d'en juger par ce que je dirai, n était guères mieux tracée à travers le Nympheum et les terres des Bullides, jus- -qu'à son embouchure dans l'Adriatique , au midi d'ApoUonie. Ce n'est donc plus par des rapprochements historiques, que ma narration va se soutenir, mais en consignant mes observations particuUeres , sur les vallées que d'Anville avait entrevues avec Tœil du génie, et qu'il désigne sous la dénomination générique des défilés de Pyrrhus.

Après une nuit orageuse , commençait à briller un jour serein ; lorsque je partis de Gonitza, poUr visiter la partie septentrionale de l'Épire. Nous traversâmes le cours fangeux de la Topolissa, et dans une heure, de marche nous passâmes au-dessous de Koutchonf. A une lieue et demie au-delà vers l'occident, nous lais-

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