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le Nord, sont très nombreux. Ils consistent en prières aux dxoux de la Cataracte, avec des mentions souvent très précieuses, au point de vue de l'histoire des personnages qui les faisaient graver. Les plus fréquentes sont de la XII- dynastie, de la XIII", de la XVIII' et même de la XIX». Avec un peu d'attention, on en retrouvera la trace sur la plupart des rochers dont notre planche 79 offre la représentation.
Un temple dédié à la triade des Cataractes existait encore il y a nne cinquantaine d'années à l'île de Séhel. Il a si complètement disparu que les indigènes eux-mêmes n'en connaissent plus l'emplacement.
Une stèle, découverte et enlevée par le voyageur Rtippel, donne a ce temple un certain intérêt. Nous y apprenons que l'île de Séhel s'appelait chez les Grecs l'île de Dionysos. Nous y apprenons encore qu'une confrérie ou association composée de fonctionnaires publics, employés près de la Cataracte sous le règne d'Évergète II, firent entre eux, selon M. Letronne, une souscription pour fournir aux dépenses des sacrifices en l'honneur de plusieurs divinités, et pour le salut de ce prince. Dans une certaine mesure, la stèle de Séhel appartient donc au même ordre de monuments que les
pierres de Rosette et de San.
En montant sur les rochers de l'île de Séhel, il n'est pas difficile d'apercevoir, en se tournant vers le Sud, le remous blanchâtre des rapides de la Cataracte, et même d'en entendre le bruit. Nous quittons en effet l'Egypte; cette fameuse Cataracte qui a si fort occupé l'imagination des anciens est devant nous; un pas de plus et nous entrons en Nubie.
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