‹ Voyage dans la Macédoine [microform]Chapitre 14 sur 66 · X-a maison où nous fûmes accueillis avec le plus d'empreg · texte numérisé non relu

X-a maison où nous fûmes accueillis avec le plus d'empreg

sèment iut celle du premier médecin de Jus$uf-Bey, Nédansfes iks ioniennes, il avait fait d'excellentes études enjtaiie» çt était ^ieyenu l'ami et le confident du prince ; il était auprès de lui le canal des. grâces.

> ' Je ne saurais terminer la description du monastère de Saint- JeanrProdromos et celle de ses environs,. sans entretenir mes lecteurs d'un phénomène qui , ainsi qu'on l'a déjà vu (i), nest pas rare dans la Macédoine , et dont on reconnaîtra bientôt un autre exemple , lorsque je parlerai des sources de l'Angitas (2).

Le ruisseau que nous avions vu descendre des hauteurs voisines du monastère , au lieu de se précipiter dans la plaine de Serrés , de la manière ordinaire , se perd tout d'un coup dans le gravier, et va reparaître, à une demi- lieue de distance, parmi des rochers qui forment la partie ia plus basse de la montagne. Les eaux s'échappent par petites cascades en quantité àpeu-près égale à celles qui coulent aux environs du monastère. Les chrétiens, et quelquefois les Turcs, viennent passer des journées avec leurs familles auprès de ces sources , pour jouir de l'ombrage et de la fraîcheur de ce beau site. Dans l'été , le tableau s'anime par l'action d'un grand nombre de teinturiers qui battent , sur des pierres plates, leurs écheveaux de soie ou de coton, pour les nettoyer.

Les eaux de Saint- Jean vont féconder des risières qui appartiennent toutes à Jussuf-Bey.

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