‹ Voyage dans la Macédoine [microform]Chapitre 50 sur 66 · VOYA · texte numérisé non relu

VOYA

donnera occasion de pif^sentei^' , à la -^n* de, ce chapitre, quelques conjectures suf ies causes qui font détouvrir dans cç village d'Hiérisos taAt de moiuiaieç d'Qranopolis» * c. ^ ^ *

Le iehdemaia je psis ni^ route, yers Paieo-Castro. £11 passant sur i'isthmê*, jejahssai « ma gauche un *grand domaine , que mon janissaire me. signala peur «ia seule hal)itation où nous pourriofi^ passer la nuit. Ce^ divefs <:orps de iogb^ilie dit-^i, sppartiennent à un nlonastè^p du fAont Athos ; à^ donbe aux métairies de. ce; g^re le nom de métofs, et ion y accorde fhospi^jité. Ce soir je vous promets que 9pu% y s^ons reçus sans difficulté. En continuant notre route sur le» bords du golfe de Stilac, nous vîmes beaucoup de femiAe^ ïéunies j*ojar la reçoit» des olives. Elles nous apprirent que les ruines de Paleo-Castro n étaient -^as éloignée» ; nous ies aperçûmes à uij, quart d'heure de-là, et nous mîmes pied à terre.

Dîanciennes muraiHes couvertes de broussailles et entourées d'oliviers, me firent connaître que j'avais sous iés yeux l'ancienne Uranopolis abandonnée pour jamais « toutes les ii^jures du. temps; ici, comm^ dans . i'aptique ville d'Acanthe^, presque tQU5 le3 débris avaient été enlevés , sbit pour, tes I)â,fîs»jes des monastères 'de la péninsule , *oit par des marihs.

Je me hâtai de gravir sur le mor^ticule du des pans de murs renversés çà^ et là «annonçaient yçxistence dkin*a(icien ohâteq^. Je fis quelques tours (fero ^qn ehceinte; mais, »'y ayârtfc rien remarqué qui fut dignetl^atlenfion, je m^ retirai prompiementxles broussailles épaisses où je m'étais engagé, assez satisfait néanmoins d'avoir découvert une ville à «peine cpnnue, dont la tradition et le nom moderne .de Paleo-Castro désignent seuls* l'emplacement.

Nous fûmes bientôs.rendus au méfof, et bien accueillis, comme me l'avait annoncé le janissaire. Les frères laïcs qui l'haBîtent ne sont pas trop empressés de recevoir àts Turcs , siu-tout quand

ils peuvent les refuser sans danger ; mais un janissaire bien armé devient par cela même très-persuasif; alors les portes souvxent devant lui, on lui donne asile, et le cheval est défrayé, comm^ le cavalier.

J'appris de l'un de ces frères que son monastère rçtiraît de cette métairie beaucoup d orge , du blé , et des légumes ; mais qu'il était toujours endetté; que des paysans salariés faisaient ie service des champs , et qu'il y avait des logemens extérieurs pour eux et pour leurs familles. Je quittai les bons frères fort reconnaissant de l'hospitalité quils m'avaient accordée, m^s |

que je ne devais réellement qu'à la présence de mon janissaire. Mon objet était de reconnaître s'il y a quelque apparence qu'un canal ait été ouvert à travers l'isthme, comme le dit Hérodote, et de manière à ce que deux vaisseaux de front puissent avoir été transportés d'une mer à l'autfe sans se toucher. Dès que je fus arrivé sur le passage le plus étroit de l'isthme , je descendis de cheval , et je me mis à mesurer des yeux l'espace qui se* pare. les deUx golfes; mais, comme je me livrais à cet examen, je n'eus besoin pour résoudre la question que du bon sens de . mon janissaire.

Sur ce qu'il me demandait le sujet de notre séjour dans ce lieu, je lui fis part de ce que nous a transmis un ancien historien, et, sans hésiter un instant , il me répondit que rien ne lui paraissait plus impossible. Regardant ensuite les deux rivages opposés , il ajouta que , pour ouvrir dans l'endroit où nous nous trouvions un canal propre à faire passer un seul bâtiment , l'excavation excéderait la hauteur du plus haut minaret de Salonique, et que d'ailleurs il ne voyait aucun mouvement dans les ondulations du terrain qui lui parût annoncer une opération si extraordinaire. Je convins avec lui de la justesse de son observation.

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