PARAGRAPHE VII
La race des vaches de la liasse- Bretagne est petite, courte sur jambes, mais relativement assez longue de corps; elle a la charpente osseuse trèsmince, la peau Une, le cou délié et la physionomie assez douce. Les bœufs de cette race atteignent un volume plus considérable que l o i ue s'y attendrait, en observant leur type de famille. Il n'existe dans aucune partie de la France, de l'Angleterre, ni des Pays-Bas, une race de bêles à corues plus précieuse.
Si ce que l'on dit des vaches du Jutland est vrai , celles-là seulement pourraient l'emporter en qualité sur les bêtes brelonues, et leurs taureaux seraient propres, si l'on veut absolument faire des croisemens avec les races étrangères, a améliorer la race du Finistère. Mais nous , nous défions singulièrement de i types étrangers avec le type propre au paya; cette manie de transformation de races est une des
iCRICCLTCRE, «à^trACTCRlS, CO SOURCE , ETC.
filai--* de noire agriculture savante. Il y a six ou 1 »epl ans, o avons -nous pas iu encore le comice agricole de IMœuC se f« liciler de ce que , par les soins d'un de se.s membres , que llieo absolve , des taureaux de grande taille avaient été mis a la disposition îles cultivateurs du pa\ n el qu il en étail déjà résulté des génies mesuiaul a la rliaine plusieurs pouces de hauteur sous garrot de plus qu elles ne l'auraient du d'apre, leur l\|»e maternel ? Lst-il donc 1mm. in de régler , âpre» Arthur Young, Thaer, Mathieu «le t'oinbasle, et surtout sir John Sinclair, que l'objet a considérer eu économie rurale n'e»t pas le volume île I animal , mai» bien le plus ou le moins d'apliluile .le la rare à convertir en produits auiuiam le» alinn i» que fournit le pas s .' (>r il est de Tait qu au bout d'un certain laps de temps , la nature arrive toujours à proporlionner la taille de» biles a l'espace qu'il leur faut parcourir pour m- nourrir; en uni voudrait-on maintenir la rare petite dan» un pas s de gras lurage. Les suisses agirent d'apre> ce pruici|>e dans le chou de !• ur» taureaux étalons et n'y réussissent pas. Toutefois leur sssleme est rationnel, tandis que Cou ne sait de quelle épilhete polie qualiller les efforts de ces |iersoiin<-s a la vérité ^éiiéreuse» cl Inen intentionnées, mais jsseï étrangères au\ principes de la science agricole dont elles prennent eu uiaui la direction, pour prétendre. eu fusant nailre un grand Talus dans un petit corps , doter d une grande rai e une terre peu plaulureti«e, et élever la valeur vénale de> individus dans uu pa s s de petite culture , ou I aiti.il d une v.uhedc \in.t écus est déjà une affaire capitale |Mmr la ptiqurt des ménages, et sa perte une ruine pour la pauvre
Les petites bêle» bovines ont l'inappréciable avantage de piucer l'herbe de beaucoup plus près que les graudes; nuis ce n'est pas le seul, et il nous est bieu démontré, par les comparaisons de» diflYreus types, que plus une race est petite, pourvu qu'elle soit eo même temps bieu couslituée, plus elle s'assimile une forte proportion dcsesaliuiens. t >la tientil à er que les surfaces de» petit» volumes étant relativement plus étendues que celles des grands . la peau, les muqueuse*, eulin tout lappareil uulntoireesl rclalivenieui plus vaste dans le pcti^p*1* * qoe dam le grand de la même espèce?/" en «oit, sachant la tuasse d a liraemqu r le» grandes vaches qu'on amené def dan* le» environ» de l'axi», jetuu en
émencillé de la sobriété de nos vaches bretonnes. Quant a leur produits il n <M pas Ires-volumineux en lait, ce lait est du moins ires-crémeux. Au moment ou nous écrivons ces lignes, M. Ilousseau nous fournit a I appui le fait suivant : uue vache véiée le M) septembre, el mis»' de côté pour expéneuce, peudaut les mois de noveiubre et de décembre, a donné de liinl lilre> à btiil litres el uu quart de lait par jour , laquelle quantité de lait a produit ciuq lirres de beurre par semaine, Àiusi c'est moins de douze litres de lait pour faire une livre de beurre. La bcle estime vache de qualité ordinaire. ( ne 1res -grande race ne dounerail une égale quantité de beurre que dans uu volume de lait au inoins double. Il résulte des c\jiérieuces de M. Trochu , à llel|e-||e-eu- Mer , qu au fur el a mesure qu'on élevé la taille au luoven des cruiseiueiis avec uue grande rai e , lion seulement les U'tes donnent un lait moins ru lie en crème, mais en donnent eu plus petite quantité. Apres cela, faites des rapports pour prix lamer des résultais comme celui dont le cornue agricole de l'Iu uc est si lier ï
La branche d économie rurale la plus arriérée, el iraitée avec le plus de dédain dans I agnrullur» bretonne , e*l sans contredit I éducation îles bètesa laines. Il est de principe que le troupeau doit vivre des champs toute I année; jamais il ue reçoit ai fourrage, ni proveode a la bergerie, la terre fulelle couverte de neige ; aussi de» que l'herbe revient el que les bêles trouvent des aliiuciis eu abondance, leur sang appauvri se renouvelle avec une rapidité ruuexte a leur sauté. La garde du troupeau est conliée aux plus jeunes etifaus, ou a quelque idiot que n'aiJe point un chien intelligent J . , de sorte qu il erre a l'aveuluiv sans soin» d'aucune sorte et qu il forme uue branche de produit casuelle el uuiguilunle.
Il est inutile dédire qu'une race ainsi treilée ni nécessairement robuste H sobre ; cependant elte n est pas tellement acclimatée « ne so.l sujette a la cachexie
; vulgairement sous le ih>ui de pourriture du fuie, i La piaule qui ci la
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ladie, la douve ries pré*, est si commune en Bretagne que ce ne sera qu'au moyen des plus grands soins qu'on parviendra à y entretenir des mérinos. Toutefois , à la place de la race des landes dont la toison e»l grossière et presque toujours noire, je pense qu'on pourrait introduire dans le pays celles du Berri, ou de Sou/t downs en Angleterre; la grande race du Dishley doit y réussir, et celle d'Astracan, dont les agneaux donnent une pelleterie estimée, se plairait certainement sur les terres riveraines de la mer, où leurs fourrures seraient d autaut plus brillantes cl lustrées que le sel leur serait inoins épargné. Je pense néanmoins que quiconque se proposera d'opérer en grand des défrichemens fera prudemment d'avoir des brebis des landes , au moins jusqu'à ce que sa culture soit sortie de ses premiers rudimens.
DE Ll BASSE -COCR.
L'éducation des oiseaux de basse-cour est. si faire se peut , encore plus arriérée en Basse-Bretagne que celle des bêtes ovines; les seules volailles qu'on y élève communément sont les poules, les canards et les oies. Le didon y est très-rare, le pigeon est proscrit sans retour; il est inutile de parler des pintades, des faisans et autres oiseaux des bassescours d'amateurs, on ne les trouve dans aucune ferme. J'ai vu , l'hiver dernier , dans une ferme des environs de Paris, le carnard marin à tète rouge, le/xvira des bretons , que je croyais trop sauvage pour être amené à l'étal domestique ; c'est sans contredit celui de celte nombreuse famille qui donne la meilleure chair. Pourquoi celle espèce, la sarcelle et une foule d'autres qui pullulent sur nos côtes ne sont-elles pas conquises à la domesticité? Pourquoi l'art de faire les chapons et les poulardes est-il absolument ignoré dans le Finistère , aussi bien que celui d'engraisser la volaille, à tel point que si l'on veut manger un chapon gras à Brest, il faut le faire venir de la NormandicPToules ces questions ne sont pas précisément un reproche que j'adresse aux cultivateurs, car il m'est démontré que l'absence de ces objets de luxe tient particulièrement au peu de recherche des consommateurs qui ne sont pas habitués à apprécier et à payer à leur valeur les volailles engraissées à grands frais.
RACE CUEVALIXE.
I.a Bretagne fut de tout temps renommée pour ses chevaux , et le Finistère est de tous les département