TORES, COMMERCE , ETC
de cette province celui qui en produit le plus. On pourrait même dire qu'il en produit trop, car la comptabilité agricole de l'un de nos cultivateurs les plus distingués prouve qu'an prix actuel des ehevatix dans le Finistère, l'inlérét de l'argent employé à l'éducation de l'animal et l'industrie de l'éleveur ne se trouvent pas toujours payés. Cette question se rattache Ju reste à des considérations d'économie politique fort élevées. Nous croyons qu'il est des pays destinés à certains genres d'iodustries, et que dans la vasle distribution de maind'œuvre qui s'établira quelque jour dans le monde travailleur, chaque contrée aura à remplir son rôle et à exercer le métier le plus approprié à sa nature et à ses ressources; alors il est probable que le Finistère , entouré de mers et susceptible d'être livré presque en entier aux cultures à façons, laissera l'élève des chevaux à d'autres contrées plus reculées dont les types ne peuvent guère servir que pour des productions de ce genre; mais nous parlons là d'un avenir encore fort éloigné î Quoi qu'il en soil,dans l'état actuel des choses, plusieurs contrées étrangères font déjà une concurrence ruineuse au commerce des chevaux français. Le gouvernement trouve économie et avantage à remonter la cavalerie en Allemagne, ce qui prouve selon nous que l'Allemagne est, dans les circonstances actuelles , plus apte que la France à la production des chevaux ; car, en définitive, le pays qui peut produire un objet au meilleur marché est celui qui est appelé à le produire dans son intérêt et celui de tous.
Cependant le gouver nement semble attacher uue grande importance à pouvoir se fournir en France les chevaux nécessaires pour l'armée, et c'est surtout dans ce but que les primes et les haras sont institués. Or nous croyons que ni les primes ni les haras n'atteignent leur but. En effet , quel est le cultivateur qui se décidera à élever un cheval de plus qu'il n'en aurait l'intention dans l'espoir incertain d'une récompense qui dépend de mille circonstances impossibles à prévoir? Les primes sont de véritables loteries , car on ne peut calculer d'avance les chances de succès ; on ignore les idées des juges, la nature et le nombre des concurrrns. Comment s'exposer à une production désavantageuse dans l'espoir d'un dédommagement aussi incertain? Pour que les primes amenassent le résultat que l'on désire, c'est-à-dire l'accroissement de productions en chevaux d'une certaine espèce , il faudrait qu'elles fussent distribuées non par concours,
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mais d'après simple rumen , et qnr l'on «lit : — Tout cultivateur qui présentera un cheval réunissant telle* conditions recevra lelle somme.
Mais il existe un moyen plus «ùr. plu» simple, et qui n'est que l'applirjtiun rigoureuse d'une lui d économie politique. Si le gouvernement tient absolument a dire produire a la France des chevaux de cavalerie , et veut pousser le» département <|ui n'élevrni que de* chevaux de trait à modifier leur production, qu'il achète plus cher se» remonte* : partout ou un produit est demandé a de* conditions assr/ avantageuse* |>our présenter un gain, l'industrie le rrér s'il n'y a impossibilité malém'lle.
Nous élèverons des chameaux en serre chaude, me disait un agriculteur du Finistère, si nous y gagnons plus qu'a élever de* tMi-ufs. Ij seule prime d'encouragement véritablement puissante pour le producteur, c es! lélévaliou du prix des produit» et l'accroissement du bénélice.
Ouant a l'influence de» haras pour améliorer les races de chevaux français , il y a plusieurs observations a faire à cet égard. Il est certain que là ou les chevaux réunissaient déjà les qualités leq ni ses |>our l'armée, et ou l'on s'est coiilenté de prendre les individu» supérieurs pour deveuir étalons et faire race, les haras ont pu avoir une heureuse influence. Nous coumoiis j„r| hi.-n que de beaux étalons iiormauds croisé* atec les jntih-u» normandes aient produit une génération sitpéi i.nre à celle qui existait précédemment ; mais la question I) est plus la même lorsque , comme dans le r tmstrre, I administration a ru la prétention de mouiller une rare, de la transformer pour lamei>er à de nouvelle» forme* eu la croisant avec des individus d une autre race. Les études philologique*, oot prouvé jusqu'à I évidence que chaque rare naturelle a un pays »'y était appropriée, qu Vile était la seule qui convint au cl i mal, et que le* type* étranger* tendraient au l-oul de quelque* génération* à revenir à re type naturel. S'il était besoin de nouvelles preuve» de rrllexéi il>-quele*ditTéreui e» dans le* formes tiennent aux lient et nullement a l'origine, nous ferions observer qu'une bonne partie de* remonte* qui ««vendent en Normandie, et dont on admire la |>elle taille, sont originaires de Bretagne ou elle* oot été achetée* à trois ans. Si nos poulains petits et ramassé* ont pris ainsi un développement qu il* n'auraient jamais acquis aux lieux de leur naissance, ils le doivent au changement de nd et de nourriture; ri si l'on veut rapucixiinr riHTiK.
procher notre race chevaline de la race normande, ce ne sont donc pas de* étalon» normands qu'il faut nous envoyer, mais bien les herbages du Coleiitin.
Le seul moy en d'améliorer réellement notre race chevaline serait de l'améliorer par elle-même, c'esl-a-dire en prenant pour étalons les individus supérieurs de celte rare. De cette manière on ne violenterait pas la nature, on ne cherc lter.it pas a défaire re qu . Ile a sagement fait , mai» on réglerait pour ainsi dire son action; on n'aurait pas l'étrange prétention de changer une race sans changer les élément qui la constituent , mais on parviendrait a conduire celte race a son plus haut degré de perfection. (> que nous disons ici des chevaux s'appliqueégalemeutaux bêle» à corne*. Nous voudrions pour celles-ci que l'on pril pour étalons le* individu» doué* au plus haut degré du tempérament que Ton voudrai! déveloiiprr dans la race. Ainsi c« seraient le» taureaux lié* des va< hr* faciles à engraisser qui deviendraient étalons pour créer les besliaux destiné» a la bourberte, tandis que le» taureaux né* de* vache» bonnes lainere* créeraient la variété destinée a la laiterie. l-e* anglais oot suivi celle marche et s'en sont bien trouvé».
(>» observations générale» ayant élé émises, passon* maiiileiianl à l'examen détaillé de la population chevaline dan* le Finistère.
la*» (lie* aux de noire déparlement peuvent être di»ivl» en quatre grande» classe» : 1- chevaux de ►elle; chevaux de ra rosse ; J« chevaux léger*, et lourds de Irait ; 4* «hrvaux bidets. Ce» quatre espet es de chevaux voit ré|iaudue» dans le» cinq arroudissem«iis du Finistère, mais en plu* ou moins grand nombre et en subissant diflérenle» utoditicalioiis.
L'arrondissement de Brest contient de .10 a V» mille chevaux.
I* Ix t c/m aus «V s, II - se partagent en detll variélés. La première comprend le» chevaux (lus, dil* de race , qui soûl en petit nombre et se trouvent priix ipalcuirul dans le cautou de Saiiit-lteuan. (>s produits que I on doit aux haras ont en général 1 mclre 4*> a -V» cenliint li< s sous potence ' 4 pieds 6 a H |H»ures ; ils sont éb'-gans, mais sujets aux épenuis, aux courbes, au\ jardoiis, aux fluxions périodique», aux épaule» froides, e|c; il* ont peu d énergie, se nourrissent mal , et ue peuvent étrt Ulilts.s qu à l'âge de ti. ou 7 an*. Nous devons dire pourtant qu une partir de ce» tares leur
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