BIOGRAPHIE
médie. Depuis Aristophane rien de pareil ne s'était vu. Voltaire n'eut pas honte d'y représenter son adversaire comme un lâche coquin, capable de tous les crimes. Fréron méritait peu d'égards, car il avait oublié lui-même d'en montrer pour les auteurs de son temps; mais il est des injures qui ne flétrissent que ceux qui les disent, et les injures de Voltaire contre le rédacteur de Y Année littéraire étaient de ce genre.
Il faut avouer pourtant que les premiers pas d« Fréron dans la carrière littéraire se firent sous des auspices peu honorables ; il débuta à vingt ans par aider dan* ses Observations sur les Ecrits modernes l'abbé Desfonlaines, celui-là même qui répondait à son bienfaiteur qu'il avait calomnié : Il faut bien que je vive.
Lu 174C , Fréron fit paraître un petit journal intitulé Lettres éi Madame la Comtesse de *" : mais les auteurs vu renom qu'il attaquait réussirent à faire supprimer sa feuille. Lu 1719, il commença ses f.e lires sur quelques Ecrits de ce temps , ouvrage périodique qui prit plus tard le litre dV/intV littéraire, et acquit sous ce uom une réputation de hardiesse amrrc qui le fil rechercher. Il est à remarquer que Fréron, qui défendait les principes de la monarchie, vit plusieurs fois son journal arrêté par le gouvernement lui-même. Us philosophes plus courtisans que lui, malgré leurs livres, et qui avaient eu l'esprit de faire adopter leurs idées aux grands seigneurs comme une mode nouvelle, obtinrent du garde des sceaux la suppression de Y Année littéraire. Fréron, qui avait la goulle, fut tellement frappé de celte nouvelle , que la goutte remonta et il mourut.
• On aurait tort de croire , d'après les satyres dr Voltaire, que ce critique fui dépourvu de talent : il avait le goût fin , l'esprit subtil et le trait mordant. Il fut un des soldais les plus avenlnreux de celle petite phalange qui se groupa, vers la fin du Wlll* siècle, autour de l'ordre établi pour le soutenir, phalange dont Gilbert fut l'Achille , et doul tous les soldats périrent misérablement abandonnés par ceux qu'ils défendaient. Certes, on peut reprocher à Fréron sou manque de loyauté littéraire, sou acharnement aveugle et l'esprit rétrograde de ses doctrines; mais, il faut le dire, ses adversaires ne montraient ni plus de sincérité, ni plus de tolérance. Au total . Fréron est un critique trop oublié maintenant, digne d'être étudié, et nous espérons pixm-
■H ii:.<'!iii implacable fit jouer j-ous le nom de eu- , ver quelque» jour», pai des exhumations fciite: dam
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Ses parcns, prurlrésde l'utilité de lui laisser »nivrr un penchant aussi fortement prononcé pour le* art», |c placèrent chez M. Iloldin, professeur de dessin et maître des gardes du pavillon et de la marine du port «le Rrest. Ses progrès furent si ra pides qu'à l'âge «le quatorze an» il fut jugé < tre en rljl île seconder lr maître dans ses leçon».
\ la mort de M. RoMia, rn 1750, il obtint la phea de professeur, airr 800 livrrs de traitement.
I.'nnni'v suivante. If ministre de la marine, M. l'ooillé, l'appela .'i Paris pour* deviner 1rs t aisseaux dam les planches repn'-Mi.tant 1rs tues du Havre, faites à l'occasion du *o*agr de l-ouis XV dans ce port, m 1749. \ son retour à Brest, Ozanne, à
f.truu'r tiliïrairf) qu'il y avait dans cet fflïTlil plus de virtualité qu ou ne le suppose.
Parmi toutes les épigrommes laneêVs contre r'réron, nous n'en connaissons aucune de mieux, aiguiser que ee||e-ri de Voltaire- :
l u |tnjr . ttnu du uro ««lion.
Vit «cf jvral mitiJit ]-ttt lirma.
• » lui It «#rnfnt .pi (NW |
Afin qu'auriine loin- m- manquil à son nom, Ki ''roii le eritii|iie eut pour llls Krériui le COSTCOliouiu'l . qui remplit, dans I.- Midi , le même office que t'arrier à Nantes, et qui nous a laissé des mémoir rs «pu puent la guillotine et ne sont pas écrits
ru français! >r dirait-on pas qu'il y a des noms I Pein* âKe *" « »"*• **«»•'• '« nécessité de perlec-
prédestinés à l'infamie. comme d autres a la gloire!
IlOitM . labbe), néàOiiimperdansIrAXIIIsicclc, et l'une des trois colonnes de \ imuc ht- Urtiin: iMeiiseur obstiné de l'ancien ordre de choses, plus mordant que .spirituel . plus audacieux qu'original, Itosou se rendit odieux par ses critiques » irulenlev
A I ori^iuede la révolution, il rédigea Y. 4 mi «7m Hoi , et prit à tache de verser le ridicule sur l'a»semldce constituante. Dénoncé pour ses opiuion», il lut tddigé de se radier, et mourut dans sa retraite le -21 juin I7'»2.
tiZ\WK Nicolas-Pierre; , naquit a Brest, le 19 janvier 1728 (I).
\p|>e|é par la nature à lïtude du il^-m, del'Jge le plus tendre, le jeune O/auuc traçait des Heures sur les murs de la maison de sou pi re avec tous les charbons qui lui tombaient sous la main.
, i) CVotit n|ifgilDMmnili'fl«« uWu.U i|»f no»»» «ibli»«« lui U UmM» llou« s l oatrag» it JH. «lr kniUm , •■«tuai
ii ' l» l»Ui lllff Iflliir.liiiHOl t|«M lit |»M-«*tll«t l»« (*W«r«
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IV h J'«nar«* fprf» «»oi» «rural» lr* innu rfaajQbaTra ••«In .1. M. a. U Q«liina-»iiu • v il . • r» U • nr VJnrmr* , t..>ar««ar»ai , ifai fnl»>> Cfttra Iim ■•n»« a> La feu y kkMM . nutMiia m taaudil «n Haïti •auailr, tl ua «U. tinta firup«Mt«uM oaïl rrjrta.
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l'otr* If* oa«r*|ff «W A
tionnei se>iludi-s: il demanda, mais il n'obliot qu'en 17.*»,. ce qu il désirait si ardemment, la permission île retournera Paris, pour puiser, sa centre des arts , de nouvelles connaissance*- • rivé ilans celle ville. Ourles Naloireet IWiucher, pi-inlres, et J. Ingram, gia»*** ilen-ul de \< tir% rmiseils : l'assiduiV qu'il ;■■!'. i à l'élude le tirent lemps, des leçons de se» mallrev
Apres dix huit mois de travail, il quitta la capitale p»»
reprendre ses fonction». 4 «■* du ministre, M. de M. .touillé , le fit .les dessins relatif» a soniiiéir ,
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taajjffjtaaeal encore im- 1 phvsi<|oa x liste
créé.
une du roi, .1 1 1 Mu< lie, prvqels de navigation inlé- •r; nommé membre de Taca- "rsbourg; aslronome-opticiea uia<liine% s« r.jii! .1 la
kes monnayées; ceonoiniireies , etc.
Il perdit too» les emplois , qui qu'un faible