DISTRICT DE IXSUUVKV EH
ainsi que' Sainl-Gonlven , sous l'empire de Justinieu, sous le pape Vigilius, en Mo (1). En 1374 , ce lt« ville lui prise par le duc Jean IV. s II lit passer au fil de l'épée la garnison française - qui la défendait. En 1437 , le seigneur de I*en- Iiunet obtint du duc Jean V la permission de faire ouvrir une mine de plomb trouvée dans une de ♦ ses terres (*).
( i) En 8j5 , Lesneven fat prit par le* barbares , ainsi qne Tolente , grande ville placée e l'entrée de Laber-Vracb. Dnni (e dooxiéine siècle, 1c duc de Bretagne, Alain Fergent ,
* établit à Lesneven une cour de justice pour tout le pays de Tx-on , et publia aea Us et Coutumes de la mrr , qni n étaient an Ire chose que celle* des anciens venètes et des ossitmiens.
En 1 163 , Henri II , roi d'Angleterre , prend Lesneven et détruit son châleao.
San* le siècle suivant, le doc Jean Leroux rédige , à Lesneven , son Établissement des Plédours , qui défendait à une partie d'avoir plot de quatre avocats.
Lorsque Charles de blois et Jean de Montfort se disputèrent le daché de Bretagne , Lesneven se déclara pdnr Charles ; niais cette villa fat prise, et elle ne revint A Charles qu'en i35i.
tout le duché , aa pouvoir de Jean, dit le Conquérant. Il y uni garnison anglaise ; mais le* habitaoa appelèrent Bobert de Quitté à leur aide; ils lui oavrireatt le* porte* , et celui-ci massacra toute la garnison étrangère. Ce fut pour user de
• représailles que Jean IV, lorsqu'il prit la ville, en 1Î74, passa au lil de l'epée tous le* finirai» qui s'y trouvaient,;
(a) M. Miorecc de Krrdanet dit une «i«»e tf argent ( ce qui u'impliqoe pa» contradiction avec la version de Canihry ). D. Bonnard du Haulay , dans son histoire manuscrite du sol, Ai comment et de T industrie de la prorince de Bretagne, dit une mine d'or ; mais il e*t probable qoe c'est par erreur.
Pendant la Ligne , Lesneven Tut d'abord du parti de Mercosur ; niais, dégoûtés de* excès de» ligueur* , lea paysans se rennirent et vinrent attaquer ceux-ci «ou* le* mur* de Lesneven. Il* en tuèrent J ou 4 cents.
En itiCj prMicnt, a Lesneven , le P. Mauuoir , le P. Marllu et Aodré De Meur. Ils excitent tant de dévotion que l'on cuiuuinme dau> cette ville , le jour de la communion , plus de 1 8 mille hostie*.
En 1*89, AI. Lrguru de Kcrangal , député de la sénéchaussée de fosnetrii aux ctats généraux , demande la des- 1 de» tilns, et, pour eu fait* sentir l'odieus et le 1 , il ptfrle de l'obligation imposée à certains vassaux de patser les nuits à battre les étangs pour empêcher 1rs gre tsouillcs de tiouklcr le sommeil des seigneurs ( et non pour les faire chanter , ainsi que le prétend M. Lacretell* , comme >■ battre l'eau faisait chanter le* grrniiuilles ! ) M. Ijegiicu de Krriagjl cita, sans doute , Cette routunic prétendue par r<- : de Ib.stoire de Goigouus, Le bon vieux roi tîoi- ,„ hua Miauoir de Laogué-
Trop heureux le pays qui n'obtient pas une plus grande place dans l'histoire !
La commune de Lesneven est située sur k milieu d'une plaine qu'elle domine. On a, du clocher de* cette ville, une vue très-étendue, mais dépouillée, sans grands effets. I j mer ne s'aperçoit qde par un angle à l'horizon. La vue de l'ouest est plaie; elle s'étend jusqu>au district de Brest. Les montagnes de tanderneau, les sommets des montagnes d'Ares, arrêtent l'œil au loin. Au sud , au sud-est , les champs s'élèvent en amphithéâtre ; à l'orient, à ' quelques milles de Lesucvcn , ils sont bornés par des collines sur lesquelles on distingue le clocher de Plounévès , et la commune de Lanhooarneau vers le sud-est , les clochers de Ploùnéventer , de Bodilis. Ce dernier point de Hiotvon se termine encore à 7 ou 8 lieues par une chaîne <jhs*montagnes d'Ares.
Lesneven estfetit. On n'y^oit pas un béliment de marque , excepté l'hospice de la marine, assez vaste , mais sans architecture ; c'était un couvent d'trsniines. Cet hospice est bien loin 4e Brest. J'ai vu mourir sur des charrettes les matelots qu'on y portail. C'est en France, c'est dans le premier port du monde, c'est à Brest qu'on n'a pas d'assez vastes hôpitaux pour recevoir les blessés "ou les malades d'une aimée de mer !
Cinq cent douze malades peuvent être soignés dans les treize salles de l'hospice de Lesneven. Sans l'evm-ine difficulté de s'y procurer des
pvti*
hni
eaux , tel hôpital serait un des meilleurs du Finistère. L'air qu'on y respire est très-pur, les salles vastes , bien distribuées. On pourrait avec quelques dépenses, y conduire l'eau du Folgoat , quoiqu'elle soit à vingt pieds au-dessous du niveau de la prinri|iale cour de l'établissement.
L'hôpital civil , occupé par un égal nombre de soldafi tle la garnison et de citoyens de la ville* »Vî.l composé que de cent lits (3).
drec , vn les coastemens de* grenouilles. Vainement il avait fait battre se* étangs, le» bestioles criaient toujours. Le prince s'en plaignit un soir à Saint-Hervé ,'ftoa bote, qui te mit est oraison rt piononça une priéte qui Bt perdre la voix Mis grenouille» ; et depuis , ajoute le légendaire , la vertu de telèt parole demeure encore en son entier.
Tous ces détails sur l.esucvcn non* ont été fourni* par l'excrllrnie notice que XI. Jliorccc de kerdauet a écrite «or cetlo viiîr.
()) rii.'.pital del, marine, ét.bli .nx Insulines, dont parle
ici Cuiubiy, -n'existe pin». Ce local, qui lonihail en miur i.ar
uiMRitT oc iiAstsm m 1704.
Tt
• >n ft . mu m entrant «Uns la prison Irsiicviii. | I Mirlli- iutevlioii , qoelle inalpro) ici. , quelle , démonstration de la liaine il<* l'homme (•••us semblables , ou Je mm un i -table iiiv.u-
Ljr>>ur qui communique aux salle- liasses pour raily>ulagrr lr» prisonniers . mais des eaux rrouptr» fiMrixH'iir insupportable . h"* en écartent I .
O Léupuld . sage r^fonitatt'iir de la Toscane bru r ru- , rc nrlail pas ainsi que vuii* liaili./ les !.-.mui.-« ! Notre nouveau gouv cruemeail réparera n-> désordres lioutriix , n-s < rini«-> des mis . (!••> ministres, de leurs ageus, rt ilr ce pruplr ariirul. rtauirds , mobile , iaappliqué , iin|iatirnl , léger , rapaMr d'efforts au-dessus de l Ihiim.hi ité , niais incapahlr de suite, d'ordre rt île |»er*évéraiice : je parlr du peuple nombreux qui \ il -ur un immense terrain, 4e laMicvcn jusqu'en xlsacr, «l«: la I lainlre
jBvJU rll Province.
Les nie» ue sojit point éclairée* ; douze réver- Iraient à ta commune 'î).
inr du Folgoal fournirait drs eaux à i ; cette commune nr jreut s'en procurer qu'au ntu>eu de rinq mauvais |»uiLs '.'i .
Ne dirait-on pas , en parcourant la France , qu'elle sort de la barbarie, et que le* moveiis 1rs pins simple», le» procédés de l'art le» plu» gros- «iers , ne soûl point parvenus chez elle ?
la halle est lielle , la municipalité bien placer. On ib-vrait plautrr le ebamp de la réunion, (•••ur à la Mlle une promenade bien aérée. I>e place on aperçoit la mer. et l'uil s'égare au loin dan» de* bosquets . sur de» coteaux riants que la moaotoate des site» du district reud encore plus agréables.
•ait» Jr I alviadoa Ait» Urjmt\ on '.»»»• i atiaw , • èWaVranr . fa» «tean royal* , rat darart Jr U trimit , trtai Vomi U* t4fwm a grand, iraia.
QmM a nwkfHUl cil, d cogbttl io UT% . mt r»l orcapr fm mm mmamnumt da paatrra , dont l« wn rat coaJa* «us êmmm (k U u(f««.
(r) L* f ma», 4» Lraarrrn n'a g tare* ru aaatliorra. Oa m'y a b>l noiM rrparatioa ; nu» il j rtçmm plut Jr proprrto , ri
Ira «o>dm y »oqi mirât ratroJuv
^ '^V téaV* *%• *■
(») tl A»tt a LraMtm , Jrpuit Jrui ni , »u rtsrrtrtr»
Lit»— iatmiuaj a* propot* J ra i«fra<-nlrr U u ml.rr.
(I) aVafl paît, m trou.rnl plao , •lit» Jjflrrvaa aaurtMri 4a
la *aV . «4 «Vas brflrt ft.hi.nBra , I oo- tuf \r rhrmm 6r Laat-
rt r*atra mu tt thrmio u> rtaawl, ptodaiaaai
r pm-
On voit . sur la partie la plu* élnee de la mUt , di s <b l>i i- d'une ain n nne relise. I n pilier «rai
subsiste rniorr e»l einlmt il un mastic que l'aîr n'a pu détruire. (> morceau de niarniiiierie fut construit .sans doute, dans les premier* jours du ralbolicisme. I .' tourelle qu'on voit en face de ce idoiiumeiit appartenait . dit-on , au comte Kxea ; j«- ne -U crois pas d'une époque aussi rerBrée. Un général, d'après l'assertion <tesriu>\em Hadrien. Bernard , Itenold , etc. , entrepreneurs de batimen* riMls decepass, les maisons de* particulieps qu'il» ont démolirs ue leur ont (amais oflrrt pour bai- n quedu mortier sans mélajige de sabir: ils ne|>arlrat ni de» châteaux , ni des église», ni des ports ou> nos ancêtres rtuplov aii-ut Ix aur.mp <!•• < baux inébV de riMpiillages , de gros sable, ou de granit brisé. ( n d eux un- < ila comme un rbef-d'truxre de composition rt dr batissr , la MltT de Sevsofi , prè» Saiul-llrirur. Je l'ai »»e . et j'assure qu'on ne trouve en aucun pas s d amalgame aussi lort , aussi durable , de coupes de pierres mieux flrite* , mieux calculées que celles de celle ancienne j prié té de la maison de Qisaoa. 0
Klle démontre . axrc tant d'autres ruines , que l'an bitecture avait acipiis , dans la Rn ta^ur, le mérite de la soliitit**. de la dunV; qu'elle atait inème une certaine gramb-ur et dr la noblesse, la*» orncniens du luxe de la drece et de l'Italie inodenie n'ont pas |ténclré dan» ce pas *. 1rs romains, dans leur pssagr. dans le court séjonr qu'il» Drr$a dans l'Xnuorique, ne nie paraissent |Niini «soir influé sur l'arrliite«iure : elle est ici cr qu'élit- • tait chez le» vieux celles; ce qu'en la vi.it sur quelques |Hiiuls de l'Angleterre , dans les montagnes de la Siuabr et du T\ roi; ce qu'elle était rbr* le» eïni*que» axant qu'oo eût imaginé le» «irdres . et «pie le goût rt la mollesse eussent fait oublier la séxérilé , la gravité et la modération de nos pètw (4).
(() ItTaagartawti optJirr inr toal rr paturr 4, C*m bry . raiat.taakfaM an TMtn ■■■■ >■■ *r b IWt.pir laai • orun aoaat . Uw rrrti.trrttur n'm •nlkaaraM trieur , at U plapatt 4'rnit» ru appirtl rnurat <■ aryta InllirJ tw mm (oUttajM aarta— Lr» . J.i.r c. J..t.i J rraa» Jra traraa aVaata u irr pajt or raaaoDiajrt r><" *»-«lrl. Jr l'a» «fr» . rr-nrt m% qa. Jairni Jr ai Iota «oal-Ja/ptl rarca. U ptaa (taaaV part* *• ara rfWa , Jr atMtâalaaat . âr t>oa aBatrnirt . tp- {►artartiarat a* tfnifial Ja ^«aajaiaa** »»r«lr. la» rrlirt a* aoat OBI la.aar . ra» i ■■■ iat , aaa Wara pirtaaaai a.Jn;ara M Jraa oo trort tuaaaaiUaaj Jaaararra «a* Tom • pral-rV» loti 4« Irar tUrtlrarr
Le château d'Evcnétait silué sur un emplacement i, le club et l'auditoire. L u es-
calier de 40 degrés, quelques monnaies trouvées en jetant les fondemens du mur du midi de la prison , ;nt celte tradition; des fables, seuls monude ;4MÈoulrées , qui n'ont pas dïn-toire-, vienueut encore l'appuyer. Des souterrains pleins de démons , de gnomes et de trésors , parteut", dilou , de ces ruines pour se rendre à deux lieues sous le château de Carawan, dont les seigneurs avaient pour devise : les Curaman et Dieu avant !
Wus les communes que j'ai parcourues «ont éloignées du centre de la France , plus mes recherches onH été minutieuses , convaincu «pue les traces originelles ne se conservent quelans les pays infréquentés.
En 1788 , les échevins, les administrateurs de Fliôpital , promenaient encore un Dœufet un cheval, couverts de fleurs et de lauriers , dans toutes les mes, de Lesneven ; la marche était précédée d'iustrumens, de fifres, de tambours; on s'arrêtait de temps en temps, eu s'écriant : Guy na-nè (voilà
La quête qu'on faisait à la porte des riches se partageait entre les prisonniers, les hôpitaux , les récollets et les pauvres honteux. Il n'est aucun de nos lecteurs qui ne sache à quels siècles se rapporte cet ancien usage. Qni ne se rappelle les taureaux que les druides immolaient dans leurs forêts , aux pieds de leurs chênes sacrés , à l'époque du nouvel an ? qui ne les voit vêtus de blanc , à l aide d'uue serpe d|ur; détachant, en silence, leguydu rouvre? Des varies le recevaient dans un voile de lin. Le peuple, prosterné, attendait qu'on lui distribuât des parcelles de ce rameau tombé du ciel, né sans germe. Il éloignait les enchanteurs , les prestiges ; les esprits malfaisans ne pouvaient rieu contre sa puissance céleste. Trempé dans les fontaines, ou dans les eaux qu'on distribuait aux auimaux, il détruisait toute influence dangereuse ; la foudre respectait la maison qui le recevait.
Les druides savaient maîtriser jusqu'aux écarts
l'humanité faible et souffrante, (xunme ils surent donner un caractère divin à tout ce qui pouvait' être utile aux hommes!
(i) Vojr* ce qme »ur le district «le guciocat.
où Uiubrj eu parle plu» loo-
ei 1794.
Le tableau du Zodiaque , des signes qu'on y suppose, en sont une démonstration. Le caprice, des rapprocheincns sans liaisons , des traditions et le hasard fondèrent les religions du monde ; la seutereligion druidique parailavoirdes bases fixes, un système complet , une assiette fondée sur la nature et les besoins de l'homme. Les athéniens eurent des idées religieuses qui leur vinrent des pélages et des égyptiens; les égyptiens les reçurent des obaldéensou de l'Ethiopie; les indiens, leschi? nois , des tortares et du Thibet.
Les dmides et les gaulois ont seuls une religion sublime , merveilleuse , fondée sur la nature , sur l'histoire des élémeiis , des astres dont ils connaissaient la marche, de la médecine qu'ils pratiquaient, et de ce principe brillant qui n'admet dans l'univers aucune combinaison, aucun assemblage qui ne soit dirigé par une âme , ou guidé par une intelligence. Ils admettaient l'immortalité de 1 âme , peuplaient l'air , le ciel et les mers de millions de demi-dieux , admettaient un être suprême qu'ils révéraient sans le nommer. Tels étaient leurs principes connus. 1b croyaient cette divinité supérieure l'àme , le résultat des combinaisons de l'univers , comme l'àme humaine est relui de nos sens, de notre organisation. S'ils imaginaient qu'immatérielle et créatrice , elle eut enlai^ la matière et réglé ses combinaisons , c'est ce qu'on n'examine pas ici ; mais il est démontré que tonte idée mélhapbysique , depuis l'athéisme jusqu'au système qu'ils professaient publiquement , était familière à nos druides ; et qae les étrusques, les mages, les gymnosopbisles, et la secte des pythagoriciens , ne firent que commenter , que chercher à comprendre les systèmes qu'ils avaient créés i systèmes qui n'étaieut pas le fruit de ces fantaisies auxquelles on veut assujettir les pbéno- * mettes , mais le résultat de leur expérience pendant des milliers de siècles , de ces observations suivies faites par leurs disciples sur tous les points du globe qu'ils parcouraient ; elles étaient classées , rédigées par un collège immense , dont l'occupation, et la nnit et le jour, était, avec respect, avec enthousiasme, d'observer tous lesmou vemens, toutes les opérations de la nature, qu'ils regardaient comme un livre divin, comme la manifestation des volontés etdesactionsdesmillionsd'individusqui dirigeaient les astres ; des intelligences errantes dans les airs, agissant dans les flammes, inouvaut les élémeus. Ces éires régissaient, dirigeaient les mœurs, les
uistvict m: llmetui ij U!M.
prinripes des hommes, «li^xiivatiiil le I>i«ii el l>nul . «■ parlx ipaiml même aux passions de l'homme, ni raison de leur m usinage de la terre . ou du degré d iiii|N-i Iii timi i|in 1rs euip.r luit tir trieur dans ira régions qu'habitaient de demi-
ix. ti,s dieux purilié». p.ir la v.^t-ss.- ri p..r I..
du nui, dans ces contrées, existait il j a peu tir temps à Lesoere» comme dans toute la
r fr.inc-
■ tir fui . m ii foed , ' | M r, panagn aa diflarro* drgrea» C'r*»il
•f.c <fi!r fin qui ar-
aaal fia* tard m ri grand aouaoi». San* Air» noaiinauir- > ilr l'etal , Us druidn U {gOTrrniirnl t rrllrmrnl Ik pràidiwfii nt u< MWiml Mir tonte* Us runlnutmn» , rendaient
U* « lutiin. B* «I jri i.tiliirgl In M -
M M conformait p** t \rwt% mlrticn «•«..r. U rstiUit un grand druide, npece de lia* «ulrn nl»ri«va>cnt I.n druide» ««cirai Mi*« dan* In roaaeila. Ih clairat nrmpti tir H d'napAla IU »r parferaient rn ijuairr la* SaroVi , poetn enargn d* crlcoraf
« U philaaophi*; In utnmJri , «pu , la» lu» . njHtftuiral la uublaaa* •« jarairal In proie* Mon, f|ui offraient la* aarrifirra- La ai ■ iaaaM foi am lyalaau raliftaos ci g -m rrnenarnul d'—ayn II finairt et duo» Muioena* Milita, Unique In aaalaga* draidiqon imfmurrrnt In pin* luulr> cpacilr*. La (■aiimanl rtant aUra a au ma ma des plua dignn , dut nr- » '■iniaral «or* bon rt avantagent an plua grand sombre. «~nari la roraata du n>«-nie , Fanal orra tir d* I intelligence ; M 1 eaatntiou naquit liirotAl ta oo tant dr caparità* •' agita pou» oir a* tua lai airain par aaa dxaaatiaaa. tas a la dicn.tr du grand dnud* *a dwputrrrat U «r la» wan, rt dn Ion Vargammt draiiuqor fui kraaat ; Us gou« entra coaaœrmi rraal • doulrr da Iran dkrfi s
Am total, il a* faut po.nl jag*v la* draidn ai .par. In d» quelque, plnloanpkn , aaa» il aa faut point no» la* aa.pfc.taqo>» rlogaa rjt», leur doaaa ici Caa*~ mtj. Lena malii , gr aadr , un dont* , poor War epoqa* . •M , par rapport a aoava , aaa da r boa* ; ail* aa poarait ' "du III ■ ■* d'eitraaaoa , riant oral* al Ira- La draidnn doit rit* jage «a pUr* rt à a. n »**»- Ca au aa rt*tr*a* «pptiapej* a aaa '■**»!. rt daaat U «akajr baïaaVau* ni ■ celle ; ma., c m Ma* d'y rou aaa daiaria» rcgrcttaU* , d rtameUa «agaaaa , faadn aar l »«ad* la piata U*f* da la Bal or* , rt pcracuLant arnlr I* baaa da prragT» *t da t1a**IV|aaca , a Ion aaa* tout**
da faaabaOM, da aaaulr oa aTra air-
PaataV % +* '*>»•
PIHIIL
Itrrtagm* , romnM» daas lrs(»jnlr*. Ou élevait un artirr a la \n>rlr tirs citrh ; nu k rnuvrail dr fleurs et de verdure (B)j une eoavoon>' liait platée sur la porte de relie ipi'on .niii.nl: ou lui ilr>liujil un lK»ui|uei il une roiiipiisitioniii^éiiieuae; de longues f^uiriandes iniM iNiieiit 1rs rues ei bis«aaieiit p«mlrr sur li"s pasvius ili>» doines de IleiirN et d< l> uili.i £»*s. ( t ls |. u\ m n.iliirels, au retour de» beaux jours, rcsulUilsiuiioo usd idée^Miitiuientales. préi l'derent la l'ele île Mure t In-/ 1rs rnilldills. |h U|>lr ilr^.m |r, i|ui, dans |e> temps posli rieurs, lie t 'uvut dau> Flore, ditiiiilé des jeux et du printemps. i|u une infâme prostituée, cl qui diKlionori-reul les jours qu'on lui rousarrait par d'iiiilt < > nl< s paiiloiuiuu s, par d infâmes prostitutions.
In autre usage était ( on l'a pratiqué relie aottèe ) , le diuianrbe de la Uuasiiuotiu , de se jeter de mains eu m.iinsdes d'une |«>lerie fragile, qui se brisaient en se rcnrontranl dans les airs, ou que des maladroits cassaient ni les laissant échapper de leurs mains ; les rues étaient couvertes de débris. On cberrlierah en vain , rhrx nos aïeux , la trace de ce jeu bizarre, qui me paraît dériver d'une coutume des juif» , obligés , je crois , de rttMtnrler chaque année les vases dont ils s'étaient serris (3).
1-e mercredi des Cendres , on brûlait sur la montagne , mi rliamp de liataille. un gros hoaune de paille rouvert de li. niions , .ij.res l atnit pn>mené dans la m Ile. — Mardi gras le suivait , vèlu de sardines et de queues de munies. Ces ft.es, ces jeu\ grossiers , remoatent a la plus haute auiiquité. Ainsi , dans la Hamlre et dans l' Vllemagne , a des époques reculées ib»ut on a conservé île» •rares , on exécutait des test**» de celte espeer ; le combat de l'hiver et de l'été était figuré par des rherurs d'hommes qui rappelaient le retour de* feuillages, l'arrivée da soleil , les rérnlirs. et. . jeux simples, près de ta nature, antérieur- .m\ jeux des toscans et des grées. Ceux dont je parle nt tenir à l'institution du Carême ; ils ont haute origine , peut-être , et tiennent au systesne des gantois.
I Luis I.n \eill. .s. 1rs |i.i\s.ius du vedsifage prapwwl des énigtaes , et les résolvent mm me le
(*) Seto*Uroa*ai rnrocc. aa l»* aaaa , Ira p*va«B< i dn baacfan da lUtr* qa'da plaalrat aaa* 1rs caaatpa , daaa le* loila dn aaa.%oaa , dn rcujan .«a l.»rj dn Cotttaaaaa. ***.
fi) Cajaa da la Qmm -..stV . cal I « i .n d* la tVtiafa*.
IU
lie l'Inde, de la Chine. Voyez les livres sa mis el les M H le et une Nuits.
s, dans Je district de Lrsnevcn , on ne laison la nuit ; on y prétend que c'est en éloigner le bonheur , que les trépasses s'y p roux rient , et que les mouvemeos d'un balai les blessent et les
Scuba an anaotut.
( Balaietneut des morts. }
Ils disent qne , la veille des morts, il y a plus d'iincs dans chaque maison que de grains de sable - dans la mer el sur le rivage.
On réserve un tison du feu de la Saint-Jean pour se préserver du tonnerre. Il but que les filles, pour se marier dans l'année, dansent autour de neuf de ces bûchers dans une même nuit; la chose n'est pas difficile : ces feuv sont tellement mulli- |diés , dans la campagne, qu elle parait illuminée.
Voici quelques proverbes d'usage dans ce canton ':
Voilà ibii a so er qarr a gnlgour da guenla. La plus mauvaise cheville de la charrette est celle qui lait le plus de bruit. )
An danves distumet gant ar rastel, A yeio buan gant an avet.
' O qu'on recueil le avec le râteau , s'en va bientôt avec le vent. ,
IK parlent des gens de campagne qui font une fortune trop rapide.
Htritaic h eut Mec arabefgar darpen /tue/a dan ti.
Héritage de prêtre ne doit pas être mis au fond de la maison. ;
O qu'ils disent, persuadés que ce bien ne prospère pas . qu'il est le premier dont on se défav*- , el que partout on doit le placer près de la porte , alin qu'on ail plus de facililé pour l'enlever.
spouatieq.
( Ce n>sl pas avec un tambour qu'on rappelle nn rbetai échappé. )
Ou dit a rem qu'on engageait travail : ffa r/fntl an a/c'fuii'de< /<> rana dan goalon deiz.
rV.Mit./ laJowtle qni chante au point du H»ur.
Ils,
tenvs : „
l 'a rnap , re go* an douar et'it obergoap anizi.
( La lerreesl trop vieille pour être généreuse. ; (I . Ar macn a ruilt ne zistwn quel a giwi. ( La pierre qui roule n'amasse point de mousse. ) ,V«- quel red taoti maen och quement c hi a arz.
. Il ne faut pas jeter la pierre à tout chien qui aboie.:
t\e quel un rfftw tomaraan an.
( Ce n'est pas un jour de chaleur qui (ail l'été. , Barnitareal evel mafel deoe'h beza bamei. ( Jugez autrui comme vous voudriez qu'on vous jugeai. )
En parlant des femmes . on. dit :
Eman va lod e peb unan , Quoi am bel zv bel utuin.
( Ma part est partout , jusqu'à ce que j en ai. une. ) , t
En parlant de la rem me et du mau :
Quentocii e squiz ar freiU evit ar leur.
( Le fléau se fatigue plus tôt que Caire. )
Xep so lent a deot a die beza cakt ar qieq scouarn.
( Qui a b langue aiguë doit avoir l'oreille dure
Anciennement , dans la Bretagne , en interrogeant nu coupable, le juge lui pinçait l'oreille.
Ces proverbe» ont leurs analogues chei uw> b peuples de la terre ; mais la langue bretonne e>i d'une précision , gré d'indiquer.
Je ne peux m 'empêcher de rapporter ici « articles d'une appréciation de livres faite a ven, le 7 septembre 179:.».
Le Cours de Bezoat. . . . estimé
Opéra Ciceronis eMinié
Pritu-ipesde Cosmographie, iil. .
Jambtieus, de nysteriis C^ptio-
rutn j<|. .
te Pilote de Parier ni. .
L'Optique de Y«u Ion. . . . id. .
H. Galetnni Geog-aphia. . ».l. .
Tous les livres de relie bibliothèque . de <|tiebpt. espèce qu'ils soient, sonl e><uu.'s 12
.'. Le
n 17ÎM.
Voici t'extrait de la .rente du mobilier de» Récoiietsde Lesneven, (ail** le 27 octobre 1791 :
Commentaire de Tabbii Pauonnilantu , en latin, 7 vol. infol., vendus à », . a
M. Ralagnier fila. 2 1» ■
Saint-Jérôme , 'ivul. latin» , infol. ,
vendus à M. Dalagnier * 12 »
' Fiaronius , lal. , 9 vol. 6 » » Les annres de C icérott . en latin. . 1 11 • /.« lettres d'Erasme, h s œuk-res d'Hérodote.
Histoire dePtalinsur la fie des Pomtifes rogtains.
Le manuel des prêtais n'gidiers.
Les œtnres de PaulhmUc.
Les œuvres d' Adrien Turnebe.
Us œuvres d" liras me.
Ijt tout formant 7 vol. iu-fel.
Les commentaires dt -dom Calmet, 1 vol. , vcudus à M. Bob-Roger. ... 1 10 »
Ouïe volumes, parmi lesquels se trouve QuintHUn , tend, à M. Arnaud. » 15 .
Quatorze volumes, parmi lesquels la Mythologie, Euclide, Saint-Clément, Diopne, vendus a M. Cadoret., . . . » 14 6
Dii-sept volumes, f lrgiie et beaut
M. Gardisson » 17
Tons les ouvrages rangés surlepretnkTromparlimcutdv la grande armoire de la bibliothèque, Sô volumes, adjugés, avec SI autres vol. commençant par / (tbn'gé de la u< de Suétone , et IIutssant par les mots des sept paroles de J.-C. sur la croix, le tout faisant eo- M'iiihlr 76iolum<-«. adjuges à Bertrand-
Alby-de- rrcgaraiitec , pour» 1 1 »
Cinquante-deux \oltimcs commençant par 1a theologjh morale de Grenoble , et finissant par Tite-Uve, vendus à M. Batagnier 4 • >
Trois cent vingt-cinq vol. rouverts de parchemin , vendus à M. Tmgoff. . 1 15 »
armoire, vendus à M. Avèque. ... 7 » » Quatre cent douxe volumes, vendus
à M. Dalagnier 9
4'ai fait rentrer quelques-uns .les livres si bien rie la bibliothèque .les llécolleb;
appréciations, de pareilles «entes, font roimaitre le point .le dt'gi-irialion ou les sciences sont arrivées dans le Finistère, que ùngt longues On sent qu'il" estaussi nécessaire d'y rôles, d'y révailler l'amour des lettres, que de verser des grains sur l*aris (1).
Le commerce de Lesneven est presque nul . mais les marchés sont surcharges de blés« C*est un des greniers «le ta Bretagne.
Sur l'ËInrn , du coté de Plounéventer . on trouve un moulin à papier; c'est la seule manufacture du
I.es moyens de s'enrichir dans ce pays seraient fournis par l'agriculture; ou pourrait enlever à la mer des terres fécondes cl sans frais estrannliuaires. Dans La commune de Trefllez, ou voit une étendue de plus de 1,425 journaux qu'atec une 'digue de trois cents perches on pourrait s'approprier (3).
A quelques pas de Lesnev en est une église dédiée à la vierge: on fa nomme Notre-Dame du Foll-Goat, Notre-Dame du Fou-du-Bois.
In écolier ne put, dans ses études, apprendre que ces paroles : O itron guérites t ari ; eYst-àdire, O dame Vierge Marie. Il prononçait ces mois sans cesse, vivait des aumônes de Lesneven , et se couchait dans un grand arbre. S'il faisait froid, il se plongeait dans la fontaine jusqu'au cou, en prononçant toujours If doux nom de sa protectrice. Il meurt : un Us s'élève de sa bouche quelque temps après son enterrement. Ce miracle fait grand bruit ; le duc et fa noblesse de Bretagne font élever une chapelle a la Vierge sur la tombe de son ami. Miracles sans nombre. Anne de Bretagne, François 1er , se rendirent rn pèlerinage à cette chapelle, qui n'a perdu son influence miraculeuse que depuis fa révolution (4).
(.) U.U.oœ* Mm frit ob«r», .... nta.f»
c*a litre* De furral — m»l irtiilu» <jur parce que des «fropole» politique» oo rrliprnx rniiKrrbcreol U plupart 4c» b.l.iUn.
n'eat dune point arceplalje , qnotque tca obteeralion , rr-
(•) Celle papetetta. Ta
M «Ur dr M. Le Kadnu.
•> e«a>>p*gtie dm Kcraaau. — Noua parlerons. de cette «pe-
conde p«ti, de fourra . a IWlr ^ruuUurr.
(4) A «M âa «et .i«co»ri« qoe duo», .ci Cambr» . no».
DIsmiCT DE
Que de monumens curieux brisés dans cette église ! J'y remarquai surtout un autel sur lequel
faire que de citer le dévot pèlerinage de Notre-Dame du Polgoal, par le R. P. Çrriile Penne c. U est difficile de concevoir quelque Acte plus et de ra.iss.ui. naiveté.
■ Ce jeune codât ( l'écolier dont perle Cambry ) , i m en âge , ému pu un instinct particulier dn ciel, commença, » après U mort de tei parcu* , à chérir le* douceur» de la
• éloigné de la ville, séjour extrêmement propre , embelli » d'une ronlaioe bordée alors d'arbre* d'un beau vert naisfant
■ en dehors de l'église ) , et c'est U qu'il a goûté U manne
• des consolations divines, où , comme un paaaereau soli- « taire , il solfiait à sa mode les louanges de la vierge adorable » a UquefJe , après Dieu , il avait consacré son ccrar.
- U était misérablement «étn , toujours dechans , n'ayant m pour lit , en oe bois , que la terre noe , pour cher et qu'une
• pierre, pour toit qu'un arbre tort a prés de ladite fontaine. » Il allait Ions les jours mendier son pauvre pain par la ville
on trois petit» mois; car il diaait : oe» » Maria ; et pas», en son langage breton : SalaHn a debre » tara ; c'est-à-dire, Salaûn mangerait tien du pain. Il pre-
• petit henni tage.
» Je vous dirai bien davantage , qu'au cœur de l'hiver , il
• nn beau cygne en un étang , et répétait toujours et mille
- fois , «**> Maria , on bien chantait quelque rythme breton . en donneur de Mar*.
. Puia , quand il g rouait a pierre fendre , il moulait dan*
• on arbre , et, prenant deux branches de chaque main , il
• se bercail et {voltigeait en l'air, chantant à haute voix : » 0 Marie. En cette façon , et non autrement, Il réchauffait
• On l'appelait Salaûn or fall, Ini un des plus beaux pages*
- d'honneur de la reine des deux !
m Une foie fot rencontré par une bande de soldats qui I la campagne , lesquels lui demandèrent aui vive * i ù répondit : Je ne situ ni Biais , ni Monfort , mou m uniteur da Marie, et vira Marie ! A ces paroles, le* soldats
- se prirent à rire, et le Uiasèreml aller.
» Enfin, notre pauvre «implique , tentant bien que sa fin
- approchait , comme une tourterelle , fit résonner l'écho de . sa vois, pour marquer que l'hiver de sa vie était passé.
• Mourant , il répétait encore dévoiameat le doux nom de m Marie. Après cela, visité et consolé de rechef de la vierge
I à Dieu. Son visage qui , « sa vie, éJt Sont défait
lesattribuUdelalrancHnaçonnerie, Une règle, un marteau , une éqnerre, un plomb, un compas,
u ueiu et si lumineux , qu'il Jitpolait ■ à la candeur du lis et au vermeil de la rose. -
Après a mort, Salaûn fut enterré au village de Lannuchm. Son tombeau se composait de quatre pierres, que l'on voit encore, et ponr lesquelles les psysans ont quelque vénération.
Le miracle rapporté psr Cambry eut alors lieu : nn lis, sur lequel était écrit, en lettres d'or, are Maria, sortit de la
même où il avait habité. Ce (te chapelle, commencée en l36*, ne fut terminée qu'en 14x3, par le duc Jean y. L'église du Folgoat a deux clochers * \'m d*«K est une lourde imitation de celai de Creisker , à Saint-Pol-de-Léon. Elles aussi deux entrées. Dans l'une , on • détruit le* relouais, qui <
l'antre est encore remarquable par ses festons de kersaaton ne charmante délicatesse , et par Us statues des Msis ce qu'il y a de réellement admirable , c'est le jubé, en pierre , travaillé à jour , tout brodé d'arabesque» , de piliers, de feuilles de vignes ; ce sont les t
dentelés de mille deuils gracieux, de mille niche», de mille et de naïveté.
Fanl-il ajouter que toat ce ravissant travail vient d'être gité , horriblement défiguré par la grossière ignorance des membre» de la fabrique du Folgoat ? — Fant-il dire que ces beaux autels de kersanton , auxqmcis le temps avait donné la couleur dn bronxe . ont été peints à l'huile , en notr ? A quoi bon ? — C'est U un destin réservé i tous nos monumens gothiques. Qu'importe eux administrateurs supérienrs, qu'importe su gouvernement que les trace» de» temps passés , que 1rs documens utiles à l'histoire de l'art soient perdus en France !
Delà qne cela *
enré, on
des pèlerins; on y montre encore nn vieux fauteuil en
L'art est-il donc encore quelque chose chex nous ? — De 1a pierre taillée !~. qu'est-ce qne cela prouve ?"qo'( ■?
Près l'église du Folgoat se trouve le prieu
qui s servi, dit-on, i I* dnebesse Anne. On t princesse fit plosicors pèlerinages au Folgoat.
Las mur» extérieurs de l'église du Folgoat étaient entrefois surcbsrgéa des écussons des familles nobles qui avaient contribué Isa fondation. Ces éenssons ont été martelés en 17(4; mais on t encore, dsn* le livre do père Cyrille Fennec , que nous cité pins hsnt, le nom des f.tnille* qui .ruent s.n»i" sculptées dans le pourtour du monument.
faites i l'église du Folgoat , en t;o3, sont Voici ce que Cambry dit dans son Catalogne mndaliime dam le Pinittère : '
. La cour du Folgoat paraît rire un champ de bataille ; de» ■ milliers de statues de keesaoton, brisées , remplissent les . chapelles, Ut portique,, tons les env.rous de l églis*. Que . de costome» singuliers von» disparaître , que de morceaux
ict nr irsutvETi r-v 179 V
une truelle, on rima , an niveau, étaient gravi* m trois rompartimciis entourés «Je hrodures et de piiriatade* , «la travail le plus
On «Mire que r* local fat jad" lemplien (1).
Les jiSuitesy tinrent un collège dont les revenus
A Da — — — w— , mm airorr.
mi i eeeit de précieux racla* box «mis de 1'amiqnitr. J'ai coaapté don» tctem iUo< ont fontaine. Le* raaat lea plu»
n»t»f parti qu un arelptror habile po orrait brrr da keraeec tforlla dahaatcaia eaa eifaea . caa flenrona ,
> aV ewte paiera, a Irai» pied» quatre ponce» de > on. . .m», pied» af «aie < J. profond*» ^ a» neuf poura.
Ton, le» rnonuiaent do »'ol»-oai ont un air de d Ho„Sr„ doai ,| «i i.poa*iblc de donner l'idée U Mtavn de U peinture.
. — reelr
paa que ce* attnbou tv faaara M, S m conclu. q»e Taglb.
nn maillet et so« truelle , et ne cane de la frauc-
at «ppartrna iui templier».
• (■» t'alnn qn on bonne tel qoe fa
« fol de .
hntonqnee , ail pu tonber d»n» une »i froauera erreur U • »'a aVaaa paa la lanMotre de BreUr ne | il li doac paa la
• l'ardre dr* taanplicn fol proaent an illi , et n'ayant . pn depa» re ten.pt poaerdcr ottefuwMenenl loron lienefire , . U Volgne! . Un en lit), cent dix en» aprra la proamptinn . aV a* ordre, n'a pn lai appettenn. De plot . le. •enpber» . et lea rranca-anarona na «on» pa» la nWaae eboae | Ira pre.
i re fini onr belle traeed» a une
Tfona eaenn», ronnr tout la sonda, «or l**>nerre . I* . enaapa» , la truelle , aie. , «ont dea «tiuIx.W» tne*oa.qur> , m mm» anr l'enlel dont il l'api , et qne l'on Mil an rolfoel, . de annl nmpleeaaot In tltnbat» da I tut A arrbiterle et da ■ rat» da auroaw Cet aatel fui effertircmeni »<>oe i U eierra . at fonda pat Fil |U Mil et ht Mariera ejni on. bit. r«ajka> . • et qai aea) voala lawaer par U an aïonnaaenl paritrubae da . bel onrraee qu'il» avaient «rr.xitpli jrer bea
furrotTeraes sur le couvent de ce» bons père* . à Brest rï).
La route de I>esneven à Pontusval est étroite et ruinée; il serait essentiel de la réparer au plus lot. pour le commerce oui , sans doute, doit se rétablir a la part , pour conserver des animaux au labourage , pour faciliter aux campagne* voisines In
Ploanéour-Trez, les sables et les goémons qu'on \ prend pour la préparation des terres du labour.
Cette route n'a rien de curieux jusqu'au moment où l'on aperçoit la mer et ses rivages hérissés de rochers. De hauts fossés couverts de landes dérobent jusqu'à la vue des champs, que les faux-pas des chevaux , que lea trous dans lesquels ils s'en-
leurs d'examiner.
L* majestueux aspect «le la mer, ces côte* au loin prolongées , la grandeur de re beau spectacle, le bruit des vagues , ce» écueils redoutables , effroi des ennemis et des navigateurs, ces moutoni blanehissans qui coupent la teinte uniforme des eau\ bleuâtres, vous ilédommagent amplement «les ennuis et des dangers de la rivale que vous veoc* de faire.
Arrivé sur la roche élevée de Castel Louel , ou n'est qu'a 50 lieues de PI> mouth(3). Je me peignis
troupes détruites.
Il est impossible que l'étal ronvulsif de re pav*
échafaudage sur lequel est fon.br sa puis sanee. l>e» peuples de l'Kurope s'élèvent contre lui ce ferment de révolte, coniprimé depuis lot) ans. mais imijoorsactir, toujours brillant , doit enfiu éclater; les convulsions de la France s'y développeront avec plus de fureur peut-être ; son crédit, sans base réelle, s'évanouira; le* denrées exlé-
fuseVs; l'orgueil aura tout provoqué ; les chitcaux seront incendiés , les propriétés partagées ; les fugitifs chercheront sur des terres étrangères un. hospitalité qu'ils ne trouveront pa». Hélas ! rom ment le funeste esprit de vengeance qui règne au
DISTRICT I>E PVn Cl 1794.
fond du "i iic df l'homme lui tait-îl désirer cet horrible bouleversciuenC> Songe-t-il au résultat d'un pareil wi'ii.aux millions d'assassinats il provoque^ uiix Ilots de sang qu'il l'ail couler, a la rage, aux dénonciations, aux calomnies qu'il détermine? 1rs villes sont renversée-,; les mères, les enfans expirent dévores |wr la faim cruelle: le propriétaire exilé erre dans les forêts, son frère le repousse ou (•■livre au bourreau. Générosité, délicatesse, honneur, sensibilité, toute vertu devient un crime. Le soldat souille Cépée qu'on lui donna; le magistrat n'a plus de force ; la justice quitte la terre; et la cour, sans crédit, sans mœurs, multiplie ses cllorls, ses excès et ses palliatifs. Cruels anglais, \oilà l'état qui vous attend, si vous ne renoncez à cet abominable esprit qui, pour les intérêts d'une toute-puissance imaginaire, ou d'une vaine gloire, baigueul de sang et la terre et les mers.
Puisse la paix , après tant de ravages , venir s'élablir sur l'Kurope ! Repeuplons ces contrées désertes, relevons ces toils abattus, portons chez les ennemis que nous embrasserons les denrées qui manquent a leur existence : que la liberté «lu commerce .les mers, de la pensée, soit le résultat des convulsions qui nous ont déchirés; que la tranquillité renaisse dans les champs, l'industrie dans les ville-, et le bonheur dans l'univers, qui souille encore de nos divisions !
J'achevais de former ces vœux quand le chef du poste m'avertit qu'on entendait au loin le bruit d'un combat maritime : ainsi mes douces illusions s'évanouirent, ainsi la vengeance et la mort vont encore rét;ner sur la terre,
Plv mouth, le comté de Cornouaille, furent prohableiuent le premier point de l'Ile découvert et peuplé par les bretons de la grande terre. I e> \ eaètes v tirent un commerce immense de perfcs et d'étaiu qu'ils transportaient , en traversant les \lpes, jusqu'aux emboucliuresdu IV», habitées par leurs colonies avant les siècles héroïque-. Les rirhesseset l'amhre qu'une autre colonie du même peuple ramassait sur la mer haltique. et portait au
nié entrepôt", je répandaient de la dans la Ci -ère,
i \-n', jusque dans la Colchidc, d'où l'on rapportait en échange les richesses de l'Orient. I.a conquête des (iaules par les romains, les guerres du Nord, la piiscdel ile de Bretagne par les saxons, interrompirent ce grand mouvement du commerce qu ou lait a moins de frais depuis les »o> âges dans l'Inde par le cap de Bouuc-Lspérauce.
L'entrée de Pontusval est bordée de récits; elle a cent brasses de largeur. Le rocher qu'on nomme le Fil, et qu'il serait possible de taire sauter, roupe la passe en deux parties , et gène le navigateur.
A une encablure du Fil, on a huit a neuf brasses de fond , et six brasses à la mer basse. «
Le fort de Pontusval défend l'approche de la rote. Il serait à souhaiter qu'on établit une autre batterie sur la rive opposée, sur la pointe du Bilon.
Ce petit port assèche a toutes le> marées; il reçoit des barques de 40 à 50 tonneaux. I.es pilotes du voisinage assurent qu'à peu defraison pourrait creuser, agrandir ee bassin ; qu'alors il pourrait contenir de 60 à 80 hàtimeos. Dans les grandes marées, il a 18 à 20 pieds d'eau; dans les basses, il n'en a que 9. l u bâtiment de 150 a 200 tonneaux, eu danger, pourrait s'y jeter sur le sable. On y portail du vin, des planches', du sel , du fer , delà résine , de- poteries, des'pierres de moulins. Les bordelais, les normands, emportaient en échange des futailles vides, des fèves, des pois verts, des grains de toute espèce ; on envoyait d'ici des fromens et du seigle, à l'Ile de Ré , à la Rochelle. Dans les années d'abondance, Brest s'y pourvoyait de 200 tonneaux de blé de toute nature; ce commerce a cessé depuis la révolution.
Le pi'eiiiici^coinhat delà guerre présente eut lieu sur mer , a la vue du fort de Pontusval , en germinal an II.
On y vit le célèbre romltal de la Belle-Poule; cette frégate , attaquée dans les environs de Corréjoii , se retira dans la baie de hernie.
Ij côte de Pontusval est poissonneuse ; les merlans, les turbots, les soles, y sont communs et d'un goût délicat ; le chien de mer et les marsouins s'y trouvent eu très-grande abondance.
Quand vous avez lu, dans les récits des voyageurs , la description de la vie malheureuse des li.d-iians de la Trrre-de-Keu , des infortunés qui végètent sur les rochers de la mer du Sud, des malheureux lapons ensevelis sous la neige, du Kamsthadal nourri île poissons corrompus , vous vonêtes quelquefois écriés, ô France! trop heureux qui naquit dans ton sein , sur celte terre si féconde, sous ce 1 Ma il ciel si tempéré, soiis les orangers de la Wovence, les pommiers de la Normandie, dans les jardins de laïouraine, ou des travaux faciles, - par le chant , par la musette et par la danse . procurent une ample et saine nourriture un vêlement souple et commode au plus faible de ses
DISTRICT DE LEftTOEX ES 1794.
! \ OU iflUlirr quel est . dans cette mrm r r, l'étal, la vie des habilans de I\>nlu»tal. de U COte de la Bretagne en général.
Tou» I» travaux , ici , se (bot à la main , sou* M bel Doir el rigoureux, haltu des tents et do lein- Le riche est occupe du |»eu de l>oi» qu'à 'argent ei d industrie il peulà peine se prole pauvre ne peut se chauffer, ou faire alimeu» gn>*»iers, qu'avec île la (Mille . i «I do ranues de froment (lj. Le mariage ud accord sari» amitié, sain cooflaoce et sans La nourrilure du pays est une liouillie d'orbe, d'avoine , rarement de froment ; on s'y boit, dam le* jour». île féle, qu'une eau fade et sonvent taumatre 2 . \ ous connaisse/ lenr pau- »r«lé, leur demeure enfumée , voilà l'existence du ionr; pa*v»ii" i leur- travaux de nuit.
il au mouteul île la tempête . au coup de ta pleine mer. dan» Ij plu» profonde obscurité, Us» nuit» affreuse* de l'hiver, que tous le» ha- > de ces contrées , homme» , femmes , filles , sont particulièrement o<« u|»-. l'oiut de ion ; et c'est la nuit »urtoul qu'ils le rainassent : ils sont MU, sans soulier», aw lesa*aas«des rwliersglksan» . armes de percha, drlong» râteau v. et retiennent, .-tendu» mi r l'a M me, la présent que la mer apporte , et qu'elle entraînerait sans leur» effort» 3 .
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I Ir, beau* Umpi, rl l.m paiu titraient, aut pw*U iaMMjfj U «arecb |hiuw.
|*f«H>s)ur il* «II* roap* . qui aa |>" m C aal mmm Ato font la
Waa 4 «flinc nmi 4a Amtmm sjo >' » prrtaoi- Dm m . a la wiU , 5orlqa*(>M*t mm il «M ■Ma mm la raUaaa «oit
MM , MkT , M MteMTMM • f UM MM U MMaST, à B ufll
mm mi a»«i Amm aa**-ci paart a y ni aa , km
ctei 1 il MJMI K JaaaJ.t^waWa . ». Im • MnavlMib SoMM aa , „ . m»
\ àa «t> S'affala •< <la | jiim niniaj Caaaliay tu la «m, «t aa m«m-
Je oe rap|»el|erai» pas iri ce quoi ai dit aillent», sans une particularité dont je fu» presque le témoin
lai mer se relire au loin du port de l'ontnsnl , et lai»»e sou lia»»in ;i mt . couvert de sabir el de tase : il faut , sur re irrraiu glissant , se rendre jusqu'au nouveau rivage . au milieu des danger» . dm r lutin , des dégoûts d'un pareil voyage . souvent sou» une |duie d'orage: la ligure coupée par les frima» el par les \. nis . les \#*u\ Imilc* |iar le» (lartieules de »el <|iii 's Virent dans latmospliere : alors rliarun travaille à recueillir un mulon de varech. Un le dépose sur huit cordes, autour d'une barrique vide , et I on allant le retour de la mei . qui doit le transporter au fond du port. Imagine/ les peines de ceux qui . dégouttait» d'eau de mer et de vase» vint obligés de réunir, de rassembler .
de presser . de lier cette masse inlei le de goémon .
ce n'est rien, il faut la conduire, la diriger a travers le» écueils , à l'aiile dr long» htm ferrés. Suivent les cordes sont rompues , les malheureux s'abîment et se noient : sHa se sauveut , au milieu de ces p|anlcsqui»un)agcnl,qui»'iqq»>vmtaleur|u.*sagc, r est ave. «les effort» el de» danger» inimaginables. Souvent un coup de veut le» éloigne du mage, la mort les attend eu (ileina mer. Que d effort» pour dégager celle massa énorme des rochers dans lesquels die , auxquels elle, s'attache 1 L>t i que le ciel e»t favorable. iN «ml p.iisildemenl (« >r U - . el s .nanceut a genou i . les maint au ciel . sous la garde de Saint-v">oulven et île Saint-Pierre , (lalrou de IMounéour. Je ne sais si je communique au lecteur l'impression dont je »ni» affecté. mai« d. ■>
position» delà vie. celle île ces ni.vllielirrll v |||.
parait une de» plus crue rte*. Le navigateur court une fois les dangers que er» infortunés épn>uvrrn presipie tous les jour*. Je ne connais qu'une po»i lion aussi difficile, quoique moins dangereu»c . celle îles conducteurs de train», dan» la Suisse et dan» le Tvrol. les |M»is dés s'ahlment d.nis m» ^ouffn- . a la chute d'une cascade ; leurs gui'l»-» disparaivsrnla»eceu». serrani|K.iineiri, reviennent a flol à deu\ cents pa» . (dus .►rrnpé» de guider la machine que du soin de lenr propre personne . après cette secousse violente.
I»au»res humains, par combien de bizarrerie* sont coupées vos tristes »«*nroées ;
TiSOl* It If* ill p • < h c : . f 'c
«a fn a* Bnl. mm? Va rte «I taoaaant U* SaiM M m- • raiaol aac Urafr.pti n diaiiaH— aVi
blSTHlCT DE LESNETE.1 LU 1791.
Depuis HoscolF jusqu'à Pontusval , il u y a <|<i iiikgrande anse, au milieu do laquelle est la haltcric il.' kernir. De jK lib bàtimens de M à iO tonneaux y pt-iiètrent ; elle assèche à Unîtes les marées. Il y i .le Pontusval à celte anse une lieue et demie, et de l'anse à KoscolT, cinq lieues.
!.••■> plus riches cultivateurs de ces contrées ont 3 ou 400 francs de revenu , et de g à 12,000 francs eu iimu\anre. Ils nourrissent de superbes chevaux , qu'ils engraissent a\er des navets. J'ai ru dans cette course un fort beau troupeau de moutons : il est singulier qu'on n'en entretienne pas un plus grand nombre sur des plages faites pour eux.
Les tailleurs , espèce d'hommes méprisés, mais introduits partout , sont ici les entremetteurs de presque tous les mariages. Rarement on y passe des contrats; les conditions se l'ont sous seings privés , et plus communément devant témoins. Ils intéressent leurs enfans d'un quart , d'un tiers dans leurs ménages; quelque riches qu'ils soient, ils ne leur cèdent jamais de terres. Ils sont très-difficiles sur la pureté des familles qui leur proposent une alliance. Lt mémoire consent' l'histoire des actions et des mœurs des générations passe,
Les disputes en ters étaient ici iris-wves entre les demandeurs, les jours de noces ; rarement elles -c terminaient sans que les poètes en vinssent aux mains (I).
Oiiculli\e aux environs de Pontusval et de Plouuéour beaucoup de panais ; les pauvres s'eu nourrissent; les riches les dédaigneut. On y voit peu de pommes de terre.
La superstition s'éteint a>ec les prêtres; ils se marient , s'éloigneut , liassent en hspagne.
Quaud ou ne payait pas la dime , on était sur d'être st/vbitiné ( frapjié du marnais veut .
Nous, reprimes , en retournant à Lesnevcn , la route que nous aviuns faite en nous y rendant. Je le répéta, il est indispensable de la làire réparer : plus de "iUO voitures, par semaine, y passent pour emporter dessables, des goémons qu'on verse sur les champs , dans la proportion communément de 4 charrettes par journal. Li bonté den t entrais le lait i ce hé,-, lier a grands Irais. Ou charge par an , à Tisaozon, entre Koscoff et l'Ile de lias , plus de 500 gabaies de sable ipi on traus|»orte «Lois la ri- •4L I
(1) Ceci n eti pas exact. Us querelle» poétique* u animent de rue que dan» «In i •>: fotl raies, «
vicrede Morlaix , a l'ondéou . a Peu/é ; ou le> ver»e delà dans l'intérieur du pays.
J'oubliais de parler de la plus haute de ces aiguilles, qu'on nomme nr mcn-lùr. Un l'apercoU de Pontusval ; elle s'élève comme nu clocher : ni hauteur est de 40 pieds ; elle a 4 pieds de diamètre àsa base. Ces pierres étaient consacrées au soleil (1 ;.
(1) Le» men-hir 1 sont Je» pierres bru ici fichées verticalernent dans li terre , et dont le nom , composé de deux mol» brclou» , mœn ( pierre ), hir (longue ), donne une idée fort exacte. On appelle aussi parfois cr» rannnmru» celtiques prul- "fiu , du mot ptal ( pilier ) , et maên , par changement euphonique , vain ( pierre ).
Le* mtn-ktrt étaient des objets de cnllr, des symboles d'une divinité. Chex les celto-saxons , une de ers longues pierre* plantée était l'emblème dn soleil , et était appelée du nom de k,r-men-tul ( longue pierre du soleil ) , ce qui a fait dire aux historiens que ces peuples adoraient un dieu nommé Irmemul. Lan men-hin serraient sans doute aussi parfois de monument mrmorauïs , comme la croix chez le» peuple» moderne». On enterrai! a leur» pieds , parce qne chex tout le» peuplai lus cadavres des morts ont été rapproches des objets dn culte. Ce»t ainsi qne les cathédrales catholique» du raoven âge servirent long-temps de cimetières. En on mot, le» nsen-lnr» furent sans doute , sou» nos pères, ce que fut plu» tard la croix chez h» chrétiens, un symbole religieux appelé à protège* les tombes.
Le men-hir de PontusTal, dont parle iri Carabe;, a trente pieds de haut ( et non quarante, comme il le dit ); il présente la forme d'un obélisque et se termine en pointe. Le» prêtres catholiques , pour déguiser l'adoration que le peuple corner - »ait à cette pierre, et pour unctilirr en quelque sorte ce rcttr d'idolâtrie, ont surmonté le men-hir de Pontnsval , comme beaucoup d'autres, d'une petite croix : c'est le christîanitœo enté sur le druiilisae.
Le terrain qui environne Pontusval est semé de monument celtiques. On y trouve pre» de Plounéour un beau dolmen. Le» dolmen» sont des pierres longue» et large» qui sont placée» horuonlalctncnt »ur d'autre» pierre* verticale» , comme des, table» sur leur» colonne». Leur nom signifie table de pierre . de Uaul ( table ), et marn ( pierre } . On les nomme au»»i pierres ievict , [uerret levades, table t du diable ou det feu, eu. Les dolmen» étaient probablement des autels; ou enterrait à leur* pieds , par la neinr raison qui a fait inhumer plu» tard dan» no» sanctuaires catholiques. Près du village de Plounéour sa trouve no dolmen . dont la table est longue de i4 pieds , large de sept , epai»»e de deux et demi. Le monument a sept piad» île haut. Pre» d'un hameau nomme Kerroc'k ( village det me Ken ) , entre Kertouan et Plounéour , se trouvent le» supports verticaux d'un immense dolmen . dont la table a ihiparo. Un appelle cet pierre» le» dan\eusr% , M la tradition rappoiie que ce «nul de jeune» lille» qui dansaient au milieu d un rluinp , et qui , n avant pas voulu se mettre à genoux qiund le Sainl-Sacrimrnl passait, furent ainsi translormcc».
im.stii h.t ot: u.vv»:»r.i » I7!M.
distance <!«• Ponlasvtl , à l'extrémité «le Ploiiguerneau , «Uns If district de . est l<? p»rt nommé If ('orréjou.
Sa rade a pins d'un quart de lieue de longueur, sur près «le trois quart» de lieue de largeur. Sa longueur court du nord au sud , et sa largeur de lesta l'ouest. Elle est située entre le Tort et la lougue de rochers nommée Carrec-ir. Le fort est sur une petite péuiusule.
La rade a deux entrées. * La première , cotre Carrec-ir et Carrec-croum , s'appelle canal du uord ; il a 200 pieds de largeur.
La deuxième , entre Carrec-rroum et le fort , se i>imtii ■ nul de l'ouest; M a 120 pieds de large
I • port est au fond de la rade. Sa longueur, de Test à l'ouest , est d'eu» iron 400 pas ; sa largeur , du nord au sud -est, est de la mène étendue. L'entrée du port a 100 pas de large; deux canons du fort, l'un (!e 13, l'autre de 12. le défendent ;
deux auirrx.i is d< ••ni sur la Mam ne. Le port
lu ( orréjou peut recevoir des hatimeus de .UN) loua., pounu qu'ils souffrent l'érhouage. Trente caboteurs peuvent s'y trouver a l'aise. La r de la mer , dans les grandes marées , est la de 20 pieds ; d environ 16 , a mer morte. Le port assécha i toutes les marées.
Le fond de la rade est é"bcrt>e et de sable. C'est une convoi*. I lie |>eut rerevoir en • toute grandeur , des frégates mortes. Li profondeur de rette « marées, est de 40a .» pieds ; 10 à 25.
tes aspects variés de cette côte.
pour ne pas multiplier des r- p. lit •> presque f,.r-
cées. La cote do ( .orréjou est élevée. La «haine de
granits qui s eleud depuis l.i pointe -le Limlcgave.
fmjaja'au canal du (.orréjou, sur un espace d'une , Ploonr\»ur-Trei, fiiiisNeiiv . l'Iouguerncau .
. Ii.f» .le Poiltllsval. l'ile de lias. s..|,[ | v
rrUrhesdrepourl.
«iron 70 hitiim-u»
!.)• me iUii» |e> ii i • i raie , dans les grau< a la mer morte , de Je ne décrirai pa
point» qui marqi la grande étendu
par divers ait
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déterre et de mer qui scdéveloppe
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A l'ouest-sud-ouest du port, j 400 pas, il existait une croix élevée que des soldais ont renversée. Elle servait de mire au pilote; il faudrait la relever ou la remplacer.
A l'ouest . à une demi-lieue du Cnrréjnu , est un fort grand rocher, sur les Imrds delà nier, qui parait travaillé , façonné de main d'homme. Les
kitimeiis sont obligés de le raser ; Ie»rail >
placer deux canons île vingt-quatre.
Il est u remarquer que les rauoiisdii ( .orréjou ne peuvent défendre qu'une des entrées de la rade , celle de l'oiie-l. h* canal du nord est vins défense ; nu pourrait établir une tuilerie du côté de kerlouan , sur la pointe, de l'Ile Amoné.
A trois quarts de lieue à l'ouest du Corré|ou est encore un |wlit port nommé Port- Mnlo. Il n'est ni fréquente m défendu. I ..s anglais , dans la guerre dernière, descendirent à l'Ile Vierge, i l'entrée de ce port; ils \ tin rent des vaches, des jumens, îles génisses , que l'on faisait engraisser sur rette De.
I* commerce du (.orréjou consiste en sel , vins, ardoises, charbon de terre , huile et savon; on y chargeait «les luis vides pour llordraux, La llorhelleet l'Ile d'Oléron.
I -i distance du Corréjou a Lesueveu est de trois lienes et demie.
Lagrève de salde de keriooe à (.uissént parait avoir été habitée: on} voilde vieux troues de chênes noirs comme du charbon de terre.
Ce passes! trop voisin du Pvmlusval pour qu'il offre dans les mn-urs,dans le costume, «tans tes ■aages . des différences qu'on puisse remarquer.
Les naufrages v vint communs; ils entretiennent cher l'IubiUut un amour de pillage que rien n'a pu détruire ; il regarnir connue un don du ciel
llMIs les objets qUC U t' Ill | < te et que 1.1 lUff (tfUVent
apjHirter >ur beéte. Il e\ivte pourtant »V> f.uinlles qui ne partieipenl jamais à ces vols; qui si- croiraient (lésboooréessi , quand la multitude court an rivage et va se portager la dépouille«les naufragés, elles taisaient un pas pour v participer:
l*s laboureurs du ( Wréj.m joiiisviu en général d une fortune aisée. Le goémon qu'ils vendent, leurs l>eau\ chevaux. I orge et du U» . mmiI le> Uses de leur fortune.
I/Mir pain «M un mélange d'orge . «le troisquarts de x-igle. et d'un sei/icmc de froment. IU mangeul de la bouillie deux fois le jour . excepté le , le mardi , le jeudi. Iteos ces tears