DISTRICT DE LANDERNEAU EN
Il y a dd nord au ind du Pont-de-Bnis à M«paul , 9 lieues ; de l'est a l'ouest de Plougastel à Coraanna , 7 lieu». Les principale* communes du district »onl Landerneau , Plougastel , Ploudiry , Sizun, lrvillac, Hanvec, Landivisiau, leFaou.
Le Faou , coupé par un ruisseau qui se jette dans la rade de Brest, est agréablement situé. J'ai décrit le beau point de vue qu'il offre au voyageur, dans lequel marquent surtout la baie de Landerennec et les vaisseaux qu'on aperçoit a la voile dans le lointain.
ir lemintre ne i intmirv esi rirne en lerres ne labour, en prairies; il est coupé de landes, de vallons , de coteaux , de ruisseaux.
Les terre» de Sixun sont montagneuses, couvertes de landes ; les champs, défrichés depuis long-temps, s'y cultivent ner intelligence.
Le territoire d'Irvillac est fécond; les ruisseaux qni le coupent se Jettent dans la rade de Brest ; on y trouve drs landes, des prairies, quelques bois , si rare>dans ces rontrées.
Hanvec est un pays plat ; il produit des grains de toute espèce, des arbres fruitiers , et quelques
Pour éviter des répétitions, je ne parle pas des cantons nue je serai forcé de parcourir en continuant la description du district.
Sa position le rend un des plus importaxts du Finistère. Il est à la porte de Brest, et prêt à lui fournir les provisions, les secours dont l'imprévoyance ou la négligence le laissent quelquefois dépourvu; il louçbe, par se* différentes extrémités, aux di>lnc b do Loue* ru , de Morlaix , de Carbaix
et de Château lin ; peut aisément réunir les produrtions de ces riches contrées, et les verser avec fanliié dans le port le plu> im portant delà mari ue française.
rivière qui traverse une partie de la rade.
Le principal commerce du pays se fait en toiles; elles sont tissues par une infinité d'ouvriers répandu* ; dans les campagnes , sans qu'on y voit une seule manufacture en grand (1). Les deux tiers de ces toiles étaient portées a Morlaix; le reste allait en Espagne, a Lisbonne, à Bilbao.
Ces toiles étaient île trois espèces :
l« Les toiles blanches de Léon, errz ou brrtagnr;
2» Celles Plougaslel, blanches, propres a faire des chemises, de» serviette», de bonuequalilé;
3» Celle* de Plouvorn, grusseset rousses.
On fabriquait aussi des toile» à carreaux dam les communes de Saint-Tuégonec, de Gukbn, «le Pleiber-Christ ; on enfaisaitdes matelas; elles servaient à la traite des nègres.
c^ininitTi >* toiles ftoil l r **^-^ooi4<l^ri\! .
1 1 y a plus de cent soixante tanneries , sans grande manufacture de cuir , dus le district de Landerneau.
On y fabrique à peu près par année :
Doue ou quinze mille cuirs forts ;
Quatre ou cinq mille peaux de \a< -he en liaiulrirr;
Vingt à vingl-denx nu^le peaux de veau ;
Quinte mille vaches en empeignes.
Chaque Unn^eempiotetroisomiuatreoovrim,
(.HlMOiKIM^MMMtMtCNyMU.
R6 DISTRICT DE l*J
quelquefois douze ou quinze. Ces fabriquans existent principalement d>ns les communes de Landerneau, de Lampaul, de Guimilliau et de Landivisiau (1).
On y Taisait jadis un grand commerce de bestiaux. Des beurres, des suife, des graisses en abondance .s'envoyaient à Bayonne , à Bordeaux. Les normands y venaient acheter des chevaux, surtout à la célèbre foire de La Martyre, à une lieue de Landerneau , commune de Ploudiry. Le canton de Plouvorn produit les meilleurs chevaux du pays; il en sort environ quatre cents de labour par année. Les chevaux de Plougastel sont petits, mais légers à la course.
• Les mêmes ravages que j'ai remarqués à Saint- Thégonec se font apercevoir dans l'église de Landivisiau. Le hasard a fait épargner une chapelle voisine de la grande église, dont les ornement sont curieux. Les corniches sont supportées par des cariatides en pierre de kersantoo. C'est le squelette de la mort, tenant deux flèches menaçantes; c'est une femme assez jolie, dont l'attitude aisée, le costume espagnol , la large fraise , prouvent et le talent du sculpteur, et l'excellence de la pierre qu'il a travaillée; c'est salan décoré de ses cornes, ayant sur la poitrine la tête d'un satyre. » (2)
Ou élève beaucoup d'abeilles dans ce district ; il n'est gueres de cultivateur qui n'en possède. Ou étouffe les nouveaux essaims; les ruches pleines se tendent à Landivisiau.
On ne trouve guères de moutons dans les communes de Plouvorn, de Hanvec et de Comanna ; les montagnes d'Ares |>ourraienl en nourrir une incroyable quantité (3;.
Ou présume que les brebis de Flandre que les états du Languedoc firent tenir en 1768, qui réussirent si parfaitement, s'accoutumeraient au climat et aux pâturages de la Bretagne; la Flandre et la Bretagne ont de grands rapports.
(i) Le nombre des tannerie» eat maintenant beaucoup moindre. N'ou» parlcroo* , du re»le , de cet objet daua la aecoode partie, à l'article JnduUrir.
(,} Catalogne,
Toute» ces curîeu*» Kulptnre* ont diapaxa, (3) Les monugur» d'Am nourriaeent beaocAttp de mouton. , et Cambrj , luzerne , le dit ailleurs. Le nombre en ■louerait encore é|re augmente , tan* doute ; nui* , ce qu'il faudrait tortout , ce aérait de meilleur* berger* , un ane-
toui . une amélioration daui la race de* mouton* do pay».
«EHittic En 1794.
II existe une seule papeterie dans la comuinne de
Ploudiry ; elle ne donne que du papier commun.
Le moulin à poudre du Pont-de-Buis est situé dans un pays sauvage. Les chouans s'en emparèrent avec une audace, une intelligence qui prouvent l'habileté de leurs chefs; il est à présent hors de tout danger (4).
Malgré la richesse des fabriquans de toile et des cultivateurs du district de I-inderneau, ils sont aussi mal logés, ils se nourrissent aussi mal quedaos le reste du Finistère.
La fortune des fabriquans de toile, dans le district que je parcours, est telle qu'il n'est pas rare d'y taire des inventaires de cent ou de deux cents mille livres (5).
Jadis, quand on tuait un bœuf, un porc, chez l'habitant de ces campagnes , la tête et l'aloyau se réservaient pour M. le curé : l'usage de la dlme, dans toute son étendue , est ce que la religion catholique , ce que les prêtres ont le mieux conservé des coutumes lévitiques. Les curés taisaient tous les mariages, dirigaieot tous les ménages; ils étaient tout-puissans sur le corps politique , cependant sans voix délibérative.
Un usage , assez général dans le Léonoais , règne dans quelques communes du district de tauderneau. On enlève la femme du nouveau marié ; U but qu'il la rachète avant qu'on la lui livre (6). Les noces s'y font à grands frais; chacun, comme cher les nègres, y porte son plat, sou présent. Cet usage existe dans la Lorraine , dans les Vosges et le Lyonnais. La demande en mariage se tait en vers par des disputeurs ou poètes, qu'ici l'on nomme Haz^alan ( bâton de genêt ) , de l'usage qu'ils ont d'en porter une branche quand ils vont (aire ces demandes. Le genêt , chez uos pères , était l'emblème de I adresse. Il n'est pas rare de trouver à des noces, chez de pauvres gens, quatre à cinq cents convives qui, parleurs préseus, font la dot et l'ameublement de
(4) Il cM défendu par an povte d'une vingtaine d'hommo* , souvent commandé* par nn officier. Il tarait convenable de
détachement augmente t cciui a touveol en lieu drpui» i83n, il devient presque inpotaible de leur faire trouver place. La détachement ordinaire *a loge meute aaaex mal dan* de miscrable* bicoque*.
( i) Tout eat changé a cet égard. Ce* fortune» , dont parle ' Cambr? , oui éle divi»ér» et ne »e tout plut reoou». I. < ».
{«; Cet u- age eat tombe en de»u. tude. *
litsTRICT DE IIM>LK*IUI K* 17(M.
I n de ors discoureurs ou poètes des finirons de
»'«)! elle fille de 11 mauoo dr Primur
Dcpuu mm-i l.ioir trmp» je 1j drituod
Ouand l'entremetteur des mariages a Tait se* (impositions, od abouche le» parties, qui s'adoptent ou se rejettent : «lin ne se sont quelquefois jamais me* quand on In réunit ainsi.
Le droit de cuiasage s'exerçait autrefois «Uns ce*
San- la terre de Gucngal , a la messe de iumnil ,
petite assiette sur laquelle était un morceau de pain, une |>«>tiie Hole de «in ; le» portail au m teneur, qui bavait, mangeait , rendait l'assiette au prêtre , qui la reportait sur l'autel et continuait sou sacrifice. Os exemples de l'orgueil ecclésiastique cédant à l'orgueil de la noldesse, n'étaient pas raro e» Bretagne.
L'usage des charivaris existe encore à l-ander-
et dans les environs ; on le* pratiquait avec des cris , des burlemen* , un tintamarre affn'iu , occasionné par des crécelles , par de* chaudrons et
flm^o'T t'e*prit du mari m«lt oitlent de l'infidélité de *a moitié. Dans ces orgies , ou dans iw charitable* eérémonies , on s'affublait de d.^uisem» mi- Uurm, on se couvrait de peaui de txiMifs , dont 1rs menés étaient chargées de bougie» , <ir. , el<\
Je ne vois , dans toutes les communes , dan* toutes les campagnes du Finistère, que des traces
ludion catholique. Quand un individu va n>wr d'être , on consulte ici b fumée. S'élésM-elle jur farilîté? le mourant doit habiter la demeure des bienheureux. Est-elle épaisse? il doit descendre dan* le* antres du désespoir , dans les caverne» «I. l'enfer.
te Tau ou le Bugwi-not est un démon , un esprit bienfaisant, vétu de blanc , d'un.- taillr gigantesque , qui croit encore quand on lappnx lu" : tous ne le «oyez que dans les carrefour* . de iniiiuii a deux henrrs.Quand « ou» ai et besoiu de se* mi-< xi r>
contre l'esprit malin, contre le* démon
dan* île* dangers que , quelquefois , pas prévu*. Souvent , tous entendez , quand il tous i>uielop|M>, passer avec un bruit affreuv le chariot du diable qui fuit à son aspect , qui s'éloigne en poussant <k>s Iturletlien* épouvanlatdes, eu sillon nanl d'un long trait de lumière l'air , la surface de la mer , en s'abtniaul dan* le sein de la terre , eu disparaissant dans les ondes.
\ Plouédern, prés de landernean. si l .i il gau f kc d'un mort ne se ferme pas, un de* plus proche-, pareil* esi menacé , sou* |ieu , île cesser d'être.
la fontaine de liodilis , à trois quart* de lieue de landivisiau. a la propriété d'indiquer au \ amans si leur maîtres**» a miivrvé son iniux-enre. Il faut lui dérober l'épingle qui ferme sa collerette, la plus voisine de vm cirur; ou la pose sur la surface il. I eau : tout est penlu si l'épingle s'eiikMiec. Sin nagr-l-elle ? elle est encore purelle. — l/C* femme-, dans ce pav s, se senent d'épines |>our atîj< lier leur s
ingan , patron de la paroisse dcIVu/ii. traversa l'Océan Mtr une auge de piem'dans laqurllr ou s'étend, contre laquelle on m' frotte pour sedélt *rer des» rhumatismes , de tout genre de douleurs neneu>es. la fontaine *»muc de sa chapelle .1 l.i vertu de guérir le* maux d'yeux.
\s district de lanikmeau est entièrement dé pouillé des forêts qui le coûtaient dan* IrMritaps
Ouelque»avenile>dedéi'oraTii>n< ipieltpn^chrne, sur le> f,i*s»\ . Mini k^s seuls arkri's qu'on v trome. On nomme forrl ce|>rndjnt une j^lile [xirti-n
de |M>ts Uill.s cotisent dans la commun L.
[ rorvt , 3 [>♦• u de di>lauee de lamleriveati. I On lahmceavec des Inrufs dans la t nrnouaill. : avec des chevauv . dans le l.éi<nnais.
(>pa\s priHluit dulnmieitt, du inelril, <lli sei^f.-, j de l'orge , du tdé noir , de I .i\.iin.- . d«~» panais . i des navels . des |H»mnie* de terre > l du foiti
Ou ensemence en lirons in- , frimaire, m\ .
, prairi.il ; la recolle se fait m fructidor et vendémiaire.
DISTRICT DE HXOrKMAl EN 1794.
Des choux , qui s'élèvent à une grande hauteur , fournissent aux bestiaux une nom i ilu te ulxxnlantf. Plougaslel est le jardin de Brest el du district.
On se nourrit de pain d'orge, dans la Cornouaille; de seigle , dans le Léon nais.
Les toits, dans les villages, sont faits de paille ou de genêt. Cette plante , soignée , devient un petit ail ne dans tout le district. Ou l'emploie au chau liage des vaisseaux , à Brest.
Le climat de ce district est pesant ; l'atmosphère, chargée de vapeurs humides, perd une partie de son influence maligne par la fréquence des veuts violens communs sur les bords de la mer.
Les lièvres, la dyssenteric, sont des maladies assez communes , périodique! , dans l'aiTOOduteuieul de Lauderneau.
I ii rapport singulier démontrera quelle est rin7 croyable variété du climat dans le Finistère , dans la Bretagne.
Observez que tant de variétés ont lieu dans un espace d'euvirou six lieues carrées.
l'Iouéderu : air sain , tempéré. — Mœurs régulières, lièvres chaudes.
Plotigourvest : ah' pesant. — ludolcns , bonnes mœurs, industrieux, reconnaissais, vindicatifs. — Pleurésies , (lèvres chaudes , écrouelles. — Terres pesante^ légères, sablonneuses.
Guimilliau : air assez bon. — Dyssenteries , lièvres putrides.
Sizuu : air vif. — Rusés , méllans , processif , ivrognes , oisifs et libertins. — Pleurésie-, . maux de poitrine, humeurs froides. — Terres légères.
(amiauna : airchargéde brouillard. —Passionné?, pour le vin. — Terres légères et graveleuses.
Saiul-Thouan : air pesant, insalubre , surtout au bourg. — Honnêtes et gais. — Fièvres, fluxions de poitrine , enflures causées par l'imprudence de se coucher à terre au soleil. — Terres légères , en général.
Le Trébou : l'air moins vif que pesant, iusalubre.
— Mœurs et caractère houuélcs. — Fièvres chaudes, maux de tète, humeurs froides, maladies épidémiques fréquentes. — Terres en partie légères, en partie pesantes , argillcuses et pierreuses.
Ploudiry : l'air n'y est ni trop léger ni trop pesant.
— Mœurs assez pures, caractère docile el craintif, vindicatifs. — Le scorbut occasionné par les viandes salées , maladies épidémiques rares. — Terres pesantes , argilleuses.
Irvillac : air vif, malsain , inflammable. — Fiè-
vres putrides, dyssenteries. — Terres légères , eu
général (1).
Lauderneau est situé par les six degrés treatecinq minutes de longitude, et par les qiiaraule-buit degrés vingt-huit minutes de latitude. La rivière de l'Llorn, qui prend sa source dans la commune de Berrieu , district de l'-arhaix , traverse cette v ille el s'unit au bras de mer qui forme sou port. Fille séparait les évéchésde Léon et de Quimper ; c'était la capitale de la barounie de Léon. On trouve, dan* la liste des évéques. qu'lsaie , né a lauderneau , fut pourvu du siège épiscopal de Pol-Léon,cn85U, par Nomiiioé, roi de Bretagne.
Lu 1374 , Jean l\ , duc de Bretagne, prit Landerneau , et passa au (il de l'épée toute la garnison française qui la délèudait.
dette place fut surprise et pillée eu 1.VJ2 , par Guy Eder , dit Foulenelle .
Fille s'élèvesur une colline entre deux montagnes. Sou aspect est riant et riclie. Li vaste maison appartenant jadis aux in sulines domine dans cette masse d'éditices couverts d'ardoise, auxquels se mêlent des chênes et des peupliers.
Les rues sont mal pavées, mal percées (3). Le seul pont de la ville , fondé sur pilotis , a besoin d'être réparé (4).
Les eaux sont bonnes à Landerneau ; elles se partagent en quatre fontaines sans décoration (5). Le cimetière est encore placé daus la ville, malgré
(i) Il y aurait beaucoup à dire «or cet données médicales; mais nom renvoyons à cet égard au chapitre de notre seconde partie qui traite de la statistique médicale du l-iuiatcre.
(») La* caputitu a'cubliical à Landerncau ea 1GJ4 ; le* cordelicra s'y riaient clabli* en 1 ;83.
Il y avait autrefois trois paroisses à Lauderneau . Seiullloturtlon , Saint-Julien et Sainl-'llioina*.
En lîJS, le roi de l.éoa y fonda un b,Vpilal.
(3) Les ra« «ont maintenant bieu pavées , nuit toujours fort irrrgulirret. •
(4) Le ponl de Landerneau commence à se débarrasser des vieux édifices qui l'obstruaient ; il ne manque paa de solidité.
(5) 11 y a cinq fontaine* à Lauderneau. Celle du Pmrt-or- Groat , sam décoration , et qui donne peu d'eau ; U Fruntcun- Cos , restaurer, cl au-dessous de laquelle se trourc un lavoir; celle appelée la Pnm;r , qui est decorea d'un obélisque aaaea élégant , et qui verse ses eaux dans nue jolie cuvette, le tout en keraanton ; relie de Suint- .V, ; enfin la fontaine de Pen-anJtnr , on des .reerj. L'administration est dujinaée eu outre à établir une nouvelle fontaine an milieu de la ror du Cnuer , et a prolilcr d une source Igtl abondante a.tucc rue de» lliiurhcrs. •
DISTRICT DU LiNDEHNL AC r» I7'H.
U hariun* *i
de cet usage. On [wxirrait partie de la ville, à
( Croira it-oo que, dans uu lieu de passade, où toute* le» troupes qui *■ rendent a Brest sont obligée» de sépuraer , ou oe trouve pas de casernes ? Il serait si finie d'eu établir dam le vaste endos des < jpurins (1) I
Le* prisonssonl malsaines; on peut s'en échapper bctlenwai ; ou , plutôt , Ludaroeau na pas une pnsoo (ij.
On a aVslioé à la botanique un angle du jardin des Lrsulines; oo pourrait lui donner plus d'élen-
Il existe dans le caolon trois officiers de santé : un deux réside à Landrrneau , le deuxième a Undivibiau , le troisième au Faoa.
Il serait inutile de répéter ici ee qne j'ai dit de ta totalité du département ; les arts , les sciences , les études, l'éducation , y sont entièrement néglijès. Uans une ville à quatre lieues de Brest, dont
prendre de leçons de mathématiques ni d'bydrographic. Pas un instituteur , pas une institutrice ; un maître de danse y mourut de taira ; un maître de musique? mourut de soif: oo sent qu'avec un pareil traitement, les arts, amis du luie, s'écartetit de Latiderneau < .
L'Elorn est poisson ne use ; on y prend dessaumou* et des truites. La poissoooehe de Undcroeau est pjrnir par des pécheurs de Hoscwff, de la cote de LeMseveu , de Plougaslel.
Oo vivait autrefois dan» l'abondance en cette romain ne ; les escadres permanentes , a Brest , lYpui-
ades
(>' La pnaott A* Linirfucao m BMialrnant Lira «tabbe . «* ■ '■ ■< 1 Atm» l'aflUlica affecta *o lof caaaal de la fro<W-
, I) O prajat i l |>N n 4 mit*. « '* 1 —dente, u poeaedr ummai planeur» rroin fn. avav.. . oa btum «yu« , n An jmoIotmui* de Bielbcaïauapir».
ruait.
' ' ) t-'«*#l'f Uni At loger Im grm» de foerra «M loaioor» fnmt 1 aaditoaaa oa iMopporublo aapaf. Ou» »JJ« nu^iw
U<->\r a,»ni i|urtU ebarge doit tu multfr , larauo'oa um a,« »a Matpa da pan , dooae mille boaunet «orna tr»,rfV-Bl
oaaat trutf fatt davaofere. t^ fnuvtal An CiaporiDt , il"nt I Caaabr* propouil d> Caire oae tiimw , «4 devras un* pro
sacri tires , les supportent sans mnrmures : leur esprit est bon. Les ennemis de la révolution y sont Le )uge de paix assure qu'il se |
entiers sans qu'il soit dans l'obligation de rendre un jugement ; tout diflVreots'y termine à l'amiable. On remarque , comme à Mortaix , une grande
sont sé|»aré> que par une rivière. Les léonnais sont plus mélancoliques que leurs voisins de la Cornouaille ; cetiwi sont moins actifs.
neau (5).
I n des meilleurs poètes bretons vécut dans cette ville. Ses vers ont encore la (acuité, l'en suis témoin, de frire rire anx éclats, d'un rire inextinguible , les hommes de la campagne les moins instruits , les gens de ville les plus éclairés , les femmes , les enfans , tous ceux qui les entendent. Ce bon rire , que déterminait Carlin, peut seul donner ridée .les «Mats , des redoublemens que les vers de Le Laé savent exriter <i;.
Sou Michel Morin e.%t un chef-d'ottivre de gaieté, de plaisanterie, de cette iialveft maligne que Swit,
(S) Mmh ( Jaaa-Malaana ) «un aa nuib^Mni dit. bague , M» FJtmam, ftmkmttïym*, faJgtlrr tl ér g+omrtri* luremi luaf-ieiaf» mi< » Amn* le» ecola» et W* rollrfra. Il fat prolnxiir A* pbilcm>faV>* d* l'acadcaiia de flcrll» , fmt inuplil k» rohon faortioa* aa collrf* <t* Ravarra. %mta» par la molatioa H rvàSui â la mUm , il fol aaoxn cèa.) <a< pat
UD Jf»M>e»l)<piC flifrlr. \ DllU . lti"1#Bk il 1 1 rltni(4
HaM mat a auaqaar à cr g«aéf*as amiwor, Maaaa» «rmil 4 r raaraH At >rafrkima, alon auoialta Am \\uur»m,mmi , m <pprra*Dl U xluaii»a êdnutt ou il m WootmI , lai arroraa uat p#m*oô d« i.Srto fr.
U rtaii (nrr At f.aiil«nrae Mn«aa, lUaluadi— 11 roytU
•««aa* , «Km Jaaa In «ullKOon» iln atidiaim At fan* tt At Uiadm, n pleuran oatragn, panai l«aojacl»uanaur<|U« : U inductau. d. fi.* Jr t.,nd .«/ U. m<.„n, «V «»W /« M»ft .fr< çrai aV mer. — ta Motjto/*! aV> miwi — Lrrt'ri mr T«V aV Viaory »». — S/.'wiH^» iar ta «aw* W-/»a aV r.^r». aV err, M i« .ryia» aV>.
•ait flr**t rtAomef it ftvfrt jfar»W *ar aV r* adrtr la
trmfi* aV JemgUrm.
rroimt è l'»di»a-»lioa *^a'»l attribac aai gia* da ta raajp-»çii« paor La La» <«• p*r«» . fi» tl rkaur , aM plaa gmilt A+mi U
rrafr* araïf*! ttop U bilrnuara frianu», a« a* aoai pt» aaan lapr*» * »• ««al» r«hM|a«, poar r«« Uco | bwa coavpna At ao* paTaaaa.
DISTRICT DE IASDERXfcAC ES 1794.
l'wiltcl.iis . ■•! >|iifl<|ii< s | les italiens . emphn èrenl
dans Ii'iirs ouvres burlesques.
I.e Michel Marin n'est pas une traduction de la pièce inacarouique qui porte ce titre: c'en est la paraphrase très-étendue, accommodée à l'esprit «l(-> luelor» , et certaine de mui rllet. Jetais peu ifj cas , en général , des vers , des chansons écrites dans les divers patois, par de beaux esprits de Paris ou de beaux esprits des départemens : j'aime peu qu'on habille en gascon , en nègre . en languedocien , en provençal , ces amours à grimaces de la comédie italienne ou de l'opéra ; qu'on lasse soupirer des liolleutots comme les habitant des i i- \rs du Lignon,on de Paris , ou de \ erviilles. ■\tis*i , dans les coalisons bretonnes que j'ai taché de réunir, je u'ai choisi que celles qui, parleur ancienneté, par leur tournure, par îles idées particulières, me montrent i'esprit des bretons avant qu'il fut changé par l'esprit des français.
Je ne parlerais pas des écrits de l.e Lié sans l'universalité des suffrages qu'il réunit , sans les éloges multipliés que tous les bretons m'en ont bit; il serait impossible «l'en donner une idée : leur esprit tient presque toujours à l'originalité , à l,i poésie . au mordant du langage, que la langue polie , sage , élégante et noble de la France ne peut traduire sans périphrases languissantes.
Je n'en citerai qu'un exemple. Le mot a zirallas, employé dans le poème de Michel Marin , exprime un élargissement subit de la gorge, |>ar lequel s'échappe spontanément un paquet, un faisceau de rire.
Itireà gorge déployée, rire à mourir, ne rendent pas l'énergie de cette expression originale (1).
Comment reydreen vers ma pe. ar t/uenl euz ar s f niant, dont la tlpure n'existe que par le double sens (lu mot stptiant, qui signifie esprit et poumon ? Comme en hébreu , le même mot exprime le souffle et la vie (2).
(i) Le mol a tinJlas, que cite ici Cambry . ne M trouve point d»n» le MicÂel Morin imprime que noua aeont tout le* yen» ; mai» comme ce porme ni fort «Itère dans lu roauvaises éditions qu'on en a laite» , il ne Tant en rien conclure contre la citation de Cambry. Dan» tout le. cas , a ùrollut n'a point du tout la signilicaUou que lui donne ici l'auteur du Voyage. Ce ssol , employé en parlant du rire, siguifie ou rire qui m dtroutt ( Mtolla, dérouler ) , qui sa prolonge.
(l) Cambry commet ici nue série d'rrrcor». Couoaissinl nul le breton , il se sera laisse tromper par un rapport de sons ,
Je lâcherai pourtant de vous donner une idée de la manière «le notre auteur, eu protestant qu'il e>l impossible de le traduire.
« J'ai remarqué, depuis long-temps, mes chers auditeurs, que tout doit cesser d'être, que tout est sujet à la mort dure : ornnis homo morialis. Quand je fenillète les auteurs; quand je repasse en ma mémoire les histoires du temps pas-r . je m'aperçois que César, Scipion, Achille, Agamemn l Ivsse, Hector, Auguste, Alexandre même, pour ëtret/cs garçons >\\n n'en craignaient point d'autres, ont été forcés de sauter dans le baquet , et de mourir sans leur consentement , sans aucun respect pour leur barbe (3).
» Kh bien ! ce que j'ai ludclenrs malheurs M m'a pas autant aflligé qu aujourd'hui , en ce jour, l'accident de ce pauvre Morin , mort au milieu de mois. Tremblez, plantes faibles et inappuyêts! arbres fragiles , abaissez votre téte ! I* cèdre du Liban est tombé, pourquoi ne tomberiez-vous pas?— Quelle preuve plus certaine que tout est soumis au trépas.
• Morin est iBort ; aucun homme n'échappera.
Croyez-moi , paroissiens : omnis homo mortatis. — Quelle sentence ! quel mot ! Te voilà la , pauvre Morin, comme si in n'avais jamais été (4): sic transit gtoria mundi. Hier, paroissiens, hier dernier, je vis Morin se promener à petits pas, dans l'allée de son petit courlil : il s'amusait avec un tronçon «le pain de seigle sur lequel il avait étendu ;:| ;• |';,i! ; il le mangeait avec ledégoùlqu'on
ou par de» notes mal faites, fournies par quelqu'un qui ne connaissait pas la langue. I* mot it/mant ne signifie pas riarif , ■ ..mine il Ir dit , mai» bien itiener. M. Legonidec pense même que ce mot peut »etvir de tctrntia. Ce mot tquiant ne signitie pas nou tilas poumon , comme le prétend Cambry. Le poumon se dit, en breton , tjrread, ujurvrnJ, ou Jf steak/, dans le dialecte dé Vanne»; le j'en de mou que Cambry fait remarquer n'riiste donc pas réellement.
()) L» traduction de Cambry est ici incomplète. Le breton dsl TT .
• J'ai remarque dans nu lirre que César, Scipion , Cyro»,
• Acbille, Agjmemnon, Epaminondaa, Tauierlan , Xercra , . Thamaa Koulilan, tlytae, Hector, Poropce , Alexandre ,
• Aunibal , et uuiuc le prêtre loucbe Le BaiU , ont rte force»
• de sauter dan» le baquet. •
Ce Le Bail! e»t l'auteur du Crçmn Sl^Yan-er-Dii , poème célèbre qui est le rrrt-vrrr djaa bas-hretons. (4) Ajoute» ici :
• Tu a» tir ; mais , bebu ! tu n'es plut ries. •
DISTRICT Mt a\iti»«u M 1794.
rhez vous . quand vous manger le gâteau », mmmile Irrurre nmle sur vos doigts. IV* qu'il ne «il entrer dans «on jardin, il sourit dotirenenl. Kh bien ! maître Jean , me dit-il , n'estre pas ainsi qu'il tant vivre? Tu était drôle , Morin ! in plaisantais vi joliment ! "Nuit . mm ».-ntr»--l>l' ii . f l'atles|c . la mort n'est point une honnête femme ; il serait bon qu'on lui Inrdil le rou , «an* respect |H>ur v« âge. Qui l'eut dit, a le vmr déjeuner si gaillardement?— Hélas ! il n'est re|>endant que trop mari : vmjsnelr verrez plus I ! Je s mis le demande, •vous, rocs (mroissiens . qui donnera deux branles a la cloche? qui répondra la messe ? qui fera louf? — 11 n'y avait que loi, mon cher Mi< bel Morin : lu distribuais le pain béni ; lu faisais la quéle tous les • ; turbantaisaii lutrin surtout après une vin'; tu chantai* 1'anlnnnr aussi pleine-, l, et mieux même que Leroux ik Saiul-l'ofaV-Léoo; «ml, tu disais aux rliiens lialavrr, en fusant, de leur queue la p-.rte sainte Je l'église; tu étais enfin notre omnit fiomo. m •%
Ici le sermon est interrompu par on éclat de rire des audit.-urs. à zirvtlas. Maître Jean, furienx. s écrie : Riez, têtes éeervelées; vou» montrez bien votre literie. Hier pour une bnbedr latin ! Si vous aviez le moindre esprit , vous respecteriez les sa» ans ; admireriez ave. raison 1rs p.iss.tgr> Ltim, qui les sermons; et , ptfur commencer à vous f , omUis homo signifie un garçon raide et capable de tout dire, s'il est fils dliomme qui le puisse; enfin , un garçon qui.... qui.... qui seul.... un garçon qui n'a peur de rien; nn garçon à tout , prêt à lout, propre à lotit.... cl mm pas UU sot tel que vou*. — Quoique cela ne soit pas daus l'écriture, uu vit s'imagine toujours que les autres sont plus sots que lui : voila la < aiise.de IV ptnion Ousv,- qur ions aviez de Michel Morin. parée qu'il était un peu badin, qu'il portait de» h. - Maars et une manière de gilet (5)nur lequel il
(l]D)t, 4m* W brvtoa ,iulmj« **Ua phraM J • Qai réi èl , ea «ojaai aVjiaaii a* Mirfcrt ..„. , .,,-,1 ■Til érrm* )■■■!■ momiitf — Catlmi , pmoejM a* t'eut
mon. - lu m
lr toiU
cm '
(l) 0 • I w H »— m ; b aa? •Vr.Ua>>!
• , 4'»» il Uawort i nt aaSatVa KXlu U f]u«M il* M Uw-
— Mm ■ im mm »»jiet , mot , U mni , avec mm
mettait toujours un jnstanenrps eonrt, rouge et - <ns queue, t i l . n ,«st rien , gens qui tenez à lliabit, a l'extérieur. l'habit fail-il le moine? Nous n'èlr* pasenenre rendu». — Il vous faudra en écouler bien d'autres , si vous voulez profiter tant soit peu.
A présent. MM qui a une tabatière |ieul prendre une pris.- de tabac : atlenlion ensuite; car j'ai deux points sur cet objet. •
rnrvm.R poivt.
• \prés la mort des Irammes célèbre», on raconte |»eaucoii|> de choses : facéties, meneilles • es par des hé n .s. par des nobles de haut pai . "M l'.n i lé> liaiis cliH-us par cuelleuce. — Avant d'aller plus avant, je vous dirai deux mots l'n effet . uves cher» pai alaiiona , aaaaajajajj m «nrn .pie lit Michel, il y a peu d'années?
Ili'sa 1 .«pi I <b*svarbes pressées |>ar des taons
ugieretit dans le cimetière, il osa seul les en • 1 . • l dau> la mut. vaut redouter les itNMaJ ■pu vous fjisjirut trembler !
\i:nhle, d ut) coup de baguette, n'élevait pas
un paUis magn ilique auvsi promptement que Micbel abattait U baiV d ua pré.
Avec quelle intrépidité, sans verser une larme . il mil en terre *a moitié ! •
Rire aV» paysanii; insulte du curé, qui descend et le* bat a coup de pied, à coup de poing , etc. , : H sermon continue toujours sur le même ton, dans le même genre. Ce faible extrait ne I» ut donner qu une idée médiocre du poeme plais ml de I e Lié . que les lm toits ne tue panlonti r roi il jamais d'avoir si sévhciueut, si ndiculcment défiguré.
Le La* mm posa des. chansons ingénieuses , originale» v4>
pjtt Ttn» mt »ojM-« . habille de rrrte uaim . eoua
• TWrit» émmr »os»i ua* f» «an mm mai , moi f — Su ,
• mnm , mm. •
(1) Cm ■ eet féwt mm» tndmruo*. Ca*afcf| raroalr , ra Ira*»
MpM*. «• ajai. «Vm* I» )fu »rZ Horm . (nrm* ua loaf rvoL T<vat tm ami ■ait «aaattu-al ryiUnal i r*al*ar da t'ntmmy mmmt U Pmimtrr UaB fimm qu i lm tmr.
u . «mm wf. amanad ■ ,» aaaaaaa far.
i, aw tluot U pi^iual perd htmmeomu a ta «ra-
J'ai lu de lui quelques pièces manuscrite* ; on y
Il adressa des vers français à M. d'Espilli, évéque de Qutmper , à son passage à Landerneau , dans les premiers temps de la révolution.
C'att la dooeeur, c'c»t l'onction Qui tente eo ce moment doit vaincre :
Dans U guerre d'opinion Frapper n'rit rien , il fin Le mal partit invétéré ; La constitution civile H'e»t qu'un prétexte met futile :
Jamais notre dragon mitré Aux autre* loi* ne fut docile ;
mOfew
malicieuse de loriginaL
- Un habile avocat gagnait tout» lea cause* qu'il plaidait,
• firancUcam». Grande joio parmi les babitans do monastère , ■ qui pensent que leur nouveau frère lenr gagnera tous leurs . procès; mais comme, loin de là, ils le. perdait tous , Qoe » diable avez-vons donc , dirent-ils , que votas ae gagnez plus
• une seule cause? — Hclas! pouvex-voua voui en . mes frères, j* n'ai plus permission de mentir 1 .
• Un saint capucin disait à un homme qui se préparait i
- Courage , mon pauvre cette nuit parmi les anges ; quel bonheur pour vous, voussouperei en paradis! — Mon cher frère , VQnlex-voo* aller à ma place ? dit le patient. — Hélas ! impossible, mon Ht, répliqua le moine; c'est
- Madeleine me demande on présent ; comme je ne sais • paa son goût , voici trois choses ; qu'elle choisisse : ion-
. Ini
ITn eapocin allait à cheval , la tête fièrement levée ; un le rencontre , et loi en fait reproche. — Moine , von* êtes obligé , par vceo et par serment , de Saint-François , quoiqu'il doive vous en coûter : or , i pied , et vous vous êtes à cheval; il , et vous p renés vos site». — Cest vrai , répondit • le moine , je sois obligé da suivre Saiot-François ; mais
- comme voiU long-temps qu'il est parti , c'est folie de vou-
- loir le rejoindre a pied. — Aiusi , mon bon cheval blanc ,
■■ an plop , et nous l'attraperona prut-rlre. -
Ca qui distregoe surtout la poésie de Le Lié, c'est sa poreté. son stticisme. (m peut dire qne c'est lefarnl auteur breton qui écrier htm , si on entend par là écrire avec une élégance
Et noua tenons pour assuré Que plusieurs de no» scrnicntairc* Sont et seront , bon gré , mal gré , Cootre-rcvolutionnaire».
Quant an peuple, il est égaré
par de* sornette* ;
Dès qu'un empire est endetté , ■ Il faut en changer le régime:
ë> Utilité, nécessité,
Tout cela devient synonyme.
-, L'église existe dan* l'état,
Et l'état «'est point dan*l'égli*e.
Au rang de* saint» sont de* prélats,
Tile, Timothcect bien d'autre»,
% . Consacre* par le» aeul» apôtre*
- Et non confirmé* par Cépha» ;
Même, depoii lapragmatiqoe,
11 s'écoula quatre-vingt» ans
San* qu'aucun prélat de ce temp*
ftequit te buUe apostolique.
Il dit sur les cris du clergé, choqué qu'on examinât sa fortuoe:
Qusnd un bon maître de ménage, Pour arrêter quelque* dégâts , ^ Fait monter dan* son galets»
De la lumière ou quelques chats , 11 ne consulte poiot le* rat* Qui s'y partagent son fromage
Le Laé , faible , malade , expira peu de temps après avoir écrit ces vers.
Le I*é naquit à Lannilis, dans le district de Brest, et mourut juge du tribunal à Landerneau.
Le citoyen R* * * (1) est ué dans la commuue de Landerneau.
(i) M. Miorcee dt Kerdanet croit que Cambry parle ici da M. Le Roux. Il donne même, dan» k* JVWice* tir Ut Ecrivain, de la Bretagne, lea vers ci-après, comme appartenant à cet ingénieur. Mais M. Le Roux n'était point né i Landerneao , il était de Rennes ; d'ailleurs , le citoyen R"" , dont parle Ici Cambry, ne parait paa être le même que l'ingénieur R. ... qo'il cite quelques lignea plus bas, et qui eut bien certainement M. Pierre Le Roux , ne" à Rennes , mais mort à Landerneau le 1 1 avril 1 80 1 , ingénieur de» pont» et chaussée»
U est possible qne le citoyen R*" »oit M. Roujoux, péic. depuis préfet , tt qui s'est arj»« livré a.
DISTRICT II* IVXUlfvsru fs I7ÎM.
• eslun des hommes qui mentent le plus d'éloges et qui ksétitenl le plut». \ ses vertus privées , a des l, il joint uni' grandi* force de carec- II bit des im channans, qu'on chante et qu On r>|<t» dans tous le» cercles : il ne se cite ja- ■É% comme leur auteur.
Je me tmnkm de la tin d'une pièce intitulée : Les ailrs </»• I Amour. . ■
t «• dieu trouve il.ni>. son Imtomii des ailes d'un blanc de rigne, des ailes d'un noir de r orheau . des aile* dérouleurs variie», ■ garde [tour lui h-sderi, *»une le* blanches au Plaisir, et les noires : le l>eslin scella ce partage.
Il œdo«B* que U PI «MIT,
TMfaan fin»ot i tire d nie ,
l «ue, toatourifidèle A m—cOtn , le noir Chagrin flou* pourvoit II toir rl malia.
Qaaat à l'Anod, adfcM 1 j'ignore Ce n'i'<n ordonna U De»tio :
Krti m Maître, ti mutin.
Si d»njt , •« tendre, ai malin , «,»«'■ n se k connaît pat rocotv. C'eat députa ce fuoeale roor*lH ** Que le Cbagnn noua licol rn Iran, Qh le Plaieir noua fuit moi cetat , Et n« un o colcoJ rien * l'Anaour.
I ingénieur le Roh\ . retiré .i L'iuderne.iu , joint
m coonatssaners relative*.! s Lit , celles d'un
de lettres, d'un amateur des art», d'un l à caractère. ^ •
U fit imprimer, il y a quelque tetnps, des réfevi.'ti. »ur|esr|.i ti..ns.iu \ magistratures; iladop- U pour épigraphe cette tiensée de/* Esprit drs Lois, lr#. i , rhap. S : . Comme la plupart des citoyens ! de suffisance pour élire, n'en ont pas être élus , de même le peuple , qui a : de rapacité pour M faire rendre compte de la .autres , n'est pas propre a gérer par I ut-
il /léseloppe avec intelligence ee principe de u brochure est remplie de* idées les , et présentées avec esprit, avec cette , ortie facilité, compagnes heureuses des
J«* ne pourrais rien ajouter à ses idées sarleW sirotions a faire au |mrt de Ijndrrnrati; je me ofilenlerai de copier une note qu'il mncobimum- •are sur ce» objet
• Le port «le I audi-ruera , dit-il . est a l'nahou-
rtrare de l'Etant . dan» la rade de Itrest : c est un des plus importans du Finistère; il est protégé par les fortiflcationsel les moin emens du |K)rt île Itrest. Les calvoleiirs des rotes méridionales de la France ne courent pas, en temps de guerre, -tour entrer à landcrneau, le» risques de tomber enlreles maindes corsaires ou des vaisseaux qui > toisent à la hauteur de la pointe du département. I) servirait aussi Ires-ntilement d entrepôt a relui de Itrest Mais, pour jouir de tous res avantages . i) fendrait dégager le chenal des xases qui l o|»trueul itaus sa longueur, d'environ quinze cents toises. iA' chenal e»i dans celle longueur trés-sinoeii \ . et les angles saillait* de res sinuosités forment des nov aux d'atlérissemens pour tous le- mrps élranger- que le flu\ délaie el ap'tortr à lotîtes les marées ; rentrée du |Htrl est d'ailleurs d une obliquité sensible.
• il I unirait, pour détruire tes lliroiririlii-Us. re
dresser le lit delà rivière en formant sur la ri»e droite un quai de halage poar faciliter la remonte des vaisseaux . lorsque les vents sont contraires.
■ la dépense a faire pour Clécuter les ouvrages est de neuf cent nulle francs; iU seraient entrepris -in < i-ssiveinenl, < n observant de les diriger de main- l e .1 ne pas iutcrniinpre |e servn e du pot t ; niais
le gouvernement . pour qu'ils puissent l'être avec stti u s, sr errait Ion •• de procurer des ouvriers qu'on n- tiouveraii pas ict eu asse/ grand nombre <>n pourrait, par exemple, dans lei oui aut délai .un p.uue prochaine, \ afferterun • I » l n li< un ni <\< tr.ns ou iptalrr cents forçais, qui travailleraient pendant la belle saison a un mouvement île vases qui ne peul être fait qu'à cette époque ; cent mille francs v seraient employés ru cette manière à chaque cam-
• \lors le port de landerncau et le comuxrre des ranlons voisins aquéreratenl l'activité a laquelle ils sont appelés par leur situation et leurs productions . ceqiulsn atteindront punai*, tanl que lesdimculi. s de r abordage tjégoùtemol les navigateurs qui tombent a présent fréquciuiruut dans la passe, el qui n'y ajajènenlque des barques de deux ou Irots cents tonneaux ; tandis gji aptes les ouvrages que je pritpose, ils pourraient entrer dans le port avec des vaisseaux de quatre cents tonneaux au monts.
• J'ai fourni celle aunée un projet d'augmenlition et de i.p.u allons aux quais de landerneail , montant à une somme de douze mille francs : ce propt est rédigé île manière à se raccorder à relui dont M c»l kt question.
94 DISTRICT l»E LA Al
u Les soûls venu qui permettent I entrée il» port de Landerneau sout les vcuts d'ouest, de sud el de nord -ouest
• Lcmouillage est, dans les plus hautes marées, de Irois ou quatre brasse» (1 ). »
Aulrefoi le commerce de Lmderncau égalait celui deMovlaix; les armateurs de celle ville achetaient des vins a Mordcaux . des résines el des planclies à Rayonne.; cependant il n'exUle dans celle commune aucun établissement en grand pour le commerce. On ne peut pas donner ce titre aux greniers pl;icés sur les halles où les jours de marché les fabriquais déposent leurs toiles.
Underneau , dans toute, les pierres , était de la plus grande importance pour Brest ; une quantité incalculable de genêts partait de ce dépôt pour chauffer les fours de la marine, qui, pendant les arméniens , travaillent jour et nuit , au nombre de Hilarante à quarante-cinq.
Les vivres de la marine avaient autrefois dans l 1 ne ville un commis, ipii veillait à la mouture des grains; un autre qui surveillait onze a douze cents btrriqaès de vin qu'on y déposait: un troisième soignait les levés et les pois pour les vaisseaux ; un quatrième était chargé des salaisons. Cet ordre ancien se rétablira probablement, quand un moment de calme permettra de suivre, dans les approvisinnnemens de la marine, une marche que les troubles de la révolution ont malheureusement détruite. Il semble qu'on préfère aujourd'hui les tà- UNUwmcns de l'ignorance aux données d'une ancienne expérience: comme si le bon sens des temps passés était un genre d 'aristocratie qu'il faut aussi proscrire. Machiavel a dit qu'il faut changer toutes les formes daus un nouveau gouvernement; uiaU cet homme éclairé , ce beau génie si mal conçu , n'a jamais voulu dire que l'expérience et la raisou dussent perdre leur étemel empire (2).
Il yatroishospicesdans Landcrneau.
Celui de la marine , aux Ursulines , contient cinq ou six cents malades ; celui de Peneran, cinq cents. L'hôpital civil et militaire de la commune, Irop petit pour une v ille de passages aussi considérables, n'est en étal de recevoir qu'environ rin-
(•) \* projet de M. la- Houx n'» point été rxéroté.
(»', Il nexuteplu» à landerneau de commit entrèrent!» p»r |j marine pour anrvedler de» nupaaina d'apprOYuionnruietit , aiuti que cela irait lira aeanl U révolution ; foui * rte rontenue , rl a»cc raituii , d«n» le pocl de lire»!.
quaute malades, et cent pauvres qu'il euirciient (S).
« Les iiiotiumens d'architecture et de sculpture sont rares dans le district de Lauderueau. On pourrait citer, cependant, sans se rapprocher des modèles de l'Italie, mais comme traçant une nouvelle route, le portail de Saint-liouardon. La corniche hardie qui supporte le fronton «le ce portail , les ornemens en pierre de kersanlon, les colonnes d'ordre corinthien qui le décorent, l'ensemble des proportions , sont d'un heureux effet. Les rurii ux pourraient enrichir leurs tablrlU's îles fleuron- . -I. s portraits antiques doni le sculpteur se plaisait à l'orner. On voit partout, dans cet ouvrage, les efforts de travail , la profusion de richesse qui tachent de suppléer a cette majestueuse simplicité sans laquelle il n'est point de chef-d'œuvre (4). »
J'ai trouvé peu de quais plus vastes, plus espacés, plus commodes , que ceux de lauderueau. Ou y jouit d'uue fort jolie vue sur la ville , qui s'élève en amphttéàlre sur des montagnes rapprochées de v otre œil, dont vous s;ii>i.,-e/ les détails sur les sinuosités de la rivière. La promenade établie presqu'en face de l'église gothique el singulière de Saint- Iloiiardon (5) est ganiiede rangées d'arbres et entourée d'une balustrade : elle est fréquentée dans l'été; on y respire, la fraîcheur du s.iir dans un air renouvelé par le mouvement des marées et de la rivieic. On connaît l'cttel agréable de ces lulimens à la voile, qui g!i>seiit sur les eaux au milieu des terres et des rivages boisés, soit à la lin du jour, • •n.» la clarté de la lune. J'ai vu tout le pays couvert de neige d ans le rude hiver de l'an 3; les torrens descendant des monlagues s'étaient glacés , et le i liein.ii île, mers paraissait le seul pralicalde.
(3) 11 n'v i pin* • I jndrrneau qu'an Mut hôpital , lliolpior civiL II reçoit «oui dm militaire» , et «ert par contequent à remplir nn dooble objet. lai ronmiuion administrative a po , a foeee d» toin» et il'éconnmir» , porter à 100 le nombre de» Kti ronaarrra «tu malade» de la ville , et a flo celoi de» liu detlioée aux militaire» Celte administration et! wsrnndée par le» dainca de Saint- Ibotuaa de Villeneuve , qui donnent leur» •oint aux malades.
La dépAt d'infanterie de marine nernpe, actuellement la* eidevant llraolmet.oii était l'ancien bn»pi<e maiilime. Le cluileaa de (lief-Dnboi», à l'eneran , avait tervi an moment d'hotptce annexe, et c'eat de lui que parle ici Cambry.
(4) Catalogne.
(5) I< portail de celte colite e«t nrac de riche* tcnlptnrc», exécutée» avec habileté , e! ilu plu» beau kerunlon — Samt-llouardon , »i l'on en croit la Irçende , était entré dan» la rade de fret* par un «. eut d'e»t el aur one auge da perte !
IMST1UCT DE UHUrJUEiC Cl 1794.
lis. par des préjugés, romit I «mppriH-lKT. Les nobles ont prirte à «e frire a 1» familiarité de jens que . depuis l'enfance , ilsa^rdairnt avec mépris; 1rs autres, forts «lu poutatr qu'ils ont en main , se vengent des humiliation* .pi il» .«ut rssuv.Vs .tan- l a», i.-i i r^nne ; leurs k, leurs manières, n'ont pas ces grâces, cette Setttegiiaérosili'qui pardonne.! lenuruii Le bon vn» seul et U raison pourraient tout relier la raison chez des homme*, c'est chercher la sagesse au\ petites mi—m I -i révoluliou, dont le* principe» devaient ron- .luirr a la plus parfaite réalité, a vraiment écrasé la caur, grands rt U nnhlwiraiiiril il rien d'aussi ri«ible , d'aussi déplorable que les prétentions , le ton, le luxe, les manières de ce troupeau de panenus, deecs femmes enrichies par les lassease» ci les déprcdalinus <|in dominent à présent.
J'ai quelquefois écouté leurs propos : quelle r, quel dédain , quelle arrogance , quelle Ipp attable gaucherie I Assistez aux fêles puhli- », al Ici aux bal», |>én«Hrc/ dans les cercles l «Je la ville la plus obscure , et tous terra si sage qui ne sait mépriser personne , qui »e page atec moilestie, qui n empiète jamais sur les ni un autre individu, si l'égalité sainte, eonn, ' pas en. .ire au diueme , ie|, aU-desMIS de la
ire des anges.
I j ..cm»-- de» hommes, dans leurs disputes , dans leurs oppositions . dan» toute espèce de querelle, a Ueoar . au sénat . au \ atican . ilans les académies, dans les écoles, dans les cercles , dans les ménages tes pins oheur», est et s,-ra toujours : v>tliws .|. ■» dMxparm.
Ce mot égalité, mal entendu, est la son rce des plus dans la réforme actuelle. Vent-on rm que la m« « M ration . la simple propreté, 1 dépendant des formes moins que de la •des habits, eussent remplacé le lu\e des i le régime de leurs rois , eussent établi uniformité roodejle ? Non : chaque liHe de a pri» le ton d'une femme de mur ; les ulesa toilette »iirp.i»«rui |e»gam» ■•nonii.s de son mari ; ff< quel teint ! quelles main»! quelle tournure ! quel langage on rencontre à présent sou» les gazes, sous les dentelles, sous les MM de la l'erse, sous les schals de l'Indouslan !„.. Kien n eût égalé le ridicule de» prétention» |»»sée> .
s'établissent entre tous les étals qui formaient jadis la roture... Que vos goûts, vos moyens, voslalens, tous rapprochent; formez des cercles sépares: mais que ce soit sans mépris , sans orgueil. Croyez qu'on ne se trouvent pas les grâces et l'esprit . se voient quelquefois la bonhomie, la simplicité, l'amitié; que, sous un lambrbjamdorurcs , dans des appartemens s.uis glaces, suis meubles de Roui, sans tableaux des grands maîtres, on vit heureux , on s'aime, on mène une vie douce, et que . sans j chercher les chimères de l'âge d'or et le» folies de nos églogues, on trouve quelquefois le liouln-iir . l ai .•uilani .• <•( la paix . sous le rlwuinc rt dans un village.
\ osri le sens d'une ancienne chanson bretonne faite a la vérité pour révolter ce que jadis on appelait les gens du tiers; on v verra quel excès de mépris les nobles affirhaicûl |M»ur ce qu'ils appelaient canaille : elle fut faite a l-andcni.au, parmi ..I 1 • ■ !•• Saiut-l'ol-de-l>ou.
ii L s
Cbanroa* quelque* roaplet* ; |e le» df-ttinr * l« soble*** : rrllc cti*o*nu r*4 *u**i neuve que le* ind.ndu. qui M I m. pircal. Vipirr* qui raaoarenl a Irui antique robe , cl q ut *c t ... . u i , «lie» des lieu» la plu* abicep.
sans 1rs plaisantes caricatures du iiiouieut^i >
«Je prtteations irrvprouout*s» qui
f>ri»<j>*ellr*. lïllr* de 1* h*mw, qui irrf* Mil «<M (., ,,. ■Mai cm baff*>»lc|a, doit rot» eracbrr * U (pr* lajanaj rrllr parafe é U nublcaae, fatlc pour U porter, cl M— W la bu»« de to* parr a:
Ht.
Ile.
Fille» de U m*qrr*> TOtr* • pcrccTOtr au nnl.ru de* de* amarcbaada q ui
rl vomie* w> la tertr.
' «i 11 .) M 1 lu un qui d..r »e (Ht aaaa, de» tmeiaadi t»
• ..or Ulaatra taaaiik r
Il •'«• fm» 4a nadiln de b«Ur*. de fillr* d* »al*u d'érunea, de aaartb»ndri de eraau. qui m aorte la aaàt et dr» tisonna, rnajrauirea , par te* lue* tl <oa bnéea, rettr mjacaradr.
Aux états de Bretagne, en 17rW.on venait de parier de l'école militaire . des asiles réservés à U noblesse pauvre , à l'éducation de ses en fans ; nu homme du lier» deman.hi .po lies maisons on des.limit a l'éducation deseiifans roturiers, à la retraite de» vieillards devin ordre. Vave/-»ou» pas. lui répondit un geulilbomme , u avez-'ous pas I hôpital rtaacétrr?
DISTRICT »K i.AMir il mai. « 1794.
\ver de telles chansons, de tel propos, après un mépris si marqué, des nasardes si répétées , un epartialité, une injustice si criante dans tout procès où la noblesse militait contre la roture ; après ces humiliations de tous les joui s , de toutes les minutes, cette aigreur de la vauité qui ne se couvrait pas. comme à la cour, du mauteau de l'affabilité, dans les provinces peu polies, je conçois l'insurrection du tiers.
si u.us i n exceptez l'église de Saint-Houardon , qui, par les bizarreries de son architecture , pourrail offrir quelques observations, je ne connais aucun ouvrage de l'art qui puisse marquer a Un- ■lerneau ; je ne parle pas des tableaux déposés au district. On trouve, à moins d'un quart de lieue Je cette commune, une chapelle connue sons le nom de Fontaine-Blanche; elle appartint, dit-on, aux templiers. Il est peu de morceaux de sculpture, offerts a la piété des fidèles, plus singuliers, pliw originaux que celui «pion y voit : la \ i •>t " tendue sur une esttèce de lit ; le Père-Eternel ient par la jambe l'enfant Jésus , qui sort du sein
sa mère en saisissant la queue du Saint-Esprit ; aneetle htrufnnt la tète dans nue auge; Saint- Joseph est au pied du lit. f.e morceau . exécuté sur un bloc de granit, peut avoir quatre pieds de kmg sur ileux d'élévation.
Je me rappelle le Saint-François d'une église d'Espagne . qui reçoit dans la bouche un jet du lait de la vierge Marie :f enfant se fâche , ade l'humeur; le saint lui montre un bout de sou cordon , et l'apaise par ses menaces.
Et le portail île Kheims, et le portail de Saint- Denis, celui de Hei ne, de Friboiirg, etc. , etc., etc., théâtres des mille folies enfantées par la bonhomie , par l'imagination de nos pères 1 !
(l) Ce* mythe* chrétien» , groaaièrenicnt représente*, en idée* injaii ik u»c» matérialisée* avei tant de uialadre*»e dau» l'exécution, tout m tu doute plaisante», mai* utcrilent-ellnplu» U critii|«ie que le* »culplurn égyptienne» dont nuu» étudions lr. uionttrui>»itn jvr. Uot d'intérêt ? Pourquoi ce((e indulgence (mur In autre* religion» , cette tcvéritc méprisante [Kiur le» trace» qu'a lu niée* U notre ? — Eludions In mon uni en* de tout genre Uiu« par no» pern tomme l'expression dépenser» d'une «atre époque ; cherrhou£y oo document historique > une révélation de caractère, et non un signe de folie. Le genre humain n'a jaunit été fou; nui* c'est nn être progressif qui a ru une longue enfance , et parfoit de» iccet de lièvre , de maladie, qui ont altrrr uioiiienlaueineul I i rectitude de vuu jugement.
J'ai vu chez le citoyen Dutoya, juge du tribunal, un bureau riche de brocatelle , et couvert de jolis tableaux de fort bon goût; les colonnes, dont les chapiteaux sont de bronze doré, d'ordre corinthien, sont couvertes de lapis-lazuli , et d'une élégante proportion. Il présente onze scènes du Tasse.
L baldc et le chevalier Danois enlèvent Renaud ; Annule e>t étendue sur le rivage.
Un montre a Renaud le bouclier magique , qui le fait rougir de sa mollesse, et des tresses voluptueuses, et des guirlandes qui le couvrent.
Les Sirènes vit lient empêcher les chevaliers de pénétrerdaus le palais d'Xrmide ; elles niellent en jeu ce que les grâces et les muses peuvent offrir de séduisant.
Ailleurs, Armide orne de fleurs les < hevetix bruns de Renaud endormi.
Les scènes sont traitées avec esprit , avec légèreté, et du coloris le plus brillant.
Je ne sais par quel hasard on trouve à Landerneau , die/ un simple particulier, ce meuble, qui parait sortir des salles du palais l'itti, du Vatican, ou des îles Boromées.
Le citoyen Dutoya possède encore deux forts jolis petits tableaux d'un bon maître : on voit dans l'un arlequin scanimouchc et le docteur; dans l'autre, nu homme a qui deux bohémiennes disent la bonne aventure.
J'ai recueilli peu de particularités nouvelles, d'usages singuliers dans Liuderneau. Le dernier samedi de l'année, même dans les premières années de la révolution, la municipalité , entourée d'un nombreux cortège, allait de porte en porte tlemander pour les pauvres l'argent, le pain, la viande qu'on se laisail un devoir d'accorder depuis Uni de siècles au cri d'au guyFan neuf ;1 ,.
Le droit deOuiutainc s'exerçait jadissur la mer.
Ou se plaint que les foires et les marchés soicul
(l) Lo cri jeté à cette occasion r*l celui de rgnmané, dan* lequel on a voulu voir au guj Tan ntuf. On a dit à ce »ujet que In breton» avaient eou#ervé cet nuage denrn» !e» dmidea , et que le cri d'au guj fuit mruj était celui qu'ils pvnasumt lors de 1a montait dn guj , an renom ellenwul de l annrc ; mai* U y a dant cette elpliration une incroyable alnurdita } car , que l'on accorde ou que l'on nie lïJrnlilé du bâtbreton et du celtique , au mnju» fauilia-t-il admettra qu« le» celle» ne parlaient pa* franrai». Comment alor» aneaicnl-il* pu tran»mrltrr anx habitait* qui leur «ucccdcrrut dan* l'&rntorique iqj cft jraurai» ? *• i
U e»t pin» piolialde , comme le dit Duiu Le t'ellcliet, qWr
DISTRICT DE 1 VMiM'.il U MX 1794.
kl ; les lubilans <!<• K tle Ij FeuMtee trou» rnt des foires jour 4e la semaine, dans l'espace de trois ma qtfi lieue» . autour de l. urs i i.iniuunev IWen nV plu* numide a l'agriculture, aux mœun»; elles (•«orùrnt le» m.MÉ'i—l , le* vagatonds, et creVnt ■ne multitude daiil»erges dangereuses.
Viiruiiiiunué ues'avrèteen Bretagne sans qu'on I j. \u sr au < .tl<arH : les pav sans croiraient inainnjer a la poUtes**, à l'honneur, s'ils ne s'enivraient m le terminant.
1 1 . minute dans tout le pav s de 1 éi»o. I- manteau bleu olla marque du dîuil ; il ne louilie que ui»qu'aux jarret*. Le» feuMiie> portent un manteau nuir. qui ne descend que jusqu'aux coudes: tuus oui de jx-nu rapui bons, lecuculiu.
Le» hbnbmi de fleurs, les mais, y sont encore d'usage.
Un Unie encore avec adresse dans la parue qui
tient a la l.ornouaille.
I -•> h ilulaiis de la rampagaK uiiminenl Landcroeau . I.mdern* I , car corruption du mi l I ma au Ernê : c'était un sanu abbé doul on sait peu de ' - ' ^ vjii ~ i >i.ilue dans une pelili • ipell. juv lu « ■ ll«'t»; U tenait en main une lanterpe.
Soloanou. roi de Bretagne, Tut assassin»' dans ! ,li-. .1. I i Martvre; une plaque de cuiw i indiquait le lieu de sa mort. *
Ou a cru qu'il existai! deux maisons 4e templier* dans l arroudissement de Landerneau; l'une d'elles
aa lm d'Atre du frtortu nul onbojrapaur , tn
. :*e»'.li inal [irolioucr , rl qur ce un>l cl un» < . .r I M II (TU
ate ea/aea in ml, la Mr grtmt. CrU ex d aatatu plu* proi fil ■ que 1 oa apprit* la Irlr 4a tiraurr auaadi de l'aaoee W*><T*i«er. a* qae la ■aair mut aal dooac au cttraetn que I wa) ilianli j relia acuiiea.
La ena** le aie grrmt , la braloa fan appareauaeai iltaaoa a raa paru In propbetUqun, rbeniru* loua la» jour» de l evant, a* qui «oalarcemplias a la a*U«ite de J»>u»-4 briti : a/aeràvar *r»»*j rf grnmutrr mhmmrtm.
• Je aa aatureû de, itter . a, flair Do en La Pelletier , ta r»i*>n » «a aa a date le pâte da Manie de aa «ualoir ebaajrr In • lali JBM Tulfeire* «or la tteiawrve do taa,ea> | qui aool a ii— in mmrii ) iraal que le ble ail pouaae «on I bon de laere , « «uni U atriae qai fol que lei bja-bretoe*, la le»» de Ne»» t. D'au aieat aaaai qanr caa at aaaeJa/pœ» rgktmut, a* 1 an et l'aatra pour bat* rtrianat *•»
( ■ ) Ca mm* m* coeapœe da aaa ftamtmr*) et reraae-i , par *aiie»/tiea> «ara» , d'un I on a fait L+ntrfnJ on faaaVi il , a/ai a ÉMU . «erraaeee aV reaaoci.
raxMiuit riaini.
à Lambader, l'autre a la Footaine-Blanrhe : ce sont de simples conjectures, fondées peut-être, mais qu'aucun monument n'atteste (2).
Le ci-devant duc de la Vaugiiion portait pour devise ces mots : e ptb amzer qtielrn , ( en lont temps instruire). Ses armes étaient trois feuilles de houx 3).
Il existait trois courens à Landerneau : les Capucins, les Kérollets, les l rsulines (4). On reprochera sansdoule à mon travail ces notes
I Miev <nis liaisiin; j'ai licW de mettre un [»eu
il eiiseuil>leilan<»leMnatièreis principales : ilfandrait une patH>nre fatigant, pour classer avec nnlretant de faits, tant de détails et tant de notes isolées.
La commune de Landivisbu faisait jadis, un grand commerce de beurre, de suif, de miel et de chevaux: elle vendait ses chevaux de choix jusqu'à detix mille et deux mille quatre cents francs. On y ' l'-'i! I" iiiouip de tuiles ; ni.iiin .-^ premières uttiiquetila présent a Celte fabrique, la-s tubrlaQsdc la (.ornoiiaille portent des singles, du l«urre. de> - ' <:• des . .1 ; . \ laille. mdiMsiail ;
ils s \ approMMomietil de mii . d a>oun- et de îro- ( ieni \ - 1, , . >. it'tti ■ nmimiin i national , luiiiUiit en ruine (b). On demande une levée sur
Il a lla 111 1 II M U i oildllll ,i I ampuj . , S (le l'olU-
Livix (6). *Lp[
A LaiuLader , il jr •»••! m (\ Il e*l peu probable qaa |a«ia|li — , qui eUU arllf da la BMiaua daa (Jaataa , aa la aaaa qaa laa danaa ici Cerabr*. Ou or a npUajaa poaal aa qui auieU po doanrr a la laaiille uaot II tëfil cette prrtrauoa a ■rainure . qui a etaii carte» pea cette dea aeifacar* da avotaa Ife. Le Bor-pte traduit rea mots r pet *mur f m tir m par M «aa/ teaaar il faut Sawa p+rmJmt rn»u*Y. BAI f ar/rea a point babiiuelleaaaat U iifiuneaiiiio de preaaVr m«m/. rl, eu teros car, cette rersjoo ae aerail fjoerea pi tu en rapport aecc l'eepaM du tnupa qaa celle de laaki. Laa deaian dea aaVf uaw» rvpnaaaieal ion mura uae idée de parla, de couraç* aa d'arfanl. U aal duac plan prubabae qae M. lUbaaqae a Iraarte la aenlabir aftu da la daraaa » /•»» aaarer V-e*>" . quatad d l'a iradaiia par . Kmjmun U r smrm an Qniir* , oa , plutôt (••/«•tri dj a ea *r. Qmtét».
(() U (eudeaai ajoaier In C«ad*l»en, roeanoe aoaa I eeijaa tu plu* baut Le routent Jn l.pu.uu , (uade aa 16)4 , r.i dneau u or propriété particultrr* ; relu» da* l'iaaliaaa • rl» Uan»r •rare ra caairae : celui deallrcolleaa tu babiu par une e»ttf reaieiioa de liaaan ajai a* coaaacraai a l'fdoreUoo dn ealana de leur ae»r.
(5) Il es»*te Miatearai ua» tna-bafle bai le , tataae Mon, a Laadayaiiaa.
«) La ebraaaea doatt Caambre trga^la ko b baaoaa rxixt