‹ Voyage dans le FinistèreChapitre 28 sur 159 · BREST EU 179L · texte numérisé non relu

BREST EU 179L

le nord, entouré de ses bastions, défendu par mille bouches a fru , couronné d'un château massif: les caps, les enfoncejnens , les Iles variées de formes, les collines fa l lootscat (1) , l'embouchure vaporeuse de l'Llorn , des montagnes lointaines , des rivages à pic et dépouillés, quelques f.iréls éparses sur un espace immense ; la masse imposante des vaisseaux à (rois ponts, la légèreté des frégates, cent pavillons llotlanl an gré des vents : des milliers de voix, des cris , des sifflemens qui se confondent, le bruit du canon roulant sur le rivage, répercuté par cent rochers; ces chaloupes énormes, à cinquante avirons, guidées par des forçats; ces bricks, ces liàtimens légers qui coupent connue un trait la surface de l'onde . mille canots en mouvement sont un des plus grands spectacles que l'homme puisse se procurer. J'ai vu des ports plus imposans, plus majestueux, mieux ordonnés quecelui de Brest; des rades plus vastes, mais jamais d'aussi sures, d'aussi bien défendues , île mieux proportionnées, l'.'est le plus grand théâtre que je connaisse de la force et de la puissance humaine.

Je ne pourrais , sans joindre à mon récit des » cartes et des plans , vous donner une idée des moyens de défense qu'ici l'on a partout savamment établis, quelquefois sans utilité. On a senti qu'une escadre bien décidée , guidée par un marin habile , pourrait braver tant de canons ; et, depuis quelque temps, les mortiers qui se croisent ont été tellement multipliés sur la côtequecclte hasardeuse entreprise-est à présent impraticable.

Les anglais, sous les ordres du lord Russe), tentèrent, mais sans succès, d'enlever le poste de (lamarel , le 18 juin 1694 (2) ; leur escadre était mouillée dans l'Iroise.

Il est généralement reconnu que la rade de Brest, que Brest . ne peuvent être victorieusement défendus qu'à l'aide de camps d'infanterie et de cavalerie placés sur diiïérens points de l'intérieur des mtes, tels que Saint-Renan, IMouzané, leConquet, Landenieau, qui, dans les cas d'attaque, se porteraient sur les points menacés. M. de Vauban avait indiqué les hauteurs de laTrinité eideSaiut-l'ierre, comme les points où l'un pouvait s'opposer le plus

(l) Cambnr ■ voulu dire Plougutel; PloueaCJt v Ironie

d'un cuir oppoȎ.

(i) L* pUge où il» opérèrent leur lUlurquemeut , mut d'où ils furent ruJcmrol rrpnimr, p«r In lubitJQ), > 'appelle,

depun cette époque, la mon-anglaii*.

district tu mirsT o 1 7!M.

HTwaroiiHTii a la roarrue de l'en nom i sur Brest. M. déjà Rosière a depuis coufinqé cette opinion : on t'y conforme depuis U révolution.

Ij position atantagetise du port de Brest fait pn^uoifr qull fol fréquenté «le tont temps; sans les BoUes paissantes des venetes s'y repoi en menant des longues courses qu'elles faisaient m le oord.

On prétend que César y fit bâtir nue tour ; elle lait partie do Château : on la nomme tour de César, mais sans aucun fondement authentique (1).

Les manuscrits de "Petit , déposés a la biblio- Hv^ue de l'académie , à Brest , avancent que le rhJirao de Brest existait avant 406, « puisque,

• suivant la notice de l'empire , dressée sous les » enfans de Tlw'odose, les romains avaient mis des » garnisons a Bennes , à Vannes , mi environs de

• Brest , et à < KsLstnor. »

"Qoeiques écrivains ont cru que Brest était V Brtmttu-Portus des osslsmiens, ainsi nommé par Piolomée, on le GetocribaU des tables tfaéodosirones : on n'a rien de positif sur cet objet (2).

(i) M. de Frrtnrtnielr , qui soutient qo* In ronuint M f.ieftt rpr in.rtw Li FUavr-lWtagoe [u même iîl; pcortrrrrot),

tomr Je f. , » date que Ja il' unir. M. Mi'ifK de Rcrdanrt m»f» qu'eil* ne fui i omlniiK qVea tifS, par Soordeer ; nutt qu alors elle fui bâtie iw le» débris cl uiu •utre ptua an. irnne , dane U» foodemena de laquelle oa trouât nne platine rn tuiTre potUBI, d ut cote , 1'elligie d« tri ir , m de IWn, «. MM : tmtii C+utru. Ce Ceit , uni , s'il cet exact , <oi>'t»muereit M. de frruuuiillr, ttpliijnrrait rn nrm« temps poor.jam. drpou Sourdrac , U Uiar ru question • porté le mom de tmmr de O W.

(») G* am prone* que ïlrast n'm pe» l'ancien ttrnmut-

i ê prooré , dan* la troim ma tisraiena , que Br»«t t'appelait , du temps des On I» trouie drufnr am>i dans uar • lltinereire d Aaloeùa. Ce a cta.l alors <jo Ba < hairau. ( •» nom (.enter, txiti ugmbe rVrVwrjiea aV* £»- *»*■< . appellation qm lo, ««ut de ce que In frsaar» r-n-

Da l u .a V • Taa 113 , et

m eelai de ûrnt .

da ib^ie-m de 1-cest i . San plan * U f>( jrr d an Uaprsr d»nl 1» |-lot grand

r refarde In-riMn. C'est da aa e AU ouest aa principale 4 ralift i |.r»lirjur« rmrr dcw* ftow» loert i.ind«-'

et a mseeuconus. La parte ni a pion «lotir, a e«U cUi«

« En 066 1 Connu , deimème duc de Bretagne, auinneou la ville, fortiua lecbaleau et y lit baur

l'église de U Trinité.

- En 1*0, Hervé-de-I>éon donna li ville et le

ea.ofiee; l'on cl l'i

An TTt-éfèuomr* de* lour» de r» portail aaj de* eatwi . rl ans rtsgrs topfrirar» dirrr* ippartriDru MTranl jadis àr Inenaral à la rsrnitoa, aajoaxdliai trens/oraie* en

• En «Tant dn poruil est nn rsrelin arre des easeasate* ,

des mrnrtnrrra , nne porte en of>»e et na pnnl-leria. Ca

F 43 ift%o t Vaul»aa fît aoemealrr 1rs fortincationa de ca cote. A l'anlre exlrnaitc de retle ascada da enltraa est

tnr U rade. A l'rilrrmilr de dtuiie est le beau haillon Idri par Soordrsc , et qui porte son nom <> Uilmo d.toiiaa

il se tronee einii 1 l aaple le pins aeptrnln onal du rlùleau.

- De <e point, le» forltiicationa longent le quai. On Y reaaarajtte d abord uue tres-rteille tour, nommée li»ar d* At*n*\r , parre aa une anrienne tradition rapporte qa une cossteaaa

da CoeUo da ea aoea f fat loa|- temps prmoacuera. A l'angle

Da ca point , oa arma a la Caca la plas étroite da tiapeea ; M j trône* la tamr mt Cttmr. k I sanjU le pto* and est uoa antre tour appelée toar «V la JJma*Jr»e; alla aom.ne l a du port ainsi que relie da Ccaar. Les mues qui, da «et i regardent la rade , ao-detsaa de l'anse de Pontreia , «uni rajuindrr la loor des arujlata.

. Ea dedens da 1 «atenite, etatr. V* naatioa Soeardene et la lour d'\pen"r, a» »<nl le dnoj >o dn ebilrau , autre f,»rterr«ie dan* la prénom , et qat « ta iaolaàt a eoloaie, étaal

an paat-lesia. Ca doajon forme a paa près aa patalMo-!

ayant aaa toar a ebaona aslremile. Li aoajt les U roareraew et le dac d. JUr- Itçm*, lorsqa'iU î «mirai é Resa*. On y «art la araade taUa d Bocusaor , dont le* fenêtre» |othiqom donnant aar la plaça

répaiaaear de U mendie, la salle à aiaagtr et lea rsuunea. .Son» U donjon sont dm soatceraia» et de» eaerjonvefTrejaa».

De cet borrdJ» wjoar , aaa • eoaaee, tondu* , par an passage ea pente, an» oaUrrtta» da rjmieaa . aonlTre profond ani a a m earalm al ecnelle . et oa l'on descendait a»*« dm coedaa les iniortnnes dastaara a penr. l ue paerre plala, (umaal daa» ans ronluaa. en fceasaii pour Jkmaaa l>an|aa et etrotU oarertar». Ka •»»! , on fit neltojer ri drblaje»

da (Liteaa , et l'on troa»» daa» lea «oblwtse» < ei W» nsaruaeaf •* âras aqualelte* bu nu

Uuixw dutkàlraa cal il»* teste fan», ou l^a

DISTRICT DE BREST fc.t 1794.

château de Brest an duc Jean 1" ; ce traité lut passé à l'abbaye de Sainte-Croix de Quimperlé.

• En 1373, Brest était sous la domination des anglais; il avait pour gouverneur Robert knolles, guerrier célèbre dans cette province. Le comte de Montfort, alors comte de Bretagne, sous le nom de Jean IV, l'assiégea quatre fois, mais inutilement.

» En 1395, Richard II, roi d'Angleterre, qui tenait depuis plusieurs années la ville et le château de Brest, comme caution d'une somme de 12,000

i,avu aicui,

Bretagne , remit ces deux places à Jean V , qui lui remboursa cette somme. » (!)

L'an 1631 , le cardinal de Richelieu fit bâtir un grand nombre de magasins à Rrest, et forma le projet d'y faire creuser un port. Brest alors n'était qu'une bourgade, où l'on ne voyait ni notaires, ni procureurs, ni communautés de ville; elle ressortissait au siège royal de Saint-Renan (2).

Ogéc place Brest par les 6 degrés 50 minutes 50 secondes de longitude , et les 48 degrés 23 minutes 30 secondes de latitude (3). Il assure que

seaux deguerre ; que le goulet n'a que sept cent cinquante toises de large sur une lieue de long (4) , et que la baie formant la rade a deux lieues un tiers de longueur sur une lieue un quart de

voit , à droite , le bâtiment qm sert de prison civil», et a gauche , le rieil édifiée appelé quartier Je Plougaitel. Il fat bàli toiu Henri TV , pour servir de logement aux officier* du château. A U tuile de ce bâtiment , on en vovail an aolre Lien plu» ancien, qui a été démoli, et à la place duquel on a construit , en a»x5 , la belle caserne que l'ou y voit maintenant. •

(i) La Tille ne consistait alors qu'en quelques maisons

[t) Le siège royal de Saint-Renan nr fui transporte à Rrest qu'en iCSi. C'est aussi la même année que le bourg de Re- ■ ouvran. <• fat réntii à 1a ville de Brest.

(S) I.'almanach du port de Rrest porte la longitude occid. à 6» 49/ 35" , et la latitude nord à 4»» »3" 35".

(4) ThëTcnard dit que la plus petite Largeur du goulet est de 81Î toisra, mire la pointe de Kercadioo et l'anse de Nr». u.

(5) Ou lu ce qui suit dans Thévciurd] f Mémoire > relatifs à la Uarin* ) !

■ • L'ne des excellentes qualités de la rade de Brest est cet.'e grande étendue de bon mouillage comprise entre l'île Ronde et le fort de Lanteoc , et s 'étendant jusqu'à 3,ooo toise* de U rivière de Cbittaolin, soi face équivalente à vomi toises en rairé , dans laquelle on trouve 8 a «5 biaises d eau , fond de

L'entrée du port de Brest est défendue par le château et par les ouvrages faits sur Recouvrance ; par la batterie de la pointe, et par la batterie qui

commande toute la rade.

Après avoir passé la chaîne qui se ferme tous les soirs, et qu'une patache surveille, vous pénétre» dans l'intérieur du port; vous avez Rrest à droite et Recouvrance sur la gauche. Je ne vous indiquerai pas les endroits où l'on a placé des gardiens et des corps-de-gardc : on sent que l'on a tout fait pour mettre à l'abri de la malveillance les magasins elles vaisseaux du premier déparlement de la marine , de la place où les principaux arméniens s'exécutent.

La machine à mater , belle , élevée , hardie , réformée et réparée par Petit , est un des premiers objets qui \ousfrappent. El le est placée sur le rivage, au lias du château , à la téte du quai de Brest. Ce quai n'est pas orné de maisons de décorations ; il est large , marchand, presque toujours couvert de vins , d'eau-de-vie , des objets nécessaires à la consommation ; on y débarque avec facilité (6) : ses cales sont sans cesse obstruées par la quantité d'individus qui traversent de Brest à Recouvrance, de Recouvrance à Brest , au moyen de bateaux mal faits , trop petits , dangereux , mais qu'on est forcé d'employer pour ne pas gêner, par un chaland, ou par un pont-volant , la multitude incroyable de bàtimens qui se rendent en rade ou qui \ieuneul de la rade au port.

I ne rampe assez rapide vous conduit au château , à la place d'armes, sur les point* les plus élevés de la ville et des remparts.

Jadis il existait à l'antre extrémité do quai un asM / \a>tehfttel et sa chapelle : c'était l'habitation <li- 1 intendant. Ce bâtiment n'est plus. La vue du quai est plus dégagée, plus belle ; elle porte sur

rase et bien net. Cet espace pourrait contenir 400 de ligne en abri et en bon mouillage. La rade de Rrevl pourrait donc contenir lotîtes les force» navale» rassemblée* de l'Entope, es exceptant même de sa surface les fonds pierresx , rocailleux , nuisibles aux cible» et a la bonne tenue , tels que

les environs de h basse de Saint-Pierre, endroits adja ions les bancs dans sa partie de l'est.

(fi) Le déchargement des marchandises y est an tris-difficile. Aussi a-t-il été ftcqnemuieut question de U

été commencée a 1 inachevée.

MSTO1CT DC BBCST es 1794.

■ne grille de ter qni laisse apercevoir les magasins et le fond du port.

Kn (ace «lu quai dont je viras de parler , du côté de Recouvrance , ont été bilis tous les magasins particuliers des vaisseaux , l'arsenal , les forges , les hangarés et les bassins de construction.

[ Je me suppose sur le ranal qui sépare Brest de Recouvrance , et me rendant au fond du port ').

\jt premier bitimeat qn'on aperçoit est nn grand magasin hlti sous l'intendance de M. de Seuil, en 1692 <\) : ses salles basses, nommées Sainte-Barbe, reçoivent tous les ustensiles reLilifs à l'artillerie , a l'armement des vaisseaux rt des batteries; les deux étages qui les dominent servent d'arsenal et d'ateliers aux ouvriers qui prennent soin des armes.

De la jusqu'à Pontaniou est un corps de vingtcinq magasins particuliers pour le desarmement de vingt-cinq navires des premiers rangs ; on y dépose les cibles, les agrès, les voiles , les ustensiles de calfat , de charpentier ; Us furent bitis en 1667 , €K et 69 "2 .

Sur le large quai qui règne devant l'arsenal et ces magasins sont rangés les canons , les mortiers, les produits des désarmement des vaisseaux , galirties . rte.

la première aile de Pontaniou contient des hangards , bilis en 1690 ; ils servent de magasins pour le désarmement des bitimens dn second , troisième et quatrième rang ; ils sont suivis des hangards de la Inonellerir et de la poulierie.

Ces bitimens sont domines par une montagne eiore.

l 'antre aile de Pontaniou est occupée par trois forges ponr les ancres et pour la clouterie , par des magasins pour le fer et pour les futailles , par quatre magasins particuliers, destinés au désarmement des frégates, etc. La fontaine où les vaisseaux prennent leur eau est à l'extrémité de ce long qui 3).

Ilnsieurs formes ont été (ailes à Pontaniou ; on y construit les plus gros bitimens. Depuis peu de

d'y faire des frégates a l'abri des injures du temps (f).

En se rendant an fond du port , dans le prolongement du quai de necouvranee , on trouve l'atelier de la sculpture et des forges ( il fut biti en 1670) , des magasins a planches, des lieux de dépôt pour les mâts , des cales de construction , une espèce de quai pour la réception ou l'examen des bois de construction , etc. , etc. (ô)

Il faudrait trop de détails pour décrire ces dispositions à* des hommes qui ne connaissent pas la marine et les ports : je me contente de les indiquer en grand, de donner une idée des immenses travaux exécutés ponr établir des bitimens si 1 et si considérables sur des rocs qu'il (allait i verser , (aire sauter à l'aide de la poudre a canon.

Le port est fermé par deux tours carrées qui , des deux cotés , terminent les fortifications de l'enceinte (6).

Dans la rivière de Penfeld , dn coté de Retournai ce, U existe un quai où l'on enchaîne les mils

La oorderie immense, le bagne, le jardin ridevant du roi , le magasin général, les bureaux des classes (7) , forment dn coté de Brest le pendant des biUmens décrits sur le long dn qnai de Recouvraoce et de Pontaniou , etc. Tons ces bitimens sont construits sur le roc, aux dépens de la mon- Ugne (g).

Vous arrive* , par la course que Je vous ai (ait (aire, an bassin de Brest, près de rentrée dn port, eu (ace de la place que je vons ai désignée comme la demeure ancienne de l'intendant

l<s bitimens fondés autour de ce bassin de Brest servent au contrôle; la salle de l'académie, la bibliothèque, un dépôt de plans et de machines , en emploient les mansardes (9;.

(i) Um m 1*7». Cm UimnW • H. laenJj* U tS jaa- •w» iSl».

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(1) To.1. «a. d^wbo, à» Uù»™. .vu

tU T-mmtmm a r»i , b.ff. A p*k «r trou.» b i '«•.««• étwtm le* pmmdm lu* g** 4c U ibrniia* <U

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(9) Lmtitmum <W Br«M rcau InnM i U i

L'école des gardes de la marine occupait le pavillon au fond de cet emplacement. Ainsi, le séjour de l'étude et de la méditation était à IWest au milieu des marteaux , des maillets et des herminettes , dans un fond très-humide, où tout instrument se rouillait , où les livres se corrompaient. On ne pensait pas, dans cette ville, comme cesanciens sages qui défendaient qu'une charrette utile au bien public passât par la rue des écoles : l'éducation leur paraissait l'affaire la plus importante d'une république (1).

Tel est en masse le port de Brest : c'est Tort long, mais trop étroit; il peut vaisseaux du premier et du second rang , vingtquatre du troisième, dix du quatrième, vingt-six brûlots , flûtes et vaisseaqx de charge , en tout soixante-quinze bâtimens, sans compter cependant une multitude de corvettes, de chalands, de chaloupes , et les mille canots nécessaires au service.

Autant la rade de Brest l'emporte sur celle de Toulon , autant le port de Toulon a d'avantage sur celui de Brest : ici, les bâtimens pressés ne peuvent itre déplacés sans des dispositions préliminaires qui demandent un grand travail et toute l'habileté d'un officier de port intelligent. Dans les temps de grands arméniens , toutes les passes sont obstruées; il règne dans le port un embarras, une confusion , une malpropreté que les temps orageux, que les pluies continuelles augmentent encore. Les querelles se multiplient sur les cales étroites et serrées. Les bdlimens pressés se touchent ; un incendie en dévorerait la presque totalité. A Toulon , au contraire, tout est large, propre, espacé; tout mouvement se (ait avec facilité. II règne un ordre , une propreté qu'on ne connait pas en Bretagne; les magasins n'y sont pas aussi longs (2); ils sont plus rapprochés, plus multipliés, mieux conçus, d'une architecture plus noble ; car, je le répète, il est inconcevable que , dans la multitude de travaux faits à Brest, il règne une mesquinerie d'architecture, une aride simplicité que la grandeur despro

Htmc , dta

et L dépAt J« plan, et cota da Reooorranc*, prt., de la sculpture.

( 0 Ce battaient cm occupé par U icirarcria , la ferblanterie et on» section dn magasin général.

(») La diaposrtioa dea mj^ntîna rtt qaelqoefou trea-virieuse su poit de Rrrsl, cl i eli ru pirtM* tante d'rpnacc. Ainsi Ira magasina aux goudron* sont an-druoas des uugitin» à î , etc. , «te.

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