‹ Voyage dans le FinistèreChapitre 42 sur 159 · I.ML.uJJ · texte numérisé non relu

I.ML.uJJ

UISTKltT Ut ÇUMPIR y> 1791.

J'ai parlé de la (tant* à Loe-Maria ; H exista d'aulne petite* uiauu factures de grosse poterie et uV tases degrv» dan* le mciue lieu , à Gabertc , f r-r^ué.

Ou trouve une papeterie dans Kerfeiinteini, sur le Steyr.

Il y * , pré* de Quimper, de l'argile blanche Irès-mieaeée , propre à faire des poteries de l'espère de celle qu'on fait en Angleterre ; on la néglige.

Les tanneries sont en si petite quantité , de si peu d'importaoce qu'on ne devrait pas les citer ( 1 ,.

A l époqae où U convention ordonnait la fabrication du salpêtre sur tous les points de la république , le district de Quimper s'en occupa aussi ; et quoique le sol de son territoire contienne, en général , beaucoup plus d'argile et de silice que de terre calcaire, il ne laissa pas de fournir à la république plusieurs milliers de très-bon salpêtre. Kn parcourant le district pour chercher des terres salpétrées, on découvrit, sur l'un des piliers intérieurs de l'église paroissiale de 1 Voiture Ti , a quatre lieues sud-ouest de Quimper , une assez abondante' eftlorescenoe saline qui existe encore : c'est du carbonate de soude très-pur. Celte église, qui n'est pas neuve, est située dans un pays plat , découvert, bordé par une mer hérissée de rwhrrs, et qtiedefréquensnaufragesont rendue troprélebre. La pierre calcaire dont elle est construite a été prise dans les nombreux blocs de granit qui couvrent la grève de cette partie de la côte, connue sous le nom à'Etaux de Penmarc'h, et qui n'en est pas très-êloignée. Ces pierres, qui pendant des siècles ont été abreuvées des eaux de la mer, contenaient sans doute du sel marin ; la chaux qui a sen i èjJ< > lier, pour construire cet édifice, s'est emparée de l'acide muriatique de ce sel , et a formé un muriale de chaux qui a coulé le long des parois extérieures de la pierre : cependant l'acide carbonique qui se développait dans un lieu dont l'air était souvent stagnant , s'est combiné avec la soude dev enue libre , et a donné lieu à cette efllorescence qu'on voit aujourd'hui. \oilaau moins ce qu'on peut imaginer de plus probable sur ce phénomène. Il est d'autant plus remarquable qu'il e>l le seul connu jusqu'ici dam ce paya. Ce n'est pas qu'où ne pu Use regarder le terrain du ci-devant district de Quimper eoittiio-attoïKiaiitcti matière* salines «If di»e r*e* espaces ; mais le climat en est si humide que les pluies

entraînent ces sels a mesure qu'ils se forment , et il est ti rs-probable que s'iî y pleuvait plus rarement, on trouverait que le sol y donne naissance à plusieurs sels; en tftjri on exemple. A la Mali <l imi" sécheresse de quelque* *eiiiaiiies, quia eu lieu ici pe»daut les moi* de plutime et «le \riilo*e an \ , on a trouvé, à une demi -lieue de Quimper , s u l>oi d île la rivière d'Oilet,sur la surfer urtirale d'une roche gnanilique. <|iii para il en élal de d/vomposition , UDl' légère olUorex t uce de sulfate de magnésie,que k> pluies siinmuts, ont bientôt faildiv paraltrc.

Ije séminaire de Quimper est bâti sur un mont de cailloux roulés (2).

\* granit est la pierre la plus commune ; ou y trouve beaucoup de schistes iniear.-s , du quart/ , etc. ; on n'y connaît point de pierre calcaire.

Le citoyen Cormier, nommé commissaire pour l'exploitation d'une minedecluriMn-ue-lerre, près des murs de Quimper , a trouvé dans ua espace de six cents toises, et dans la même direction , cinqauleuremens bien prononcés ; les échantillons éprouvés ont été trouvés trop légers; les autres fouilles en offrent de meilleurs.

Voici l'état des couches de cette mine :

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