‹ Voyage dans le FinistèreChapitre 44 sur 159 · OU · texte numérisé non relu

OU

(^o«lok«dr;,U— -

très-vains , très-tiers; on dit d'eux en

Ar gurunen or tfoar. ( IU sont couronne* de gloire» ) (*)

\rw Ile n'a pas une demi-lieue de tour. L'état ne leur donne aucun secours; ils sont pourtant utiles et pilotes ; on devrait leur donner les «ivres qu'on distribue dans Plie de Sein.

A une demi-lieue de Pont-l'Abbé est l'Ile Chevalier, sur laquelle on trouve une ruine assez considérable; c'était, dil-ou , un «les châteaux «le ce roi («raton , que nous trouvons partout dam parages (3). Elle a plus d'une lieue de retice ; elle est ex I reniement féconde. On y « une douzaine de petits villages.

Legibierde mer, ainsi que b perdrix , les railles et les lièvres, sont communs dans cette partie du

Finistère.

On m'a parlé d'eau ferrugineuse à l-ambour , à unep«»rtée de fusil de Pont -l'Abbé, dans les coin m unes de Dodilio , de IVnmarc'h , sur le territoire «le kertano, commune de l'Iomeur. Sur la route «le IMoonéour, ou trouve beaucoiip«le pirrresdrui- «liqm-s ; jr parle de eea quartiers énormes de rorhers plantés en terre et recouverts «l'one gramle pierre pble qu'on voit nou-vuleuseut duos b Bretagne, mais dans presque imites 1rs contrées de l'ancien monde (4).

IVesbmles recueil , Paris , 17&3 ), dit que , près d'Auray, on trouvèrent cinquante on cent quatre- • vingts pierres druidiques arrangées trois a trois , que les gens du pav mi.uiiuh-iiI /inut'n.ou Irch- ./re/i. • Us s'imaginent qu'en y allant à certains pturs marqués , et » menant leurs troupeaux , ils s,- pn-M i »er«»nt «le huiles sortes «le mabdies. •

Ces! à Carnac.

Ijf nséae Deabndes , Md., dit : • Dans b paroisse de Ijumoaré , à cinq lieue» et demie «le Brest , est un marais qui sèche en |»arlir dam l'été, "sous «les pierres, au milieu de cet étang, des paysans trouvèrent plusieurs coimde fonte , jus*

C a— ail • Ut MtfMwwa^ aV gimirt , «MM tara la UWMI Jr I» f lotir. Om M » oi i Aomt pat trop •ppUqocr f«mjthtw» M» tMkÉMi à» HS» Twèj. •

(1) Om cto* qaa rr» raraaa «oal la» mil i'mm tmw tnapSar. . à"nm mm** mm, é lUa. W*ao «TU* «S» «TJaraa

(4) Cl màrf nmitmfmm i im «Wafcài «Vpi parla «iaaa aoa Mtaa mm la aWnct «a I

qviwtr eu 1794.

qu'au nombre dedeux mille. Ces coins sont creux ; c'est une composition presque aussi dure que l'acier.

« La tradition dit , à Lanrivoaré, qu'il s'est lifré là une grande bataille ; on y trouve un cimetière nommé des Saints, ou des Sept mille. Lanrivoaré n'est qu'à une lieue de la mer, à deux lieues du du château de Tremazan, où Tanguy du Châtel prit naissance. • J'ai vu plusieurs de ces instrumens conservés à Lesneven.

Camac, en Bretagne, est un des plus grands théâtres de ces monumens. Il en existe une prodigieuse quantité dans ce canton , alignés avec symétrie ; ils ne sont éloignés que d'environ trois toises. Ce lieu , suivant la tradition bretonne , dans les temps les plus reculés, appartenait à des druides; il est entre l'Ile des samnites et l'Ile de Sein , consacrées par les oracles des prêtresses gauloises , dont j'ai parlé en décrivant l'Ile de Sein-

Carnac leur doit son nom , de Carn , amas de pierres, et à' Je, ville.

Ces monumens sont multipliés en Angleterre et dans ses dépendances ; ceux de la plaine de Salisbury sont les plus célèbres , ils ont jusqu'à vingt-

On en voit dans l'Ile d'Anglesey , dans les Hébrides, dans l'Ile de Boreray, près de Sainl- Kilda.

On les connaît dans ces contrées sous les noms de Stvite-lleng, de Cromlec'hs; le docteur de Stukeley prétend que leur vrai nom est Ambres, de la villed'Ambresbury,prcs de laquelle il en existe.

Les anciens bretons insulaires les nommaient Chiorgaur, que les premiers moines traduisirent par ces mots : chorea gigantum, ou giants dance. Ces mots offrent un rapport si positir qu'il est impossible de ne le pas saisir. Nous avons vu que nos bretons nomment^a/er/c les génies qui dansent autour de ces pierres ; les habitansdePonl-l'Abbé les appellent // gauriquet.

Les anglais supposent ces monumens fondés par art magique ; ils en prêtent la construction à l'enchanteur Merlin; M. Sammes, anx phéniciens; Jnigo-Joncs, aux romains ; ce célèbre architecte y voyait un ordre toscan. Le docteur Charleton, médecin de Charles II , les croit fondés par les danois.

égyptiens, persécutés par Cambise, se sont sans doute réfugiés dans la Bretagne, et qu'ils ont do drtwrr ces pierres.

D'autres

elles l'ont été parlespbé-

avaient l'art de composer ces pierres elles-méiiirs , en les formant d'nn gros sable de mer lié par un ciment dont nous avons perdu l'excellente compo-

trouvent pas dans les environs de Salisbury.

On connaît la pierre levée des environs de Poitiers.

A Loc-Mariaker, où l'on suppose qu'était placée l'ancienne ville de Vannes ; sur les routes de Lorient à Hennebou , de Quimperlé à Pont-Scorff, de Pont-l'abbé à Penmarc'h , dans la commune de Moëlan , dans celle de Clohars , j'ai vu de ces mon u mens druidiques ; on en trouve à Belle-Ile , aux Iles des Glénans.

On en rencontre dans la Hollande , dans la Scandinavie. Kircher en dessine un qu'on voit dans le Japon.

La Genèse parle de ces pierres élevées comme monumens , sous les noms de Galhed et de Galgal.

\*& turcs prétendent posséder le tombeau de Mina , mère de Mahomet. « Ce sépulcre est formé de trois grandes pierres , dont deux sont debout , l'autre par-dessus ; elles ont treize palmes de large , et vingt-six de hauteur. »

Silvestre Girard en place sur la montagne de Cyllarus , dans l'Irlande.

Le Périple du Pout-Euxin rapporte qu'il s'en trouve à Trapezunte couvertes d'inscriptions barbares. Saxo Grammalicus en indique au sommet des montagnes du Danemarck.

Selon Strabon , le prétendu temple d'Hercule , à l'extrémité de l'Espagne, n'était qu'une réunion de pierres druidiques.

Monlfaucon dit qu'elles sont communes dans la Frise , dans la Wcslphalie et dans tous les pays du nord ; celles d'ilummcling , dans l'évêché de Munster, peuvent mettre cent moutons à l'abri de la pluie , assure ce célèbre antiquaire.

Près du temple de ïancienneCérés , chez les phénéates , était un de ces monumens , nommé Pë~ Irvma, sous lesquels on conservait les ritesel détails concernant les grands mystères.

On a pris ces monumens pour des autels , pour des tombeaux. 11 m'est bien démontré qu'ils n'ont été placés que pour indiquer le lien des traités passés dans différentes oeeaatoi» : c'était IV

UISTUICT DE Qt71*PEft IV 1794.

et simple de U solidité , de la duré* des conventions faites entre deux peuples, rl de l'union qulb contractaient. A leor imitation , les lacédérooniens consacraient leur* Docana , pièces de bois liées par une traverse, qui présentaient le même emblème. Ils servaient ailleurs à l'exposition des \ qui parlaient au public , aux i traitaient d'affaires politiques ; comme à Carnac , comme à Salisbury , c'était le luggettiu des romains , fait en pierre de Uille dans la colonne Trajatme , niais quelquefois de bois t de pierres accumulées, de gazon même; Tacite a dit :

Simul congrrtint cespiles, eztruunt tribunal </uo ma fit cottspicua sedes foret.

Dion , 4«, in tribunal factum ex terra patuitri more romano comeendit.

Les anciens marins disent avoir vo , an large, entre le GuiMoee et Penmarc'b , des pierres druidiques , à quinie ou vingt pieds de prorondeur sous fean, tellement vénérées qu'on disailla messe dans un l>ateau au-dessus d'elles une fois chaque année. Quand les hommes , errans sur les différeos de la terre, eurent perdu le sens des emrs anciens , les trace» de respect restées pour eux dans leur esprit divinisèrent ces pierres. Ou leur offrit des sacrifices, on les couvrit de couronnes de fleurs , on versa sur elles de l'huile , des parfums, on adora le dieu Terme, Jupiter, <appolas; de là le Sala-G ranima des brames, la pierre Salanik , les Betyles ; de là le jurement sur Jupiter pierre, la pierre de :, . Alquibile ou l'Algible des arabes, k t.ebul des hébreux , ks Rcjubm , les Tetpo-ywoç des vieux grecs, ks colonnes des Macchabées, k pierre de la (xirle ( .a pêne, qui produisait des pluies à Rome que celles de k chasse de à Paris.

tu faîl que k me rappelle, outre l'assertion positive de hiodorc de Sicile, confirmera la \érilé du *en* que je prêle à ces monumens. Polybe, en la première alliance des romains et des », dit qu'ils attestèrent une pierre comme témoin éternel , indestructible de leur alliance, et que, se dévouant à k vengeance céleste. Us frappèrent d'un caillou k tête d'un agueau ,

traité qu tk venaient de juger . etc.

Il a* m'a point paru déplacé dans la Nrrtagne , de ce» emblème* , d'en désigner k sens

avec précision et de rapporter quelques faits ,

quelques traitsqui les concernent dans l'histoire de l'univers. Pardonnet-moi cet étalage d'érudition ; on est forcé de s'en excuser dans ce siècle, comme à k cour de disserter , comme à Paris d'avoir un caractère, comme d'employer près de certaines femmes le langage de la raison '.{,.

Les principaux travaux a faire a l'ont l Abbé sont 1° le pont , qui fait courir aux hommes et aux chevaux les plus grands dangers. Il y passe par jour une cinquantaiue de charrettes ; les acciden* ysonlfréqoens(î).

3° Le passage de Pen-à-lkp , qull est nécessaire d'élargir, en prenant sur le cimetière (3).

3° Le quai, qu'on délaisse faute d'ouvriers. On désirait qu'on y joignit des cales; il ne s'en trouve point dans le pkn présenté; une d'elles devrait être placée au midi, l'autre au levant pour le carénage.

I>e quai commencé doit avoir quatre-vingt-dix toises; il y en a vingt-huit de laites (4).

4° Nettoyer le port jusqu'à Rosqiierneau ; des h il i mens de cent cinquante lonnraux pourraient alors remonter jusqu'au quai. Dans le temps des équinoxes, k mer monte dans le port à treiie et pieds (S).

(0 nrp.» CmmUj . UHmèm Mm w !«. ..»,,.,••.<>« W»i him dm doute». Om tait ■tuolnuol qtw Us aauuiom doat il part* tri terni mm mnai rrltiq*** cowcm

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DISTRICT DC QOIMPER E» Î79L

f»° l'aire sauter la pointe dénie Carro, «| ti ■ ^;m' h navigation (1).

• C° Réparer les pouls de Nignon , de Keréon , de Saint-Parre, pour établir une communication m nécessaire en t iv Pcumarr'h . Kerifj . Poal l'Abbé, Ouimpcr, etc. Les chemins qui mènent .1 telle rote sont les plus mauvais dp la l»rrl:igue. J'atteste avoir passé plus de cent mares en m'y rendant, dans lesquelles mon cheval s'est mis quatre lois a la nage. Ces routes n'ont pas la largeur nécessaire pour que deux rharretles puissent s'y croiser , et les charrois sont jour et nuit en .niivité.

7° Il est urgent de faire une digue à Naot-Ven , pour s'opposer aux progrès des sahles qui rouvriront bientôt des terres fécondes de cette commune.

J'avais attendu le moment d'une tempête pour me rendre a IViiuiarc'h; je fus bien servi par les élémens : la mer était dans un tel état de fureur, que les habilans du pays, accoutumés àcesperlacle, quittaient leurs travaux pour la contempler.

Tout ce que j'ai vu dans de longs voyages, tout ce que j'ai décrit dans ce mémoire , la mer brisant sur les rochers d'Altavelle et les côtes de Fer, i Saint-Domingue, les longues lames du détroit de Gibraltar, une tempête qui combla sous mes j eux le port de Douvres, en 1787, la Méditerranée pies d'Antalphi , rien ne m'a donné l'idée de l'Océan frappant les rochers de Penniarc'h.

Ces rochers noirs et séparés se prolongent jusqu'aux bornes de l'horizon; d'épais nuages de vapeurs roulent en tourbillon , le ciel et la mer se confondent. Vous n'apercevez dans un sombre brouillard que d'énormes globes d'écume ; ils s'élèvent, se brisent , bondissent dans les airs avec un bruit épouvantable; on croit sentir trembler la terre. Vous fuyez machinalement; un élourdissemeut , une frayeur , un saisissement inexplicable s'emparent de toutes vos facultés ; les dots amoncelés menacent de tout engloutir ; vous n'êtes rassuré qu'en les voyant glisser sur le rivage et mourir à vos pieds , soumis aux lois de la nature et de l'invincible nécessité.

La torche de Penniarc'h est un rocher séparé de la terre par un espace qu'on nomme le Saut-du- Moine. Lt mer s'y précipite avec fureur ; on lui prête le bruit qui retentit au loin dans la cam-

(t) On n'a point fait Mater celle pointe.

pagne, quoiqu'il soit produit par les cent mille obstacles que l'Océan trouve sur ces parages.

■ A l'est de la pointe de IVninarr'h est le village de Kerity. J'y vis avec surprise une statue d'albâtre de sept pieds de haut : c'est un Saint- Jean. Sa barbe , ses sourcils , ses rheveux sont dorés ; une guirlande de feuillage l'environne; de petits oiseaux posent sur ses rameaux : le s, uni soutient un agneau sur un lion. Je crois cette statue d'une main espagnole ou portugaise. Le piédestal <--\ orné de quatre statuettes de la même matière, mais d'un meilleur si v le que la statue. \jp dôme qui la rouvrait est un amas de pyramides gothiques et d'ouvrages à jour travaillés avec re< herche.

» Quelque naufrage aura fourni ce monument à Kerity. » I

J'ai parlé des ruines de Penmarc'h ; ellesannourenl une très-grande population ; elles sont pour 1rs habilans du pays les ruines de la villedls.Ou sait qu'on y faisait un immense commerce de salaisons ;t .

(») L'église de Kerity eat actuellement en raine*. La curietuc sculpture dont parle iri Canibry ne t'y trouva plat , nui» elle a été transportes dans l'église de Peomerc h , à gauche du chœur. Il existe aussi au presbytère quatre petits bas- relief» d'albâtre, du quatorzième siècle, représentant des •crue* de la passion.

(3) te* ruines qui rouvrent le terrain de Kerity a Prn in..t i h sont en effet considérables , et indiquent ou rentre de population important ; mais le* habilans n'ont jamais parla de la rille d'Ia à propos de ce» drhri*. Il est cartain qu'il existait autrefois dan* ce lieu une tille où l'on se lierait à la salaison de* congres , des juliennes, et même des morue* qui se péchaient *ur la côte ; c'était l'objet d'un commerce important. On a cru que la découverte du banc de Tcrre-\'eu»c, en détruisant cette source de richesses , amena l'abandon et la ruine de* habitation» de Penmarc'h.

Si l'un t'en i apporte a la tradition du pays, Penmarc'h fut autrefois <iujj< contidtraHe fue Aantei. Outre la découverte du haut de Terre-Neuve , qui (il abandonner relui de Penmarc'h pour la pèche de la morue , une tempête affreuse Ct périr Soo bateaux pécheurs de cette ville , monté* chacun de sept homme*, et causa ainsi la ruina de «on commerce. Cependant elle conterva encore long-temps une assez grande importance; mais,lorsde*guerrr*de la Ligue, elle eut à subir denoovaaut désastre*. Voiri ce qu'on lit dan» ITiiitoire manusciilo qui se trouve à la bibliothèque de Quimpee ( page 19J ) :

• De ce ravage de Penmarc'h ( il s'agit de* ratage* qu'y e terra Konteaeile lorsqu'il prit cette ville ) , demeura trlle ruine , qu'il oc pourra de cinquante ans se relever , ni , po*~

DISTRICT DE QCrUPCR rt 1794.

IM

I honnête nu . de ce canton , je de frwd ex de faim dan» ce pa y s saut âge et dé pouil lé. Ir bon payeur ne senil une poularde Ai ru , une poularde fricassée , une poularde grasse à la broche, et ne donna , s'excusanl de sa pauvreté , du plu* délicieux un de .ségur , Irouvé sur le rivage et I roqué par les paysan» contre quelques bouteilles de | cidre.

li soit le vénérable curé qui me sauva la vie; r e*l an fort galant homme, aimé deiejparoiuiea»; aussi tout ahoiidecbcz lui. Il lui manque du drap, "sa soutane était composée «If rmq cent» pièces de teinles différentes.

On construit un phare a Pcnmarr'h : il n'en est point de plus nécessaire aui marins. 1rs. vents du y dominent; ils sont si violens que le ou je m'y trouvai .les vapeurs, l'écume qu ils se répandaient jusqu'à St. -Pierre, et I Ni yeux el le phare et la tour carrée, rie.,eic.(l)

UB des êtres les plus extraordinaires que j'aie trouvé dans le Finistère est une espèce de ■, ronnu sons le nom «!•• lliilopen. On le I long-temps un homme abandonné par un Intiment russe ; on ne connaissait ni m-> pan-us . ni le lieu de sa naissance. Il errait de rochersen rochers sur la cote d'Xudierne et de Pcnmarc'h , se nourrissant de poissons crus , des chien» , des animaux qu'il pouvait *aisir; s'échappanl à l'approche de» homme*. Il habitait dans le creux des rochers, dans les caverne* du mage : ion n .'—.liait sa force, sa légèreté. Il s'est un peu civilisé. Sa demeure, a pas île la mer , a près de cinq pieds d'é-

1 r, tuliiunt •ttitral ftfnjirt âta» \ tfjUf ; il» hk Un Irj iiian rpoaaa* ; U, In »iUia« m pco- •u ,ru ifww» | < rt , or Ura— »l pu <\ rut fort Jr- • Ihru. Il» fn«rul U |.lup»<t rjorrr» lllU Irar lit : qur . cU Uur im« pow Irat ...il .

troare rororr daa* l'rfU.r dr Fromr rc II une lrac« >\t onr •plrn-lrur .Ir cm l.r u , r'rml un IiUno rrprrtratafU 4a ranlioiui. I* traditio* <Ja r)wp>U« d« ni <]<— mit pmmuoa rnt rflrrtnrawat Item a 1 , at <\»t W ul.lr.a i)iioii j 1*1 fui Un pour ro i«r h Mavrair. Ou »oo <L»< I* l.>o.t de f rOr pnaiarr da fwaiit'» . <j«i «I fan itmMinbl», II* ignora i apiiaai crttc ptorrmton ral lira , ata lr« p*nomm fal—a pooeml le ro.taair da Lom» 1111. aaqa » penaal ta cloracr d uaa *gu*a *»«•! mm da f raainX . wa »• »« coaaKail uu

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létatiun; elle est faite de pierres hrutes rouvertes d un toit de jonc. Son mobilier est composé d'une table , d'un banc, d'une poêle, d'un pot de fer , d'une cruche et de quelques écuelles de bois. — Il couche auprès de sa moitié, sur la terre rouverte d'un peu de paille et de goémon ; des lambeaux de toile a voile «le navires naufragés leur servent de couverture; ils reposent leurs tètes sur un caillou

enveloppe d un vi. «le griivse el.iUpe.

Depuis qu'il communique avec les hommes, depuis qu i! participe à leurs Mes , à leurs travaux . il s'est fait aimer; rien de seniable, de hou comme M sauvage , duquel pourtant on menace encore les petits eu fa m». Il n'a jamais frappé personne, racine dans I ivresse , .i laquelle il «.abandonne v.d.mliers. A la lutte, dans la Uretagne , il n'a point trouvé de vainqueurs. On assure que, dans sa jeunesse, il prenait un lièvre à 1a course.

Philopcn est d'une constitution que rien n'altère; il brave, presque nu , toutes les intempéries de* saisons; U ne porte ni lias, ni souliers; sur sa Ut* est un mauvais bonnet ; mit ses épaules . billot un manteau de toile goudronné, tantôt quelipjes morceaux du jii|xin de m femme, ou «le, h uilons dont on lui fait présent.

On s'amuse encore quelquefois à lui faire manger des poules rivantes, de petits . luis ..u des I .,pins mis ; M rejette autant qu il le ( . ni . i le \« il et la plume qui le fout tousser , nuis il en atalr beaucoup. Pour le remettre à ces repas de sa première jeunesse , il faut qu'il boive beaucoup de vin ei d eau-de-vie.

Le commissaire du pouvoir exécutif , ia>edau , homme plein d'esprit et de talens . m'éi rivait, il y a trois. ui> : . Thomas \ vin du Philopcn .demeurant à Snlnl-Guenolé , sr.:ti„n dépendante autrefois de lleuiec-cap-ï jval . est aupturd hui attaché à la commune de Penmarrli ; il esl originaire de Trdgaennee , a peu de distance de Sun! (•uenolé ; il a soixante-dix-huil ans ; sa taille esl de cinq pieds cinq pouces, sa Ule fort grwvse , ses lawiten colonnes, son teint basané, ses jrenx petits d via, an épaules larges, saal gn* jusqu'aux lombes, ou sa structure « à s'effiler : il est singulièrement neneni , fort et robuste . et velu jusqu'au boni des ongles.... •

La première fois que je Ir vis, jr me flgU! Il un habitant des bords de I Orénoque , du graod lac ou de la baie d'HuiUm. 11 ressemble a que l ques sauvages que | ai vu» il y a quaraUc ans . a

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