‹ Voyage dans le FinistèreChapitre 56 sur 159 · C. C .»;, forme, à deux portée» de fusil de · texte numérisé non relu

C. C .»;, forme, à deux portée» de fusil de

Quimperlé , une manufacture de papier (f . C'c-t un homme ingénieux , plein dr courage.

Le commerce de grains était le principal commerce de Quimperlé ^ mn| |a p^,,,.^,, nrv>|

et tarirnt enlèvent ces denrées. 1rs négocia»* n'ont de ressource que dans les eou|ies rt;glées des forêts de Carnoet, de Coatloch el de Cascadrc, qu'ils fo"t exploiter; on y fabrique une grande quanlit de abois.

Des kiiiiuens de cinquante tonneaux ."> pénètrent dans l'iitériejr deli ville, et d.Vliar^.m leurs marchandises sur le quai , large et tn-* commode , bordé de magasins ri de jolio maisons.

\t port s'encombre au confluent des denx rivières; il serait nécessaire de le curer, d'acheter b construction dea quais , d'y (oindre quelque cales, d entretenir dans le canton des chevaux cV trait pour servir les travaux publics. I.'ingénitnr iMaille porte à vingt mille francs les dépenses d'urgence à faire dans cette commune.

La grande et belle place où s'exercent les troupe* , en face de l'ancien couvent , bâtiment vaste , commode . imposant , qui sert actuellement aux «wt s constitués , la place , dis-)e . n'est pas Unie; il fafdrait , pour qu'elle eut la régularité qu'on projette

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J92 DISTRICT DE QtT

de lui donner, qu'on relevât les terres d'un jardin détruit ; il faudrait combler un des angles et terminer le parapet (1). *

Dominé par de hautes montagnes , et dans uo fond , Quimperlé ne pourrait résister à l'ennemi que par le courage de ses habilans. Cette ville fut fortifiée jadis; elle ne l'est plus. Ses remparts sont Quimper et Eorient , dont les braves , dans toutes les alarmes de la révolution , sont accourus pour la défendre. Dm forte garnison la protège.

Soumise aux lois, Quimperlé fit à toutes les époques les plus généreux sacrilices à la pairie : habillement , vivres, souliers, elle fit tout partir en poste ponr notre armée , près de Granville. Ses pères de familles ont trois fois combattu dans le Morbihan. A l'é|>oque où l'anglais déposa sur la r<He quelques émigrés et deux ou trois niillc.paysans , le général Rey les fil marcher , au nombre de quatre-vingts, sur cette année, maîtresse de Ponlaven ; ils l'attaquèrent sous les yeux de trois représentai» du peuple , et rentrèrent dans leurs foyers sans être poursuivis par l'ennemi , qui se croyait trahi ; jamais il n'eût pu soupçonner qu'une poignée d'hommes osât le combattre , lui porter les premiers coups. Il se retira, convaincu. qu'on voulait l'attirer dans une embuscade.

A cette époqHc, on doit rendre justice au calme, au dévouement , au sang-froid des autorités constituées, la \ il li- était déserte, pas un homme ne la défendait. On vint annoncer que l'ennemi .marchait sur Quimperlé, qu'il n'était pas à trois quarts «If lieue de la ville; pas un mouvement de faiblesse ne se manifesta ; le service se fil avec exactitude; pas un individu ne proposadcseretirer;on attendit dans le silence le résultat funeste d'une attaque à laquelle on ne pouvait rien opposer.

Dans cotte cruelle incertitude, au moment où l'on supposait les chouansà quelques pas delà cité, on vit paraître le général Meunier ; il était à la tête de douze cents hommes ; il arrivait de Quiheron , dont il commandait la réserve.

Voilà Meunier , fut le cri général ; il rétablit la confiance. Si , comme dans les jours de la chevalerie, on adoptait une dev ise, voilà Meunier serait colle de ce brave , de cet aimable général qui réunit à toutes les connaissances de la tactique, l'expérience du temps, de longs services, et la modestie

(i)Ce» Iraviai oui rit- m eule*.

perle es 1794.

qui malheureusement ne se fait point assez valoir pour obtenir les premières places.

Si le Finistère ne devint pas la proie de PÀngleterro et îles chouans , personne n'y contribua plus activement que Meunier.

Quimperlé, par sa position, est une des clefs du Finistère. Elle s'est opposée, par ses principes, par sa fermeté, aux progrès du chouanisme ; il n'est point de raisonnemens sages qu'elle n'ait emplov pour empêcher les cultivateurs qui l'entourent de se laisser entraîner au torrent qui perdit la Vendée et qui , peut-être encore , va dévouer aux flammes tout ce malheureux Morbihan.

On leur disait : que peuvent espérer les chefs qui dirigent cotte multitude do paysans égarés , mal armés? Se flattent-ils «le faire la conquête de la France ? ou , le seul esprit de vengeance les porte-t-il à tant d'assassinats? Que leur a fait ce malheureux manœuvre accablé sous le poids deses travaux et de son existence ? Il meurt percé de coup* parce qu'il porte à son chapeau une cocarde aux trois couleurs. < e bon marchand, perode six enfans, qui vaque à ses affaires, tombeau milieu d'un grand chemin : que pouvait-il, qu'a-t-il fait? il s'est soumis à la volonté du plus fort. Jamais s'esl-il permis d'avoir une opinion politique? Et ce curé, pauvre, simple , mourant de faim . quel est son crime? il a voulu conserver son état; il s'est soumis aux lois de son pays. Est-ce à tant de membres passifs, à tant d'individus Ans caractère, sans moyens, qu'il faut s'en prendre des maux de la révolution? Si c'est à ses auteurs, donne/ la mort a tous les philosophes, à tous les parlemens, à tous les grands, révoltés de l'orgueil de la cour; ils ont porté les premiers coups.

Quel gentilhomme, armé présentement contre la France , n'a pas tonné jadis contre la ligne de démarcation qui le séparait de la maison royale , s'il était présenté; de la cour, des faveurs, s'il ne montait p.is dans lescarosses; des hauts grades, s'il n'était pas uéeotirtis'in'.'Eh bien! ces déclamations, ces cris ont fait la révolution.

Quel est le piètre révolté qui n'a pas attaqué l'insolence et la morgue de son évéque? Ce prêtre a renversé l'autel , il a fait la révolution.

L'homme à jamais chassé de sa patrie , dépouillé de ses biens, persécuté dans ses eiilans, dans M famille, est malheureux sans doute; mais a-l-il désiré , servi , sollicité la guerre épouvantable de* puissances utilisées, ou la guerre de I intérieur? il

omr.icT on qi iMrrr.u. e* UQ-i.

a versé Ir «ng de douze cent mille hommes , il a lait b révolution. I n monstre seul pourrait ne pas gémir jusqu'au deniier jour de sa rie sur les crimes ipitToiit souillée; mais l'être impartial ci juste, ami de ses semblables, bit des vœux pour que le gouvernement actuel §* maintienne. Quels inronvéniens peut-il oBrir qui compensent les malheur» d'une seconde, d'une troisième, des cent révolnlioiis qui se succéderaient en France , si celle-ci mt s'éterni *ail pas . si . pendant des siée les, elle ne lra> aillait à réparer ses torts envers l'humanité?

Transportez, toutnrmés, les Bourbons sur le trône , on sont les millionsqui jouiraient les servir, et l'onction qui les diviniserait ? La jalouse et superbe maison d'Autriche leur fouruirait-elie le* moyens de balancer la prépondérance qu'elle a voulu de tout temps obtenir sur les puissances de l'Kurope?

Laissez envahir par l'étranger le riche territoire de l.i 1 rance, on se partagera ces belles cou in-w»

malheureux , soumis au gouvernement féodal , le théâtre éternel des guerres de ses nouveaux maîtres, sera de nouveau teint de sang.

t loti» les membres de b législature ac- : , que de nouveaux élus , de nouveaux constituai» se réunissent, et vous livres b France a de mortelles , a d'éternelles diUMonv

Voulez-vous adopter le gouvernement de l'Amérique wplenlrionale ? Nos provinces, si différentes de température et dliabilaus, ne formeront jamais un tout , une indivisible unité ; bientôt b cruelle amrrhie, des guerres interminables nous conduiront à b mort politique, à l'anéantissement qui

114 MIS TTlt'tlJlf <*.

Il n'est de salut pour b France que dans le gouvernement adopte par les dernières assemblées du peuple ; ses taches disparaîtront , ses finances se rétabliront , ses manufactures se relèveront à b longue comme après les folies de louis M Y , comme après tes désordres du système... ; nous aurons un gouvernement, enfin. — Je le réj>èle , tout est perdu si l'ordre actuel ne peut se consolider : la France est dans l'elal d'un malade qui ne peut supporter que l'émétique qu'il a pris , et qui va mourir Je faiblesse s'il lui but un nouveau remède.

Mats ces émigrés qn ■ne'errcur a rendus coupables, qu'une vanité, que de* préjugés inculqués des l'enfance, avant qu'ils pussent s'en méfier, ont égarés ; l'être bible ,f effrayé, timide , qui c Ihtcmiii rauiii KL tait m.

le repos dans des jours de fureur , et qui u'a jvnint

tourné ses armes contre b sein de sa pairie

Hélas ! il u'est pas plus facile à l'homme de foire le bien absolu , qu'à b puissance qui ment cet univers: il est affreux d'avoir à prononcer entre l'infortuné qui soufre et b nécessité cruelle.

A l'époque du terrorisme, Qu imperlé fut visité

rcprésHitans en mission ; ils y déclamèrent en jurant dans l'éloquent style du père Dachéne ; ils incarcérèrent les deux O.. . (1 ), enlevèrent les vases sacn'sdes communes rurales, abattirent le clocher , couvert de plomb, de Saint-Michel, qni pyramîdait si pittoresquemeiil dans les jolis paysages des environs. Ils se bornèrent aces exécutions, et fln-ni moins de mal que leurs collègues ; plusieurs d e eux cédaient à b peur du moment , et', plein inanité, criaient , tonnaient pour paraître an niveau du jour.

On a, dans vingt pamphlets, déclamé contre le Ion grossier de celte nuée de délégués épars dans Imites les contrées de la France ; je ne connais |»as de tait qui les peigne comme celui-ci : j'étais président du district ; un homme que je voyais fort souvent à Paris , ruiné par les boule» ersemens do la révolution , forcé pour vivre de faire les fonctions d'inspecteur des fourrages, vint me trouver sans savoir que les causes qui l'obligeaient à voyager m'avaient confiné dans cette petite ville; nous nous reconnûmes. Ses affaires terminées au district , il se leva , salua gravement le conseil et lui dit : — • Citoyens, quoique dans cette longtieséance je n'ai proin »ncé ni b. . . ii i f. . . , v euil Ici bien me considérer comme tinexrellrnl patriote.. N ousave/dù remarquer, lui dis-je, le ton qui régne parmi nous; non* n'en sommes pas encore au tutoiement civique, foin d'arriver aux mois dont von» parlei. — • J'étais hier , ajoute notre inspecteur , dans un district du Morbihan ; le président , suivi du directoire , en grand costume, m'accompagna jusqu'au bas de l'escalier . et b , après trois profonde* révérences , il me dit d'un Ion grave et mesuré : — • Citoyen , nous sommes d'autant plus satisbit* de vous avoir vu parmi nous , que quoiqu'il y ait déjà deux heures que vous y soyez , vous ne nous avez pas encore envoyé foire f.... • Quel trait fait mieux coonaltn

, à cette époque ?

Un délégué écrivait au district de... : — r Eh bien! jean f.{... aurons-nous du grain? •

Jour» de fureur , d'ignorance , d'imbécillité , de brutalité" , pttissiez-voiis ne vous remontrer sur aucun point de l'univers !

Je passe à la description de la ville de Quimperlé. Klle est, comme je lai dit, entourée de montagnes élevées. La partie deSaiul-Micbel, dominée par une église gothique , par le couvent des Ursulines . par le couvent des Capucins ' 1 ) , couverte de maisons , de jardins, de vergers, est de l'aspect le plus riant et le plus riche ; c'est uu mélaugc heureux d'architecture , d'arbres , de cerisier.; et de pommiers fleuris, de ces longs peupliers balancés par les vents , et de clochers se détachant sur la voûte azurée du ciel. Au pied de cette montagne coulent les deux rivières qui se mêlent. Au bout du quai, l'on a planté deux allées d'arbres qui conduisent au bois de l'abbaye. Les rochers placés sur ladroitc sont massifs et bien colorés. Le jardin en terrasses des Jacobins {2, , les eaux, les collines de Penerven, quelques prairies , un petit promontoire orné d'arbres et de verdure , et quelques b.ilimcnsà l'ancre, embellissent ce paysage.

L:i arrivant par la grande route de Lurient et de Hemiebon, ou traverse le bourg .Neuf, dont les courliîs, dont les jardins donnent aussi sur la rivière On passe le pont des Jacobins , l'Kllé et

legranJ bâtiment des ci-devant Bénédictins. La tour carrée qui surmunie la grande Place, un beau moulin , un angle du grand chemin de Qu'imper, les premières maisons de la ville, sont les objets qui frappent votre vue dans cette direction. La laissant l'abbaye sur la droite, vous traversez la rue à l'Herbe, mal pavée, mal hàîic, mal conduite; vous arrivez à la ci-devant rue du Château , présentement nommée de /'A>.///7<i: elle est large, grande, bien percée; ses princijiaux édifiées sont la prison, le tribunal , l'église de Saiut-Gdomban (3; , un des portails de l'abbaye qui la tenniue à l'orient; une partie desmaisons qui la forment sont grandes , belles, bien bâties; beaucoup d'entre elles sont un mélange de bois, de mortiers et de pierres brisées à la manière antique : elles uuLscnt à la régularité qu'on désire dans une aussi belle rue , mais elles

(i) Il «t taiiniMuot collrfv commuai! ; So clerc» environ j tinrent le* conr» depuis 3 au ; oa ?a cetla aauJs ju»]u a la itcAode.

(a) Actuellement Jamti de la Rtlraitt.

(î) 11 u'cu resta plot qaa remplacement.

DJSTHICÏ »E QUIMPEntÉ E* 1794.

détruisent une uniformité toujours ennuyeuse. On ne connaît l'agrément de ces 'habitations qu'en y

pénétrant ; toutes donnent sur la rivière , d'uu col/' sur rLlb': , de l'autre sur l'Isole. — De jolis jardins fermés de murs et soutenus par des terrasses , les collines qui bornent la vue du Combout , les rochers, le, landes sauvages qui les surmontait , les riantes prairies du Cosqucr, des eaux , des bois et des landes dorées , décorés de quelques villages, sont les différens points que diverses positions vous présentent. 0;i peut se reposer au frais dans des tunnel les de laurier , de lilaria , de jasmin : prendra des bains d'une eau limpide et pure, jouir des plaisirs de la pèche, et , sans sortir de son jardin ctd • sa hasse-cour , garnir sa table de saumons, do truites , d'excellentes lamproies , de belles anguilles , de colvers ; de toute espèce de volaille , de Heurs, de fruits et de légumes itiachetés.

Le reste de la ville est peu considérable ; il remplit l'angle de terre formé par les rivières, et couvre les revers de la montagne de Suint-Miche!.

On ferait cent tableaux des sites de toute nature «pli l'environnent. Lsl-il rien de sauvage comme ks

monU dépouillés de gorets V ouséles de l'habitation des hommes. Quelques oiseaux planant au haut des air^ : le poisson qui , dans les joui s d'élé, s élance et ride en retombant la surlace d'une eau tranquille: la génisse itnmobileau sommet d'un rocher suspendu , sont les seuls objets qui vous rappellent à des idées d'existence et de vie : tout parait mort autour de vous.

Placerons sur la terrasse élevée de Queblin :Ij rivière serpente au milieu des prairies, de uoisetiers , de joncs et d'arbrisseaux ; quelques badineu* à l.i voile, des taillis, la forêt, la \ il le au milieu de grands arbres, unis offrent uu aspect noble et grave.

Arrêtez-vous sur le petit pont du Gorécaire, regardez celte jolie cascade, ces peupliers, ce pavillon , ces caprices de la nature sur un fond de landes sauvages! Du coté de l'Ellé , ces jardins, ris restes du château servant de repoussoir, celte prairie couverte de pommiers, les branchages léger, d'un bois de châtaigniers , le coteau de Lumignon , coupé de jardins eti terrasses, de colombiers et UY hameaux . offrent un spectacle enchanteur au printemps , agréable eu toute saison.

Ou aime à s'égarer dans les grands buis de la!>baye, à parcourir le long sentier coupé d'aceiJeuqui conduisent à Saint-Maurice. Lu suivant les contours du 1 .aiu , on aime à s'enfoncer daus h s ;

traites <!« R-Osgrand, à se cacher dans le joli bois du Rossignol , à keransquer , à lire , à deviner Ions !• «rmlili mes, tous Ici chiffres graves sur les arbres <ie celte jolie terre. C'est là qu'on écrivit l'bUloire il» bon curé Jeannol , de sa servante , et tant de «m qu'on se rappelle comme des premiers jours de sa jeune**.

Qsaod In arphira, par l«n ci* ad» tulrmn ,

\r chant ao roMifaol, la «rrdare ■ ■><•« Plain«t, F-t d« mu vorirt à ma mourtutr vr.it , Sooj t« t*mt»tt% , prii , rorenir «uli«ron ,

«"rlrbcrr trt l,.cof..t» , \t prmUmy» . 1j jcoorM*. I* virni liirne rl la aaiate pare«»« ;

f»i, •otr.m,t<al a>4 Hoir »l mou liautt>ni«,

Jmq.i'aox bnan d« a>a naltrrtM.

Je me suis souvent assis sur la pointe élevée de la montagne do Combout , et la , dan* le silence Avn beau soir, dominant sur les jardin* de rha- .,isc liabilalion , j'ai réfléchi «ut les êtres qui s y •rtnt snrrédé , sur la- réunion singulière des nomme* qui 1rs peuplent encore.

• Je me souviens de cette femme aimable , lien de la société : sur ses lèvres siégeaient le rire et lïni nlgenre... I » plas active charité marchait toujours a ses côtés ; elle prévint toute querelle , accorda ions les dilTérens ; tout orphelin était placé, tout \ antre était nourri par elle; elle rouvrit d'un voile époi» les tantes qu'un moment d'erreur .de surprise •u d'amour firent commettre a d'aimables enfans. la liberté régnait dans sa maison ; on y Ictait les lalrns , le* vérins ; elle taisait des ver* dignes des Itahouliëre* . elle écrivait comme >inou.

Je voyais dans son lit ce malheureux H.... 'I , qui consuma sa vie dans les tourment . dan* les angoisses : qui parcourut dis foi» l'Indoustan sans equenr une fortune qu'un héritage inattendu lui procura la veille de sa mort.

J'ai parcouru le monde , et je n'ai pas trouvé de lit* uiiruv organisée , d'homme plus noble . p!u* généreux que toi , mon cher M.... ï Ta némoirr j me ret rare ce que la Grèce et l'Italie produisirent •le plus aimable ; ton imagination . ton originalité piquante, la |ibilosophie socratique . cette humeur «me smm, que Raclais, q«e Unaoles eussent

, . XomOri. d. rMi Môfr„„. Il . „, .oo-proM

• V> *p*T\r dtpnia la nfatioadti ...a. ptrfr, tort* jumju t [

• lu , Sctegi de UmUy cl Un d *tr« c„<t».

mai. a 1731. Iî):>

croire , ne me butent regretter parmi les hommes qu'un autre «ni, que ce Le J... (3; qui, comme toi, devrait arroser de blanches laitues et se fatiguer sur sa bêche en attendant un repas simple, délicat , la liqueur ambrée du roi Georges, et le rein» sur un lit d'édredon. Comme nous causerions alors du temps passé , des brames que tu fréquentas , de rVrique que tu parcourus, de Madagascar où tu séjournas, du volcan de Ilourbon , de tous les crus de la Bourgogne , de la Champagne et de Bordeaux . que tu pratiquas avec profil , que lu connais aiec érudition ; les siècles , les héros , les anciens philosophe* , les fous du temps passé , les insensés , les furieux , tous les monstres du temps présent, les chimères de l'avenir, fourniraient une matière interminable à nos longues dissertations , qu'écouterait Bit — (ij en soupirant, le P.... (5, eu silence , et M.... (6 avec des mais I

Ce bel enfant!... - Mais je m'égare, et ressemble à ces bonnes gens qui , raisonnant are* leur cœur , ne parlent que de leur famille.

IV M est un des plus beaux hommes que j'ai i us ; non qu'il ail une tète grecque , de ces prodls sortis du ciseau de Phidias, ou dn pinceau de Zeuxis ou d'Appel , mais son regard est imposant, . sa taille haute, majestueuse; il règne sur une partie du monde, et parle encore en maître aux souverains; Pic M est enfin spirituel, éclairé, sage , prudent ; il a vingt qualités aimables. Le croirait-on ? au-dessus de* mortrls, il est vain d'être gentilhomme , et gentilhomme de deux jour»; il le dit, il en parie et l'affiche partout. A*ec des frais énormes , sans respect pour uu fondateur , il a brisé [es armes des Borgbète . à la vonte de Saint-Pierre de Rome , pour y placer ses propres armes ; ses armes sont exécutée» en marqueterie dan» b sacristie qu il vient d'ajouter a ce grand monument ; ses armes sont placées sur ' le* morceaux d'antiquité dont il a Tait présent au %, musénm: se* armes, par son ordre, ont été peintes sur les tabouret* , sur les escabeaux de ses antichambres.

Il e*t un homme à Ouimpcrlé t juge intègre , . éclairé, d'une probité reconnue, ©bliKeant.... , qui , sans , ire né gentilhomme , eut b fureur de

(V l'W (T MlrO*.

(G.1 Mat»..

unir à cet ordre. Il a fait cinq cents fois sculpter , graver, peindre ses armes; elles sont douze fois sur un vieux colombier , vingt fois dans sa chapelle, sur la girouette du château , sur ses manteaux de cheminées , sur les rangeant de sa bassecour , aux râteliers de récurie.... Elles sont au fond de son puits , sur une énorme pierre de taille. — Pie Y! a dépensé quatre cent mille écus romains en armoiries ; J... (1 ) , le tiers de sa fortune. Je plains cet honnête homme, qu'un petit ridicule a fait persécuter, poursuivre par quelques hommes auxquels on pourrait reprocher et des bassesses et des atrocités.

Et I (2), toujours distrait, étourdi, dérangé, béte comme Lafonlaine, qui fait des madrigaux et des épigrammes, tournés, rimés comme ceux de Rousseau.

Et le généreux O.... (3), homme loyal , chasseur habile, pécheur industrieux , brave guerrier, si bon convive. On retrouvait chez lui cette franchise aimable qu'on supposait à nos preux chevaliers ; cette politesse sans courbettes , sans fausses protestations , qu'on rencontrait si rarement dans la meilleure compagnie; cette pureté de langage, relie amabilité d'expression qu'on désilait sans la trouver dans les petits appartemens....; cette subtilité d'esprit , pteioe d'érudition , mélange heureux qui s'éloignait de la futilité des cours* du pédanltsme des collèges.... Tu cessas d'être à la fleur de ton âge , mon cher O..... Je déposai tes cendres dans un obscur et petit cimetière, où Je me transporte souvent. Ton ombre n'a rien qui m'effraie; elle peut soulever la terre qui la couvre, se condenser , reprendre ton ancienne image, elle n'offrirait a mes yeux que le calme, que la franchise, que la douceur de ton regard, que ton sourire caressant : repose en 'paix.... ; que la terre te soit légère; et si le souvenir de tes amis l'est cher encore dans la nuit des tombeaux, il* t'aiment, ils l'aimeront jusqu'au moment où leur âme ira te rejoindre.

Je n'aperçois, je ne salue qu'avec respect cette religieuse, la supérieure de.... Quelle douceur , quelle résignation , quelle patience ! Elle fut enfermée , persécutée ; mais, jamais on reproche , une plainte, un propos méprisant n'attaqua la ré-

(i) Joli de Ro*gr«ud.

»j 0'm.iA.a.

eu 179*.

voluUon qui l'arrachait à sa retraite , à ses vœux , au serment qu'elle avait fait à l'éternel : elle ne demanda point au ciel le sang de ses persécuteurs ; tous les raisonnemens de la philosophie ne pouvaient rien sor sa raison, dont elle avait depuis long-temps fait le sacrifice à la foi. — Je n'ai pas les lumières qui jugent , disait-elle, mais je tiens aux principes, à la croyance, qui ne prêchent que la douceur, l'humanité, et qui m'offrentpour récompense , après les peines de la vie , les délices d'uu autre moude ,* dans un foyer d'amour , de transports et de charité.

Je dois un hommage public à l'homme respectable qui , père de sept enûins , nourrit habituellement sept orphelins qui se succèdent ; il les habille , fait leur éducation , il leur donne un état honnête. De combien d'êtres il a fait le bonheur ! B....(4)vientdajouter trois enfens d'uu beau-frère ruiné aux quatorze enfans qu'il élève. Je l'ai >u bou administrateur , maire estimable ; il a bien mérité de ses concitoyens.

Est-il , à soixante ans, un nomme plus actif, plus serviable , plus ami de l'humanité que le né* decinle M...? (5)— 11 ne jouit pas d'un moment de repos. Iji nuit , l'été , l'hiver , dans les chemins les plus affreux , il est aux ordres de tous les malheureux qui souffrent.

Par un hasard qu'on ne saurait trop apprécier , le citoyen O.... (6) a bien voulu consacrer ses loisirs à l'éducation de la jeunesse. Il la forme au travail , aux bonnes mœurs , à la décence ; sa i

, CM Haut , UC3 ctavnn pwi/uwt , qutl-

ques petites comédies , exécutées par ses élèves , démontrent les progrès qu'ils onl laits en si peu de temps.

La citoyenne F.... (7) donne les premiers principes^ des enfans des deux sexes. On ne peut s'empêcher d'applaudir à son zèle , à son activité , à tous ses moyens. Elle parle peut-être avec un ptu trop de recherches et de pureté ; c'est un défaut rare dans la Bretagne. On n'a pas plus de politesse , de douceur, d'honnêteté que cette respectable institutrice.

de Quimperlé jouissait de quelques ; ses biens ont été vendus; il est

(*) Bote, (i) Le Moine.

(G) Danui.

■•i>rnirr oc or

lemeul comme les autres aux frai* «If la république : il serait à souhaiter que ce bâtiment fùl plu* considérable (I).

Il n'est point de commune ' j'en excepte IjdiltTiM'au qui soit pluslourinenlée par If passage des troupe» que celle de Quim|»erlé : il n'est point de commune ou le soldat soit mieux tv u ; il p.u lagc la UMr de l'habitant, qui très-communément dérou- « lie pour loi céder ton lit. Les corps constitués oat malheureusement négligé «If demander un de» grands kitiiiiri» \ .■!>.! u pour \ planr de Mies casernes , qu'on ne le ur eut pas refusées.

1rs eaux des environs sont bonnes, nui» elles vint aquelquc»dis[aiirc»; ou pourrait aisément foriii- 1 une fouUine au reutre de la ville 2,.

«ll.iqUf maison a miII I.OO.I' roiiiuioile. hepllis

f«»rt peu de temps on enterre hors île la nié. Il rr- ^iieANM-zde prnpreli'-(|jiislesruf>pi ui< ipales. mais sur la montagne, dans le» environ» de la plare au Vdeil . des mai»ou» abattues , abandonnée» , par la pulriditéim rllr»cxli ilenl , nuisent a l'air pur qu'on pourrait respirer sur de» hauteur» si constamment b-ilavées par les vent».

lr> grands i n.tr * lu •» - lu vendu .li . les j.i nu ip.d, , fuira de l'année, se lienueut sur relie plare aji So- Iril. Malgré son étendue, elle viilil à peine .1 l.i quantité des cultivateurs qui s'\ rend -ut; 011 u'v marche qu'avec di.Iuullé, au milieu des chevaux, tir» porc» , de» hesiiauxqui la traversent. Les niar- • ImikIs «le Lu o ui I eiieniiil , eol par une mulliliiile d'établi» cliargés de poivre, de lalur , dilolTes, de friperies, de faïence» rt de porcelaine». On x »md a fort bon marrhé des gibiers .le loiile nature : excellentes perdr ix , liev re.s , lapins , Itécaaae», bécasaioe» ; de toute etpèn de gibier de mer. Pour donner de» idées précises , cvl hiver, en général , les beaux lièvres s'y sont vendus de vingt-quatre à trente sous ; les perdrix dix , le» Itérasses dix , lo lapins huit , les canards sauvages vingt sous : l'excellent beurre du pays s'y rendait de huit à dix sous, le suif huil sou» la livre. La poissonnerie n>»l pas moins abondante : elle est garuie de tous les poisson» de la mer , des étangs , des ri» iéres ; à la meute époque, lesheaux turbot» neroulaieul qu'un écu , cinquante sous ; j'ai vu paver une sole dr vingt-deux pouce» , vingt soils. rt quelquefois le ■Mtacrcau n'y roule que mi Uards. l'our '200 li-

( ■ ' rta j » r«,i mm « rr gunl.lr.

Ué f+* rmt M il* i-.ol-u*

vpœié n 1794. 197

vre» de loyer . vous avez une maison commode , avec cour et jardin , donnant sur la rivière.

Excusez rcs détail» de ménage : je n'ai voulu rien négliger (tour indiquer l'état actuel du Finistère. Mon travail , sur une des plus importantes portions de la France, n'est pas aussi volumineux., a lieauroup près , que l'histoire de la moindre abbaxe de la France ou de l'Italie.

• I. antienne abbaye dite deSte.-Croix , à Quim- * perlé , la vieille église des Jacobins , celle de

M. -Michel . malgré le» dégradai s qu'elles itl

éprouvée», offriraient eurore dr» détail» précieux 1 aux amateur» de» premier» siècles de l'art , à ceux qui suivent la marche de l'homme dans ses écarts , dans ses désordres , dans ses premiers pas vers le

Itrail. Il existe dans relie ville et dans se» environ», dan» tout le Finistère, une multitude d'abhaves, de chapelles ruinées , de fontaine» environnées d'if», de vieux chênes, de grands ormeaux, de noix bizarrement placée», dont les anglais mrîchiraient à grands frais leurs voyages. J*ai regretté cent fois que la parcimonie française ne m'ait pas permis de conduire un dessinateur sur les différei.» point» de vue qui m'ont frappé. J'aurais donné au pavs pittoresque que je vien» de parcourir la réputation qu'il mérite aux veux des amateurs rte la** nature. Je connais cent morceaux dans le Finistère 1 dont le |K'iulre le plu» opulent aurait enrichi ses rartous. Jr regrelle surtout de n'avoir pas fait dessiner réalise de la place St -Michel, a (^uiti.perfr , espèce de basilique dont 1rs pilier», la construeticu, les arcades cintrées . mie lourrlle octogone ihoit on voit encore les débris, annonçaient l'ancienneté. I a !. re r.-lé de no» goul» futiles . 1rs de»trnrtions dn moment, tout s'opimviit . sons l'ancien régime, aux travaux suivis qui pouvaient approfondir une partie quelconque des arts. \cn-N»«-nibb>uspasà nos père», et ne faisons rien a demi.

• les plu» ancien» monumen» de l'Italie ne datent 1 guère qwe du siècle de rimabiié . et nous avion» a

Quiinpcrlé le tombeau d'Maiu faignard , mort an milieu du onzième siècle. Sa courte épée, son bouclier . ses armes, le costume enfin de sou temps était consacré »ur *j t-unlie l.lle r»t détruite. ( ette précieu»e médaille du temps passé n'est plu» : regrrttoiis-la romiue les n ul mille que la barbarie du moment vient d'anéanlir. el résolvons-nous a l'ignorance . puisque notre frroce inslind et notre ' tuiiLililé non* portent . comme des enfans raal- ! I i»ju» . a déi hirrr le» pip» dr r.<« livres.

193 DISTRICT DE Qi

■ L'abbaye de Sainle-Croix, fondée en 1029. par Alain Caignard, au rontluent des rivières d'Isolé et d'Kllé, était occupée par de riches bénédictins. Klle sert à présent à tous les corps constitués , qui trouvent dans ses vastes cmplaccmcns . dans ses greniers immenses, dans une multitude de jolies cellules ou dévastes appartenons, tout ce qui peut mtv ir une administration. Les escaliers , les voûtes surbaissées de ce bâtiment, sont remarqués parles amateurs et par les architectes. L'église qui y est annexée n'a de frappant qu'une façade intérieure, chargée de sculpture , mélangée de proportions svelles, élégantes , et de formes courtes et grotesques, ouvrages retouchés sans doute par un maladroit ou corrigés par un maître habile; conception singulière où j'ai cru remarquer la gaurherie de ce que composait l'auteur et l'agrément de ccqu'il exécutait d'après les dessins de son portefeuille. Ce travail , au premier coup d'ail , parait «l'un seul maître. En l'examinant en détail, on y trouve Jésus-Chrilt adoré par quatre anges , les quatre évangélistes sous des dûmes œuvrés en tufeau, les bustes des quatre prophètes et des quatre papes sortant du plein de la muraille, d'une mauvaise exécution , quoique les poses des prophètes soient belles. On y trouve des statues de Saint- Pierre , de Saint-Jacques et de Saint-Paul , d'une légante conception, d'une agréable exécution. On y voit la Justice et la Prudence , courtes , lourdes, el des pilastres , des vases, des coquilles , des aral»esque> du meilleur style.

» Celte énigme me fut expliquée. L'ouvrage fut fait en lôil el retouché en 173:». C'est ce que deux dates séparées me font conjecturer. » (1)

Du reste, cette vieille église semble avoir été construite à trois reprises différentes. U partie la plus ancienne, celle qui donne sur le petit parterre du jardin , me parait du cinq ou du sixième siècle.

D'après les légendes, un solitaire, nommé Guithiern , célèbre par sa piété , habita Quimperlé dèi le règne du roi Gralon.

La plus vieille partie de l'église dont je vous parle formait une chapelle .souterraine , dans laquelle on avait enterré Saint-Guithiern et Saint- Gurloès. L'obscurité, l'antiquité du lieu, la vénération qui avait de toul temps existé, attiraient une multitude de pélerius el d'offrandes; on y déposait

(0 UUilogmt.^fff ,

MPF.r.ii: es 179f.

•lu beurre, du miel, cl surtout du froment, dos grains de tout espèce. A de petits piliers, d'un goût sauvage, pendaient de grosses (haines de fer mangées de rouille: on passait autour de ces anneaux une tresse de srschcvcnx, qu'on arrachait avec violence 2 . J'ai \u jadis les traces du sang qu'on versait par celte opération.

Ainsi Thésée sacrifia <cs cheveux dans le temple d'Apollon, à hélos; Achille, surla tombe de Palro- « !<•: Sapbo , sur celle deTimade; les lénnnes !.< ^ irginie les déposaient sur les tombeaux de leurs maris : ainsi les jeunes gens à Home lesronsacraieni aux dieux . les sus|>endaient à l'arbre nommé de là Capillaris. lest us rapporte que les vestales les attachaient au tronc d'un arbre, auquel on prélait plus de trois cent soixante-dix ans d'âge. Je le répète . le cheveu de tout temps fut l'emblème de la propriété ; on en faisait le sacrifice aux dieux qu'on respectait, à ses amis, à son époux. Ici le sens de cette action s'étanl perdu , elle n'était plus sous le catholicisme que le moyen d'obtenir un miracle, de se guérir d'un mal de téte.

I < s statues des ileux saiiils auxquels cette chapelle souterraine est consacrée ont été préservées <le la destruction générale des raonumens; elles n'ont rien de remarquable, mais on devrait en conserver l'image (3).

L'église de Sainl-Mr, bel domine la ville. Elle était entourée d'armoiries el de statues, de costumes très-singuliers , très-variés. Il existe an fond de cette église un tableau dont les couleurs , la perspective aérienne , m'ont frappé ; les têtes, les atti-

(») Pour guérir du mal de ttle.

(3) A ce» détail» de Cambry non. rroynn» nfitr d'ajontrt Ir» renteipnerneu» qui rectifient on complètent ta notice >nr 1* «.oriente égli»e de Str.-Crois , . Qnimpeilé.

Celle églite re.trmble à un trrnj.lepj.trri m* mi circulaire; cm monte pluururi uiarcbe» pour entrer dan» le ebernr, quint pin» clerc que le re»t« de l'édifice. Son eirhitcrrnre appartient au aljle lombard. Sr« fenêtre» circule» el à pltfin cinlre tout placée* trè»-h»ot an-deatai Jatol; le rlorber et 1< fjrade «ont plut moderne» que l'édifice principal, a

Le crypte qni »e tronre ton» V. plue de Sfr.-Croii e*t forme de voûte» batte* , tuolrnnr» par de» pilier» matarfa dont l«» ebapileanx »ont groaairrrmrnt orné» de «culptnre» biurir*.

Alain Oignant ne fui pa» le fondateur de l'tbbavc deSte.- Crois; il l'embellit, la répara el l'agrandit dan* le oiuicmr tiède, mai» St.-Cuilbiern l'arail foudre, rn Sio. Il e»l probable que le crypte el le* partie* le* plu» antienne» de l'eglwe ■■pp-n-tienncut à cette fondation

DISTRICT DE QCYMPDILÉ Cl 1794.

les bergers alorant J. C. dam la crèche , le b plu* grandi* vt'rîlt4 , dê la plus grande plirité ; rarrhiicrtnrc , riche , gothique , est traitée. — Mais la Vierge . l'Knfant . retouchés doute par une main inhabile , gâtent cette

Colllj

Ij pla< <■ ..il I iquclle est l'église de

lT était une autre église plus ancienne . t les ruines extraordinaires viennent d'être de-

lta aimais lejctalR* hanlis et la tourelle «^poignée de poussière , U lance : le château lonit e

avec le prince , il s'abîme dans les enfers. Le trou par l< <pu l il pa*-a Mil>M>le . n • r. . |.iui.ii> ..n i, .sayad'y pénétrer sans devenir la proie d un énorme dragon (4). Transportez-vous dans les temps recules oè b superstition dominait dans toute >.i

l exécutée en pierre de taille. Kl le était de f.irme octogone . forme adoptée dans presque

loti, le, moiilimeiiMpi «sont r.--l. - .lc> g.illlol, .

la tour Magne . la colonne de (iom . le, tours de Criait et da Douvres , etc. , etc. : ces débris de ro- SDBBM, d'arcades, au milieu d'arbres élevés , d'un beau branchage , rapjielaient ces ruines factices »i souvent répétées dans les jardins anglais . mais avec relie iiu|. ,ié. cette grandeur que les mev|uines imitations de I lioiiime ne peuvent jaiiiai, atteindre.

• J'ai invité le directoire , lors de ma dans le Finistère, à ne pas mettre en éuafltoe ftffniaée destinée («dis à la grande salle du enitejude kiinercu I ). bile était encore dau* les caisses, parfailenieiil conservée.

• Cette chemiuée était d'un beau marbre blanc de Carrare; les amuns étaient ornés de tétesde

d un asset- beau style. Sur le manteau de rhemiiié.- e,t s. nlple la léte dune feiiime «le ni>r!e. Des guirlandes de ro„, ; ce médaillon. Il u est aucun partkuli. r qui puisse cmploj er une pareille pièce. Ou la desit à l'ornement de quelque baliuatioiul, a la bibliothèque du district, (i) ,»*J*»i ti «ne*- - • J'ai i isité les ruines massives de l'antique chiteau de Carnoct , sur ta rive droite du Ijita ( c'est le mon que I Isole et llîllé prennent après leur ré-

\ de mur , couverts de grands arbres , de • , tf épines, de plantes de toute nature , m l apercevoir que leur grandeur : des fossés iplis d'une eau vive l'entouraieut , des tours le t; s'était sans doute un objet de terreur •«rte peuple da Toisins^e : il y parait, par lei i uoui e.i rapporte.... Oa rte i

IM

elles

propriétaires égorgeait te étaient grosses. La sœur de Saint...

épouse. Convaincue , quand elle état , qu'il fallait cesser d'être , elle s'enfuit. Son barbare époux la poursuit , l'atteint , loi tranche la tête, et retourne dans son chiteau. Son frère, instruit , la ressuscite, et s'approche de Carnoct. On lui refnse d'en baisser les pont vies is ; à la troî' ••icine supplications sans sucer s, il t, rend uv

Lu

' Oa a JeraoU ra rlùtaao . l'an lu plut Loui Jj

si) Ma/y». * **«•..

(S) feiai-Cibba. .

(«) La aaateaa da Cani'M I apptrlraail * Coatora ,

■un U cbtooiqur D* dit pat ijof la mue dotjl (juin ici *a »oil j ..... r .Un, c« cbiirao. Il ni rcttain. tu ■ om. qu'alla ml lira dan* an raiaoir tpprtr mmmn.r «V flpf' nui ta trou» daaa ta Morbihan , a ïeotrra da U foi. i Cwm. U» 0«iaiU da la l«;ra,la «ai paateel da Taaaaa ti da cbitraa d» U Moite . iomm» routât da DM oo «a paaa* M Jrama MlllMl . ua laiataal nul douta à «1 raafd. Voir», du ia>U , ...I..O...I ru..i.i , ra qoa l ui Irouta daaa la *M da !

Coatora , cotait da Cocaouailla , datial aatourra» da TnCoa . lilla da Garrot» , cootla da Vraorv Catai-n !•• H lut* la jaaa* cotatnaa ru auria.r , parrt qu'il m l " "t •' l-t.oa d'à» horuuia rmrl qui farta.! arootif »r» faattara d . nVrltra riam.1 nvrialrt, le» trailaal plaVol aa coarolo... na'aa tr ..mura rpaa aa C tf ratk.l , aa» la» ta-laam aVSam ■ mêà , d aa Jacada a aacarirr Tnfiaa aa coaatew Caaao i .,u.na u ,»ua» fraaaaa daaa aoa railaaa , r« tout alla S aa p. nO-ui «aa:<,aa Iraaaa ; aawa TrifiaM tlaal dctraaa esta ■ ' . U < a il tara à la rar.rdar da tearara , ca aa aaarcr aaai • pju«>a daaaa . al i raifaal ta farao» do ra «raal arrartnit . raao'al da ta teiaaa à Taaaaa , trta aaa frra , poaa J a*roorbar. CaNa laaolaboa priaa , rll* Cl , d'ia »o« attka . ■ y-,rt u ba.ju.atr . rt t»rr pra da aTaSS toati» naal "a ...... da rkilaau , at tara aata Traaam. U rratte . I aoa) ir-

»« J . aa b «routaat DM para da toi . rapp.Ua H la L 4 raatrbrr partuul , utait aa ta poattal ttoaaar . J ta oaa.lt da P-T-m» . ta Waa rt . «rroulta proa>plr«aaal , paaad U boite . avait 1 tb...l . la aa.l à poaaftt «"apraoai , at aaafa r.ltrapa 1 IraUra dn rabiaa* d'aa ataornar bon tea 'aa)b jBfjt da Traita». TX* , aa »oyaa4 JaVoanaite , daaraaa) «W ta U'i««i.< , .1 , loala rpaedaa da cratata . ta «a eaeh.r puaai Jat luOiax* ra aa p.t.1 bor»ra U atapart ; « •"• • • ta ,!i.t.Ua u b .u ,a .1 :» ifatMr l»î» . ' | «•'"

DISTRICT WÊ Ol'IMPKRLK Ut 1794.

puissance; imagine/ la pression de cœur des lialiilans du voisinage, en écoulant, au coin du feu , la nuit , le long récit de celle histoire , l'émotion qu'ils devaient éproiiveren approchant de re lieu de lerreur . vous jugerez si l'aspect imposant des ruines d'Athènes et de Home est d'un aussi grand intérêt et saisit aussi fortement le curieux qui les contemple. Notre tort est toujours de juger les hommes du temps passé- avec l'esprit du dix-huitième siècle: et comme, après la chute îles religions anciennes, la nature cessa d'être animée par Mars, par. Jupiter, par des Nv mphes , Vénus et «les \ mail ryades , à la chute du catholicisme , remplacé par

1 ' sècl i froide raison . ces solitaires, si puissans

hahitans des forêts ou des antres sauvages , res vierges consacrant au ciel, dans la retraite , les plus doux nioinens de la rie, ces fantômes emn1 dm l'ombre et menaçant les criminels..., les fées , si secourables ou si persécutantes , le silence des èois, du clollre , les rêveries douces , sentimenlales d'un cœur chaud, d'une imagination ardente, ont cessé de nous émouvoir. C'est grand dommage !

Le citoyen I». . . f I ) , garde de la forêt de Caruoct , a suivi des murs recouverts de terre, d'arbres, de mousses; ils entouraient un parc de plus de deux lieues de circonférence ; les murs avaient quatre pieds d'épaisseur et quinze pieds d'élévation. On assure qu'ils s'étendaient sur toutes les côtes de celle partie de la Bretagne, qu'ils allaient même jusqu'à Nantes... Dans les fouilles qu'il a vu faire, qu il a faites lui-même dans le 1 li.neau, il n'a trouvé de remarquable que de :;rands carreaux vernissés, et des barres de fer enveloppées de cuivre , sur lesquels de jolies bambochades , des caprices étaient exécutés.

Il a perdu ces précieux morceaux de l'art de nos aieux, je les regrette.

- te» jour» t»ign< e» de Urne* , lui crie mercy ; rua» 4e cruel

- bourreau ne liai compte de w~t Uraict , l'empoigne par lei

- cbeveux, lui dette ne un grand coup d'rpre tur le col et

- lui atalj U léte de détint les ctpeulct , et Ijiujdi le corp»

- »ur U place , t'en relouruj cliri toi. »

s niii-l ■iI.Ijj averti , partit pour Venue* ; ruait arant <jue d'y arnrer, il t'ccaiia ter» le cbàlrau on demeurait Comorc . demanda à y entrer , et , lur le refoi qui lui en fut fait, il prit une poignée de sable et la jeta tnr le manoir, qui a'ectouta ri bleaaa grièvement le comte Comore. Le tamt m rendit eutuile H cbàloau de la Molle , où Trifiat avait été Irantportée , et il U rrautcita.

(0 Nni

le château de < arnoèl est à une lieue de Quiinperlé , au centre d'une forêt , sur les bords d'une rivière. Le rivage opposé n'est que sauvage; il ou duit à la jolie terre de Tallinn cl , d'où l'on a sur la mer . de la terrasse du jardin , le point de vue le plus majestueux.

I es deux pins pi .iii.U diamètres du district s'élaldisseut de N ai r a t .lohars. et de t.uiligonmrr'li a Hosporden. Ils ont huit lieues de longueur.

Les communes de dollars. deMoélan , de Nice , de Nevez , voisines de la mer , prinluisent une grande quantité de seigle, de sarrasin (îj ; de l'orge, pour leur nourriture seulement ; beaucoup de cidres excellens.

Le reste des communes fournit des seigles , du Idénoir, de l'avoine, et point ou très-peu de de froment. Quérien donne beaucoup de cidre , mais d'une qualité médiocre. Lt petite commune de LoUiéa en rend peu , mais il est très-lion.

Le district de Quimperlé est sans comparaison le plus boisé des districts du Finistère; outre les taillis, les grands bois , les plants , les arbres, si multipliés sur les fossés, autour des champs , il renferme les belles forêts de Carnoët , de Coatloch , de Kimerc'h et de Casradec.

Balance est un des prinripauxchefs-licnxde canton. IVndanl les guerres de la Ligue, il se livra, près des murs de Kimerc'h , «me bataille entre les troupes roxaleset les ligueurs.

Quérien , placé sur une hauteur , domine sur des terres bien cultivées, sur des prairies fécondes; on y trouve beaucoup de landes.

Melgven donne presque toujours de bonnes récolles; son territoire est In-s-iuégal. Il y a dWl papeteries dans ce canton. Ij* territoire de l»e\ -i coupé de beaucoup de ruisseaux ; les uns m* jettent dans la rivière de Laita . les antres dans la nier, l-i moitié de ce pavs estjeouvcrte de landes ou négligée. Un pourrait y faire , à peu de frais , les plus belles prairies artificielles. Celte commune a toujours montré le plus grand zèle , la plus aelive soumission aux ordres du district ; ce qu'on doit à la composition sage de la municipalité , au bon mus, à lïi.lilligei (t du maire, Jean < ausi< . un «les plus estimables cultivait urs que je connaisse.

Le ÎO thermidor an II, unis éprouvâmes a

(1) Maintenant let habitant de cet conm unrt ne rulhtrrni guère qae le fioairnl et I otge ; lit ur tiiiuul de ttigk cl de un»» qur pour Uui cvutoumialiou.

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