‹ Voyage dans le FinistèreChapitre 89 sur 159 · V- Ilooc, le <ih nioîiisï altéré- Nous aurions pa · texte numérisé non relu

V- Ilooc, le <ih nioîiisï altéré- Nous aurions pa

«le (ialles, peuplé par les insulaires primitifs que les vainqueurs du ^nr»l refoulèrent dans leurs montagne», na paflr meure bas-breton : il est «lune Aident que ta gallois et nou* ai uns la uh'ith* origine celtique. >*-i»i . i u. m.i.'l \ Quant au\ causes qui ont fait conserver U langue primili*een Rrdifine. alors que celte langue >vieignatt dans If reste de h (wwle, elfcs sont

I .'isolement de notre pn'stfii "il*» , le peii de *é jour qu'y firent les romaine et l*s francs, ïespère de séparation indépendante que la bravoure «les

de la France , «lurent nécessairement y maintenir lis niiiiin H le langage des premiers temps, l-a Rreuigne fut d'ailleurs moins soumis que

l imions qui renouvelèrent et mélangèrent a tant •te reprîtes les populations 4e la France. I.» vieille race œlte, Mirée dans ses bruyère* de l'Acier ; le cUrisCianisme même se répandH Jssez tard dans ee paya, et au commencement ■lu \YU' *ieck nous votoii» encore un missionnaire Michel U Nobletr? occupé a y convertir •les idolâtre* Ijt latin , q«i était la langue Mérite •k toute l'Kurope, fui hier» adopté en Rrrtagnr ailleurs , pour les actes publics et prit**.

> lorsque la coor de» dues se fui polie, ■i>que le conlatl continuel avec le* armée»

la noblesse lui substitua le français. Cependant ee changement ne se tlt pas sans résistance et sans que quelques familles aulique* opposassent

aveugle pour la langue des ancêtres. I;ne foule d'armoiries bretonnes, cou vertes encore de devises celtiques , sont là pour le prouver. Mais à la longue le français, qui était détenu la langue de la cour , final par dominer, et le breton descendit au peuple, ( ne pareille transformation doit être d'autant plus facile a comprendre pour nous chez un petit peuple qn'innuençait le paissant vuisinage de la France, que nous en voyons une toute semblable s'accomplir de nos jours chez une grande nation, à une dislinre considérable de noire pays. Ij Russie altandonue tous les jours l.i bogue nationale. 1j noblesse n'y parle presque plus que le français , et l'on peut prAoir l»> j'Mir où le russe *>ra dans les racles étals dri ( jar ee qnYst aujourd'hui le ha* - breton dans notre province. "1 1 '

I* réunion de la Bretagne it la France arlte>j pour relle-lii le travail de dénationalisation déjà (]'ei4 aussi de celte époque que datent

qui se mourait. I^* quelques iragédie* brrt<mnr> qui nous sont restées datent a peu ppè> de ee temps. l>epuL*, la poi^ie celtique est allée toujours ru degéuéraiil et r« perdant de plu» en plus >on caractère d'originalité.

Nous ne duiineroii* point ici nn tableau de la littérature hcenMinr; ce tra^aU , qu e nous

spèrial, serait dan* ce chapitre un hors d'uMtvre , mats bous dirons quelques mots de l"»HJt artu* I de la liuérature celiique daDs k Kinistérr.

Cambry a parte, d après 1^ iVlletier, d un v «eu v manuscrit des prophéties de Gainrlan on Gxvtnçiaff, espèce de poète asirolD^uc qui tua il entre Koc 'h-eUtti et le Porf ; -gu?n . «u pays île Coeito (le pays de Tréguier, aujdurd'uui (m barde écrivit eu vers brrlnu ses prédiclious, vers 4M), et son manuscrit se trouvait eu 1îi>t à l'abbaye de Ijodevenuer ; mais il a été prrdo.

Uu qui

pu nous procurer : te Oèrtioivuiirr tk% rat

116 IMME ET

comédie citée par le père Grégoire de Rostrenen ; la Destruction de Jérusalem, poème mentionné par le même; la Fie de Saint-Guénolé, la Passion et Résurrection de Jisus- C/wist , le Trépas de la Sainte-Vierge , et la Fie de l'homme, tragédie en vers bretons, imprimés à Paris,, chez Quillevéré, rue de 1* Bûcherie. ( Toutes ces productions appartiennent au XVI» siècle). Enfin, les Statuts synodiaux du diocèse de Léon des XIIIe, XIV* et XV* siècles ( manuscrits); deux petits Dictionnaires (manuscrits), l'un du père Christophe Hucbet, de Quimper, l'autre de Robert Harinquin, de Motreff, près Carbaix.

Nous rapportons à la même époque les tragédies suivantes : les Quatre fils Emon, imprimée à Morlaix, chez Lédao ; Saint-Guillaume, imprimée a Morlaix, chez Guilmer; Sainle-lHfine, Jacob, Clovis, etc., inédiles.

La bibliothèque de Quimper contient les quatre ouvrages suivons :

Un Dictionnaire breton fort remarquable dn XVIe siècle;

Des Cantiques , des Heures , des Traductions de Testament;

Un volume intitulé Foyag mysterhu de inis er vertu;

Un volume contenant la vie du général Cathclineau , dialecte de Léon, par Jacques Abalan ;

Un volume de Cantiques, manuscrits, par un prêtre de l'évéché de Vannes, 1710.

On peut encore citer parmi les ouvrages bretons de quelque mérite :

Les quatre fins de l homme, en vers bretons , par Cbeflbntaines, imprimé au couvent de Cuburien, près Morlaix, 1570.

Amanez dezrou an Passion , ha he goude an Rezurection ( la Passion et la Résorrection de notre Seigneur), en vers bretons ; in -12; Montroullez, Georges Allienne, 1633.

Les Noëls anciens et nouveaux, en breton , le tout accommodé, corrigé et augmenté d'un grand nombre d'autres, tant bretons que français ; in-8° ; Quimper-Corentin , Georges Allienne.

Âr Conferençou santet var armateriou ar dleer da explica er retregeou ( Saintes Conférences sur ce qui doit être expliqué dans les

missions), parB , de Lannion, capucin; in-

12; imprimé à Montroullez (Morlaix), par Plouesquellec, 1693.

POÉSIE

Instruction var an excellanç ar fœz an indulgençou bras hoc an deveryou ar vreuriez ur Rosera, par Le Bris; in-8* ; imprimé par le sieur Caste! , à Saint-Pol-de-Léon , 1733.

La Fie de Sainte-Barbe et celle de Saint- Conogan, en bas-breton, par Le Bris; in-8*; imprimé à Saint-PoWe-Léon , chez Le Siear,

Ar Boquel spirituel eus ar mission hac eus ar retret ( le Bouquet spirituel de la mission et de la retraite ), en vers bretons, par Le Bris; in-*-; Brest, Malassis, 1726.

Coltoqouar c'haJvar (Colloques du calvaire ), par Le Bris; in-8*; Simon-Mar. Perrier, Quimper.

Tragédie sacrée , commencée au Jardin des oliviers jusqu'à la montagne du calvaire, ou Méditations sur chaque mystère de la passion «le notre seigneur Jésus- Christ, dressées en rimes bretonnes, par Cadec; imprimée à Brest, B. Malassis, in-8".

lient ar barados (Chemin du paradis ) , avec un abrégé de la vie des Saints de Bretagne , par Dumoulin ; in-8" ; imprimé à Quimper , Derrien, 1805.

Rudimani eux ar Finis ter, en breton et en français, in-8', par Le Jeune, maître d'école à Plabeonec; imprimé à Brest, chez Malassis, an nu.

Canticou spirituel ( Cantiques spirituels ) , par Le Jeune , recteur de Plougoolm.

Reflexionou brezonnec var sujet Doue ac anden, par Le Clerch ; in-8»; imprimé à Morlaix , chez Guilmer.

Ar Buguel fur ( le Garçon avisé ) , par Le Ga 1 1 , curé de Guimilliau ; in-32; imprimé chez Lédan t à Morlaix.

Rimoa, discoursiou, ha gouiennou evit an eureujou (Rimes, discours et demandes pour les noces); in-18; imprimé à Morlaix, chez Lédan. et à Quimper, chez Blot.

Conferençou curius , util, ha intéressant evit amusamant an tud divar ar meas ( Conférences curieuses, utiles et intéressantes pour l'amusemeut des gens de la campagne ) ; in-8* ; par Lëdan de Morlaix, imprimé chez le même.

Aventurou un den yaouanc a vreiz isei , ( Aventures d'un jeune bas-breton ) ; in-18 ; imprimé chez Lédan , à Morlaix.

Fabien Esop troed en brezonnec gant G.

Ricou ( Fables d'Esope , traduites en breton, par.

LSR6UK

G Ricou); in IM;

à Mar lai\ , cbei I

An effeymi principal a eus a résolution franç , rimet en bro sot gond perton Perot ac 0 camaradel ( le» Eflels principaux de la révolution française , nu n tm, en Angleterre , par le curé de Péros el ses compagnon.

Sermon grei var maro Michel Morin ( Sermon fait wr la mort oV Michel Morin . par Le Ué; Ml| imprime1 à Morlaix, chez Lédan.

Il faudrait ajouter à ces ouvrages un nombre inlioi de chantons, de cantiques , de guent , etc. , beaucoup de traduction» de livres dévots , et

échappent.

Noos l'avons oVjà dit, il n'entre point dans notre plan de donner ici un travail la littérature bretonne; nous dou de quelques indications.

l-es ouvrage» de dévotion n'uni généralement rien de remarquable. Ce sont , comme les livres français du même genre , de lourdes compilations, de fastidieuses amplifications mystiques, sans chaleur dame. On y trouve parfois une certaine naïveté de croyance qui leur donne un bon air de sincérité

Parmi les livres de morale, oo ne peut guère citer que le Buguel fur H le» tables de Ricou. le Buguel fur ( le Garçon av isé ) est une œuvre ingénue et malicieuse, une salvre inuocenle contre le pédantisme , et une paraphrase spirituelle de la fameuse sentence vaniltu \anitatuin el omnia

ci se propose pour lui donner des leçons. L'écolier répond que les docteurs sont tous des ignora n» et que lui, jeune enfant, en sait autant qu'eux. Il propose, pour preuve, de répondre aux questions du docteur. Celui-ci accepte; il l'interroge, et le Buguel fur le confond par ses réponses malignes el pleines d une profondeur

Le poème du Recleur de < liarmanle composition de morale doucement sa- Ivnque, mais cest une œuvre plus française que bretonne.

Nous en dirons autan! dn Michel Morin de U Ué , que Cambry cite, et dont il donne des

jia>vagr».

Ouanl aux tables tic Ricou, elles soûl

s'est approprié la pensée, la moralité en l'habillant à la mode de sa paroisse. Ricou est un simple paysan qui, à force de ténacité, de génie, est devenu poète à quarante ans. Son livre se ressent partout de cette volonté rude, ferme, et aussi, il faut le dire, des que l'on conçoit bien avoir du s'i

l'ennui.... car Ricou est pauvre et travaille la terre. Ricou, qui sent vivement ; Ricou , qui est républicain dans le cœur , souffre des rebuffades d'un propriétaire, des vexations de laolorilé civile, et des admonitions du curé. Il y aurait un beau livre » faire sur la vie de ce Montaigne en sabots, qui va à la messe, rom-

rien.

Nous citons ici la fable suivante, qui quelque idée du talent de I'

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