HABITANS DE L'ÉGYPTE
Les Coptes sont les plus anciens habitans de
rÉgypte* On peut croire qu'ils tiraient leur nom. de Copias, ville de b Thébaïde^ ou de Cobiof [ circoncis]. S*ils nont plus le génie de leurs pères, ils ont peut-être cçnservé leur ancienne langue vulgaire* Comme ib sont presque tous adonnés au commerce ou à l'intendance des terres qui sont le domaine des vainqueurs , c est parmi eux que sont choisis ordi» . mirement les écrivains, les gens d affaires du pacha ^
^les'Beys et des cachefs. Les G>ptes sont chrétiens ,
mais livrés au monotliëlisme ( 1 ). Ils tiennent leurs livres en copte, sans connaitre les. principes de cette langue. Mais, le Pentateuque , leur livre religieux, étant acqompagnë d'une traduction arabe , on aurait, aisément des notions exactes sur «f ancienne langue vulgaire de l'Egypte. Les Coptes sont superstitieux , fins» f<Mt occupés de leurs intérêts^ mais doux et humains. Élevés dans Fasservissement, ils se voient en> lever sans résistance le fruit de leurs longs travaux, dont on les laisse rarement jouir avec sécurité. . Après les Coptes, les Arabes sont le plus ancien peuple de r£gypte. Us gouvernèrent deux fois ce pays : h première époque est un peu incertaine, puisqu'elle iprécède l'entrée de Joseph en ligypte , ia second^ a duré depuis le VII.* siècle jusqu'au xil.* Les deux tiers de ia population égyptienne se composent d'Arabes. Ceux cpii sont devenus laboureurs , sont connus sous le nom de fellâh. Arabes dégénérés , il est rare de rencontrer chez eux la bonne foi, la droiture, qui caractérisent le Bédouin. Ce sont eux qui habitent les nombreux villages des Ijords du Nil, Ces esclaves malheureux cultivent la terre pour des maîtres qui^ leur laissent à peine de quoi se nourrir, et qui les
(i) Les monothéiiles refusent à Jt'sus-Chiisl les deux voioutés-: ia volonté bumaiae et la voloiit|^ divine.
forcent néanmoins à prendre part à leurs querelles.
Quant aux Bédouins , ib n'ont que des rapports passagers avec les gouverneurs de l'Égypte, dont sotH vent ils sont obligés d'acheter la protection et le secours. Leur caractère a de la noblesse et de la générosité. Ils sont hospitaliers et d'une Mélité inviolaUe. On ne peut prendre qu'une noble idée de l'homme primitif en f étudiant ^ en cherchant à démêler les premiers traits de son caractère chez l'Arabe Bédouin.
Les Moghrebins ou Mahomét^ms occidentaux sont assez nombreux en Égypte : ces hommes^ presque tousf fugitifs , bannis de Fez et de Maroc , sont ordinairement intrépides , vindicatifs et sans foi.
Le corps des Azabs est composé de véritables Turcs janissaires. Ib forment h garde des pachas,, auxquels ils se rendent souvent très4^outabIes.
Les tfois ou quatre millions d'babitans de l'Égypte ont à maudire aussi Finfluence passagère et Tignorance astucieuse de quelques chrétiens grecs , de quelques Juifs ^ qui 9 chaque jour, proposent au gouvernement de nouveaux , de plus infâmes moyens de pressurer cette population pauvre et sans énergie. Le cimeterre Ait bientét- justice de ces petits tyrans ; mais il ne restitue pas le fruit de leurs rapines à ceux qu'ils dépouillèrent de la manière la. phis injuste et la plua ^ lâche.
VOTES Dn'ERSES.