DU COURRIER DU
LEs Italiens , fier
encore à se signaler dans ces contrées fameuses. Le capitaine J. B. Cavigl
d'avoir été jadis maitres de l'Égypte, cherchent ||]
voulut pénétrer, lan dernier, dans la grande pyramide de Gyzeh; elle ét
ouverte, et l'on pouvait, avec quelques efforts, monter aux appartemens du roi et de la reine. Son courage, toutefois, a levé tous les doutes sur le ||
fameux puits, et fait évanou
toutes les fables inventées et qu'on pouvait
à ce sujet. Nous ne nous arréterons pas à répéter ses
opérations ultérieures, dont on a déjà bien assez parlé, et sur lesquelles
nous lui rendons toute la justice qui lui est due. Tandis que le capitaine Caviglis explor S: Jean Belzoni de Rome
buste colossal dit du jeune Memnon, pour l'envoyer en E
t cette grande pyramide, le
isait transporter de Ia haute Égypte le fameux
rope : dans ce
même temps il ob
la situation de Thèbes, pour y découvrir quel. ques tombeaux des anciens rois d'Égypte; car les eaux du Nil rapidement || and
temple d'Abousamboul, consacré à Osiris. Ses travaux de l'année dernière
accrues lui avaient fait abandonner, dans la Nubie, la découverte du g
ont eu le plus heureux succès. Il a découvert six tombeaux, parmi lesquels
en est un, sans contredit, du plus superbe travail que puissent offrir à
admiration les restes de la grandeur égypl
nne, Il est entré dans le temple
enfou
d'Abousamboul , qui passe pour dès le temps des anciens Égyp-
tiens. Ce temple, creusé dans le roc, a cent cinqu
ate pieds de longueur
sur une largeur proportionnelle; il contient quatorze chambres ( ou ap)
mens ) avec une grande salle, et huit colosses de I proportion de trente
pieds chacun.
Aux €
en granit noir, enfouis à la profondéur de vingt pieds, et entourés d'une
nak , il a découvert une lig
ns du temple de K: e de sphinx
irès-forte muraille; enfin il a trouvé la tête colossale d'Horus, bien plus grande que celle-du jeune Memnon
Les travaux de cette année sannoncent par des suécès remärquables
sans protection puissante, sans’ compagnons; sans souscriptions, il a, ces jours derniers, ouvert la seconde pyramide de Gyzh, et trouvé la voie
d'Orphée. On sattend, d'un moment à l'autre, à apprendre la découverte
de toutes les routes souterraines et des chambres que cette pyramide ren:
(D Strab. Grogr, lib. avr
) Son nom vénait dame nowhi, apprendre une bonne nouvelle, parce que c'était à l'équinoxe du
printemps, si précieux pour les Égyptiens, quelle pronongait, dit-on, Les sept voyelles qui composent
MONT MOKATAM.
18 Février 1818
ferme ; pour communique
au public des connaissances si importantes
Credat Judæus, non ego, Sécriera quelque envieux du nom italien : mais il est de fait que, jusqu'à présent, cette pyramide n'avait point été ouverte,
et que la tradition ne nous a rien transmis qui puisse le faire présumer
Il était réservé à un Hialien de l'ouvrir. Grâces soient toujours rendues au génie qui gouverne l'Égypte! A l'ombre de son gouvernement libéral, on voit les talens encouragés entreprendre de nouvelles découvertes, et il semble
que les arts et les sciences veuillent de nouveau revenir habiter (jure poste
liminit) ce sol, qu'ils avaient quitté pour illustrer et la Grèce et les autres
vien Marcellin a nommé syringes les rameaux }
ar lesquels commu niquaïent entre eux les appartemens qu'on savait être à
at soixante pieds sous le fondement des pyramides.
Prosper Alpin assure que, pendant qu'il était en Égypte, quelqu'un, des-
cendu dans le puits de la grande pyramide, était arrivé jusqu'à l'endroit
où le souterrain se partage en deux branches , et qu'à l'aide de la boussole, il reconnut que l'une courait vers le sud , et que l'autre se rapprochait du rumb de l'est
Le de l'Égypte ct la prot
Belzoni n'a dû qu'au grand nombre d'Arabes que la situation actuelle ‘permettent d'employer
à ces sortes d'ouvrages, l'avantage d'avoir pu emporter la tél
tion eflience du gouverneme
colo:
d'une statue qu'on appelle,
ns savoir pourquoi, la ééte ou le buste du jeune
Memnon; les labitans des grottes de Qourmh, peuple sauvage, qu'aucun
gouvernement de l'Égypte 1
wait pu dompter, ne se seraient jamuis prétés à
une pareille opération en tout autre temps et en touts autre circonstance.
Le grand temple d'Abousamboul, près de la seconde
ta
ete, à deux
cents pas sur la rive occidentale du Nil, n'a point été di S: Bebor
vu avant lui
avert par le eur d'ün tr
issent la façade. Il n'y avait d'autre
l'honorable M. Banks, vo; grand mérite, l'avait
et, ce qui est plus encoi wait mesuré les parties. supé-
s des statues colossales qui en gr
obstacle à vaincre, pour y pénétrer, qu et qu'il dessous de ce temple. Ces sables, poussés par les vents du sud, n'é
des sables qui en obstrunient l'entrée,
aisé de fai
sser dans le Nil, qui coule immédis
Ja musique Lerrstre, image des sept planètes, dont Le cours harmonique avait reçu des prêtres le nom de musique céleste.
tbe
certainement pas là depuis les anciens Tous les vo
pti rs, en
5 ge ivement la rive gauche du Nil, depuis Ia premi
jusqu’
examinant attent
Ja seconde entar: erçus que quantité de terrains cultivables,
des maisons et sur-tout d
du sud. F algré l'élévation des crêtes de
les ven plusieurs endroits, ces vents sont
sables poussés p
chaine libyque,
d'une telle viol
nce ; que
les trombes énormes
sur-tout dans le pays des Bar ssent par-dessus
ces montagnes, et viennent s'amonceler et ensevelir tout ce qui arrét
s efforts
Quant aux sphinx (1) trouvés à Kai ï ne se vantera pas 3 it des fouilles dans actuellement à M. $
ax dont il s'est empar
oir découverts. Les
is avaient mé
e vu ci
et à lui; les F
Au reste, il est connu
pouvant les emporter, il les firent recouvr que M. Barthow, Amér compte de M. Banks, long-temps avant que M. Belzoni s'occupât de cher-
à, en avait fait apporter deux au C:
cher des anti
t de di * Belzoni soit d'une plus grande proportion que In prétendue tête
Il n'est point e e que la dernière tête eolossale portée au Caire
parle S
Les Coptes sont les plus anciens habitans de l'Égypte. On peut ville de la Thébaïde, ou de Cobtes
être con-
qu'ils tiraient leur nom de Coprs,
[ circoncis ]. S'ils n'ont plus le génie de leurs pères, ils ont peu
ienne la
servé leur ai que vulgaire. Comme ils sont presque tous adonnés
ne des vain-
au comm ou à l'intenda
des terres qui sont le do
crivains, les gens
c'est parmi eux que sont choisis ordinairement les hefs. Les Coptes sont ch nt leurs livres en copte, le F
e traduction ara
queurs d
mais livrés au monothélisme (2
étiens
es du pacha, des beys et des c
Ils tie ns
uitre les principes de ectte langue. M euque, leur livre rel
ément des
, étant accompagné d'un ; on aurai
sont
notions exactes sur l'anc
ane langue vulgaire pte. Les Copte
doux et hu le
vee sécurité
superstitieux , fins , leurs intérêts, ma ains
de leurs longs travaux, dont on les la
fort occupés d
fruit
voient enlever sans résistant
dans l'asservissement, ils se
isse rarement jouir Ils
pte.
es sont le plus ancien peuple de fl
is les Coptes, l
gouvernèrent deux fois c
e pays : la premiè
époque est un peu incei
puisqu'elle précède l'entrée de Joseph en Égypte; la se duré depuis
le vu. siècle jusqu'au xn' Les deux tiers de la population ég
ptienne
composent d'Arabes. Ceux qui sont devenus laboureurs, sont connus sous le
nom de felläh. Arabes dégénérés, il est rare de rencontrer chez eux la bonne
foi, la droiture, qui caractérisent le Bédouin. Ce sont eux qui habitent les