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« iection marquée; il l’aime avec passion , avec « jalousie. S’il n’est pas encore marié , c’est qu’il « amasse pour elle tout ce qu’il gagne afin de lui <• faire un meilleur sort. Depuis quelques semaines, « il la trouvait plus triste qu’à l’ordinaire; souvent, « le soir , il voyait des larmes courir sur ses pau- « pières. Qu’avait-elle donc ? Il nous fut facile de « le deviner. Quand une jeune fille devient triste , « pâle , rêveuse et qu’elle pleure , il n’y a pas à « choisir entre deux motifs : elle aime.
« A partir de ce moment, Stamatis voulut veiller « sur elle sans quelle s’en aperçût ; pour cela , il « sortit le matin, comme de coutume ; mais, au lieu « de venir ici, il se cacha près de la chaumière « dans un impénétrable buisson. Dès le premier « jour, le mystère fut éclairci: il vit entrer dans « notre habitation un homme bien connu dans le « pays , Lefteris , un pirate , un brigand , enrichi « du fruit de ses vols , incapable d’un bon dessein « et d’une intention pure. Stamatis , ne doutant « pas des vues criminelles de cet homme , frémit « en pensant que ce commerce durait depuis si « longtemps. Il faillit se jeter sur lui ; mais il était « sans armes, et Lefteris en était bien pourvu. Ne « voulant pas s’exposer sans défense aux coups de » cet infâme , il attendit. Le lendemain Lefteris « ne vint pas , et le soir Hélène était malade de « chagrin ; mais, le surlendemain , il reparut. Ce « jour-là, il y a six jours aujourd’hui , Hélène, « Lefteris et notre tante sortirent ensemble pour se