CORINTHE
Némée.
Nous quittâmes Carvathi avant le jour par un ciel splendide. A peu de distance de Mycènes, nous nous engageâmes dans les défilés de Dervenaki où se passa le combat dont nous avons parlé dans le chapitre précédent. Un ruisseau, dont la fraîcheur attire les insectes dorés et les oiseaux , y coule sous un impénétrable berceau de myrtes et de lauriersroses. A mesure que l’on monte, ces plantes disparaissent et le petit ruisseau descend péniblement sur un lit de rochers entre lesquels il cherche sa route, sans cesse arrêté par un obstacle, se détournant pour l’éviter et se brisant çà et là en petites