‹ Voyage dans le sud de la BolivieChapitre 73 sur 84 · LE IUO DERME JO · texte numérisé non relu

LE IUO DERME JO

à l’égard de l’expédition de Soria ne doit pas paraître extraordinaire; mais ce que l’on s’expliquera plus difficilement, c’est la singulière bonhomie avec laquelle elle alla se jeter dans le guêpier, lorsqu’il lui était si facile de l’éviter. 11 est fort possible que l’équipage de forçats que Soria avait amené deSalta ait été pour quelque chose dans ce mouvement. Au Paraguay la position de ces hommes ne pouvait en effet que s’améliorer, tandis qu’en rentrant dans leur pays, ils restaient toujours des forçats.

Quoi qu’il en soit, la captivité prolongée du chef de la compagnie du Bermejo, et les circonstances dans lesquelles la république de la Plala s’est trouvée depuis lors, ont contribué ensemble à retarder indéfiniment la mise à exécution des plans que l’on avait formés pour l’exploitation du Bermejo, et il est évident qu’il y aura beaucoup à recommencer, lorsqu’on s’occupera de nouveau de cette affaire. En tout cas les faits acquis par les voyages dont je viens de donner l’aperçu démontrent, non seulement que le Bermejo est navigable, mais qu’il l’est facilement, et en tout temps. 11 n’est nullement douteux en outre que, pendant au moins quatre mois de l’année, c’est-àdire, de janvier en avril, des bateaux à vapeur pourraient facilement y circuler, à partir du confluent du rio Grande de Jujui , et peut-être de beaucoup plus haut,

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