‹ Voyage dans les cinq parties du monde (volume 2)Chapitre 23 sur 53 · BORNÉO · texte numérisé non relu

BORNÉO

Utle de Bornéo , que les naturels nomment Brunaïy est, après la Nouvelle-Hollande, la plus étendue des iles' du globe.

Baignée au nord-ouest par la mer de Chine , au nord par celle des Philippines, à l'est par la mer des Célèbes et par le détroit de Macassar qui lui est commun avec Gélëbes , au sud par la mer de Java , au sud-ouest par le détroit de Garémata, elle est comprise entre 4° 20' lat. S. — 7** lat. N. , et 106° 4o' — ii6« 45' long. E.

Elle a 3oo lieues de long du sud au nord , sur une largeur qui varie de 5o à â5o lieues.

Bornéo contient plusieurs belles rivières qui , pour un pays dont les habitans auraient atteint un plus haut degré de civilisation que celui auquel ces insulaires sont parvenus , seraient très-avantageuses à la prospéri té de l'agriculture et du commerce.

Les plus considérables sont les rivières de Rayoung et de Batas^ia , qui conduisent à Sibita, capitale de Cayan , tribu idolâtre la plus puissante et la plus barbare de l'île^ le Mahazi , qui de même' que les deux précédentes , a son embouchure sur la côte septentrionale; la rivière de Bornéo y qui y à une distance de vingt milles de la mer, est navigable pour des navires de 3oo tonneaux, et le Sandakan ou China Batangoun, sur la côte nord-est de File.

L'intérieur de Bornéo est occupé par des chaînes de hautes montagnes , dont la plus remarquable par sa forme et par son élévation est le Kinibalou par 6Mat. N.; on l'aperçoit en mer des deux côtés de l'ile ; il se termine par un promontoire comparativement étroit. Toutes les roches des diverses parties de Bornéo sont primitives. On n'y voit aucune de ces roches trapéennes si communes dans les îles situées plus au sud , et nommées par les géographes chaîne de la Sonde. On dit, par conséquent , qu'il n'existe pas de volcan à Bornéo ; mais d'un autre côté , les

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