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territoires plus à Touest, tels que ceux de Sarayak et de Kasnilaka , entre le second et le troisième degré de latitude , abondent en métaux : on y trouve de l'or, de l'antimoine et du zinc. Il y a dans le pays de Cayan de l'étain et du fer. Les mines de ce dernier métal sont assez riches pour fournir à une exploitation considérable, quand même elle serait entreprise par les barbares liabitans du pays. Il y a en outre des diamans.
Parmi les animaux terrestres, on trouve l'éléphant , le rhinocéros , une espèce de léopard , l'ours, le cheval , le bufBe, le bœuf, le cochon , la chèvre , le chien , le chat, le canard et la poule. Il est assez singulier , observe le Sincapore Chronicle , traduit ici par les nouvelles Anna Ses des Voyages ^ que les trois premiers quadrupèdes ne se rencontrent que dans un seul coin de cette grande île, c'est-à-dire dans l'extrémité de la péninsule septentrionale, aux cantons d'Oungsong et de Paitna. On ne les retrouve ensuite dans aucune île de l'Archipel , à Test de cette longitude. Le
cheval, la chèvre et le chien sont des animaux étrangers qui ont été naturalisés et rendus domestiques. Le premier est con- \ iiné aux cantons de Pandasan et de Tampasok entre les cinquième et sixième degrés de latitude nord ; le bœuf sous le nom de tambadao et le cochon sont indigènes des forêts de Bornéo. De tous les pays du monde y Bornéo est celui qui renferme la plus grande variété de singes, et cette île produit la grande espèce , dont la forme extérieure est parihi celle de tous les animaux la plus semblable à celle de l'honune.
La mer fournit en abondance l'huître perlière , l'huître qui donne la nacre , et le trépang dont plusieurs peuples font leu nourriture.
'Lq^ productions végétales estimées pour leur utilité ou leur singularité, sont le riz, le bétel , le sagou, le poivre noir, le camphre , les ignames , la cannelle et toutes sortes de bois bons pour la construction et l'ornement; les abeilles procurent beaucoup de cire. Les choux-palmistes servent
de nourriture. Le camphrier croît ici dans toute sa perfection.
De même que dans tous les pays encore réduits à un état de grossièreté primitive, les habitons du Bornéo propre se composent de nombreuses tribus de barbares ou de sauvages qui difïferent Fune de l'autre par le langage , et se font une guerre continuelle. Un petit territoire , et même un village , forment une nation. Les Malais sont la race la plus puissante et la plus civilisée. Les tribus encore idolâtres se ressemblent beaucoup par les mœurs et les usages. Tout leur vêtement consiste en un morceau de toile de coton ou d'écorce d'arbre roulé autour des reins. Les guerriers cayans portent quelquefois des habits et des bonnets de peau d'ours et de léopard. Dans la capitale des Cayans il y a des fusils et quelques canons.
Quelques tribus sont extrêmement méchantes , d'autres le sont moins y un petit nombre a de l'humanité et montre même de la disposition pour les habitudes de 1^
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a33 vie industrieuse. Beaucoup de ces tribu»
partagent la coutume de couper les têtes de leurs ennemis et d'amasser les crânes humains. Quelques-unes demeurent dans de misérables cabanes en bois couvertes en feuilles , mais le plus grand nombre vît dans des maisons immenses élevées sur des poteaux; chacune de ces habitations peut contenir de 5o à 200 personnes. L'objet de ces grandes constructions est d'être en sûreté contre les attaques des ennemis.
D'ailleurs, observe leoula Sincapore Chronicle, les sauvages de Bornéo ne sont nullement placés au degréleplus bas de ta vie sociale : il n'y a plus parmi eux de chasseurs, il n'y a plus de malheureux se nourrissant de vers et de racines ou de coquillages crus : la plupart ont déjà quelques connaissances de l'agriculture ; les ims sèment du riz , d'autres cultivent des racines ferîneuses ou des plantes légumineuses ; quelques-uns connaissent l'art de fondre le fer et de le feçonner en instrumens soit d'utilité soit de dommage. Ces insulaires sont sui-touL dépourvus de sentimeos religieux;
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ils n'ont ni dieux , ni idoles , ni prêtres, ni temples, ni lieux quelconques d'adoration.
Toutefois ils sont livrés à un grand nombre de superstitions. Nulle de toutes les tribus indigènes de Bornéo n'a la moindre connaissance de l'alphabet ni d'aucmi autre signe visible pour rendre permanent le souvenir de leurs idées.
Le gouvernement ressemble , dans presque tous les points, à celui des autres états malais. Le roi est désigné par lé nom indoustan de radah ou rajah. C'est un petit despote dont la dignité est héréditaire dans sa famille ^ il a le privilège de nommer son successeur. Son conseil est composé de grands officiers d'Etat, le ministre, le trésorier, le commandant en chef et le grand juge. Il y a dans le Bornéo une qi^arantaine de pandjérans ou princes dont la dignité est de même héréditaire. Les revenus consistent en tributs volontaires.
Le commerce de Bornéo est important.
Bomeoy la capitale, située par 5° lat.
N. , à i5 milles de l'embouchure de la rivière du même nom, navigable jusqu'à
cette distance pour des navires de 3oo tonneaux , et beaucoup plus haut pour de petites embarcations , a ses maisons élevées sur des poteaux et jointes l'une à Tautre par une planche. Le foi1; seul est construit sur la terre ferme. Cette ville contient environ iS^ooo âmes. La navigation de la rade et du fleuve est sûre et facile : ce port est le plus vaste et le plus utile de l'archipel. Le commerce a lieu avec la Chine , les îles Soulou , les Philippines y le détroit de Malacca , la côte occidentale de Bornéo y et les états malais de la côte orientale de la p]:esqu'île. Les Hollandais occupent depuis 1818 toute la côte orientale de Bornéo , et ont surtout un comptoir à Tatas^ près de la mer, à l'embouchure de la rivière de Benjermassin , dont la ville du même nom , résidence d'un sultan , est à 10 lieues dans les terres, «UT les bords du fleuve. A l'extrémité sud-ouest , sur la mer de Java et le détroit de Carémata s'étend le royaume de Mat^ tan) celm de Pontianak est sur la côte nord-ouest.
Cette côie nord-ouest est également occupée par les Hollandais , qm ont obtenu ce territoire par des traités conclus avec les princes indigènes depuis le commencement de 1812. Les principes généraux de ces traités sont qu'en considération de ce que les ports sont placés sous le contrôle immédiat du pouvoir européen, et de ce que les sultans de Sambas, Mohpawa^ Pontianàk et Mattan ne négocient pas avec d'autres gouvernemens européens ou américains , et emploient tout leur pouvoir pour réprimer la piraterie , il sera payé un subside mensuel à ces princes : les traités faits avec les che£$ malais ou Daya de l'intérieur stipulent que leurs territoires sont administrés par les Néderlandais et les revenus partagés par moitié. La résidence est supposée s'étendre depuis Ayer-Hîiiam , regardée comme la limite méridionale des territoires de Mattan , jusqu'à Fah y limite septentrionale de ceux de Sambas , et comprend ces états y ceux de Pontianàk et de Monpawa et de quelques petits chefs de
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l'intérieur qui ne dépendaient d'aucune de ces puissances.
La nature du pays de la côte nord-ouest présente des obstacles presque insurmontables à son exploration 5 mais il en a été dressé une carte inform^e , d'après laquelle il paraîtrait que la résidence s'étend, suivant une estimation en gros , sur près d'un tiers de l'île. Le pays est généralement bas , le Danao-Malaya , quoique à 4^ lieues de la partie de la côte la plus proche , ne s'élevant probablement pas à plus de lop pieds au-dessus du niveau de la mer. On ne voit pas de chaîne de montagnes continue; le canton le plus haut est derrière Sambas , et entre ce lieu et Monpawa. De Sambas à Pontianak , le pays à quelque distance dans l'intérieur, semble îrrégulier quand on le voit de la mer ; quelquefois les pics des montagnes sont absolument coniques. A l'exception de ce canton, le terrain de la résidence est plat, présentant quelquefois des collines isolées; il est coupé par plusieurs rivières et par leurs nombreux affluens : tout semble
indiquer que cette partie de Bornéo fut jadis un archipel composé de petites îles.
Les principales rivières sont celles de Sambas, Pontianak, Mattan ou Matan, Souadana et Monpawa; plusieurs autres versent également leurs eaux dans la mer.
Toutes ont leurs embouchures interceptées par des barres : sur celle de la rivière de Pontianak, il y a 8 pieds d'eau, sur celle de Sambas ,15, sur celle de Monpawa, 6. Ces profondeurs sont celles de la mer haute dans les grandes marées : la mer montant de 6 à 8 pieds , les rivières sont presque inaccessibles en mer basse, excepté pour de trës-petits navires. Après que l'on a franchi les barres , les rivières sont très-profondes , et leur cours . décrit des sinuosités gracieuses, à quelque distance de leurs embouchures jusqu'au point où les chutes du Malayou-Ptaiyam présentent des obstacles à la navigation intérieure. Ces chutes ont de 3 à 3o pieds de haut.
Le seul lac que l'on ait découvert est le DanaO'Malaya^ situé par i« 5' latit. N.
a39 et II 4** 20' long. E. Sa longueur est 4e 8 lieues; sa largeur de 4> ^^ profondeur, dans quelcpies endroits , de 18 pieds , proportions qui augmentent beaucoup dans les temps de pluie. Deux îles s'élèvent à sa surface; il est très-poissonneux. Le terrain consiste généralement en une terre végétale formée en partie de matériaux d'alluvion , en partie de débris de végétaux ; elle a deux pieds d'épaisseur, et repose sur une argile blanche fortement imprégnée de salpêtre. D'après la disproportion qui existe entre l'étendue du pays et la population, la terre est peu cultivée et presque toute couverte de forêts.
Ce sont les Daya principalement qui travaillent aux mines de dlamans de la partie nord-ouest de Bornéo. Ils creusent im puits à peine assez large pour que le mineur puisse s'y retourner, ou ayant tout au plus deux pieds de diamètre ^ parvenus à Vareng , qui a un ou deux pieds d'épaisseur, ils y font des excavations qui s'étendent à sept ou huit pieds au-delà des parois du puits , et sous les couches supérieur
res îU placent des soutiens pour celles-ci ; mais souvent la paresse et l'imprévoyance font oublier cette précaution j la terre s^éboule et les malheureux mineurs périssent misérablement. Ces accidens sont plus fréquens lorsqu'il y a un puits contiguà celui que l'on creuse , ce qui arrive de cette manière : l'areng étant épuisé dans la première mine et la direction de la veine reconnue , on creuse un puits de ce côté a i5 ou 16 pieds du précédent , afin que les mineurs parvenus à l'areng puissent, en fouillant , atteindre au premier puits; on emploie le même procédé jusqu'à ce que la veine soit épuisée. L'areng est enlevé dans de petits paniers au moyen de bambous, à l'extrémité desquels on laisse un morceau de branche qui forme un crochet
La recherche des diamans se fait par une méthode aussi simple : de petits doulans, qui sont des auges circulaires conve^ géant légèrement vers le centre , sont presque entièrement remplis d'areng, puis le Daya s'assied dans la rivière la plus prO' che , y plonge le doulan , et remue rarenç
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avec la main jusqu'à ce que les particules terreuses commencent à s'en séparer j alors le doulan est ramené à la surface de la rivière , et on lui imprime un mouvement de rotation, jusqu'à ce que l'eau qu'il contient étant saturée de matières terreuses , on la jette , et on continue ainsi jusqu'à ce qu'elle soit claire. Les brillans et autres substances qui restent au fond du vaisseau subissent alors un examen attentif.
Les Malais s'y prennent à peu près de la même manière que les Daya 5 mais les Chinois , bien plus intelligens que ces deux peuples , emploient un procédé plus efficace. Harement ils creusent un puits , ils se servent de ceux qui ont été creusés et des mines abandonnées par les Daya ou les Malais. Ils font un réservoir ou bien ils barrent un ruisseau ; puis ayant coupé un canal dans la direction de la veine , ils ouvrent les vannes , et les couches supérieures étant entraînées par la vitesse du courant de l'eau, l'areng est débarrassé de ce qui le couvrait. Alors les vannes VI. 21
sont fermées. On fouille l'aren^ et on l'expose à l'action répétée de l'eau qui est amenée par des conduits en bois disposés sur un plan incliné. L'areng est ainsi lavé jusqu'à ce que les particules pierreuses soient presque entièrement débarassées de matières étrangères.
Les plus grosdiamans connus pour ayoir été trouvés dans cette m.ine , pesaient 36 karats ; on a supposé pendant long- temps que le sultan de Matan en possédait un pesant 367 karats , et on disait qu'il ne voulait pas le faire tailler de crainte qu'il ne s'y trouvât des défauts ; mais y ajoute le Sincapore Chronicle , des personnes à qui cette pierre a été montrée récemment pensent que ce n'est pas un vrai diamant Autrefois , si les travaux des mineurs étaient couronnés par le succès qui est très-incertain , les pierres pesant moins de quatre karats leur appartenaient^ toutes celles de cette dimension et au-dessus étaient réclamées par le Panam-Baham, alors tributaire du royaume de Banta^l , et le sultan de cet état vendait ce monopole
à la compagnie hollandaise pour une somme de 5o,ooo piastres. Aujourd'hui , conformément au traité conclu avec le Panambahan , toutes les pierres doivent être délivrées au gouvernement à vingt pour cent au-dessous du prix du marché qui est fixé par une estimation sui* les lieux ; les avances nécessaires sont naturellement faites aux mineurs par le gouvernement.
Les petites pierres sont vendues à Pontianak; et les grosses qui ne trouvent pas d'acheteurs dans ce lieu sont expédiées à Batavia y et le profit est partagé également entre le gouvernement et le Panambahan.
Il y a beaucoup de raison de croire que , dans les dix-huit mois qui suivirent cet arrangement conclu au milieu de i8iï3^ les bénéfices s'élevèrent à 19,000 florins , puisque 890 karats avaient été remis aux agens du gouvernement dans les six derniers mois de 1828 , et 1,900 karats le furent en 1824^ les frais en montèrent à 33,000^ et le produit fut de 52,ooo florins.
L'or «e tire dans la plupart des cantons de la résidence. On le rencontre égale-
ment dans Tareng. Le fer vient de l'intérieur, surtout de Djellé et de Matan. Les autres objets d'exportation sont la cire , les bezoards, les cornes de cerf et les nids d'oiseaux.
Une des tribus les plus considérables de cette côte N. - O. est celle des I>ayawk Dayas , que nous avons citée , et que l'on peut estimer à 200,000 individus. Leur principale occupation est de recueillir les production» de leurs forêts , de travailler aux mines et de cultiver leur ladang. Une bande étroite de grosse toile de coton , à peine suffisante pour couvrir ce que la nature prescrit de cacher, quelquefois une espëce de veste et un mouchoir à la tète composent leur habillement ; des grains de verroterie et des morceaux de laiton, voilà leurs omemens ; le sel est leur mets le plus recherché; le tabac leur passion; le fer leur objet de nécessité pour les outils et les armes. Ces choses leur sont apportées des parties inférieures des fleuves.
En général , les Daya sont paisibles ; les querelles qui existent entre eux doivent
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être attribuées à l'horrible coutume d'ofner leurs maisons de crânes humains qu'ils se procurent en égorgeant des individus d'une tribu différente de la leur, et à celle de parer leurs enfans de dents humaines , ou à leurs disputes pour tel ou tel espace de forêts. L'oppression des Chinois les excite quelquefois à se venger cruellement. Les crânes des femmes et des enfans sont réputés les plus honorables, dans la supposition que les hommes ont dû faire des efforts pour les défendre j mais il est rare qu'on les obtienne par une attaque ouverte : lorsque l'opération se fait - en grand, l'usage est d'entourer un village pendant la nuit et de massacrer les personnes qui en sortent au point du jour.
Les villages daya sont généralement protégés par des retranchemens. La façade de la maison est précédée d'un long verandah ou portique servant à communiquer avec les différentes familles , et dans lequel chacun' a- son foyer. On arrive aux habitations par trois échelles que l'on retire le soir. Six à sept familles vivent
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dans une maison , la plud ancienne occupe le milieu, et garde le» instrument de musique. Les maisons sont bâties sur des pieux; c'est dans l'espace au-dessous que l'on tient les cochons.
Chez les Daya , plus un homme a coupé de têtes, plus il est respecté : un jeune homme ne peut se marier avant de pré^ senter la tête qu'il s'est procurée en décollant lui-même un de ses semblables, et le corps d'un personnage de marque ne peut être enterré , jusqu'à ce que son plus proche parent ait apporté une tête toute fraîche. Si celui-ci est d'un rang élevé, de grandes réjouissances ont lieu à son retour d'une expédition heureuse. Les femmes saisissent les têtes encore saignantes, entrent dans l'eau, Ic^s y plongent, et se.
frottent de l'eau ensanglantée qui en découle. Un homme de grande considération peut avoir une cinquantaine de crânes suspendus dans sa demeure. Quelquefois il s'est passé deux ans avant qu'un jeune honune ait pu se marier , c'est-à-dire ait pu coupr une tête.
Qi»aad deux tribut ennemies font la paix y chacune se munit d'un esclave qui doit être égorgé par l'autre : le principal personnage présent fait la première blessure , les autres membres de la tribu suivent cet exemple, et les pères encouragent leurs enfans à mutiler le corps avec leurs couteaux. Les esclaves ainsi sacrifiés à la paix ne sont pas des criminels 5 ce sont généralement des hommes achetés à cet effet. Des présens sont en outre échangés entre les tribus; ils consistent généralemient en vivres , poudre d'or et jarres en terre de Siam , qui sont très-recherchées , les prêtres s'en servant conune d'oracles; ils les frappent y et , suivant le son qu'elles rendent, ils font leurs prédictions.
Les principaux Daya sont ceux de Cayan , et leur principale ville estSegao , éloignée de a5 journées de route par eau de Sintangy et celle-ci est dans l'intérieur, à 1 4 journées de Pontianak. On connaît 7 dialectes dififérens parlés par les Daya de cette présidence. Très -avant dans l'intérieur la seule trace de religion parait consister en
- »<8 UD respect superstitieux rendu anx cei^ qui soDt regardés comme les ancêtres d« Daya; aussi se gardent-ils bieu de tuer cet animal.
Après ie» Daya les Chinois fonnent la classe la plus nombreuse, on la porte jusqu'à laSjOoo individus. Leurs principaux établissemens sont à Mandor , Montradou, Salakao , Larak. et Sinksiva , dans l'intérieur; mais toute la cdte, depufs ta ri' vière de Sambas jusqu'à Pontiânal, est garnie de leurs colonies ; on dit que leurs villes sont bien peuplées et bien bSties- On estime le nombre des Malais à 60,000 âmes ; les hommes coupent le bois dans les forêts, cultivent la terre, exploitent Ie« mines, ou servent comme matelots. Le conunerce de Pontianat est principalement dans les mains des Ougkis , quoique peu nombreux. Les importations consistent en opium, toile, fer, tabac, sel, soie écrue et &çonnée , légumes secs , huile, marchandises de la Chine; les principaux objets d'exportation sontl'or, les diamaos, la cire, les rotins, la. résine, le bois et
î*49 rhuile de takawam y avec un peu de riz et de sucre brut.
Tels sont les renseignemens les plus nouveaux recueillis jusqu'à ce jour par les Européens sur l'île de Bornéo y d'où notre voyage continuera vers l'archipel des Philippines y pour revenir à Gélèbes et- aux Moluques.