‹ Voyage dans les cinq parties du monde (volume 2)Chapitre 9 sur 53 · NOUVELLE-GALLES MÉRIDIONALE · texte numérisé non relu

NOUVELLE-GALLES MÉRIDIONALE

La colonie fondée pai* les Anglais dans la Nouvelle-Hollande sous le nom de Ne\>i^ South'Fales ou NouveUe- Galles méridioncdey s'étend du cap de Wilson au cap

York, sur toute la partie orientale du cin^ quiëme^ continent, espace d'environ 800 lieues y et généralement entre la mer et les montagnes Bleues, au-delà desquelles s'étendent quelques districts, comme les plaines de Bathurst et de Londonderry. Les limites intérieures n'étant point fixées , on ne saurait évaluer la surface (i) territoriale de cette colonie , dont la population exotique ou civilisée dépasse 40,000 âmes , résultat d'autant plus remarquable qu'il n'y existait pas, il y a quarante ans, un seul Européen,

£n effet, lorsque l'Angleterre eut perdu ses colonies de l'Amérique septentrionale , émancipées sous le titre d'État»-Unis , et qu'elle eut tourné ses yeux vers la Nouvelle-Hollande pour y déporter ses criminels y le premier débarquement s'y effectua le a6 janvier i^83. L'année suivante, ou moissonna pour la première fois à Pa-

(1) La quçrierfy Review de i8a8 éTalue cette sur- Imce à aoo milles earrés.

ramatta, embryon de ville dont çn venait de jeter les fondemens; en 1790, le premier colon prit possession de son terrain } en 1791 9 douze prisonniers furent placés sur les bords de la rivière Hawkesbury ^ et en 1 793 ^ ils fournirent is^oo boisseaux de blé^ en 1796 y la première comédie fut jouée; en i8o3, on imprima la première gazette; en i8o5 , le premier navire construit dans la colonie fut lancé à la mer ; en i8io> premier cadastre et dénombrement de la population; les rues de Sydney eurent des noms, et des marchés furent établis; en i8i3 , on tint la première foire à Paramatta ;. en 181 7, la première banque fut établie; en 1818, le tribunal jugea le premier déporté coupable d'un nouveau crime; en 1820 , on mit en vente le premier tabac cultivé et fabriqué dans la colonie; en i8a5, un ouvrage littéraire fut analysé dans une première revue; la même année fut jugé le premier adultère; et en 1826, eut lieu le premier concert.. Ainsi en moins de 4o années une population européenne de 4oy00o faabitans s'e^t établie

dans une contrée où l'homme, presque aussi «auvage que lex animaux , n'avait pu asseoir son empire. Une administration régultèi'c , des tribunaux , une bonne police £7 trouvent réunis. Les animaux domestiques y étaient inconnus , et l'on y compte aujourd'hui plus de 110,000 moutons, plus de 100,000 têtes de gros'bétail et plusieurs milliers de chevaux. Cette terre ,qui 38 années auparavant n'avait jamais produit un seul épi de blé, eu fournit annuellement 5o,ooo boisseaux À une seule distillerie; 34 mnuKus, dont 4 sont mus par la vapeur, 10 par des chutes d'eau, 18 par le vent et 2 par des manèges, convertissent les blés du pays en excellente farine; deux grandes dislilleriefl fabriquent annuellement avec l'orge et le maïs de la colonie , 400,000 pintes d'èau-de-vie très-pure; i5 brasseries sont alimentées par les grains du pays. Eu 38 ans une capitale a été bâtie dans qb désert, loin du monde civilisé; des cliars parcourent ses rues; des droits l^era y produisent un revenu de 5n,ooo francs, une chambre de comnieixc, des

compagnies d'-assurances^ Seux banques, des journaux y sont en pleine prospérité.

D'autresVilles se sont élevées successiveznent^ le commerce occupe 24 vaisseaux, dont les transports en exportation dépafs« sent 100,000 livres sterling , provenant de produits en laines, peaux, cuirs, huiles, bois, nacre, etc.; tandis que lés importations excèdent 200,000 livres sterling , en thé, sucre , vin , tabac , toutes choses qu'au reste la colonie pourra un jour tirer de son propre sol.

Vue de la mer, son rivage présente un aspect hardi et pittoresque, et le pays situé au-delà, se dessinant en amphithéâtre et découvrant jusques à l'horizon le plus éloigné une chaîne de montagnes peu élevées, est couvert d'une forêt composée d'arbres toujours verts , qui offrent à l'œil l'aspect d'une verdure éternelle , quc^iqu^ dépourvue de cette fraîcheur et de ces teintes variées que déploie en été le riche et élégant feuillage de l'Angleterre. Des rochers grisâtres et luisans , entassés confusément , se montrent qhet là au milieu de ces forêts

sans fin , tandis que quelques arbres anti-* ques et gigantesques y brûlés par le feu du ciel et frappés de mort , élèvent de distance en distance leurs branches dépouillées audessus des arbres jeunes et verts qui les entourenty et jettent sur ce tableau brillant de vie , une sorte de tristesse et de deuil par l'image de la dissolution que représentent leurs restes mutilés , noircis et desséchés.

Il faut avoir foulé le sol pour Se faire une idée de la beauté du paysage ^ car en général les côtes sont d'un aspect aride, comme au nord, à l'ouest et au sud de ce grand continent; à mesure qu'on avance dans les terres la scène s'embellit. C'est l'impression que reçoit l'Européen débarquant à Botany-Bay ou bien à Port JâclLSon pour arriver à Sydney, siège du gouvernement colonral. Pénétrons dans cette ville et donnonsen la description;

La ville de Sydney y capitale de la Nouvelle-Galles du sud et de toute l'Australie, repose sur le bord méridional du Port- Jackson , à quatre lieues nord de Botanjr- Bayj ou Baie Botanique, Elle compte au- VI. 9

joui^'fatti prës de 1 5oo maisons et plus de 10,000 habitans. Rien de plus ravissant que sa position prës de la mer. Un phare bâti en pierres de taille, et dont le fanal est construit de manière à tourner sur luimême, s'élève à l'entrée méridionale du port-Jackson , près d'un mât de signaux et d'un télégraphe destiné à communiquer à Sydney tout ce qui est relatif aux vaisseaux

sortant du port ou y entrant. Les environs sont couverts de menus bois toujours verts qui délassent l'œil fatigué de l'immense étendue des mers. Des prairies, des jardins, contribuent à orner l'entrée majestueuse de Sydney, bâtie sur deux hauteurs escarpées dans le renfoncement desquelles coule un ruisseau qui va joindre la baie, où. se trouve un nombre infini de petites chaumières s'élevant graduellement les unes au-dessus des autres. Les meilleures maisons en général sont construites dans le style des cottages ou chaumières anglaises , et toutes en pierres de taille ou en briques blanchies; elles ont seulement un ou deux étages , avec un jardin sur le derrière; les rues sont

99 ' larges , tirées au cordeau , mais non pavées, ce qui ne diminue en rien leur propreté , vu la dureté du sol et la sécheresse du climat. Des réverbères dont la lumière se combine avec la blancheur des maisons et la pureté du ciel , donnent pendant la nuit une clarté égale à celle des rues les mieux éclairées de Londres. Sans les énormes perroquets j les Langarous et auti?es animaux exposés en vente devant la plupart des maisons , et sana l'aspect des déportés , marchant sur une file , comme des miUtaires , dans les rues ^ ou r6.dant à l'écart et portant aux jambes des chaînes dont le bruit frappe vos oreilles , vous vous croiriez dans une ville d' AngleteiTe ^ à part toutefois encore les indigènes, qui vont, nus dans tous les quartiers.

Sydney occupe une assez grande éten-r due de terrain } elle a un, mille et demi de longueur et environ le cinquième de cette distance en largeur •' les rues portent com^ munément les noms d^ divers gouverneurs et autres fonctionnaires qui y ont exercé l'autorité. On y trouve des hpieUi

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aussi bien tenus qu'en Angleterre; on rencontre partout un nombre infini de tavernes d'un ordre inférieur, et d'autant plus nécessaires que la chaleur du climat oblige

. les habitans à prendre souvent des boissons fortifiantes. L'eau est fournie par des réservoirs formés dans le lit du iniisseau qui traverse Sydney, et par des puits creusés dans le roc de grès sur lequel la ville est bâtie. La ville possède plusieurs églises , deux chapelles de méthodistes et une chapelle catholique. Un excellent marché toujours bien fourni de grains , de légumes , de volaille , de beurre et de fruits , se tient trois fois par semaine, sur une grailde place qui a la forme d'un carré long; elle est entourée de magasins publics dans lesquels se déposent les denrées ^ qui n'ont pas eu de dé'bit. Le prix du bœuf, du mouton et dû porc , chez le boucher, y est de 6 à 8 deniers anglais là liVre } et le denier anglais valant deux sous de France, la livre revient à 60 ou 80 centimes de notre monnaie. Le boisseau de blé coûte ,

[ ^nnée commune , 7 schellings 7 deniers ;

cdui d'avoîne a sch. g à.; celui à*orge 3 8ch, ^ les pommes de terre 8 sch. f la paire de poulets 2 sch. 9 d. ; la douzaine d*œui9 I sch. 9 d. j la livre de heurre'2 sch. 3 d. ; celle de fromage i sch. 3 d. ; un pain de ^ livres 3 d. |.

Parmi les édifices publics àë Sydney oh remarque le palais du gouverneur, THôtelde-Ville, la Banque et le Théâtre. Cette capitale possède quatre journaux périodiques; le plus ancien est la S^dnej' gazette, feaiWe officielle du gouvernement y la seule qui paraisse tous les jdurs. Tiennent ensuite YAustraiieti et leMoniteur, journaitx d'opposkion, ét'puid le G/onei/r fende en 16^27.' On vient de créer une revue trimestrielle pour la littérature , les sciences et les arts; elle est intitulée : The AustreUiMn maget-^ zîne}' sou premier numéro a dû paraître en novembre 1827 •

L» mode joue un grand rôle à Sydney; l'ainour dé la toilette Ôt le désir de briller y absorbent le beau sexe; il recherche à l'envi le moindre objçt de parure venaût de Londres ou des rives de la Seina>; les

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produits de L'Orienjt $ont ici tropt commiuts ^ oapv^Fe ceux qui Yi^ne»|.de loi» et.qui coûtent d(^vimtag[e. Sydueyj^ àemsi maiv ch%nde« ded^^d^ft^élèlnres, L'i:(A<^4>e £iOUt âret.et rau,^& de. Paris, et il y ^ $ouvQut des débats sérieux en faveur de Fartistei fifaBçaisi^i'mfAgré tout rasjq€^aut de la na-r t^qnalitf^. Qn re^i^patr^ également dau» le^ ru^ de^^ydAçy dps ^irau^^ers dq to^te^ left natiops , me la fertilité du sol et la beauté 4u climat y outf attiré? j et au i^iU^U do l^<raDç^, d!E8pa|^s, d!lta}iea0 filjtAV Iemj3i94s i wr aperçoit dfls g^i^up^ d©, ia»tvh rf^*, ymmP des Ues ïiombrisulse» de^ la^ men du Sud pQur échaugei: les produits de Ijeur cop^qfier^ c; cf) aqnt .princ^alement dp»

Otaïti^is et dea NouveauirJSS^udaisi Ce mélange de nali^ns' ne tremble eh rien la Iraibquillité pubU^fue.^ et même la police de Sydney est tellement b6nne^ iqu'onten pâfccfurt les rues à toutes les heures de la nuit sansr avoiif à. éprouver la moindre iu-^ <|uiétude. 11: y a beaucoup d'oâcasiooisioii les voleurs pouDraient Facilement tomber sur tous! e% vèus* dén^User^ mus dani^ cette

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ville y ou Ton est, tantôt coudoyé par un filou 9 tantôt poussé par un ancien brigand de grand chemin, c'est presque un phénomène que le fait d'un vol , d'un crime ou d'un délit ) ce qui prouve que leç déportés , à une si grande distance de la ntëre patrie, se sont pour ainsi dire 'régénérés.'

Telle est la physionomie de ce chef-lieu dea établissemens anglais dans les terres australes, situé par 34^ 5o' la t. S. et i5i** 3o* long. E. ; on Ta surnommé le MontpeU lier de P Orient , àcause^ de son beau climat^ et de la £foondité de ses environs. 11 se trouve i 16,000 milles ou 5,333 lieues de la G^rande^Bretagne , d'où Ton met d'ordinaire environ 4 luois et demi pour y ar-' river lorsque le vent est bon. Son port , c'est-à-dire le Port- Jackson y est un des plus beau^ qui existent. Il a environ 7 mîllee d'étendue ^ il est complètement cerné par la terre, et garanti de cette manière contre tous les vents. Le pays qui le borde est de la plus grande |>eauté. Des collines qui s'élèvcnt.graduellement du rivage et qui sont

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revêtues de bois de haute futaie ou d'arbustes divers , entrecoupées par des terres cultivées et des pâturages , lui donnent un aspect singuliërement pittoresque.

. Une autre ville également importante et que nous avons eu déjà Toccasion de nommer, esUParàmatia^ où Ton peut se rendre par terre ou par eau, de Sydney, dont elle n'est qu'à la distance de cinq milles ou une lieue et demie', dans une espèce de. vallon suc les bords de la rivière qui joint la mer à l'extrémité du Port-Jackson. Elle renferme environ 3,ooo âmes.

Chaque maison est séparée comme une maison de campagne et entourée de jardins. Un grand nombre d'^itre elles ont deux étages. La plupart sont . couvertes, comme à Sydney, avec l'écorce de l'arbre de fer, qui< à la longue prend si bien, la teinte plombée de l'ardoise , qu'on a de la peine à les distinguer. Les bâtimens destinés aux militaires et aux déportés ,.

l'église, l'hôtel -de -ville, l'hôpital et les chapelles, ont une belle apparence. Les.

tues sont tracées régulièrement et non pa-%

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vées. C'est daiis cette ville quç le gouvernear Macquarie a fondé une école pour l'éducation et la civilisation des indigènes; le général Bqsbane y a auçsi élevé un oB« servatoire. L^eau est tirée de divers puits et d'un ruisseau sur lequel- on a construit une écluse, pour empêcher l'Océan d'y pénéti'er lors des marées. U existe une manufacture de drap dans laquelle travaillent lesTemmes déportées.

' Après ces deux villes indiquons la cin* conscription de la Nouvelle-Galles du sud.

On divise en quatre parties ou comtés tout le pays habité et cultivé par les colons , savoir : i^* le comté de Cumberland , où sont situés Sydney et Paramatta , et le comté de Cambden au sud ; a*» ^les comtés d^Argjrle et de TVetsmoreland y et le pays qui s'étend au-delà sur la gauche de Sydney, et qui n'a point encore reçu de nom^ 3° les comtés de Nortkumberiand et de Durham , sur la droite et au nord de Sydney, pays situés sur la rivière de Hun ter; 4** ^ comtés de Roxburgh et dé Londonderry^ plus connus sous le nom de Bathursty sur la rivière

io6 Maoquarie, ets'étendant à l'ouest de Sydney , au-delà des montagnes Bleues. Les trois premières divisions sont situées entre la chaîne de montagnes qui suit une direo tion parallèle à la cote et la mer^ ou les eaiix coulant orientalement viennent se jeter ^ la quatrième division , nommée Ba* thurst, étant au-delà des montagnes Bleues, ses eaux coulent occidentalement et vont se perdre 7 dit-on, dans des marais. De grandes routes construites pour les voitures conduisent de Sydney à chacun de ces comtés , qui ont déjà des chefs-lieux bieu peuplés. Le comté de Giimberland,, outre Sydney et Paramat^a , renfei*me les villes de Windsor et de iiyerppol, dont la population et l'importance s'augmentent chaque jour. TViadsor est située sûr THawke*hury, à 4^ milles en ligne droite de rem-* bouchure de ce fleuve dans la mer, et â plus de dix milles en en suivant les sinuosités. Liveq;)pol est à l'ouest de Sydney et de Botany-Bay.; Le comté le plus septen-* trional est celui de Dirham , qui^ avec le district d'Ayr, se prolonge jusqu'au Pori

Macquarie , par Si** 4^' lat. S. } car le pays plus au nord jusqri'au cap York , bien que visité, n'a'pas encore d'étal>lissemen8. Le comté plus méridional va jusqu'aux sources de la rivière de Shoal-Haven ou bien à Bateman-Bay, par 35** 5o' lat. S. On vient cependant de fonder un établissement à Por£ fVestem^ près le cap Wilson, sur le détroit de Bass , en face de la terre de Diémen ^ où se voit le port Dalrymple , à 200 milles S.-S.-E. Il n'y a pas un seul mouillage depuis le cap Howe, par 38° lat. S., jusqu'au cap Wilson , ce qui fait une distance de ,260 milles.*Western-Port est à 90 milles du bas détroit en venant d'Angleterre y et au-delà du cap Leuwin on atteint > les vents alises. N'oublions pas de citer encore , mais vers le nord , la ville de New» castlcy près l'embouchure de la rivière de Hunter ; c'est le grand marché du charbon de la Nouvelle-Gcalles du sud ^ dont il est temps de caractériser les colons d'une manière plus spéciale.

Us sont partagés en deux grandes clas ses y cçlle des émigrans volontaires et de

io8 leurs descendans , et celle des déportés rendus à la liberté.'Les premiers sont connus sous la singulière dénomination drille' gitimés; les autres, au contraire, sont légitimés , parce que c'est par l'autorité des lois qu'ils y sont arrivés, sans examiner comment cette autorité fut exercée sur eux. Gomme dans tous les partis et les sectes religieuses, la même bannière réunit des troupes, peu d'accord entre elles, et qui en viennent quelquefois aux mains, les émigrans ont leurs exclusifs (exclusionistes), qui repoussent avec hoiTeur toute proposition de impprochement.entre ceux qui sont venus ^u nom de la loi, et les spéculateurs. qui ont choisi librement cette colonie de la Grande-Bretagne, comme un lieu convenable au développement de leur industrie. Une autre opinion tout aussi exclusive domine parmi les déportés devenus libres ; ils regardent la colonie comme un établissement fait pour eux , comme le patrimoine commun de tous ceux qui y seront amenés ainsi qu'ils le furent eux-mêpies, et supportent avec peine l'usurpation

I09 àe ce qu'ils croient leur appartenir légitimement. Cependant une secte de confusion nistes s'est élevée parmi les colons } elle provoque la réunion générale et des alliances entre les partis; elle voudrait que des liens de famille pussent mettre un terme aux querelles et aux violences dont on n'a que trop isouventraffligeant spectacle. Ces hommes raisonnables sont l'objet de l'animadversion de tous les exaltés. Jjes diverses nuances de ces opinions principales forment autant de subdivisions dont chacune prend ou reçoit un nom qu'il. faut ajouter i la liste des partis. Dans cette classifitation, établie par. les passions haineuses , chacun garde soigneusement son rang et les opinions qui le fixent. Cest ainsi que , , dans les colonies du nord de TAmérique y le descendant de l'un de ces chevaliers qui eiqploitentles grandes routes ne daignerait pas s'asseoir à la table où il reconnaîtrait un homme d'une naissance moins illustre, issu d'un fantassin de la même bande ; et celui-ci traiterait avec aussi peu d'égards . la postérité d'un simple coupeur déboursa '^ ]-

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