AMÉRIQUE ANGLAISE
Les pays que nous allons essayer de décrire , mon cher monsieur Michaud , sont, en général, encore très-peu connus^ la rigueur excessive des frimas qui les couvrent semble défier la pei*vérance des plus liardis explorateurs. De nos jours les Franklin , les Parry ont en partie échoué dans
leurs audacieuses tentatives, qui avaient pour objet, les unes de reconnaître tout le littoral arctique, les autres de trouver un passage maritime par la côte nord-ouest; les régions des Ëskimaux et des monts Rocheux du nord , attendent toujours les regards des Argonautes de la géographie } et les possessioné russes de l'ouest oiit à peine reçu quelques limites. Nous devons nous^ borner à signaler les faits et l'état de la science relativement à ces contrées deshéritées de la nature. Occupons-nous d'abord des terres les plus reculées vers le pôle arctique , nous viendrons ensuite aux pos^ sessions de la Russie au nord-ouest , et à celles de l'Angleterre du nord-ouest au nord et au nord-est.