‹ Voyage dans les deux Amériques [microforme]Chapitre 104 sur 112 · EN] [LE · texte numérisé non relu

EN] [LE

l'Amérique russe, est celle que fit de 182 à 18%% M. le lieutenant de marine Zagoskine dans la direction de la baie Kotzebue, par les ordres de M. le capitaine Etoline, gouverneur des possessions russes, Le courageux voyageur partit du fort Saint-Mikhail, à l'embouchure de l'Ounalaklik ; il décrit ainsi l'île dans laquelle cette redoute, l’une des stations russes les plus importantes pour le commerce, est située : « La surface de l’île est coupée par des rangées de collines ayant au plus une hauteur de trois cents pieds, entre lesquelles s’étalent plusieurs lacs mis en communication entre eux et avec la mer par un grand nombre de rivières. Le sol y est, comme dans toute l'étendue de la baie, tapissé de mousses. Sur le penchant des collines croissent des bruyères à fruits noirs, des airelles rouges et quelques plantes dont les fruits fournissent un aliment sain et agréable. L'aune et le boursault, sorte de saule, garnissent vers le midi les collines et croissent dans quelques cavités profondes; mais bien rarement ces arbrisseaux atteignent plus de cinq pieds. Les céréales ne mûrissent pas, à l'exception de quelques choux et de quelques navets; seule, l'herbe croit cn quantité suffisante pour nourrir une cinquantaine de bêtes à cornes. Il serait facile d'importer autour de la redoute des chevaux yakoutes, qui, habitués à gratter la neige en hiver, pour se procurer leur nourriture, s’acclimateraient sans aucune difficulté. Il existe dans l’île deux villages peuplés d’indigènes. L'un, situé dans le voisinage du fort, porte le nom de Tachnik; l'autre, placé à l'extrémité du cap Stefens, s'appelle Alvik. Tous deux, après avoir été très-peuplés, ont été depuis peu ravagés par la petite vérole, à Lel point que le premier ne renferme plus que dix-neuf habitants, et le second quarante-cinq. Ces Indiens se livrent à plusieurs industries dont ils vont vendre les produits au fort. »

Ce n'est que pendant l'hiver qu'il est possible de traverser ces régions par les chemis tracés sur la neige geléc; des chiens forts et de grande taille étaient atteiés aux traîneaux de M. Zagoskine, et c'était par un froid de vingt degrés que le voyageur se hasardait à travers un pays peu connu ct sans ressources. «A latin de la première journée, dit-il, nous fimes halte près d'une barabora (hutte américaine) en partie écroulée et comblée par la neige. Bon gré, mil gré, il fallut se résigner à s'y entasser en masse, tandis que les chiens, rendus à la biberté, essayaient de se caser dans les crevasses des parois pour s’abriter un peu contre le froid, Pour moi, je fus tellement transi par le vent glacial qui s’engouffrait par-dessous la couverture, du côté des pieds, qu’il me fut impossible de parvenir à fermer l'œil, et que je ne cessai de me retourner tantôt d'un côté, tantôt de l'autre, cherchant en vain le repos qui me fuyait. La taie d'oreiller qui recouvrait un sac posé sous ma tête en guise de coussin, commença, par l'effet de la respiration, à se couvrir d'humidité, puis, la gelée survenant, je sentis plus d'une fois ma joue se coller au coussin. Tel est aussi le désavantage des longues chemises en peau de rennes, que les voyageurs du pays ont l'habitude de passer par-dessus leurs vêtements ordinaires : elles exposent le dormeur à avoir les pieds geles, ct de plus, l'air froid, qui ne cesse de s’introduire par-dessous , a bientôt

AMÉRIQUE KUSSE, 971

condensé les vapeurs humides, et r'aidi les peaux servant de matelas et de cou vertures. »

Les habitants de Kikhtangouk, premier village où l'expédition arriva le lendemain soir, firent un accueil cordial aux voyageurs et les reçurent dans la hutte principale, Le lieutenant et ses gens s’installèrent dans la kagüne, pièce qui, dans chaque habitation, remplit à la fois l'office de salon, de salle à manger, de bain-étuve et même de chambre à coucher. «J'assistai en ce lieu, dit M. Zagoskine, aux préparatifs d'une solennité qui se célèbre le 1% janvier de chaque année dans tous les villages du littoral, la fête de l'émmersion des vessirs dans la mer. Plus de cent vessies, exclusivement extraites d'animaux abattus à coups de flèches ct décorées de peintures fantastiques, pendaient à une courroie tendue horizontalement le long de la muraille dans l'intéricur du kagime. Quatre oiseaux sculptés en bois, un chat-huant à tête d'homme, une mouette et deux perdrix étaient suspendus en avant, et tous obéissaient à un mécanisme de ficelles artistement disposées ; le chat-huant battait des ailes et remuait la tête, la mouetre frappait le plancher de son bec, comme si elle eût été en train de pêcher du poisson, et les perdrix, s'avançant l'une sur l'autre, se becquetaient. Enfin un pieu enveloppé dans de la paille était dressé au milieu de l'âtre. ie jour durant, beaucoup de monde vint visiter ces chefs-d'œuvre de l'art indisène, Des hommes vèbis de légers torbasses, ou chemises faites de peaux de jeunes rennes, des femmes portant des caleçons de peau à la mode des Tchouktchas et des chemises couvertes de broderies, la tète et les bras ornés de bracelets de grains de rassade et d'anneaux, exécutèrent des danses devant nous en l'honneur de Jounc-Ak, PEsurit de la mer. Chaque fois que la danse cessait, l’un des assistants s'en allait arracher quelques brins de paille du pieu et y mettait le feu, pour Les fire brüler en guise d’encens devant les oiscaux et les vessies. La principale cérém nie de la fête consiste, comme son nom l'indique, dans l'inimersion des ves= sies dans la mer. D'ailleurs il est impossible de se procurer aucun détail sur l'origine et les motifs de ces différentes coutumes ; les vicillards à qui on deinane dU{ pourquoi seulement des vessies d'animaux tués à coups de flèches, et ce que sivuifiaient les simulacres d'oiseaux, répondaicnt que c'étaient des pratiques usittes du temps de leurs aucètres. »

Les voyageurs, montés sur ces sortes de longs patins usités en Sibérie pour gisser sur la neige (lijas) mirent cinq jours pour se rendre de Kikhtangouk à Ouualaklik et passèrent quatre nuits au bivouac. D'abord le temps se montra favorable ; mais bientôt survint un chasse-neige qui d'heure en heure augmentait d'intensité, Cependant il fallait avancer presque à l'aventure, sans la moindre apparence de voie frayée. Un vent violent chassait une neige pressée contre le visage; elle remplissait l'orbite de l'œil et s'y soudait en menaçant d'aveugler ie voyageur, Par un singulier effet d'optique, les objets les plus insignifiants acquéraicnt alors des proportions extraordinaires; quelques broussailles aperçues à pelte distance se transformaient en gros buissons , et la moindre cavité apparais-

sait sous la forme d'un vaste lac entouré de rivages abrupts. Parvenu en un certain point, l'illusion se dissipait tout à coup comme par enchantement, Pour rendre plus cruelles les souffrances de cette marcte prolongée, les courroies des patins coupaient les doigts de pieds, faute d'habitude de s'en servir. «Le 9 dé ceinbre, dit M. Zazoskine, nous avions établi notre campement au pied d'un tertre, suivant la coutume habituelle, lorsque, vers minuit, le vent acquit un degré de violence extraordinaire, suivi bientôt d'une pougra! terrible, La neige, en tourbillonnant alentour du bivouac, transforma en moins de dix minutes traîneaux ct chiens en monticules neigeux. Sans perdre un seul instant , nous nous dépêchämes de nous transporter sur le côté de la colline opposé au vent. Là, nous nous assîmes le dos tourné à l'escarpement, les jambes pliées pour les garantir de la gelée et le corps enveloppé dans nos couvertures repliées sous les genoux. Dans cette position, armés chacun d'un bâton, nous attendimes courageusement notre sort. Bientôt le tourbillon amoncela la neige autour de nous et par-dessus nous, et c’est alors que nos bâtons nous servirent à maintenir constamment une ouverture suffisante à la respiration, Une croûte de glace provenant des évaporations du ‘orps se forma tout autour de moi, sorte de moule où j'étais emprisonné. De temps en temps, comme il avait été convenu, nous proférions des cris perçants, dont l'objet était d'arracher au sommeil, c'est-à-dire à une mort certaine, celui qui aurait commencé à s'assoupir, Cinq heures d'inexprinables angoisses se passèrent ainsi, après lesquelles, grâce à Dicu, l'ouragan s'élant apaisé, nous pûmes songer à nous débarrasser de la neige sous laquelle nous étions ensevelis. Par bonheur, nous sortimes tous de cette épreuve sains et saufs ; si nous ne nous fussions pas abrités à l'avance, nous cussions sans nul doute succombhé, à cause de l'énorme épaisseur de la neige. En pareil cas, la mort est occasionnée soit par suffocation, soit à cause du grand poids dont il est impossible de se délivrer. »

Plus loin, ce furent d'autres difficultés qu'il fallut vaincre : dans plusieurs endroits, l'expédition rencontra un sol revêtu de buissons épais, à travers lesquels on ne parvint à se frayer un passage qu'en faisant jouer la hache ; ailleurs, ce furent d'énormes blocs de glace , portés et déposés sur le rivage par les hautes eaux d'octobre; il fallut les franchir en les escaladant et en transportant pardessus les traineaux et leur chargement. |

Telle est, pendant la saison d'hiver, cette sauvage contrée; courbe sur son traîneau, avcuglé par la neige, glacé par la bise, le voyageur marche, marche toujours ; et toujours devant lui s'étend le champ de neige éblouissante, toujours à son orcille siffle le vent glacial et monotone. De loin en loin, il rencontre la misérable hutte du sauvage, heureux quand elle ne renferme pas un ennemi et quand il lui est permis de s'asseoir sous son toit enfumé. M. Zagoskine visita des campements d’Indiens peaux-rouges, qui plusieurs fois avaient atlenté à la vic

4. Lon uragan de neige qu'on appelle plus au sud et à Terre-Neuve pouderie.

des voyageurs russes; il sut entretenir avec ces barbares des relations amicales, et continuant son chemin, passa trois années à errer au milieu de ces peuplades dans un espace immense, entre des forts lointains et sur les bords de fleuves inconnus et dont la mémoire se refuse à garder les noms étranges.

« Les populations répandues sur les rives du Kri:h-Pak et du Kouskovime sont, dit le voyageur, généralement de taille moyenne. Les femmes y sont comparativement plus grandes et plus fortes que leurs maris; elles ont le visage rond, et leur peau est d'une remarquable blancheur. Un grand nombre d'entre elles se font tatouer le dessous du menton, de manière à figurer deux lignes parailèles de couleur bleue, Elles portent des perles ordinairement en verre bleu, suspendues au-dessous du nez à un fil passé dans la cloison nasale, Sous la lèvre inférieure, qui est également percée, se maintient horizontalement une baguette en os de deux pouces de longueur, enjolivée de rassades, grains de verre, de petits grelo(s et de coquillages, Dans cet étrange accoutrement, ces femmes offrent l'aspect le plus déplaisant,.

« Hommes et femmes portent également une espèce de pardessus en peau de reunc, auçque: on donne le nom de parka. Ceux que l'on tient en réserve pour les occasions solennelles sont couverts de broderies et garnis en plusieurs endroits de fourrures de prix. Pour chaussure, ces Indiens font usage de souliers en peaux de poisson; les bas en peau de renne s’emploient dans les courses éloiguces, quand il faut braver pendant longtemps des froids rigoureux ; dans l'usage journalier, ces sauvages se contentent de bas tressés avec des herbes de marécages, Les peaux d'esturgcon servent à la fabrication de marteaux utiles, surtout quand tombe le grésil, Avec les intestins du veau marin sont confectionnées des espèces de chemises, que les danseuses revêtent lorsqu'il s'agit de quelque représentation mimique extraordinaire, ce vêtement, tout de luxe, présentant fort peu de solidité. La chemise, au moment où la danseuse entre en scène , est raide et opaque ; mais la transpiration , jointe à la chaleur du lieu, ne tarde pas à lui rendre sa souplesse et sa transparence : que la danseuse se garde bien alors d'un mouvement trop brusque !'il n'en faudrait pas davantage pour déchirer le tissu, accident qui provoque des rires immodérés de la part de l'assistance,

« Parmi les diverses industries auxquelles s'adonnent ces indigènes, on peut placer au premier rang l'art de sculpter et de travailler la pierre et le bois. Hs confectionnent de jolis et vastes vaisseaux pour conserver leurs provisions ; d'autres vases moins spacieux, et destinés à ccntenir des mets où des boissons, sont très-souvent décorés de figures en relief, en os ou en pierre, représentant des animaux fantastiques, des figures d'hommes ou des oiseaux; ces reliefs sont toujours peints en rouge au moyen d’une argile colorée, On admire avec quel art les mêmes ouvriers fabriquent toute espèce de masques destinés aux représentations théâtrales; leurs boîtes, figurines, boucles, sont d’un travail parfait. Pourtant leur outillage se réduit à un méchant couteau et à quelques clous faisant oftice de vrille,

b7+ VOYAGE EN AMÉRIQUE.

« Les habitants de ces campements ont deux sortes d'habitations : des cabanes pour l'hiver, et des huttes qu'ils appellent barabores pour l'été. Ces barabores sont établies le plus près possible des cours d'eau, car le poisson est la principale nourriture de ces Indiens. Ils y joignent diverses graines, quelques racines des fruits sauvages, et quelquefois la chair de renne, de loutre ou de castor.

« Comme en Sibérie, les sorciers et chamans jouissent d'une grande faveur dins cette région glacée de l'Amérique. Si un homme tombe malade, vite sa famille envoie querir les chamans. Deux de ces magiciens, assistés d'une sorcière, entreprennent la cure, Les chamans se placent auprès du patient, armés de leurs Loarbnas ou tambours magiques, tandis que la sorcière se livre à des évocations, gémit, grogne et glousse ; elle simule une altercation avec les esprits impurs qui tourmentent le malade : l'esprit est rétif et refuse de sortir ; alors la vicille se précipite sur le lit, promène ses mains décharnées sur le corps du malheureux ; en vain le démon veut échapper, son ennemie finit par le saisir, et clevant les bras le jette à l'écart. Aussitôt les tambours retentissent, et les magiciens s'écrient en hurlant : Zl est parti! il'est parti! Le même exorcisme se pratique jusqu'à euration complète, c'est-à-dire jusqu'à ce qu'il ne demeure pas dans le corps du malade un seul esprit impur, opération qui réussit toujours à merveille, à moins toutefois que l'âme du moribond ne s'échappe de sou corps avec les esprits malins.

« L'année se partage en vingt mois inégaux, dont le premier a son point de départ en septembre, époque où la provision de poisson a été complétée pour la longue saison d'hiver, Les noms de ces mois sont pris dans les faits de la nature : ois des rennes, époque du givre, Quant aux années, elles s'accumulent comme elles veulent; elles se succèdent, et l'insouciant Indien n'y prend pas garde ; isnoraut du lendemain, sans souvenir de la veille , il n'existe que pour un triste présent, sans mûme savoir quel âge il à vécu, Comme tous les nomades, les hommes de ces tribus ont interrogé de leurs regards le ciel dans les nuits froides, mais brillantes, de leurs contrées ; ils connaissent plusieurs constellations et savent distinguer les planètes des toiles fixes.

«On ne saurait imaginer combien les représentations sont en faveur sur les bords du Kouskovime et du Krigh-Pak. Elles se composent de pantomimes, de scènes récitées et de danses exécutées par les acteurs en masque. Prié d'assister à une réunion extraordinaire du soir, je fus introduit dans un vaste kagime, garni de “pectateurs, hommes, femmes et enfants, les uns à demi vêtus, les autres entierement nus. Six lampions jetaient sur l'assistance une terne clarté, et une chaleur âcre et suffocante nous prenait à la gorge. Plusieurs nattes, suspendues en manière de rideaux au fond de la pièce, dérobaient à notre vue le vestiaire, Sur lun des côtés se tenaient quatre musiciens munis de tambours. Les préparatifs achevés, la représentation commença par l'entrée en scène de deux vieillards, mal vêtus et la figure barbouillée. La scène dialoguée qu'ils exécutérent avait pour objet de railler les spectateurs de s'être rassemblés pour assister à des pan-

tomimes et à des danses réputées nouvelles, mais dont ils avaient dans leur jeunesse dérobé le secret à l'inventeur. Lorsqu'ils se furent retirés, la scène demeura vide quelques instants, puis un danseur svelle et vigoureux s'élança dans une nudité complète, et se livra à des exercices d'une adresse et d'une force surprenantes. Deux danseuses placées à ses côtés et portant des chemises transparentes en peau de poisson, exécutèrent des pas souples et des mouvements de corps lents et onduleux. Le danseur, dont le visage était couvert d'un masque représentant une tête d'oiseau fantastique, se démena longtemps au son continuel et bruyant du tambour, en faisant entendre des cris qui rappelaient le croassement du corbeau, Quand la danse fut terminée, les parents du danseur allèrent à la ronde distribuer de menus présents aux invités. Une pantomime succéda au ballet et mit fin au spectacle. Trois acteurs y prirent part : le premier, affublé d'un masque à museau de chien, représentait un chien attelé à une narta qu'il tirait courageusement; le second acteur, la figure couverte d'un masque à visage d'homme, représentait le conducteur du traineau, et s’occupait à le pousser par derrière ; enfin le troisième acteur, chargé de représenter l'esprit des foréèts, avait aussi un masque humain, mais d'un aspect hideux, monté sur un cou de grenouille et entouré d’une auréole de plumes d'aigie. Voici quel était le sujet de la scène : l'automne venue, un habitant, qui avait quitté son village, y retourne pour passer l'hiver ; le chien attelé à sa narta est docile et vigoureux; jamais il n'a failli en route, et cependant le voici qui s'arrête brusquement, tout son corps est saisi d'un tremblement dont il est impossible de deviner la cause ; son mailre l'excite à avancer, mais l'animal ne bouge pas; surpris, Findien lève la Lète : ses regards rencontrent alors l'esprit, qui, posté sur son chemin, lui barre le passage. « Esprit, que demandes-tu? lui dit-il. — Attentif à veiller sur toi, répond le protecteur des forêts, je te préviens qu'il règne à celte heure une épidémie dans ton village; presse-toi donc de retourner sur tes pas, car la mort l'attend sur le seuil de ta demeure! — Non! Laisse-moi poursuivre ma roule : je veux revoir ma cabane; embrasser, s'il en est temps encore, ma femme et mes enfants, ou sinon succomber avec eux; car, s'il faut mourir, je préfère que ce soit dans le lieu qu'ont habité mes ancètres et où reposent leurs dépouilles ,»

1. leconnaissance d'une partie des possessions russes en Amérique, par L. Zasoskine, 2 v , 1-80, avec carte, publiés à Saint-Pétershourg en russe. Nous nous souiies servis des Xtiaits € celte relation donnés par les Nouvelles Annales des Voyages, t eaxv et exavi, Ctpa le Bulleëu d la Soriété de Géographie, de juin 1841,

Page 1