VII INTRODUCTION
partage non des hommes, mais des anges? Nos passions, qui en dépit de nous-mêmes colorent nos jugemens, ne sont-elles pas la source de toute poésie, de toute éloquence ?
Les tableaux de Basil-Hall, quelque fâcheuse qu'ait été l'impression qu'ils ont produite en Amérique , quelque partialité que l’on puisse leur reprocher, sont piquans, colorés, admirables de vivacité et de force. La partialité mème du capitaine prête à ses descriptions de la chaleur et de la vie. Ce n'est pas ce qu’on appelle en France de la littérature maritime que Basil-Hall a voulu faire. Il a écrit ce qu’il croyait, ce qu'il sentait ; et son talent , son style , ses opinions , sa manière, n’ont été que les résultats naturels de sa position combinée avec les facultés de son esprit.
Toutes les scènes qu'il a aperçues dans le cours de ses voyages, tous les points de vue qui ont frappé son imagination brillante et naïve , tous les traits de caractère des nations diverses qu'il a visitées, tous les accidens de la vie du marin, toutes les péripéties du drame maritime, Basil-Hall s'est plu à les reproduire. Ce n’est pas une philosophie très-haute qu'il faut chercher chez lui; mais ce
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