‹ Voyage dans les États-Unis de l'Amérique du Nord et dans le Haut et Bas-Canada [microforme]Chapitre 21 sur 52 · CS · texte numérisé non relu

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reurs , je répétai l’expérience à un autre endroii , à environ cent vingt pieds en dedans de l'ouvertu:», et le mercure indiquait 29. 74 , quoiqu'il vibrät de quelques centièmes de pouce. En somme , si l’on considère que les stations intérieures étaient plus basses que les stations extérieures, la petite différence entre les résultats peut être attribuée à des erreurs d'observation, et non à une différence dans l’élasticité de l'air, soit en dedans, soit en dehors de la nappe tombante.

Quoique je ne fusse resté qu'une demi-heure derrière les chutes, j'en revins très-fatigué , soit par suite des efforts que j'avais eu à faire pour me maintenir au milieu des vents et de l'eau , soit l'immense intérét que m'avait inspiré la scène dont je venais d’être témoin.

Le 7 juillet nous acceptâmes, comme moyen de distraction, une invitation dans une maison de campagne du voisinage , d'où l'on ne pouvait qu’entendre et on apercevoir la cataracte.

Noire hôte avait fait choix d'une position très-pitto- “esque, au milieu de la solitude sauvage où nous nous trouvions ; il s’y était construit une habitation charmante, entourée d'un parc magnifique. Pendant que s'opéraient les travaux nécessaires à l'arrangement

de son parc , il lui arriva une aventure assez plaisante. Il désirait éclaircir les arbres dans la partie de la forêt qu'il avait choisie et entourée de murs : dans ce but , il marqua avec le marteau, comme on fait dans les coupes de bois, les arbres qu'il devait abattre ; au moment de commencer les travaux, il fut appelé pour une affaire pressante à quelques milles de là ; il partit,

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recommandant aux ouvriers de bien faire attention aux inarques qu'il avait laissées. Ceux-ci, peu habitués aux usages européens , commirent une légère erreur : au lien d'abattre les arbres martelés, ils crurent devoir les respecter, puisqu'ils étaient marqués, et se mirent bravement à couper les autres. De sorte que le propriétaire, à son retour, trouva par terre ses arbres les plus beaux, et debout les plus laids et les plus diflormes. S juillet, nous retour-

clair de lune. Nous étions préparés à une scèn inte : elle dépassa de beaucoup notre attente; la teinte solennelle que la

Dans la nuit du diman nâmes aux chutes, pour

nuit versait sur ce spectacle , nous donna des sensations nouvelles, que son effet à la lumière du jour ne nous avait point fait éprouver. Il me semblait que la cataracte s'enflait, montait graduellement vers moi, menaçant de m'engloutir. Mes yeux, continuellement fixés sur le torrent, éprouvèrent des éblouissemens ; j'eus des vertiges ; et si je ne m'étais hâté de m'éloigner , celle relation n'aurait jamais vu Île jour. J'eus toutes les peines du monde à reprendre assez de courage pour revenir à moi,

Pendant l'époque délicieuse où notre quartier-pénéral fut établi dans le voisinage des chutes, nous fimes quelques excursions dans les environs. Les plus amusantes furent une promenade à Buffalo, ville florissante de l'Amérique , à l'extrémité est du lac Érié , OÙ commence le grand canal de New-York; et une visite que nous rendimes au canal Welland, qui joint les deux lacs Erié et Ontario.

Va

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