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où nous faisiows bouillir les cannes à sucre ne fût éloigné que dé cent tuises de la maison, nous ne pouvions l’apercevoir, tant les arbres étaient serrés ; la distance me semblait si longue, que je me faisais apporter mon diner pour éviler de retourner à la maison. Aussitôt que la neige fut fondue, nous commençämes à abattre des arbres, et à ouvrir des tranchées pour donner passage à l'air et au soleit. Nous eûmes bientôt ensemencé dix acres pour la récolte du printemps. Il nous est arrivé fréquemment, pendant les deux ou trois premières années de notre séjour ici, de nous trouver sur le point de mourir de faim, tant il était difficile de se procurer des provisions dans les environs, ou d'en faire venir de Cobourg, nos routes étant en petit nombre, et fort mauvaises , et la navigation se trouvant interrompue au printemps et en automne par une couche de glace qui n'est pas assez forte pour porter les traineaux. La première année nous n'eûmes des pommes-de-terre qu'au mois d'août, et nous fûmes obligés jusque-là de nous servir de plantes sauvages en guise de légumes. Le porc salé, la soupe de pois et le pain élant une nourriture malsaine pour les enfans, lorsqu'on ne peut la varier, j’essayai de faire du thé avec des jeunes bourgeons de viguë, et du calé avec du blé de Turquie grillé.
« Nous vimes enfin arriver la période la plus intéressante de notre séjour ici : le moment où notre récolte sortit de Lerre ; mais nos peines n'étaient point à leur terme. Au mois de juin , lorsque notre moisson offrait le plus bel aspect et nous promettait une ample
récompense de nos pénibles travaux, un incendie, qui commença dans les bois, s’étendit jusqu’à notre défrichement, et brüla une grande partie de notre maïs et de nos pommes-de-terre : ce fut avec beaucoup de difficulté que nous parvinmes à sauver une partie de notre précieuse récolte. Cel incendie dura deux ou trois jours, et tout le monde fut occupé à porter de l’eau pour l'éteindre.
« Depuis un an et demi que nous étions établis, nous n'avions point vu d’autres femmes que celles qui composaient notre famille, lorsqu'un jour nous en aperçümes deux qui lava’ ent du linge sur le bord de la rivière; ma femme s’écria aussitôt, toute joyeuse : « Voyez, il y a deux femmes là-bas. »
« Trois années s'étant écoulées sans qu'aucun planteur fûL venu nous joindre, je pensai que , ma famille s’augmentant de jour en jour, c'était un meurtre de rester plus long-temps dans cette retraite isolée, et j'écrivis à un ami de Cobourg de nous chercher une résidence dans son voisinage, qui se composät d’environ cinquante acres de terre. Mais quelques jours après, M. P. Robinson vint me voir et me faire part de son intention de nous amener dès-lors de nouveaux émigrans ; soudain nous perdimes toute idée de départ; les nuages se dissipèrent ; il nous sembla que toutes les difficultés étaient aplanies.
« Bientôt après les plaines de Scott’s-Mills se couvrirent de huttes et de cabanes, et la population totale s'éleva à deux mille ames. La plus grande activité commença à r+ gner autour de nous ; des maisons s'é-
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Jevérent en foule ; nous eûmes un prêtre, un médecin, des marchands de toute espèce. Enfin, pour la première fois, nous nous trouvàämes à portée de tout ce qui nous étail nécessaire. Je ne voudrais pas mainteuant échanger le terrain que j'occupe contre le meilleur de la province. Notre ferme ( qui est aujourd'hui de soixante-dix acres) nous procure tout ce qüi est indispensable à la vie. Nous avons de bons moulins à
blé et des moulins à scier le bois, grâce à notre bon
gouverneur, Sir Peregrine Mayland, et à M. Robinson; un pont sur notre rivière, des routes dans tous les sens, et des communications régulières avec les villes frontières.
« Je vous ai fait le récit de notre séjour de cinq années dans cette nouvelle contrée ; quoique nous ayons eu de grandes difficultés à surmonter , nous sommes à présent aussi heureux que nous pourrions l'être dans un pays civilisé. Mes propriétés acquièrent de jour en jour plus de valeur , et la satisfaction de vivre sous la protection du gouvernement anglais n’est pas le moindre des avantages dont nous jouissons.
« Il serait à désirer que quelques milliers d’Anglais et d'Écossais vinssent s'établir auprès de nous, particulièrement beaucoup d'Ecossais, qui sont assidus, industrieux et d'une bonne conduite. Les colons du Douro sont , pour le moment, presque tous Irlandais, et, bien qu'ils prospèrent , leurs habitudes indolentes les empêchent de tirer tout le parti convenable de leurs fermes; joignez à cela que le goût qu'ils ont pour le whisky leur cause une grande perte de temps.
Je pourrais faire valoir un grand nombre d'argumens à l'appui de mon système qui réclame le mélange des Anglais et des Ecossais avec les Irlandaïs qui sont ici. Il serait à souhaiter qu’il s'opérât, non-seulement pour la direction des fermes, mais encore pour les bons exemples de sobriété, d'ordre et d'assiduité qu'ils donneraient. Quant à la culture des terres , le meilleur et le seul moyen de réussir est de suivre la méthode des Américains, car ils sont nos maitres à cet égard.
« J'ai l'honneur, etc. »
Ayant donné cette lettre textuellement comme elle m'a été écrite, je n’y ajoute point de commentaire ; je me borne à faire remarquer que je suis d’une opinion
tout-à-fait opposée : je regretterais vivement que mes observations ou les lettres de mes correspondans engageassent nos compatriotes à s’exiler dans l'espoir de se trouver mieux qu'ici. Ces pays sauvages n'offrent d'asile qu'aux gens dont la situation financière est embarrassée, et qui joignent à la force du corps la persévérance morale : conditions indispensables pour supporter les fatigues d'un travail difficile et opiniâtre.
La lettre suivante donnera d’utiles avis aux personnes qui voudraient se fixer dans ces contrées. L'établissement d’un officier à demi-solde au milieu de ces forêts rappellerait les aventures de Robinson, si de Foë eût placé son héros dans les déserts du Canada.
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Nouvelle-Galles , m'écrit mon collègue des bois reculés du Canada, je fus invité un jour à diner chez un ami; au dessert la conversation tomba sur le Canada, sur les chances probables qu'il nous offrait de rétablir nos fortunes , et d'assurer le bien-être de nos familles , et sur les moyens à employer pour atteindre ce but. Alors nous ne vimes dans ces réflexions qu’un sujet amusant de conversation. Toutefois elles firent sur nous une impression profonde , et, depuis cette époque , chaque fois que nous nous réunissions nous ne manquions pas de remettre ce sujet sur le tapis ; nous lisions tous les ouvrages qui traitaient du Canada et des États-Unis, et nous cherchions à obtenir des renseignemens de tous ceux qui, les premiers, avaient visité ces pays. Mon frère ne tarda pas à se rendre à Swansea , d'où il avait résolu de devenir compagnon d'émigration de mon ami; une calamité domestique l'empêcha de réaliser ce projet, et changea entièrement ses résolutions. Quant à moi, j'avais résolu d'aller au Canada, m'étant convaincu qu'avec un modeste revenu de 100 livres sterling, il m'était impossible de tenir dans la société la position que mon rang dans l'armée m’imposait. Ma famille se composait de ma femme et de trois enfans de l’âge de trois à sept ans.
« Je pris cette détermination dans l'hiver de 1818, et je commençai à faire mes préparatifs. Je vendis mon mobilier, conservant seulement deux lits complets, des tapis et autres objets d’un transport facile. Je m'arrangeai pour effectuer un emprunt de deux
cents livres st. Arrivé à Bristol, je dépensai la moitié de mon capital en outils, ustensiles d'agriculture et vêtemens ; je joignis à tout cela une quantité suffisante de provisions, et ce que je jugeai nécessaire pour rendre confortable notre voyage à travers l'Atiantique.
« Nous mimes à la voile le 3 mai 1819 : nous arrivâmes au village de Cobourg, dans le district de Newcastle , le 19 juillet suivant.
« La totalité de mes dépenses s'élevait à cent livres sterl. huit schellings : par conséquent je me trouvais possesseur, à mon arrivée, d’une bien petite somme. Mais dans l'intervalle, ma solde trimestrielle arriva, les vivres étaient à bon marché, et d'ailleurs, mon vieil ami m'accorda la plus franche hospitalité dans sa maison. J'appris qu'on dressait le plan d’une nouvelle ville sur le Rice-Lake, et je me décidai , à défaut des moyens nécessaires pour acheter une ferme de bon
rapport dans le voisinage de mon ami , à attendre que | na le plan fût achevé, et à essayer le défrichement du ch Bush (buisson), c’est ainsi que ces bois sont nommés. oc Ceci se passait dans le mois de décembre de la même sel année. J'obtins alors la concession de terrain à laquelle au me donnait droit mon grade dans la marine. En fé- | er vrier 18290 , je fis marché avec deux hommes pour me rai bâtir une maison en bois, de vingt-huit pieds sur
vingt , et de treize pièces de bois , autrement dit treize po pieds de hauteur ; le toit couvert de lattes, avec les pe
bords garnis de planches. Ils devaient en outre défricher un acre de bois autour de la maison , pour garan-
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tir le toit de la chute des arbres. Je payai le tout cent dollars. Cette carcasse de maison avait une entrée pratiquée au milieu , et lorsque mon ami et un ministre d’'Hamilion vinrent en traîneau la visiter , elle avait un air assez misérable. Nous dinämes à un bout de la salle, et nos chevaux à l’autre. Mais c'était la seconde de ce genre dans le canton , et ce fut la dernière. Je profitai du temps où la neige et la glace étaient assez dures pour transporter nos bagages et des provisions pour six mois : le 8 mai je conduisis ma famille dans un enclos de troncs d'arbres , au milieu d’une forêt du Canada.
« Je l'avouerai, pendant quelque temps ma situation m'épouvanta , et mon peu d'expérience, quant aux travaux commencés au Bush, me fit souvent regarder ma tentative comme désespérée; mais il n'y avait pas de remède, j'avais conduit ma famille dans ces contrées lointaines , il fallait y rester ; je ne manquais pas d'énergie , et je me mis à l'œuvre avec courage. Moyennant six dollars par acre, deux Américains me défrichèrent quatre acres et demi. Un homme , que j'avais occupé momentanément , se fixa définitivement à mon service, En un seul été, il abattit les arbres de trois autres acres et les défricha. J'employai en pommes-deterre , en blé et en navets, l'acre de terre qui entourait ma maison.
« Je cherchai à faire prix avec un charpentier pour la pose des portes et des fenêtres; mais je m'aperçus bientôt qu'il voulait profiter de mon embarras; je résolus donc d'apprendre l’état de charpentier et de faire mon ouvrage moi-même.
« Au mois d'août, nous essayâmes de faire du foin avec des herbes qui croissaient dans une prairie voisine; ensuite nous défrichâmes trois autres acres que nous ensemençämes de froment. Je défrichais peu à la fois, mais j'acquérais de l'expérience: et je conseillerei à tous ceux qui voudront s'établir comme moi, de ne pas trop défricher à la fois, et d'éviter les frais autant que possible.
-« En automne, j'élevai une cuisine en bois et une étable pour mes bêtes de somme, qui consistaient en une vache et deux jeunes bœufs. Pendant l'hiver j'employai mon ouvrier à défricher trois autres acres et l'y aidai moi-même. J'étais devenu très-familier avec l'usage de la hache : je parvins à abattre les arbres et à en faire des bûches avec autant d'avantage que possible ; avec mon foin artificiel et les bourgeons des arbres, je nourris mon bétail tout l'hiver. Le printeunps suivant , trois acres furent encore défrichés , clos de haies et ensemencés de blé, de navets et de pommesde-terre. Nous semämes des melons et des concombres dans les endroits où des piles de bois avaient été bràûlées , en ayant soin d’enlever les cendres.
« Depuis cette époque , cinq autres acres ont été adjoints à ma ferme , et comme j'avais toujours eu soin de ne pas détruire les troncs d'arbres qui pouvaient servir d’appui à mes haies, j'eus le plaisir de les voir s'élever jusqu'à neuf pieds. Durant le printemps de 1822, je fus maître d’un jardin potager, où la culture des fleurs trouvait aussi sa place ; il prospéra au-delà de mes espérances.
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« En 18925 l'emprunt des deux cents livres sterling se trouvait remboursé ; j'avais obtenu une concession de six cents acres, dont les droits s’élevèrent à trente livres sterling. Je m'occupe en ce moment de bâtir une maison de trente-six pieds sur vingt-six , à deux étages, avec une cuisine par derrière ; j'en ai acheté le bois et les lattes avec le produit d’une jument dont Je me suis servi cinq ans , et qui m’a donné deux poulains. Grâce aux travaux que je ferai moi-même, la maison ne me reviendra pas à plus de cent livres sterling. Une ville s'élève près de moi, les routes s’améliorent, on jette des ponts de tous côtés; on vient d'achever à Péterborough l'un des plus beaux moulins du pays, et il s’en trouve un autre à trois milles de chez moi. Quatre moulins à scier sont en activité : aussi le bois de construction et les planches sont-ils à bon marché : environ mille pieds se vendent cinq dollars. Des magasins, une tannerie, une distillerie sont établis, ou sur le point de l'être , à Péterborough. Sur la route qui conduit à cette ville et traverse Otanabée, la compagnie des terres , le clergé et quelques particuliers ont des terrains , les meilleurs de la province, qu’ils vendent à raison de sept schellings et demi et même dix schellings l’acre. Le cours moyen des terres qui ne sont pas sur la route, est de cinq schellings l’acre.
« Je fus le premier habitant de cette colonie ; pas uu arbre n'avait été abattu avant mon arrivée ; maintenant on compte deux mille acres de défrichement, et la population s'élève à cent vingt-cinq familles qui forment un total de cinq cents ames.
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« L'esquisse que je viens de tracer prouve qu’une personne qui n'a pas été élevée pour les travaux manuels , qui a dû lutter contre des difficultés sans cesse renaissantes , au fond d’un pays inculle et sans routes, a pu, avec de la persévérance et un travail assidu , se créer une position heureuse et indépendante. Ma famille jouit d'une honnête aisance, ma ferme nous donne tout ce qui est nécessaire à la vie, et ma demisolde nous procurele superflu , tandis qu'en Angleterre elle suffisait à peine à nous procurer une nourriture grossière. Enfin nous pouvons fréquemment exercer l'hospitalité , et nous avons le luxe de deux chevaux et d’un traineau.
« Plus les personnes qui ont de la famille auront de puissans motifs pour émigrer, et plus elles auront de chances de devenir d’excellens colons. Mais une erreur particulière à la plupart des émigrans qui nous viennent de la mère-patrie, et qui exerce une influence très-fâcheuse, est celle-ci : ils apportent avec eux leurs vieilles coutumes qui les poussent à des entreprises imprudentes et à de folles dépenses. J'en ai connu plusieurs qui ont échoué par ce seul motif; ce sont justement ceux-là qui propagent des rapports défavorables sur ce pays. Ceux qui viennent ici pour améliorer leur sort devraient prendre pour maxime de suivre le plus exactement possible les usages du pays, et de réserver toutes les idées de perfectionnement pour le jour où leur établissement sera entièrement consolidé. Ils devront chercher à se rapprocher des anciens colons , afin de recevoir de sages conseils et
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d'utites exemples. Les terrains pouvant s'acheter à des prix très-doux et à des conditions fort avantageuses, puisqu'on accorde sept et di: ans pour le paiement, les nouveaux arrivans feront bien de choisir leurs lots dans le voisinage et près des routes : ils éviteront ainsi toutes les difficultés que j'ai dû combattre.
« Je crois que le gouvernement fait trop pour les émigrans ; les distributions qui leur sont accordées les habituent à la paresse : la force qu'ils devraient trouver dans leur courage cède la place à des habitudes de débauche ; une hutte, cinq barils de farine , un porc et deux vaches suffraient à un établissement de cinq personnes.
« Quoique cette portion de la province s'améliore rapidement, cependant sa population et sa richesse seraient décuplées si l'on faisait communiquer par un canal le lac Ontario avec la rivière Trent. Une immense étendue de terre , depuis Péterborough jusqu'à la baie de Quinté, qui fait partie d'Ontario , comprend l'un des sols les plus riches de la contrée : mise en culture, élle aurait une trés-grande supériorité sur les terrains de frontière.
« Les ouvriers de tout genre , et en général les gens habitués au travail , sont ceux qui réussissent le mieux. Les meilleurs planteurs de ce canton étaient tisserands dans leur pays. Mais les marchands, les boutiquiers ruinés , s'ils n'ont pas réussi chez eux , réussiront encore moins ici. En résumé, que ceux qui ne sont pas disposés à payer de leur personne , qu’un rien décourage, et qui s’attendent à une vie oisive et heureuse,
se gardent bien de faire l'essai d’une émigration au Canada. Mon opinion est fondée sur des expériences pratiques, et, en l’exprimant comme je le fais , sans aucune prétention, j'ai cherché à donner d’utiles recommandations et de véridiques récits ; je m’estimerai heureux si le capitaine Hall peut extraire de ce que j'ai écrit quelque chose qui soit profitable au public, ou même à un seul individu , ou qui puisse procurer quelque avantage à cette heureuse et nouvelle contrée. « J'ai l'honneur, etc. »
De retour à Cobourg, après notre visite aux émigrans, nous aliämes à Kingston , principale station navale des Anglais sur les lacs.
Le 28 juillet nous atteignimes Kingston , où nous occupâmes un logement très-confortable dans la mai-
son du commodore Barrie qui commandait les lacs.
Après ce long et pénible voyage de quatre cent soixante-treize milles, de Niagara à Kingston, nous pensâmes avoir acquis le droit de nous reposer , et, jusqu'au 50 juillet , nous ne fimes que manger , boire et dormir. Ensuite nous nous embarquämes sur le bateau à vapeur Queenstown, et dans l'espace de trentesix heures, après avoir touché à York et traversé le Jac Ontario dans toute sa longueur , nous nous trouvames de nouveau à Niagara ; nous avions fait par eau plus de deux cents milles.
ration au xpériences fais , sans utiles rer'estimerai de ce que au public, > procurer le contrée.
émigrans, navale des
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iatre cent ston , nous poser , el, ger , boire sur le bade trenteraversé le ous trouhit par eau