PENSÉE SOCIALE
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«lui a dicté la création de la colonie d' A traction.
On a remarqué, sans doute, que la création de la . compagnie d'Arcachon, et le choix des landes du littoral pour centre ou pour point de départ d'un grand système de colonisation , ainsi que la pensée qui a su grouper de grandes lumières et de grands capitaux pour arriver à un but aussi utile, sont dus aux trois directeurs-gérants (3o).
Indépendamment des avantages de cette grande œuvre agricole, il semble que les colonisateurs l'aient envisagée sous un point de vue social. En effet, aujourd'hui le gouvernement et la France reconnaissent que, pour faire cesser toutes les perturbations qui usent et démoralisent la société, l'époque actuelle doit être marquée par des améliorations propres à frapper, par leur utilité, l'esprit des populations, et offrir à leurs bras une carrière d'activité.
L'agriculture et les industries qui s'y rattachent offrant les moyens d'occuper l'esprit et d'employer les bras du peuple, cest donc une haute pensée, une pensée sociale, que d'avoir ouvert une large voie, où les masses doivent finir par trouver une honorable récompense à d'utiles travaux.
Cette carrière n'est pas seulement ouverte à la classe ouvrière, elle lest encore aux personnes instruites et élevées; elles trouveront , dans la série des entreprises que nous avons citées, de» positions honorables et des occupations fructueuses.
Déjà de jeunes agriculteurs, aussi recommandables par leur famille que par leur aptitude, se sont dévoués aux travaux agricoles de la colonie. Parmi ceux qui concourent avec le plus de zèle à cette œuvre si patriotique de colonisation f je dois citer, indépendamment de messieurs les aspirants-sous-directeurs, M.William deVauthier, chef d établissement à la direction principale, et M. Charles de Thury , inspecteur à Berganton.
M. de Thury connaît les obligations que son nom lui impose; il sait qu'on le retrouve toujours partout où il y a du bien à faire.
Le personnel actuel de cette grande association agricole et industrielle offre toute espèce de garantie, et tous les employés, en général, font preuve de capacité et de dévouement.
Les colonisateurs n'ont qu'une ambition, celle d'être utiles au pays ; ne forment qu'un vœu, celui de donner de l'occupation au peuple et de l'aisance à tous. — Ils ont à cœur le bien-être de la contrée qu'ils colonisent ; ils y apportent la civilisation, le travail et laisance.
Si Ton veut juger de la prospérité progressive de la Teste, depuis que les travaux des corn-
pagnies des Landes, d'Arcachon et du chemin de fer ont attiré les étrangers dans celte localité, qu'on consulte, entre autres documents, le relevé des produits obtenus seulement par la recette ambulante des contributions indirectes delà Teste, on y verra que ces recettes s'élevaient , en i832 , à 36,g9§fr. 89 c.,et que progressivement elles se sont accrues, d'année en année, de manière à obtenir pour i838 un produit de 70,916 fr. 4° c., et pour 1839 une recette de 75,243 fr.
Napoléon , qui donna 5o,ooo fr. à Bremontier pour continuer les premiers semis des dunes, entrepris aux frais de ce philanthrope (car les frères Desbiey n'avaientpu laisser sur le terrain de grandes traces de leur pensée); Napoléon, qui disposait des trônes, disait, à cette époque, qu'il voudrait n'être que préfet de la Gironde et des Landes. — » Henri IV avait l'intention de rendre ces provinces . à la fertilité, en les colonisant par les Maures alors expulsés de l'Espagne; le duc de Richelièu formait le projet d'habiter la Teste : que de réflexions font naître ces manifestations !... — -Il est certain que c'est alors que tout est à faire, que le génie peut donner un libre cours à toute la puissance de ses facultés. , . , .... «