‹ Voyage dans les montagnes de RomeChapitre 14 sur 28 · CHAPITRE VI · texte numérisé non relu

CHAPITRE VI

The manners speak the idiom of ibc soil. An iron race tlie moantâiii cliffs maintaia , Foes to the gentler genius of the plain. And while their rocky ramparts round they sce, The rough abode of want and liberty , Insuit the plenty of the vales bclow.

Gbav's Frarjmcnt.

Les mœurs nous apprennent les habitudes du pays: les rochers des montagnes nourrissent une race de fer; ennemis des esprits plus doux de la plaine, et lorsqu'ils jettent les yeux sur leurs remparts rocailleux , séjour du besoin et de la liberté, ils insultent à l'abondance des vallons qu'ils dominent.

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Rocher sur la route de Capranica. — Théâtre des guerres féodales entre les Colonna et les Ursini. — Bandits. — Réprimés par Rienzi, Sixte v et les Français.— Nouvelle de la destruction de Sonnino. — Rapport entre la vie pastorale et celle des brigands. — Extrême négligence de la justice. — Meurtre commis à Poli. — Sort du meurtrier. — Arrivée de Bohémiens à Poli.

JL/Eux jours après notre course à Paiestrine , nous montâmes au sommet d'une petite colline qui avait attiré noire attention, lors de

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notre dernière excursion , et qui devait offrir un beau point de vue sur le pays environnant. Cette route mène directement à Capranica, d'où sortent presque tous les bergers des districts environnans. La vue donton jouit depuis cette hauteur, est à peu près la même que celle que l'on a de? collines environnantes, et pour la décrire il faudrait répéter les mêmes mots. Mais dans les combinaisons que les objets forment naturellement entre eux , le plus petit changement peut donner au paysage une vie et une variété que les paroles ne sauraient exprimer, et que l'on peut comparer aux effets produits par les nuages, qui varient sans cesse les ombres et les lumières.

L'histoire de la ville éternelle et des héros qui l'ont habitée , se présentait à notre mémoire , tandis qu'assis sur le gazon , nous jetions les yeux sur Piome, qui nous était cachée en partie par les nuages de fumée qui s'élevaient de différentes parties de la plaine, et qui provenaient des feux allumés par les ouvriers pour diminuer les effets du mauvais air, ou pour détruire les insectes. Le lieu où nous étions ramena notre attention sur le moyen âge. Ce fut peut-être sur ce même rocher que les voleurs saisirent la niule chargée d'huile, qui donna occasion à llienzi d'exercer sa juste se-

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vérité sur la noblesse de Rome. Ursini, seigneur do Capranica, « fut condamné à en rendre la \aleur , et à payer une amende de quatre cents florins, pour punition de sa négligence dans la garde des chemins, (i) » Sous le gouvernement de peu de durée du tribun, le pays fut délivré des voleurs : on voyageait en sûreté, et les denrées de toute espèce arrivaient en abondance à Rome depuis que les marchands ne couraient plus le risque d'être dépouillés sur les chemins. Malheureusement le pouvoir et fes succès firent tourner la tête à Rienzi. Il ne dût sa chute qu'à lui-même , et une des premières conséquences de cet événement, fut la réunion des bandits qui répandirent de nouveau la terreur dans le pays (2). Le rocher sur lequel nous étions, jséparait jadis le territoire des Ursini de celui des Colonna , et il a

(1) Gibbon, cliapitre LXx. Voyez aussi la Vie curieuse de Cola de Rienzi, écrite par un de ses contemporains, dans le patois romain de ce temps. Le style de cet écrit contraste sin gulicrement avec celui de Pe'trarque, l'ami du Tribun. Lorsque Pétiarque alla depuis Avignon faire visite à Robert, roi' de INaples, il passa quelque temps a Capranica, et il parle dans ses Lettres de la beauté du pays.

(n) Il existe un |ioëi»e burlesque fort cuncuv. le 3Iap;s;io Ixomanesio, qui douue quclqu'idée d» caractère du peuple romain sous Rienzi.

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été le théâtre de leurs querelles féodales (i). On voit aussi figurer dans ces petites guerres les Conti, qui prirent pour armes un ours enchaîné à une colonne (2), en mémoire d'une victoire dans laquelle ils combattaient comme alliés des Colonna : ces combats, entre particuliers, n'en étaient pas moins sanguinaires, et dans ces temps-là, le château de Poli était la principale forteresse des vassaux de la famille Conti. Presque toute les collines environnantes ont des caves creusées dans leurs flancs pour renfermer le bétail; les chansons et les traditions des liabitans de la campagne et de Rome, ont fait de ces cavernes des retraites de voleurs.

On raconte l'histoire suivante de Sixte-Quint, qui, s'étant déguisé en vieillard, alla dans les bois avec un âne chargé de vin. Les voleurs le saisirent et le forcèrent à tourner la broche dans une cave , tandis qu'ils examinaient le vin ; Sixte se félicitait à voix basse de les voir agir ainsi : « Que dites-vous ? lui demandè- » rent-ils. — Rien autre , sinon que je mangerai » du rôti avec plaisir. — Comme vous voudrez ,

(i) P^ojez l'Histoire de Palestrine y par Cccconi. (2) Foyez Flaminio Vacca, § io5, pour les armes des Conli Ccsarini.

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» mais nous boirons tout le vin nous-mêmes. — » Hélas , messieurs , il n'appartient pas à un » pauvre homme de boire du vin , je ne fais que » le transporter pour d'autres, qui peut-être me » feront mettre en prison , pour me punir du » malheur que j'ai éprouvé , en perdant celui- »ci, qui est précieux.» En disant cela, il retourna à sa besogne près du feu. Enfin , le repas fut préparé, le souper mangé et le vin bu à la grande satisfaction de Sixte, qui y avait mêlé de l'opium ; aussitôt qu'il vit les brigands bien endormis , il sifïla, ses soldats arrivèrent et les saisirent tous.

Depuis Rienzi , le règne vigoureux de Sixte- Quint fut la seule époque pendant laquelle les brigands furent contenus. Dès-lors toutes les lois , les mesures prises et les menaces , ont été sans effet , et le cours des déprédations n'a éprouvé d'interruption , que pendant la courte période où ce pays a été soumis au gouvernement des Français.

Nous apprîmes de quelques paysans qui apportaient leur blé aux moulins de Poli , que les brigandages commis dernièrement sur la route de Rome à Naples, avaient décidé le Gouvernement à raser complètement la ville deSonnino, qui avait ouvert ses portes aux bandits, et qui, dans le fait , leur avait servi long-temps de

quartier-général. Les premiers rapports annonçaient que la ville avait été démolie par le canon , et que tous les habitans avaient été mis à mort dans une seule nuit. Les paysans qui faisaient ces récits évidemment exagérés , pensaient que les hommes avaient dû être absens de la ville, car ils ne se seraient pas laissés ainsi surprendre, et ils appréhendaient les trai.* lemens les plus cruels pour tous ceux qui tomberaient entre les mains de gens qui avaient à venger le meurtre de leurs femmes et de leurs enfans. Au reste, que Sonnino fût détruit ou non , on n'en faisait pas moins de sérieuses conjectures sur la retraite future des brigands, qiii abandonneraient les villes aussitôt qu'ils auraient connaissance des cdits sévères publiés contre eux.

Le fameux de Cesaris , qui fut tué d'un coup de fusil près de Terracine le printemps dernier, conduisit ses compagnons dans les montagnes des environs il y a deux ans , dans une occasion semblable; et de là il mit à contribution les villes voisines , pendant deux mois. Dans de telles expéditions , les bandits sont toujours aidés par les bergers et gardiens de chèvres, hommes tout-à-fait propres à les servir, et que leur vie à demi-sauvage, en leur laissant assez de communication avec

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les villes pour qu'ils puissent s'y procurer de la nourriture et des partisans , détache cependant assez de tous les liens sociaux pour les rendre indifférens aux crimes des autres. L'observation de Gibbon , « Que les mœurs » pastorales , ornées par les poëtes des plus » beaux attributs de la paix et de l'innocence, » sont celles qui conviennent le mieux aux » fières et cruelles habitudes de la vie militai- »re (i) », se trouve confirmée par les mœurs des bergers de ces montagnes. Partout où les villes possèdent assez de terrain pour employer leurs habitans à la culture et au jardinage , comme à Poli , ces mêmes habitans sont doux et humains , et lorsqu'un crime est commis chez eux, le premier cri est toujours: « Que celui qui l'a commis est sûrement un » paresseux , qui n'avait pas la patience d'at- » tendre que le blé fût mûr. » Mais Capranica , et quelques autres villes des montagnes qui ne possédant que peu ou point de terres labourables donnent des bergers à leurs voisins, fournissent aussi aux bandits un contingent annuel. Quoique l'observation de Gibbon , rapportée ci- dessus, ne regarde que les

(i) Gibbon, chaipitre xxvi , Décadeiicf;; ef Chute de l'Empire romain . cic.

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Tartares errans , elle est cependant applicable aux bergers des Apennins , qui ont plusieurs traits de rassemblance avec les tribus du nord de l'Asie.

L'insalubrité de cette portion de l'Italie qui s'étend sur les montagnes et la mer, des rives de l'Arno jusqu'à Terracine , et qui la rend presque inhabitable pendant l'été , a forcé les propriétaires d'adopter un système d'agriculture par lequel les terres ne sont mises en culture que tous les six ou sept ans (i). C'est pour cela que les cinq sixièmes de ces terrains paraissent incultes pendant l'été; mais ils sont couverts, en hiver, de troupeaux de moutons, de chèvres , de bœufs et de chevaux, qui descendent les montagnes aussitôt que l'influence du mauvais air a cessé, pour s'engraisser dans les beaux pâturages de la plaine , et en particulier dans la campagne de Rome. Les bergers montagnards accompagnent les troupeaux (2) ; ainsi , par une émigration régu-

(i) Voyez, Lettres de Châteauvieux.

{•ï) Les quatre lignes suivantes, qui sont la première stance d'une ballade populaire , ont rapport au départ des montagnards pour la plaine nonmiée Maremme , qui s'étend le long de la mer, depuis Livourne jusqu'à Teri'acine :

Quando Fiancesco Antonio fecc partenza, Diss' alla Moglie sua, abbi pazienza

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Hère et annuelle , des montagnes dans la plaine , les liens qui attachent au toit paternel , ces liens qui forment la plus puissante garantie de la vertu du paysan, sont relâehés , et ces hommes deviennent propres à la vie errante et déréglée des bandits. Les mêmes causes ont produit des effets semblables, en tout pays, excepté peut-être en Suisse, où les circonstances naturelles et politiques en ont contrebalancé l'influence ; mais les montagnards espagnols dans la guerre des Guérillas , ne se montrèrent que trop semblables aux brigands des Apennins , et il y a à peine soixante ans, que les Caterans des montagnes d'Ecosse auraient pu rivaliser avec les bandits de Sonnino.

Le jugement public des crimes , la rigide exécution des lois , et la mesure très-politique d'ouvrir des routes et de construire des ponts dans les highlands , ont préservé la Grande- Bretagne du malheur de donner asile à de tels brigands. Mais ici la procédure est secrète , le jugement incertain ^ et les routes sont généralement dans un état de décadence tel que les coupables peuvent presque défier toute poursuite de la justice»

Ces réflexions nous furent inspirées par

E quando ti vienne occasione Maudammi in Marcmma sto pellicionc.

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ime scène affreuse qui se passa à Poli , dans les derniers jours de juillet. Nous étions sortis pour nous promener , une heure après la pointe du jour, lorsque nous entendîmes des sons plus forts et plus lamentables que les tristes chants des ouvriers ; en regardant du côté d'où ils venaient , nous aperçûmes quelques femmes assises sur la terre, entourant un objet que nous ne pouvions distinguer; en approchant , nous entendîmes distinctement ces mots : « O mon bon frère!» Et nous découvrîmes un jeune homme qui venait d'être assassiné. Un seul coup de poignard avait pénétré jusqu'au cœur , il était tombé sur la place , et ses parens pleuraient autour de son cadavr«. Le père était assis en silence , le désespoir peint sur le visage , les sœurs poussaient des cris lamentables; les frères étaient déjà à la poursuite des meurtriers qu'ils avaient atteint une fois, mais qui avaient été délivrés par des femmes qui se rendaient à la moisson; et comme il n'y a pas d'autorité légale à Poli dont la compétence s'étende jusqu'à faire arrêter un criminel sans avoir d'abord recours à Palestrine , il était à craindre que si les scélérats échappaient aux frères de leur victime, ils ne fussent à l'abri de toute poursuite ultérieure; le pauvre garçon assassiné

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t'tait généralement estimé; il était de garde la nuit précédente avec un de ses frères, au casale de leur maître , lorsque les meurtriers , qui étaient deux jeunes gens , vinrent voler des pois pour nourrir leurs pigeons à ce qu'ils disaient.Le défuntregarda parla fenêtre, ctleur enjoignit de ne pas toucher à ce qui ne leur apjTartenait pas , les menaçant d'un soufflet s'ils passaient outre. « A nous > un soufflet , répondirent les fripons furieux , tu nous le paieras, n Puis ils partirent. Le lendemain matin sachant que nos jeunes gens devaient se rendre du casale à la ville pour chercher du pain, avant de se remettre à l'ouvrage, les scélérats s'embusquèrent au-dessous des murs du couvent de San- Stefano , et là , saisissant le principal objet de leur vengeance, l'un d'eux le tint , tandis que l'autre le massacrait de sang froid.

Depuis le Gouvernement français sous lequel Poliformait une municipalitéavec un maire, etc. cette ville n'a pas eu de véritables magistrats , quoique la population excèdedouzecents âmes. Il n'y avait personne pour s'assurer des meurtriers , jusqu'à ce qu'on eut obtenu de Palestrine la permission d'envoyer chercher à Tivoli l'oftlcier habile à instruire le fait , et à faire ce que nous appelons, en Angleterre , ic rapport du coroner ( magistral de police iiUé-

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ricurc ). C'était un des jours les plus chauds de l'été , le ihermomèlre était à quatre-vingtseize degrés de Fahrenheit , et le meurtre avait eu lieu à quatre heures du matin. Vers midi survint un violent orage mêlé de pluie et de grêle, le corps resta cependant au travers de la seule route qui conduisît à la ville, jusqu'à cinq heures de l'après-midi. Il fut alors décidé que les individus en fuite avaient commis un meurtre volontaire sur la personne du décédé, dont il fut permis d'enterrer le cadavre.

Dans les jours qui suivirent, nous rencontrâmes fréquemment des frères et des amis du jeune homme armés de massues, qui se dirigeaient vers tel ou tel endroit, sur la nouvelle que les meurtriers étaient encore près de là, et recevaient des vivres toutes les nuits. Le fait était vrai , ces malheureux étaient actifs et robustes ; l'un d'eux savait lire et écrire , et quelques jours après le meurtre , sa mère nous pria de le prendre à notre service, espérant par-là éviter la punition. Nous lui dîmes mconsidérément, que loin de l'aider nous le livrerions aux magistrats , pour être traité comme il le méritait. Elle nous dit de prendre garde à nous-mêmes; mais nous méprisâmes les menaces proférées dans la colère: les assassins errèrent dans les bois pendant plusieurs se-

maînes; l'un d'eux fut reconnu, et arrêté à Rome quelque temps après; il avait déjà une fièvre lente, prise en couchant dans des lieux malsains, et il mourut en prison. L'autre y fut aussi renfermé, et y restera probablement jusqu'à ce que l'on ait besoin d'un exemple public ; il sera alors exécuté sur la place du Peuple à Rome, ou sera renvoyé sans punition, emportant avec lui les mauvaises dispositions qu'il aura contractées , en vivant enfermé avec des gens encore plus coupables que lui. Comme la nouvelle de l'approche des brigands du midi se confirmait chaque jour ^ nous eûmes l'idée qu'une bande de bohémiens , qui arriva subitement de Siciliano, avait des liaisons avec eux. Les hommes de cette bande semblaient être des colporteurs, ils avaient des paniers remplis de ces marchandises que Skakespeare a rendu poétiques, et dont les jeunes femmes ont besoin ici pour leur costume. « Ribhons ofali the coiours Vth' rainhow, points inore tlian ail the iaivyers iw Bohetnia can ieavdnedly handle, ihouqh they corne ta him hy the gross ^ inkies „ caddices cainhricks icnvn» (i). lis avaient

(i) «Des rubans de toutes les couleurs de rarc-en-cicl; des poiuts plus que n'en pcuvenl cclaircir tous les avocats de la

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aus.si beaucoup de chansons , sans oublier le couplet de recomrnandation ; les femmes, suivant l'usage» étaient diseuses de bonne aventure. Nous eûmes la curiosité de les écouter , et elles nous firent les promesses ordinaires de maris distingués, de belles femmes et de confesseurs indulgens. L'une d'entre elles nous dit que sa mère était née à Alexandrie en ilÇgypte, et éiait chsf de la tribu en Italie; il BOUS parut que leur dialecte particulier était semblable à celui des Bohémiens de l'Angleterre , de l'Espagne , de la France et de l'Allernagne, dialecte queRichardsonet Schlegel ont reconnu depuis long-temps pour être celui des Nais, de l'Hindoustan. Leur réputation n'est pas mieux établie ici qu'ailleurs, et bien que leur union avec les brigands n'ait pas été prouvée , ils passaient pour leurs avant-cou- Ueurs. Ils annonçaient qu'ils allaient à Palestrine pour la fête de Saint-Agapet , où ils espéraient vendre leurs marchandises, et pratiquer leur métier de chaudronnier. Leur petit camp sur l'un des côtés de la route , le* ânes qui paissaient à l'eiitour, les cochons retenus par des entraves à la porte des huttes ,

Bobcme, quoiqu'ils les achètent en groS; des rubans de fil, des.çadis , des batistes, des linons. » SiiAKESPEARp.

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las petits enfans déguenillés, qui quiltaient leurs jeux pour demander l'aumône; enfin, l'expression bohémienne répandue sur toutes leurs figures ; tout cela ressemblait tellement à une scène d'IIampstead ou de Blackheath , que nous sentîmes presque de la reconnaissance pour les gens qui nous rappelaient si vivement notre pairie.

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