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entassées les décombres de rochers calcaires, sans le moindre mâange de terre T^âale. NéannxMns, lAok que les rajons Terticanx du soleO, dardant sur ces masses pierreuses , les ârhanfient au point que faNile régétalMm paratt impossible, on est étonné à^j voir prospérer le hêtre; tandis que lepin,qm se plait dans un terrcHT sec et sablonneux, vlj Tégèle que misérablement. Cette mcmtagne o£Bre, surtout dans la r^on supârieure, des hêtres de la plus beBe ^parence. H parait que â ce sol calcaire né porte point d'antres jdantes utiles, c*est moins sans doute à sa nature qull faut Fattribuer, qu'au défaut de culture et aux d^âts occasionés par les chèrres. Du reste , les yieux hêtres qu'on rencontre ne sont épargnés qu'en consi-* dération de la litière qu'en fournit le feuUlagç; mais Ton ne cherche point à propager feqpèce, dans la crainte que le voisinage des jeunes plants ne rende trc^ difficultueuse f opération de râteler les feuilles. Cest ainsi qu'un défaut de discernement exclut trop souvent, en faveur du plus mince intérêt palpable , les choses les plus utiles et d'une riche moisson à venir. Cependant s diverses espèces de plantes* croissent en abon-
* Entre antres^ la Saipta gbiimosa, VAsdepùts vinceioxiemn, la Berberis vulgaris»
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dance dans ce sol aride et pierreux , et leur vé* gétatioai luxurieuse offre une preuve convaincanffe j que le terrain même le plus ingrat possède toujours une propriété végétative dont on peut tirer quelque utilité. On prétend , par exemple , que VAsclepias vincetoxicum est une planté filamenteuse dont le tisserand pourrait tirer parti; les touffes d*épine-vinette pourraient être disposées de manière à garantir des rayons brûlans du sdeil les jeunes plants d'arbres de meilleure espèce , et à les préserver en même temps de la voracité des chèvres , qui en redoutent les épines. Quant à la sauge, on s'en sert dans diverses cotltrées de TOberland à un usage domestique , qui a aussi son mérite : on entasse les tiges de cette plante sous les lits , ou bien on en garnit les balais qu'on promène légèrement sur le plan* cher; cette opération détruit les insectes incommodes , qui restent collés aux feuilles velues et glutineoses.
Des pentes élevées du Brunig, la perspective qu'offrent le cours de l'Aar, la vaUée d'Hasli, les montagnes lointaines, est sans contredit l'une des plus attrayantes 'de ces contrées. Dans l'enfoncement, l'horizon est borné par les glaciers et les pics connus sous les noms de Titlis, Thierberg et Sustenhorn; la vaste chaîne du Schreckhorn occupe le milieu de la scène 9 et ,
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sur le premier plan , brillent, dans la profondeur de la vallée , la surface unie du lac.de Brientz ^ et , plus loin , TÂar impétueuse ^ qui s'éloigne en serpentant, et dont le cours est indiqué par les buissons et les bosquets , qui semblent disposés symétriquement sur les rives de cette. rivière; enfin , de toutes parts , une infinité de ruisseaux , fuyant la région des frimas, se hâtent de rejoin-* dre la florissante vallée. Dans ime position encoreplus élevée, à peu de distance du signal,* on rencontre inopinément, dans un vallon écarté, le hameau de Brunigen , dont la présence rend plus intéressant encore le beau site que nous venons de dépeindre : car la plus belle vue laisse pourtant un certain vide dans Tâme, lorsque cette vue n'est pas animée par quelque objet rap ' proche qui nous fasse augurer la présence de nos semblables* .
Le chanvre se cultive encore avec succès à Brunigen; mais c'est ici probablement que sont placées les dernières limites de la végétation, ou, pour mieux dire, de la culture de cette plante dans les montagnes bernoises. Ce hameau est situé à 3,ooo pieds environ , au-dessus du niveau de la mer. Le cerisier y vient bien ,
* Ce point se troi^ve à 3,o8o pieds au-dessus du niveau de la mer; Brunigen est situe un peu plus bat»
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mais non pas les arbres fruitiers à pépins , à qui ce degré d'élévation est moins préjudiciable, sanis doute , que les vents glacés du nord qui rasent le défilé. Un joli ruisseau descend des hauteurs voisines, et coule à peu de distance des prairies ; mais on n'en profite pas plus pour l'irrigation , qu*on ne le fait ailleurs dans FOberland bernois.
Chemin faisant pour nous rendre à Lungern , nous fûmes accostés à diverses reprises par des pajsannes de fOberhasli , qu'on reconnaît aisément au costume; toutes , sans exception , nous demandèrent raumône avec beaucoup d'humilité , ' tandis que les campagnards d'Obwald , de tout âge et de tout sexe , qui bordaient la route , tous occupés activement de la fenaison , ne nous importunèrent point du tout. A Lungern , nous eûmes occasion de remarquer, dans la conduite du peuple , certaines nuances qu'on chercherait vainement chez les Bernois voisins. La salle de l'auberge était remplie de paysans qui jouaient aux cartes , sans sacrifier à la bouteille , sans qu*il s^élevât la moindre dispute, et sans qu'aucun d'eux manifestât par des imprécations , Fimpatience des mauvais joueurs. Us se comportaient avec autant de décence et de retenue , qu'on en pourrait apporter dans la meilleure société. Les paysans de l'Oberland offrent en pa-
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reille occasion tout Vopposé de cette condoîte exemplaire* A quoi attribuer cette différence de mœurs chez deux peuples qui se touchent de si près ? Nul doute que la solution de cette question ne découvrit des vérités d'une haute importance pour la morale. Une personne de notre société observa une chose , qui milite aussi en faveur de la moralité des habitans de TObwald , c*est que , toute proportion gardée , la taxe que vous imposent les aubergistes, est sans contredit moins forte, du tiers ou du quart, que dans rOberland bernois.
La petite vallée de Lungern, composée de quatre cents feux environ, ne compte que deux mendians et une trentaine d'individus assistés par la commune, A peine existe-t-il peut-être, en Suisse , une paroisse aussi heureuse sous ce rapport [ Ce village ne ppssédant point de fonds particuliers pour les pauvres , ceux-ci sont à la charge des habitans.
Les pâturages sont affectés aux propriétés et communaux, c'est-à-dire que tout propriétaire est en droit d'en profiter, mais seulement pour le bétail que le produit de ses propres prairies lui permet d'entretenir pendant l'hiver. Les pâturages , les bois de la commune et des particuliers , sont ouverts aux chèvres , sans que les autres propriétés soient grevées de ce droit de pâ-
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iure pernicieux. H n*en est pas ainsi dans la* val-' lée voisine de Hasli , où les moutons et les chèvres pâturent de droit dans toutes les propriétés ^ jusqu'au 9 avril* Les pâturages de Lungern sont pourvus de vastes étables , où I0 bétail est corn*' modément abrité : autre mesure salutaire , qui n'est, pas plus adoptée dans les Alpes de rOber-* hasli ) que dand la plupart des pâturages du grand bailliage dlnterlachen. Si la bâtisse en terre pi-'^ sée, qui est certainement praticable , slntrodui-^ sait dans les montagnes de la Suisse y ce mode de bâtisse serait des plus efficaces , non - seulement pour Téconomie des bois , mais aussi pour établir partout , et à peu de frais , des abris con-^ venables pour le bétail : mode qui contribuerait en même temps à Famélioration des pâturages, par la masse d'engrais qu'on tirerait des étables , et qu'on pomrait employer dans ce but. H est à souhaiter que les économes s'occupent sérieuse-* ment d*un pareil objet ou de quelque autre moyen de construction économique, qui répondit au but d'utilité que nous venons d'indiquer.
Vu le peu de largeur du vallon de Lungern , les prairies qui en dépendent ne donnent qu'une ({uantité de fourrage d'hiver équivalente à la aourriture que les hauts pâturages fournissent aa bétail pendant la durée de la belle saison» Mais la basse vallée de l'Obvrald , étant moin»
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rëtrécie , et les prairies étendues en conséquence , l'abondance de fourrage sec permet d'hiverner beaucoup plus de bétail qu'en peut noArir la montagne pendant Tété. Or , pour prévenir toiilit contestation , qëluit à la jouissance des hauts pê» turages , voici le mode qu'on a adopté pour en rendre la distribution aussi éqnitaUe que possible. On les divise en une certaine quantité de lots , portant chacun im nombre déterminé de béteâ à cwnes , et une jouissance de quatre ans. Ces lots sont tirés au sort^ et adjugés moyennant une rente modique , qui n'excède pas quarante francs pour chaque tète de gros bétail. Le terme de la jouissance une f(»s expiré , l'usufruitier se retire pour faire j^ce à un autre , et se défait de son bétail. Les étrangers, c'est-à-dire tous ceux qui ne sont pas de la commune , ne peu- . vent jH*étendre à cette jouissance. La même restriction , qui existe dans presque toutes les communes des Alpes , en ce qui concerne les pâturages communs , est une de celles dont on peut inférer que la jalousie qu'in^^ent les étrangers , l'emporte d'ordinaire , non-seulement sur l'intérêt public , mais même sur le particulier. Quels en sont les fruits? Que le propriétaire de droits de pâture, astreint à les affermer exclusivement aux membres de sa propre conmiune , n'en obtient qu^une trè&-faible rente , qui aurait été dou-
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blëe , ou triplée peut-être par la concurrence qui résulterait des étrangers , s'ils étaient appelés à amo^Her ces droits de pâture.
Bans le vallon de Lungern , toute l'industrie des habitans se borne à tirer W meilleur parti possible des prairies, qui constituent leur unique richesse. Comme ils ignorent les avantages qui résultent de l'assolement, ils n'en entament que de £adbles parcelles pour se procurer des pommes de terre , un peu de chanvre et du lin; mais ils ne s'occupent nullement de la culture des céréales.
Lungern possède deux écoles : l'une est dirigée par un chapelain, l'autre par un magister, dont les émolumens sont portés à quatre cents francs environ. Outré le catéchisme, les enfans y appreiment l'écriture et l'arithmétique; on les exerce aussi dans la compo^tion , en sorte que leur éducation est mieux soignée que dans beaucoup d'autres endroits. Mais on les laisse dans une ignorance complète en ce qui concerne l'histoire nationale^ qui offre à la vérité quelques traits peu propres à édifier les catholiques ro-
mains.*
* Certain pape ayant lancé une balle d'excommanicaikm contre Un et Appenzel, les Conseils souverains de l'un et de l'autre canton , déclarèrent gravement « qu'ils refusaient d'entrer dans cette affaire. »
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Le vallon de Lungem figore parmi les plus agréables contrées qu ofirent les Alpes. Les cimes des hantes montagnes qni le sépmmt de rOberland , ombragées par de noires forêt» de sapins, forment un contraste piquant avec la verdure éclatante des prairies étalées sur les flancs de ces mmitagnes. Cette vue pitti»resque tire de nouveaux charmes de la chute d'un ruisseau, d'une blancheur éblouissante, qui se pré^ cipite dans le fond. L'œil n'est pcnnt attristé par la présence de parois à jnc, de rochers déchirés et menaçans; la pente des monts présente un talus doucement incliné , et les fn^ts protectrices ne livrent que rarement passage à des avalanches peu dangereuses^ Des prairies superbes entourent fonde limpide du joli lac; des arbres majestueux, jJacés sur de petites éminences, occupent les points les plus avancés , et , dérobant en partie la vue de baies charmantes et dliaUtations champêtres , fcHment , variées à l'infini , les douces nuances du clair-obscur. En général, la position isolée de ce village, les montagnes gracieuses qui le dominent, les mci^urs simples des habitans; la bonhomie, la sérénité, répandues sur leurs traits , offrent le plus doux tableau de quiétude et de bonheur.
La route qui conduit à Sarne traverse la chaîne de rochers de Kaiserstuhl, qui jadis séparait
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sans doute le bassin du lac de Lungern du niveau des vallées de Gyswil et de Sarne. Les Obivaldais ont pratiqué sur ces hauteurs un chemin à charroi, taillé dans le roc. Le gouvernement bernois , à ce qu'on dit , les a gratifiés d'un don subsidiaire pour l'établissement d'une grande route à travers le Brunig , ce qui donne lieu d'espérer qu'on verra se réaliser bientôt la communication importante entre Unterwald et Berne , et en même temps de ce dernier canton avec le lac de Lucerne et la route du St.-Gothard. Mais, pour que ces diverses communications aient lieu , il faudrait établir aussi une route à charroi le long des lacs de Thun et de Brientz , et la prolonger jusqu'au sommet du Brunig.
Le lac de Gyswil , dont le dessèchement a été opéré depuis long-temps , offre une vaste plaine inculte qu'on utilise comme pâturage. Maintenant que ce lac est à sec , la contrée a perdu son plus bel ornement , et les habitans , faute d'activité et d'industrie, n'ont retiré que de faibles avantages de ce changement. Cependant ce marécage pourrait devenir très-productif, surtout si Ton employait, pour l'amélioration du fond , le gypse qu'on exploite d'une carrière voisine , et qu'on transporte à Lucerne. Les ruines du château de Rudenz rappellent l'histoii'e sinistre concernant le fameux héros d'Erlach. Le terrain
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fangeux qui a remplacé les eaux limpides où se fëflécbissaient jadis de superbes tours , aggrave le sentiment de mélancolie qu'inspirent les tristes restes de ce château.
Les rives du lac de Sarne n*ont rien de l'âpreté de celles qui caractérisent ordinairement les lacs alpestres ; elles s'élèvent en pente douce^ et la verdure uniforme des prairies qui les copiposent, s'étend sans interruption jusqu'à la base des montagnes quon découvre dans renfoncement.
Malgré le peu de distance où Ton est de la vallée deCiungeru, la différence qu'on remarque ici dans la forme des montagnes et dans la végétation, est frappante. Déjà la vallée de Lungern elle-même , située un peu plus au nord , et élevée à quelques centaines de pieds seulement au-^lessus du niveau du lac de Brientz.,* offre des diff'érences sensibles , comparativement à la vallée d'Interlachen , qui s'élève du côté de Test. Sur Içs rives , et dans l'espace qui sépare les lacs de rOberland bernois , on voit quantité de noyers de la plus belle apparence , mais peu d'érables et d'ormCwS; à Lungern , on remarque tout le contraire , tandis que la viallée de Sarne abonde en
* D*après une observation barométrique, rhôtellerie de Lungern est shuée à 2^275 pieds au-dessus du niveau de la mer.
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noyers superbes , et n a point d*ërables. Du reste , la culture des céréales est encore plus négligée dans cette dernière vaUée que dans celle d'Interlachen, et les prairies n y sont pas mieux culti* vées que dans les autres , vallées des Alpes , quoique la douceur du climat dût inviter les habitans à s*occuper plus particulièrement de l'amélioration de Téconomie rurale.
Arrivés dans la soirée à Sachseln , où naquit Nicolas de FlUe^ nous y trouvâmes une foule de campagnards ; c'était précisément la veille de la fête de ce saint. Malgré la grande affluence de pâerîns , venus tout exprès pour visiter le tombeau, le silence et le recueillement régnaient partout, et, quoique notre auberge fût encombrée de monde , notre repos n'en fut nullement troublé pendant la nuit. La tombe de ce pacificateur canonisé est disposée dans une chapelle voisine de l'église , à quelques pieds au-dessous du sol : elle est surmontée d'une voûte portant une espèce de sarcophage ouvert, et limage du saint, qu'on a représenté les mains jointes, le tout sculpté artistement eii marbre. Quoique l'espace disponible ne puisse contenir que quelques personnes , les dévots nombreux qui , dès la soirée de la veille*, entouraient l'église , dans l'empressement de déposer leurs- pieux hommages au pied du sanctuaire , se remplaçaient
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les uns les autres sans [Hiesse et sans désordre. Je remarquai entre autres un vieillard , une jeune fille et un adolescent , dont tattitude exprimait la plus touchante dévotion , et lorsque ce groupe intéressant eut achevé sa prière, la sérénité douce qui régnait dans la phjsiononûe du vénârable vieillard , la foi innocente et pure qui se peignait dans le regard de ses enfims , me parurent dignes du pinceau d'un Giûde. Qu'il est accessible au merveilleux (esprit de Miomme simj^ et non corrompu! Hais malheur k ceux qui répandent la semence du mensonge et de l'erreur dans ces cœurs innocens et candides, si dignes d'être éclairés par le flambeau de la vérité.
Non loin de l'église était une échoppe , où l'on voyait étalées quantité de l^endes et d'images , dont nous fîmes une collection complète, au grand contentement de la marchande , qui attribua sans doute cette bonne aubaine à tout autre motif que celui qui nous animait; notre but réel était de puiser dans cette source quelques notions à regard des principes religieux qu'on administre au peuple. Un très-petit livret, du coût de quelques sous seulement , qui constitue sans doute faliment spirituel des plus pauvres paysans, dûment approuvé par les autorités d'EinsideIn , et imprimé en 1822, est intitulé: fTr du très*
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célèbre et miraculeux hermite et compatriote Nico^
las de Fine.
Le premier chapitre traite de la naissance de Nicolas et des visions anticipées qu'il eut déjà comme embryon.
ce Dieu , y est-il dit , lui montra dans le sein de sa mère le firmament, où brillait une étoile immense ^ dont Téclat se répandait sur tout l'univers. Hem , un rocher énorme , dont la cime touchait au ciel. Item, fhuile sainte avec laquelle on oint les agonisans.
«c Dans la sainte cérémonie du baptême, qull reçut dans Téglise paroissiale de Kern , le prêtre ainsi que ses parrain et marraine, étaient pour lui des gens de connaissance.
ce Un jour qu'il assistait au jugement d'un procès, il observa que la bouche des juges, au lieu de proférer des paroles, vomissait des flammes sulfureuses. Cest ce qui le dégoûta pour toujours des dignités et des emplois.
oc Satan l'ayant lancé une fois au beau milieu d'un buisson d'épines, il dit à son fils qui l'en retira tout sanglant : « Tant mieux ! Que la volonté du Ciel se fasse, etc.
« Dès lors il ne redouta plus le démon: Il peut aboyer, disait-il ; mais il ne saurait mordre , etc.
(c II montra à un homme impudique la puni-
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tion de deux âmes impures qui sortirent toutes brûlantes d'un ruisseau , et qui , après s*étre entrechoquées violenunent dans les airs , furent replongées dans Feau , etc.
« n exorcisa par le simple signe de la croix , le démon du corps d'un enfant absent , qui en était possédé , etc. »
Du reste , ce livret passe sous silence Tœuvre la plus méritoire du saint cénobite , œuTi:e qui , sans contredit, a droit de lui assurer i jamais un juste tribut de reconnaissance de la part de ses compatriotes , lœ^qne , par son éloquence et' son intervention auprès des députés des canton& rassemblés à Stanz , il sut prévenir Féruption d'une guerre civile; mais en revanche , on ' trouve à la fin de l'ouvrage une prière efficace adressée à la biejiheureuse sainte Vierge, et dont la valeur est surtout rehaussée par l'appendice suivant :