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trouvai une de ces baraques que les nègres de la province des Mines ont coutume de construire lorsqu'ils sont obligés de coucher dans la campagne. Elles sont faites avec des bâtons qui, enfoncés obliquement dans la terre , se joignent à leur partie supérieure comme les chevrons d'un toit, et elles sont couvertes de feuilles de palmier le plus souvent jetées sans ordre. Quelques j pots de terre, et des vases faits avec des gourdes cou- j pées par la moitié dans leur longueur, composent tout I l'ameublement de ces chétifs abris. Devant celui où I j'étais arrivé, je trouvai un nègre assis par terre, qui mangeait des morceaux de tatou grillés sur des charbons 5 dans l'instant même , il en mit quelques-uns dans une moitié de gourde; il y joignit de Yangu\ et il me les offrit de la meilleure grâce du monde. Je le remerciai , et la conversation s'engagea entre nous. « Vous devez bien vous ennuyer tout seul au milieu des bois ? — Notre maison n'est pas éloignée d'ici ; d'ailleurs je travaille. — Vous êtes de la côte d'Afrique 5 ne regrettez-vous pas quelquefois votre pays ? — Non : celui-ci vaut mieux -, je n'avais pas encore de barbe, lorsque j'y suis venu-, je me suis accoutumé à la vie que j'y mène. — Mais ici vous êtes esclave-, vous ne pouvez jamais faire votre volonté. — Cela est désagréable, il est vrai -, mais mon maître est bon , il me donne bien à manger : il ne m'a pas battu six fois depuis qu'il m'a acheté, et il me laisse cultiver un petit champ. Je travaille pour moi le dimanche; je
1 Espèce de polenta dont je parlerai ailleurs.
plante du mais et des mandubis (arachis), cela me donne un peu d'argent. — Êtes -vous marié ? — Non : mais je me marierai bientôt -, quand on est ainsi toujours seul, le cœur n'est pas content. Mon maître m'avait d'abord offert une créole % mais je n'en veux plus : les créoles méprisent les nègres de la côte. J'aurai une autre femme que ma maîtresse vient d'acheter, qui est de mon pays et qui parle ma langue. » Je tirai une pièce de monnaie, je la donnai au nègre, et il voulut absolument me faire accepter quelques petits poissons et un concombre qu'il alla chercher dans son champ de mandubis.
La conversation que je viens de rapporter, et à laquelle je n'ai pas changé un seul mot , prouve que les nègres ne sont pas toujours aussi malheureux qu'on l'a dit. L'esclavage n'est point pour eux, ce qu'il serait pour nous, parce qu'ils s'occupent peu de l'avenir, et que , quand le présent est supportable , ils ne demandent rien de plus. D'ailleurs la plupart d'entre eux ont été faits prisonniers dans des guerres dont le seul but est de prendre des hommes pour les vendre , et le vaincu trouve tout naturel de devenir la victime d'une chance qu'il faisait courir au vainqueur. L'état de guerre continuel que la traite a introduit parmi les Africains est tellement affreux, que, même au milieu de l'esclavage , il les empêche de regretter leur patrie ; et parmi les nègres auxquels j'ai demandé s'ils ne se-
' Les créoles (crioulos) sont au Brésil les nègres et négresses esclaves nés dans le pays.
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raient pas bien aises de retourner en Afrique , il en est bien peu qui ne m'aient répondu que la terre des blancs valait mieux, parce qu'on ne s'y battait pas sans cesse1. Je faisais un jour cette question à un vieux nègre qui, chargé par son maître de vendre dans une venda du maïs aux voyageurs , passait des jours tranquilles, éloigné de toute surveillance. « Serait-il possible, me répondit -il, qu'on pût oublier entièrement le pays où l'on est né? — Insensé que tu es ! s'écria vivement sa femme, si nous retournions dans notre pays, est-ce qu'ils ne nous vendraient pas encore? » On a dit que si les Africains cessaient de pouvoir vendre leurs prisonniers aux hommes blancs, ils les massacreraient 2 -, qu'ils n'aient plus le même intérêt à se faire la guerre, et ils vivront en paix.
Quoi qu'il en soit, ce qui a été dit plus haut montre que, dans l'état actuel des choses, on doit , pour être vrai , faire des concessions aux partisans de l'esclavage. Le nègre qui tombe entre les mains d'un maître bon et sincèrement chrétien est, il faut l'avouer, plus heureux que la plupart des paysans de certaines provinces de France -, il travaille beaucoup moins-, il n'a point la même inquiétude ; la misère et la faim ne le menacent point sans cesse $ vivant sous un climat chaud, il a peu de besoins, et ceux qu'il a, son maître les satisfait ; s'il jette un regard sur le passé , il reconnaît que le
■ Peut-être même celui dont je vais parler, fut- il le seul qui ne me tint pas ce langage.
3 C'est une des raisons que Ton a données dans la chambre des députés de i825 en faveur de la traite des nègres!
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présent vaut mieux , et le lendemain ,. s'il y pense, lui promet autant de douceurs que le jour même. Mais il n'en est pas moins vrai que l'esclave court plus de chances de misère que de bonheur, parce qu'il y a plus de maîtres inhumains qu'il n'y en a de bons, et il est affreux de songer qu'un être qui sent et qui pense se trouve dans tous les instans de sa vie à l'entière disposition d'un méchant, sans espoir de jamais se soustraire à sa tyrannie et à ses caprices. L'intérêt du maître, a-t-on répété cent fois , est une garantie suffisante en faveur de l'esclave ■ : comme si Jes passions connaissaient d'autre intérêt que celui de se satisfaire ! Le jour que nous quittâmes Marmelo, nous couchâmes à Antonio Moreira % qui est à environ cinq lieues
1 Ce n'est plus, au reste, sous ce point de vue qu'il faut actuellement traiter la question de l'esclavage. Je démontrerai ailleurs qu'il est peut-être moins préjudiciable encore aux esclaves qu'à leurs maîtres.
3 Un écrivain anglais raconte qu'il trouva à Antonio Moreira beaucoup de voyageurs allant à Rio; que, comme c'était un jour de fête {dia santo)y ces hommes eurent de la peine à consentir que l'un d'eux lui vendît une volaille, et que le marchand , s'étant laissé tenter par un prix au moins double de la véritable valeur, fut réprimandé très— sérieusement par l'un des assistans. Le même voyageur ajoute qu'il conclut de ce qui lui fut dit par son guide, qu'on n'aurait pas souffert que la volaille parût ce jour-là sur la table. Je ne me rappelle point d'avoir rien vu qui indiquât que les Brésiliens fussent des observateurs aussi judaïques qu'on le prétend , des jours de fêtes; et, ni au Brésil , ni dans aucun pays ca-
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deMarmelo. Le jour suivant, nous fîmes quatre lieues et demie, et après avoir passé devant un grand nombre de ranchos et d'habitations , telles que Queiroz, Rocinha de Queiroz, Ponte da Estiva, Azevedo, Luiz Antonio, Sobradinho, Rocinha d'Ingenho de Chapeo d'Uvas, Chapeo d'Uvas, Tabâo, França et Bernardo Luiz Ferreira, nous nous arrêtâmes au rancho deRetiro. Depuis Antonio Moreira, le chemin va sans cesse en montant et en descendant, et les pentes sont souvent fort raides et très -fatigantes pour les bêtes de somme. D'ailleurs , quoiqu'on traverse continuellement des forêts , la route n'est point ennuyeuse. La variété de la végétation , la verdure extrêmement fraîche de toutes les plantes, la diversité des teintes, ces grands arbres qui s'élèvent en amphithéâtre sur le penchant des mornes, le calme et, pour ainsi dire, l'immobilité des bois, les accidens de lumière qui résultent de l'inégalité du terrain , en un mot tout ce qui entoure le voyageur se réunit pour produire sur son âme une impression délicieuse. Presque partout la route domine des vallées assez larges qui serpentent entre les mornes et qui , arrosées par des ruisseaux , offrent des espèces de prairies où s'élèvent çà et là des touffes d'arbrisseaux délicats, végétation qui contraste avec les bois épais dont les mornes voisins sont couverts. A des distances peu considérables , on rencontre,
iholique, il n'existe de règles qui défendent de manger des volailles à pareil jour. — Suivant d'Eschwege , Antonio Moreira est élevé de 2,t 35 pieds au-dessus du niveau delà mer.
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comme je l'ai déjà dit plus haut, tantôt quelques chaumières disposées sans ordre, tantôt un rancho ou une habitation , et ces fabriques , qui toujours présentent entre elles quelque différence, soit par leur position, soit par la manière dont elles sont construites, forment, au milieu des bois, les plus agréables paysages. Le lieu appelé Luiz Antonio, que j'ai cité plus haut, porte aussi le nom de Coqueiros qu'il doit à une espèce de cocotier extrêmement abondante dans les bois de ce canton, et qui se fait remarquer par l'élégance de ses formes. Ce cocotier, qui porte le nom d'andaia, produit un fruit bon à manger et qu'on emploie principalement dans les confitures. Du sommet de l'arbre, il part une énorme touffe de très -longues feuilles ailées qui , au lieu de s'étendre en arc horizontal, comme cela arrive ordinairement chez les palmiers, s'élèvent dans une direction presque droite, mais qui, tout-à-fait à leur extrémité, se recourbent avec grâce à la manière des plumes d'autruche. Pour la plupart, ces feuilles ne présentent point au sol leur côté large ; elles présentent leur tranchant , et comme le vent le plus léger suffit pour les pousser tantôt à droite tantôt à gauche, il résulte de cette différence continuelle de position , des effets d'ombre et de lumière qui produisent une agréable diversité de teintes. La partie supérieure des feuilles desséchées se détruit bientôt 5 mais leur base, restant sur la tige, y forme de larges écailles qui se recourbent comme des tuiles sur un ioit. Cependant, à mesure que la plante s'élève, les écailles les plus anciennes tombent, et par conséquent plus
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multipliées vers le sommet de l'arbre > elles forment, depuis Je point où elles commencent, un cône renversé qui, s' élargissant toujours, se continue dans les feuilles actuellement vivantes.
Parmi les végétaux que je recueillis, le jour où je fis halte au rancho de Retiro, je dois citer un solanum qui , loin d'être un simple arbrisseau, comme la plupart des espèces de ce genre, s'élève à une hauteur que j'estimai , à la simple vue, être d'environ quarante pieds, et dont les fleurs blanches répandent une odeur agréable (solanum excelswn, N.).
Le lieu le plus remarquable que l'on trouve entre Antonio Moreira et Retiro est Chapeo d'Uvas, où se trouve une église paroissiale. Là un ruisseau coule dans un grand espace découvert que les mornes laissent entre eux et qui présente une espèce de prairie. Des deux côtés du ruisseau, le terrain s'étend par une pente douce jusqu'au pied des mornes. Dans la partie la plus élevée a été bâtie l'église , auprès de laquelle quelques maisons de différentes grandeurs sont disposées sans ordre ; et en face de l'église, de l'autre côté du ruisseau , on voit un vaste rancho. Le flanc de quelques mornes a été défriché et mis en culture; mais leur sommet reste couvert de grands arbres, et , de tous les côtés , l'espèce d'oasis que je viens de décrire se trouve entourée d'immenses forêts. Ce lieu respire un calme enchanteur.
La paroisse de Chapeo d'Uvas, appelée autrement ISossa Senhora da Assumpçâo do Engenho do Mato (Notre-Dame de l'Assomption de la sucrerie
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des bois), confine au nord avec celle de Barbacena; et , commençant au midi à l'habitation de Juiz de Fora, elle est limitée de ce côté par la paroisse de Simâo Pereira1.
C'est vers cet endroit de la route qu'on cesse de compter par vintems de 20 reis , et qu'on commence à faire les comptes en vintems de 37 1/2 reis, comme cela se pratique dans une vaste portion de la province des Mines \ C'est aussi vers Chapeo d'Uvas que nous commençâmes à remarquer une diminution trèssensible dans le prix des denrées, que jusqu'alors nous avions toujours payées à peu près aussi cher qu'à Rio de Janeiro.
De Retiro nous allâmes coucher à Mantiqueira. Les
1 On trouve dans Pizarro , la paroisse de N. S. da Assumpcâo, etc. , indiquée comme faisant partie du termo de Barbacena, et située sur le chemin de Rio de Janeiro, à 56 l. de cette dernière ville, et 35 1/2 de Marianna (Mem. hist. , Vol. YIII , p. 2da, p. 2o3). J'ai jugé que cette paroisse ne pouvait être que celle de Chapeo d'Uvas. — Suivant d'Eschwege, Chapeo d'Uvas est élevé de 2,210 pieds au-dessus du niveau de la mer. - — Un voyageur moderne prétend que, dans un endroit qu'il ne nomme point, entre Chapeo d'Uvas et Carrai Novo , et dans beaucoup d'autres parties boisées du Brésil, on croit à l'existence d'une race de pygmées , qui, dit-on , sont hauts d'environ trois pieds , bien faits, sans poil sur le corps et de la couleur des Européens. Personne ne m'a lait ce conte absurde , et pourtant j'ai visité dans le Brésil bien des pays couverts de forêts.
2 J'aurai occasion de revenir ailleurs sur ce sujet.
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vallées continuent à avoir une largeur remarquable; Jes ranchos, sont toujours très-multipliés, et quelquesuns forment de jolis paysages. Je puis citer entre autres celui de Pedro Alves , où je fis halte à mon retour. Entre plusieurs mornes est une petite plaine qu'on a dégarnie de bois, et où coulent plusieurs ruisseaux. On y avait bâti deux habitations qui jadis étaient florissantes, mais qui aujourd'hui n'annoncent plus qu'un état de décadence. Une petite chapelle s'élève sur une plate -forme. Des cases à nègres, plusieurs ranchos , des vendas , quelques maisonnettes habitées par des aggregados, sont épars çà et là dans la plaine et sur le penchant des mornes. L'espèce de machine, appelée manjola, fait entendre son bruit monotone sur le bord d'un ruisseau , et des groupes d'orangers et $ araucaria (pinheiro) répandent de la variété dans le paysage, couronné de tous côtés par des bois vierges.
C'est presque toujours au fond des vallées que l'on construit les ranchos et les habitations, parce qu'on y trouve des ruisseaux et qu'on peut s'y ménager les chutes d'eau nécessaires pour faire mouvoir la machine dont j'ai parlé tout à l'heure, et qui est indispensable pour la fabrication de la farine de maïs.
La manjola, qu'on appelle aussi preguiça, a déjà été décrite par quelques voyageurs ' 5 cependant je ne crois pas inutile de donner ici , en peu de mots , une idée de cette machine remarquable par sa simplicité.
1 Elle a été décrite par Mawes et par Luccok. Faudrait*!! plutôt monjola ou monjollo?
Sur une pièce de bois verticale et immobile , est placée, à la manière d'une balançoire , une autre pièce de bois mobile et horizontale-, cette dernière est creusée à une de ses extrémités comme une large cuillère, et à l'autre bout, elle est armée d'une dent très-forte. La machine est toujours placée, comme je l'ai dit, au-dessous d'une petite chute d'eau. Le liquide, en tombant dans l'espèce de cuillère qui , d'un côté, termine la pièce de bois , fait pencher celle-ci de ce même côté , tandis que l'autre extrémité , armée , à la face inférieure , d'une dent épaisse et conique , s'élève en décrivant un arc de cercle -, mais pendant que l'extrémité creusée s'incline , l'eau s'écoule , le poids de la dent l'emporte sur celui de la cuillère, la machine crie, et la dent tombe lourdement dans une auge destinée à recevoir le grain.
Vers le lieu appelé Pinho P^elho, qui est à quelque distance de Pedro Alves , j'observai un effet de végétation assez remarquable. Plusieurs chaumières étaient soutenues aux quatre angles par des troncs bruts de l'arbre à bois rouge et odorant , appelé dans le pays cedro (cedrela). Ces troncs avaient pris racine, et, de leur sommet, il avait poussé de grandes feuilles ailées longues de plusieurs pieds qui , se courbant sous le toit , ressemblaient aux feuilles d'acanthe d'un chapiteau corinthien.
L'habitation de Mcmtiqueira, où nous couchâmes, est aujourd'hui presque abandonnée -, mais elle est restée célèbre dans le pays , parce que ses alentours lurent autrefois le théâtre des forfaits d'une bande de
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brigands qui pillaient et massacraient les voyageurs. I Dans les environs du Parahyba , nous avions vu, ! sur le bord de la route , des habitations de termites ou j fourmis blanches1; nous fûmes ensuite long -temps I sans en apercevoir; mais vers Pinho Velho , et surtout I après Mantiqueira, nous en trouvâmes un très-grand nombre. Ce genre d'insectes comprend beaucoup d'es- S pèees, et celles-ci, encore trop peu connues, paraissent !j différer singulièrement entre elles par leurs mœurs et I par la manière dont elles bâtissent leurs demeures. Les ; habitations de l'espèce qui est si commune aux envi- || rons de Mantiqueira , sont construites avec une terre argileuse fortement mastiquée ; elles sont à peu près cylindriques, arrondies au sommet, et ressemblent à des bornes. La plupart ont environ deux à trois pieds de haut-, cependant quelques-unes s'élevaient jusqu'à cinq à six pieds, et j'en ai vu une qui pouvait avoir vingt pieds et à peu près autant de circonférence vers le milieu de sa hauteur où elle était renflée. La partie extérieure est formée par une croûte dont l'épaisseur atteint souvent la longueur du doigt, et où l'on n'aperçoit aucune ouverture. Dans leur intérieur, quelquesunes de ces habitations qui avaient été renversées m'ont laissé voir une suite de planchers horizontaux qui étaient superposés, fort rapprochés les uns des autres, noirs et percés de trous orbiculaires. Ce n'est point en une seule fois que les termes construisent leurs de meures. A mesure que la population d'une même ru-
1 Les Brésiliens les appellent cupim.
che vient à s'accroître, ses habitans l'augmentent, et les parties nouvelles se distinguent facilement par la couleur de la terre fraîchement rapportée. Comme la ruche se compose extérieurement d'une croûte dure et compacte, il est évident que les termes ne peuvent rien ajouter à leur demeure sans détruire cette croûte à l'endroit où l'augmentation doit avoir lieu. C'est vraisemblablement à cette destruction qu'étaient occupés des termes que nous vîmes travailler. La partie de l'habitation où s'étaient postés les ouvriers était déjà percée d'une multitude de petits trous \ les termes se présentaient tour à tour à l'entrée de ces trous, et ils rejetaient ^n dehors des grains de sable qui roulaient jusquen bas.
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