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CHAPITRE XIII

ROUTE D'ITABIRA A VILLA DO PRINCIPE. — MINES DE FER. FORGES DU MORRO DE GASPAR SOARES.

Départ d'Itabira. — Forges de Girâo. Histoire de l'exploitation des mines de fer au Brésil. — Fazenàa d' Escadinha ; ses habitans. — Végétation avant Itambé. — Village d'Itambé ; ses environs. — Aspect du pays entre Itambé et yilla do Principe. — Végétation remarquable des terrains sablonneux. Venda de Ponte Alla. — RioPreto, Picâo, rivières. — Village du ISlorro de Gaspar Soares ; sa description; son histoire; ses forges; leur produit. — Venda àc Sumidouro. — Cascavel, espèce de serpent à sonnettes. — Village de la Conception. — Venda de Bandeirinha. — Le fournier, oiseau appelé dans le pays joâo de barro. — Rancho de Toporoca. — Village de Tapanhuacanga. — Mœurs des habitans des villages de la province des Mines. — Lanlana pseudo-thea, thé de piéton. — Serra da Candonga; sa végétation; ses pâturages; troupeaux qui y paissent. — Capoeirâo ou grande capoeira. — Rio das Pedras. — Riberâo dos Porcos. — Rio do Peixe. — Rancho à'Ouro Fino , où je tombe malade. — Mon arrivée chez le curé de tailla do Principe. — Carapatos.

Après avoir passé huit jours à Itabira , je quittai ce riche village, pénétré de reconnaissance pour l'accueil parfait que j'avais reçu des habitans. Chacun s'était empressé de faire quelque chose qui me fût agréable, et toujours sans aucune ^êne, sans aucune affectation , avec cette politesse inspirée par le désir

d'obliger, qui touchera toujours l'homme honnête qui eu sera l'objet.

Dans la province des Mines, les dames, comme on le verra plus tard , n'ont point l'usage de se montrer aux hommes-, cependant, au moment de mon départ, le capitaine Pires me présenta à sa femme qui me reçut sans aucun embarras et avec beaucoup d'amabilité.

Mon excellent hôte voulut m'accompagner jusqu'à une certaine distance, et le capitaine Paulo, propriétaire des forges de Girao1 où nous devions nous arrêter, se joignit à nous. Comme partout ailleurs, j'avais été, à mon arrivée à Itabira, l'objet de la curiosité générale , et , lors de mon départ , tous les habitans se mirent aux portes et aux croisées pour me voir passer.

Après avoir fait une lieue , en traversant d'abord la

mine de Santa Anna et ensuite de grands bois, nous

arrivâmes aux forges de Girao. Elles sont situées dans

un fond sur le bord d'un ruisseau et entourées de

toutes parts de mornes couverts d'immenses forêts.

Un bâtiment sert de logement aux ouvriers } dans un

'autre, situé plus bas, sont placées les forges, et un

I troisième, que l'on construisait alors, était destiné à

! recevoir les esclaves.

Le fer des montagnes de Minas Geraes peut en quelque sorte être considéré comme inépuisable. îl n'est pas

1 Comme on le verra plus tard, on appelle girao, dans les Mines, une sorte de lit rustique.

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