‹ Voyage dans les provinces de Rio de Janeiro et de Minas GeraesChapitre 38 sur 54 · TOME I · texte numérisé non relu

TOME I

d'insectes, dont les parties ne pouvaient se distinguer qu'à la loupe , et qui avaient enfoncé leur tête dans ma peau. J'employai beaucoup de temps à me débarrasser de ces animaux odieux -, il me vint des boutons aux endroits où ils m'avaient mordu, et toute la journée je ressentis des démangeaisons cruelles. Les insectes qui m'avaient ainsi maltraité portent clans le pays le nom de carapatos miudos > et appartiennent au genre ricinus. On n'en est guère incommodé que pendant trois ou quatre mois ; peu à peu ils prennent de l'accroissement} ils finissent même par atteindre, sur le corps des mulets, la grosseur d'une aveline, et alors on les appelle carapatos grandes. A l'époque où ils commencent à grandir , leur piqûre n'est plus aussi cuisante, et ils sont moins nombreux. Quoi qu'il en soit, tant que les carapatos conservent leur petitesse, il est difficile de n'être pas bientôt couvert de ces insectes , quand on va dans les broussailles voisines des habitations et dans les pâturages fréquentés des bêtes de somme. Les carapatos miudos se laissent, à ce qu'il paraît, tomber sur les vêtemens par petits pelotons, et se disséminent en un instant. Pour m'en débarrasser, j'employai, dans la suite, un moyen que je conseille aux voyageurs. Quand je me promenais, j'avais toujours à la main une baguette garnie de feuilles 5 j'en donnais des coups sur mes habits aussitôt que j'y voyais des carapatos, et ceux-ci avaient bientôt disparu. Lorsque ces insectes parviennent jusqu'à la peau, on peut , pour les enlever, employer avec succès une boulette de cire à laquelle ils restent attachés.

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