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DU CAPITAINE BACR. 39 rien, disaient-ils, si nous avions quelques rayons de soleil pour nous sécher. » Malgré leur épuisement,noussuivimesles tracesquenousavions remarquées ; mais la cache avait été pillée : par qui? c’est que je ne pus jamais découvrir.
Quelques éclaircies dans le temps nous firent espérer un changement : au milieu de la nuit, le vent tomba; mais , au lever du soleil, il reprit avec plus de fureur et de violence que jamais. Le grésil et la neige recommencerent à tomber en si grande abondance, qu’on ne pouvait voir à deux pas de soi; c'était plutôt un jour de décembre qu’une journée de mi-été.
Il était impossible d'avancer : comme nous étions au dimanche ( 22 juin }, le service divin fut célébré sous la tente, et je dois le dire à leur éloge, mes hommes, malgré le triste état où les avait réduits le mauvais temps, y assistèrent tous propres et rasés.
Enfin la force du vent s’usa elle-même : ses longs sifflements, entrecoupés de temps äautre
par des mugissements affaiblis, annonçaient la
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