‹ Voyage dans les régions arctiques [microforme]Chapitre 14 sur 103 · LS RE · texte numérisé non relu

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fin au la tempète. Néanmoins la matinée du 23 juin ne nous promit rien de bon; mais, comme la terre était visible, je ne perdis pas un moment à quitter l’île. C'était de là que, dans notre excursion en automne, nous avions commencé à errer autour des iles et parmi les baies, avant que notre guide püt découvrir le passage caché de Sand-Hill, qui joint ce lac au lac voisin. Nous aperçümes la terre à une immense distance au N. O. 1 N.; la route pour y arriver était toute directe en apparence ; cependant, croyant me rappeler que, dans le premier voyage, nous avions tourné un peu à gauche, je pris plus à l'ouest. Des traces récentes nous conduisirenthientôt à un tas de pierres au haut duquel étaient fixées les cornes d’un reune. M. Mac-Lead n'avait, à ce qu'il parait, quitté ces lieux que le 18 : le soin de nous faire des provisions l'avait retenu, et, malgré ses précautions, elles avaient été fortement endommagées par la voracilé des loups.

Nous fümes fort heureux de rencontrer cette

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cache; car nous nous trouvioris dans la nécessité d'entamer le pemmican la nuit suivante.

Elle renfermait un daim et des bœufs musqués, tous maigres; le dernier surtout exhalait fortement l'odeur à laquelle il doit son nom. Aussi quelques hommes de ma troupe déclarérent qu'ils aimaient mieux jeuner trois jours que d'en avaler une seule bouchée. Ce propos m’ayant été rapporté, je crus de mon devoir de les faire revenir sur cette répugnance : en conséquence, je donnai l’ordre qu'on me servit du bœuf musqué tous les jours, comme à euxmêmes; je saisis cette occasion pour leur faire senlir les suites fâcheuses d’un jetine volontaire, et les engageai à s’accommoder de tous les aliments que nous pourrions -trouver dans le pays. |

La ressemblance des larges ouvertures que nous apercevions à droite et à gauche me fit de nouveau hésiter sur la route que je devais prendre : mais je persévérai dans celle que j'a-

vais d'abord indiquée, contre l'opinion de mes

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hommes qui pensaient que nousallions dansune baie. Je ne fus rassuré qu'à la vue de la glace décomposée et d’une flaque d’eau, qui nous conduisait vers le détroit, objet de nos recherches. Mes doutes à cet égard cessèrent bientôt : car nous trouvâmes une longue suite de marques qui nous conduisirent à une autre cache dont le contenu, réuni à celui de la première, forma pour la journée un total de onze animaux. Le temps s’éclaircit alors et se réchauffà : le thermomètre marquait 66° au soleil et 54° à l'ombre (18°, get 12°, 2 C. ); aussi les chiens haletaient de chaleur. Ce changement de température fit fondre la neige et la surface de la glace : on eut beaucoup de peine àtirer le bateau. Néanmoins, à neuf heures après midi, tout notre monde arriva et nous campämes.

La tente venait d'être déployée, quand le bruit d’un coup de fusil sur la rive opposée attira notre attention : nous aperçümes deux Indiens, et, lorsqu'ils furent plus près, nous

reconnümes en eux les guides déserteurs. Ils

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