‹ Voyage dans les régions arctiques [microforme]Chapitre 24 sur 103 · ON · texte numérisé non relu

ON

ue de ENT Rene EURE

re é De Tata

+3 L'un

eue ET CAT

Ein À id

PRES TE PRE à p

gÙ VOYAGE .

le Thlew-ee-Choh se diriger à l'ouest. Notre proximité de la mer Polaire expliquait le temps froid et désagréable qni nous avait dernièrement incommodés.

Une fraiche brise noùs permit de laisser reposer les avirons; et nous courimes sous la misaine (le bateau était gréé en Jlougre) jusqu’à huit heures après midi. Nous fûmes alors arrétés par un sillon de glace qui tenait toute la largeur de la rivière. Nous nous réfugiàmes dans une baie profonde et commode, où nous mimes le bateau en süreté. La température se tenait assez constamment autour de 42° (5°, 6. C.), et un vent piquant, qui nous arrivait de la partie du nord, nous fit recourir aux capotes et aux couvertures.

Vers la fin du jour le pays prit un aspect

montagneux et imposant, mais continua à être

* inégal et désolé. En plusieurs points, je trouvai

quelques ressemblances avec la lave des environs du Vésuve; dans les espaces intermédiaires

s'étendaient des prairies qui, à la lettre, four-

rrée la ans nes enait .) et artie

aux

spect être uvail nviaires

our-

DU CAPITAINE BACK:. 97 millaient de daims ; durant les douze dernieres heures nous n'avions pas vu moins de douze ou quinze cents de ces animaux. |

14 juillet. — Le vent changea , dans la nuit,

de deux quarts vers le nord et souffla si violemment, que nous ne pümes nous remettre en route avec notre chargement; mais, voulant reconhaitre s’il ne serait pas possible de nous ouvrir.un passage dans la glace, le bateau fut tout-à-fait allégé, et j'envoyai le patron examiner l’état des lieux. À huit heures avant midi, il me rapporta que la glace obstruait complètement le passage, et qu’il régnait tout du long un ressac à mettre l'embarcation en pièces ; il avait aussi reconnu que la nature du pays ne permettait pas de faire un portage, à cause de l'inégalité des roches. Le seul parti qui nous restait, était donc d'attendre patiemment que le vent eût démoli la barrière qui nous arrêtait : ce qui s’effectua peu à peu, tellement qu'au coucher du soleil nous distinguämes un espace dégagé à perte de vue; la force du vent nous génait encore.

Page 1