‹ Voyage dans les régions arctiques [microforme]Chapitre 31 sur 103 · D RS ES · texte numérisé non relu

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mes lentement vers le sud, tantôt emprisonnés dans la glace, tantôt la coupant avec nos haches ; ici poussant contre elle le poids du bateau chargé, là, soulevant avec précaution notre

embarcation par-dessus; nous tâtonnâmes ainsi

. tout le jour. Larsque le soleil commença à bais-

ser, nous rencontrâmes un endroit peu profond où tous nos efforts pour passer furent vains : on eut beau porter à gué le chargement pour alléger le bateau, jamais il ne fut possible de faire flutter celui-ci sur les grosses pierres qui pavaient le fond de l’eau. La glace étant notre unique ressource, nous fimes un portage sur une partie en décomposition extrême, et nous soulevâämes en grand le bateau pour lui faire franchir les obstacles; nos progrès furent ensuite plus satisfaisants, malgré l'obligation de répéter quelquefois la manœuvre précédente.

Enfin, à neuf heures après midi, nous atteignimes les eaux libres où nous trouvâmes un fort courant. Les dunes pittoresquessemblaient

à toucher; mais quoique l’éauipage, tout transi 2 3

tot

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pour être demeuré long-temps dans l’eau, forcât de grand cœur sur les avirons et que le courant nous aidât, cependant nous ne pûmes aborder avant dix heures. — Les observations nous donnèrent 65°-48'-4" de latitude nord; 99°-40'-46" de longitude à l’ouest de Greenwich ( 102°-1"-10" de Paris), et 29°-38 de déclinaison orientale. — En seize heures nous n’avions fait que quatorze milles.

21 juillet. — J’examinai le lac du sommet d’une colline qui commandait notre campement; je reconnus que le courant dont nous avions eu le secours dans la soirée précédente perdait sa force à deux cents pas plus loin. Là recommençait la glace qui continuait ensuite indéfiniment. Un petit chenal, courant au sud, conduisait à quelques iles sur lesquelles nous gouvernâmes. Bientôt retenus par les glaces, nous eümes de nouveau recours au procédé mis en usage le jour précédent; nous fimes ainsi, en quatre heures, huit milles y compris les dé-

tours. Nous aperçümes alors de l’eau libre au

nord, où la direction particulière d'une chaîne de dunes me donnait l'espoir de rencontrer la rivière; je me dirigeai donc de ce côté; nous entrâmes avec assez de peine dans une pièce d'eau qui, en déânitive, nous conduisit au continent dont les côtes rocheuses étaient enveloppées de glace. Nous fimes un portage et soulevâmes l’embarcation par-dessus l'obstacle; arrêtés dix minutes après, nous ne pümes nous frayer nn passage par nos haches. Ayant essayé aussi infructueusement sur un autre point, nous primes terre et effectuâmes parmi les roches un second portage qui nous conduisit à une nappe d'eau terminée par un rapide.

La vue üu rapide, vue ordinairement fort déplaisante pour ceux qui ont à le franchir, nous combla au contraire de joie, car elle nous annonçait la fin d’un lac qui nous avait causé beaucoup d’embarras et de retards. Dans l'été, ou, pour inieux dire, en automne, ce lac doit former une magnifique nappe d’eau; je le nom-

mai, d'après Nicolas Garry, Esquire , agent

haine rer la nous pièce it au it enge et tacle; nous SSAYÉ joint , ni des duisit

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agent

DU CAPITAINE LACK. 129 de la compagnie de la baie d'Hudson, dont le zele désintéressé en faveur des découvertes

au nord a déjà reçu trop de témoignages de la

part de sir Edouard Parry et de sir John Frank-

lin, pour qu'il soit nécessaire de s’y appesantir.

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