‹ Voyage dans les régions arctiques [microforme]Chapitre 38 sur 103 · ET · texte numérisé non relu

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imprima au bateau un mouvement irrésistible de rotation; pendant un moment, on ne put savoir si l’embarcation serait précipitée au fond de l’abime ou briserait son arrière sur lesécueils. S’il en fut autrement, il ne faut pas l’attribuer au hasard seulement! je ne puis dire comment cela arriva, mais ce qu’il y a de certain, c’est que l’avant du bateau s’engagea sur la rive, et permit à Sinclair et aux autres de sauter à l’eau, et, en réunissant leurs efforts, de nous délivrer d’une si dangereuse position. Si le premier ordre avait été compris.et exécuté, aucun pouvoir humain n'aurait pu arrêter l'équipage au bord de J’'abime. Il y aurait injustice cependant à blâmer le timonier; il ne s'était jamais trouvé au milieu d’une telle crise, et, dans ce péril imminent, son sang-froid et sa présence d'esprit ne l’abandonnèrent pas un instant. Pendant l'affreux moment d’anxiété que nous venons de décrire, un de nos hommes, moins ferme que ses compagnons, implorant à grands cris la

protection du ciel, Mac-Kay, d’une voix ton-

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DU CAPITAINE BACK. 151 ible nante : Ce n'est pas le temps de prier; nage à put tribord! — Aiïde-toi, le ciel t'aidera, était en ce fond moment la doctrine de l’intrépide montagnard. eils. Du côté de l'est, nous remarquämes quelques >uer constructions semblables aux restes d’un camnent pement esquimaux ; rien ne put nous en indic'est quer l'ancienneté. Après avoir fait un autre :, et dépôt de pemmican au pied du rapide Escape ‘| eau, ( rapide du Salut ), nous poussâmes plus avant; ‘ ï VPer mais nous n'avions pas fait deux milles, qu'un R 'i ï | rdre brouillard épais et une pluie battante obscur- # di i} hu- cissant l'atmosphère nous forcèrent à aborder. ï (fl | d de Comme le soir n’était pas encore venu, nous : ‘| "ner reprimes notre course, dès que nous vimes assez DA Lu clair; et, poussés par un fort courant, nous im- dérivämes considérablement à l’est; la rivière prit | prenait également cette direction au milieu l'af- d’une chaîne de falaises sablonneuses assez élede vées, parmi lesquelles les remous avaient creusé ve de larges criques en plus grande quantité qu’à Ja l'ordinaire. Le courant, toujours accéléré, le on-

devenait de plus en plus, et se transforma bien-

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